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Chapitre 66 : Accusation

Titiasyl, jeudi 8 janvier 2015

Une fois devant le bureau, Samantha eut du mal à soutenir le regard de Richard alors qu’elle pouvait y lire une profonde colère.
Le patriarche observait sans ciller la jeune fille et se demandait encore comment elle avait pu oser faire une telle chose.
- « Vois-tu, Samantha, j’ai horreur des voleurs. » gronda le vieil homme en essayant de se maitriser.
Eléanor se trouvait à côté de son époux et attendait de voir où il voulait en venir avec de telles paroles.
Les paroles prononcées l’inquiétèrent tout de même alors qu’elle se demandait ce qu’avait à y faire sa protégée.
Samantha se trouvait toujours debout devant le meuble et baissa la tête, apeurée par l’attitude du chef de famille.
- « Comment as-tu osé me voler ? » hurla Richard en prenant comme aveu l’attitude de la jeune fille « Je t’ordonne de me rendre mon argent. »
La matriarche posa un regard étonné sur son époux alors qu’elle tombait des nues.
Pour elle, il était totalement impossible que sa protégée ait pu commettre un tel acte.
- « Je… je n’ai rien… volé… monsieur. » fit Samantha en tremblant de terreur, les larmes coulant le long de ses joues.
- « Menteuse ! » vociféra le patriarche hors de lui « Il manque cinq cent dollars dans mon coffre et ils n’ont pas disparu tous seuls ! »
La jeune fille se mit à pleurer encore plus fort alors qu’elle était plus que terrorisée.
- « Je… je… vous… jure… que je n’ai… rien volé. » bégaya-t-elle en relevant la tête, le regard empli de douleur « J’ai juste pris… »
- « Tu admets enfin que tu m’as volé, petite garce ! » gronda le vieil homme, ulcéré contre cette jeune fille alors qu’il venait de lui couper la parole.
- « Richard ! » gronda Eléanor, furieuse contre son époux « Comment osez-vous lui parler ainsi ? »
- « Elle m’a volé ! »
- « Laissez la parler au lieu de lui couper la parole ! » s’énerva la matriarche en fusillant son époux du regard avant de se radoucir « Vas-y Samantha, continue. Qu’as-tu pris ? »
La jeune fille avait tellement peur qu’elle n’osait même plus prendre la parole devant eux.
- « Ne t’inquiète pas ma chérie. Je le garde à l’œil ! » fit doucement la vieille dame « Tu peux parler sans crainte. »
- « J’ai juste pris cinquante dollars dans le tiroir du bureau afin de payer le médecin. Sinon Jack n’aurait pas eu de traitement. » souffla l’adolescente.
Eléanor observa la jeune fille apeurée devant elle et se rendit compte seulement maintenant qu’elle n’avait pas pensé demander plus de détails concernant son fils.
- « Pourquoi ne pas avoir attendu que l’on revienne ? » fit méchamment Richard.
- « J’ai dit au docteur d’attendre votre retour mais il a refusé de partir sans son argent. » répondit Samantha « Et il menaçait de ne pas donner le traitement pour votre fils. »
- « Notre médecin de famille n’aurait jamais fait une telle chose. » riposta le patriarche « Décris-moi cet homme ! »
- « A peu près de votre taille monsieur, cheveux noirs, les yeux bleus. » réfléchit la jeune fille « Environ quarante ans je pense. »
- « C’est le remplaçant ! » grogna le patriarche « Je vais lui expliquer comment les choses fonctionnent dans cette maison ! »
- « Samantha, qu’a dit le docteur pour Jack ? » demanda Eléanor alors qu’elle pensait que son fils avait simplement fait un malaise.
- « Il a une bonne pneumonie. » l’informa donc l’adolescente « Il a donc un traitement à prendre trois fois par jour en plus de compresses chaudes sur le thorax et des linges froids sur le front. »
Sous le silence des maitres de maison, la jeune fille ancra son regard dans celui de Richard.
- « Je suis vraiment désolée d’avoir dû faire cela mais je ne savais pas quoi faire d’autre. Alors je me suis débrouillée comme j’ai pu. » s’excusa-t-elle, les larmes coulant à nouveau sur ses joues.
En la voyant devant lui, si triste et terrifiée, la colère de Richard fondit comme neige au soleil.
Il se rendit compte qu’il avait porté un jugement hâtif envers l’adolescente.
- « Montre-moi où tu as pris l’argent. »
Obéissante, Samantha se déplaça vers le patriarche et ouvrit un tiroir se trouvant tout près de lui.
- « J’ai pris l’argent dans cette enveloppe, monsieur. »
Connaissant le montant exact de ce qu’il laissait à son épouse, Richard prit l’enveloppe et compta l’argent qu’elle contenait.
Il ferma les yeux en constatant qu’il manquait exactement cinquante dollars comme venait de lui dire la jeune fille.
- « Je suis désolé Samantha. » dit le patriarche « Je n’aurai jamais du t’accuser comme je viens de le faire. »
La jeune fille ne dit pas un mot alors qu’elle n’osait plus bouger de peur d’être de nouveau accusée.
- « Encore une chose. » fit le vieil homme « Comment as-tu fait pour amener Jack dans sa chambre ? »
- « Je l’ai trainé comme j’ai pu de l’extérieur jusque dans le couloir. » expliqua l’adolescente « Arthur est venu m’aider pour mener Jack jusqu’à son lit. Et pendant qu’il allait prévenir le docteur, je l’ai dévêtu, séché et lui ai mis son pyjama. »
- « Tu as fait tout ce qu’il fallait, ma chérie. » lui sourit Eléanor en passant un bras autour de la taille de la jeune fille.
- « Mon épouse a raison. » fit Richard, penaud avant d’ajouter « Tu peux quitter la pièce pour aller diner. »
Toujours sans un mot, l’adolescente se dirigea vers la porte avant de se tourner vers le couple, le regard empli de douleur.
- « Je suis vraiment désolée. » souffla Samantha « Je vous promet que je vous rembourserai. »
La jeune fille quitta ensuite la pièce en refermant la porte derrière elle sans attendre de réponse du maitre de maison.
- « Comment avez-vous osé l’accuser ? » hurla Eléanor, furieuse contre son mari.
- « Ma chérie, je…. »
- « Il n’y a pas de « ma chérie » qui tienne. » cria la matriarche « Samantha est une jeune fille douce et convenablement élevée. Jamais elle ne vous aurait volé ! »
- « Mais… »
- « Taisez-vous ! » hurla à nouveau la vieille dame « Elle s’est occupée de notre fils, a fait prévenir le médecin avant de gérer comme elle a pu. Vous me décevez vraiment Richard ! »
Sur ses mots, Eléanor quitta à son tour le bureau alors qu’elle prit grand soin à claquer la porte derrière elle.
Le patriarche resta seul dans son bureau en se maudissant lui-même.
- « Parfois, je suis vraiment un abruti ! » gronda le vieil homme « Je vais devoir me faire pardonner de ma femme ainsi que de Samantha maintenant. »
Alors qu’il se dirigeait vers la sortie, il fit soudain un arrêt sur lui-même.
- « Quand Jack va apprendre tout cela, je sens que je vais une nouvelle fois en prendre pour mon grade. » se dit Richard pour lui-même…

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