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Le procès

Titiasyl, vendredi 6 mars 2015

Titre : Le procès.
Auteur : Titiasyl.
Beta : Angelgym34.
Série : Stargate SG-1.
Genre/Pairing : Humour (le mien).
Personnages : Jack, Sam, Daniel, Teal’c, Hammond, Reynolds, et d’autres de mon invention.
Résumé : Coupables ou non coupables ? Nous le verrons dans cette partie.
Saison : 7.
Disclamer : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs et à la MGM.
Note de l’auteur : C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit moment. Du coup, comme Angie voulait lire un nouvel OS de moi, ben j’ai choisi celui-là. J’espère qu’il vous plaira. Bonne lecture à tous.

********************

Le lendemain matin, la police militaire vint réveiller Jack et Sam, alors que ceux-ci se trouvaient déjà assis sur leurs couchettes.
- « Levez-vous ! » ordonna celui qui semblait être le chef des MP.
Les deux militaires obéirent sans un mot tout en se mettant au repos.
Ils furent menottés et poussés hors des cellules, alors que les policiers tenaient fermement un de leurs bras.
- « Nous allons vous conduire à vos quartiers afin que vous preniez de quoi vous changer. » expliqua le chef « Nous passerons ensuite dans les vestiaires pour que vous puissiez prendre vos douches. »
- « J’espère que je pourrais rester seule à ce moment-là ! » grogna Sam, peu ravie de devoir se retrouver avec un homme pour sa douche.
Etant arrivés à leurs quartiers, les deux militaires furent démenottés et y entrèrent sous surveillance afin de prendre leurs vêtements de rechange.
Une fois dans le couloir, le groupe poursuivit sa route vers les vestiaires.
- « Non, vous ne serez pas seule. » répondit enfin le chef des MP à la jeune femme « Une collègue va nous rejoindre afin de vous surveiller. »
La militaire ne répondit pas, alors qu’elle était satisfaite de la réponse qui lui avait été donnée, même si être surveillée ne lui plaisait pas trop.
- « Nous aurons droit de prendre un petit-déjeuner avant le procès ? » demanda Jack alors que son estomac faisait déjà du bruit.
- « Oui. Après les douches, nous vous escorterons au mess. » fit le policier avant de s’arrêter devant la porte des vestiaires « Honneur à la dame. »
Escortée par la policière, Sam entra donc dans la pièce et alla prendra ses affaires de toilette dans son casier.
- « Je vous attends ici. » fit la policière en restant du côté des vestiaires « Dépêchez-vous. »
- « Merci. » répondit la militaire en souriant légèrement, alors qu’elle apprécia l’attitude de la jeune femme.
Sam se déshabilla et prit sa rapidement sa douche afin que celle du colonel O’Neill ne soit pas écourtée.
Une fois rhabillée, la militaire rejoignit son casier et y déposa ses affaires.
- « Je suis prête. » fit simplement la jeune femme.
- « Allons-y dans ce cas. » rétorqua la policière en lui attrapant un bras.
Une fois dehors, ce fut à Jack d’aller prendre sa douche alors qu’il fut escorté par un policier.
Dans le couloir, le chef des MP menotta de nouveau Sam alors que celle-ci resta silencieuse.
Jack prit ses affaires dans son vestiaire et se dirigea vers les douches alors qu’à la différence de son second, le policier ne le laissa pas seul.
Le colonel se dévêtit et prit une douche rapide alors qu’il avait grandement faim et souhaitait pouvoir prendre un bon petit-déjeuner.
Une fois rhabillé, les deux hommes retournèrent dans le couloir alors que Jack et Sam furent menottés de nouveau.
En silence, ils furent conduits au mess tandis que tous les militaires présents levèrent la tête à leur entrée.
- « Vous n’avez rien d’autre à faire ? » gronda le chef des policiers militaires, mécontent d’être observés ainsi.
Aucun des militaires présents dans la salle ne baissa la tête et les policiers poussèrent Jack et Sam à avancer vers les plateaux.
- « Si vous nous ôtiez les menottes, ce serait plus pratique quand même. » grogna le colonel O’Neill en montrant ses poignets.
Sur un signe de tête de son supérieur, un policier démenotta les deux amis qui purent ainsi prendre de quoi manger.
En se dirigeant vers une table, le petit groupe vit que toutes les personnes présentes dans le mess les observaient encore.
- « Retournez à vos plateaux. » ordonna gentiment Jack alors que le chef des policiers en fut furieux.
- « Vous n’avez pas à leur parler. » gronda l’homme en forçant le colonel à s’assoir.
- « Peut-être. Mais au moins, ils prennent leur petit-déjeuner tranquillement maintenant. » répondit Sam en prenant la défense de son supérieur.
Les deux militaires mangèrent les victuailles qu’ils avaient prises toujours en silence.
- « Vous avez encore deux minutes. » gronda l’un des policiers « Nous devons être dans la salle d’audience dans dix minutes. »
Tout en levant les yeux au ciel, les deux amis burent rapidement leur café puis, se levèrent de manière à indiquer qu’ils avaient terminé.
Ils furent de nouveau menottés avant d’être conduits vers le lieu du procès.
Les accusés furent sur place moins de dix minutes plus tard tandis que les policiers les menèrent jusqu’à leurs avocats.
Leurs entraves furent ôtées et ils s’assirent à leur place.
- « Colonel O’Neill, Major Carter. » commença le colonel Maxwell « Nous avons étudié vos dossiers ainsi que la lettre vous accusant. Nous ne vous cachons pas que prouver votre innocence va être dur. »
- « Faites simplement votre boulot. » déclara Jack avant de se tourner vers l’arrière « Hey, Carter, regardez ça. Ils sont tous là. »
La jeune femme se retourna à son tour et put constater que tous leurs amis et collègues étaient là pour les soutenir.
Les juges entrèrent dans la salle, alors que tous durent se lever avant d’être autorisés à s’asseoir.
- « Nous sommes ici pour juger le colonel Jack O’Neill et le major Samantha Carter. » énonça le premier juge.
- « Ils sont accusés d’avoir sciemment enfreint la loi de non-fraternisation. » continua le deuxième juge « Que plaidez-vous ? »
- « Non coupable votre honneur. » répondit le colonel Duf « Pour les deux. »
- « Très bien. » fit le dernier des juges « Messieurs de l’accusation, vous pouvez appeler votre premier témoin. »
- « Dans ce cas, j’appelle le major Carter à venir à la barre. »
Sans un regard pour son supérieur, la jeune femme se leva et alla prendre place sur la chaise qui lui était désignée.
Un greffier lui fit prêter serment puis elle fut invitée à s’asseoir.
- « Déclinez vos nom, prénom et grade ainsi que votre fonction. » demanda l’avocat de l’accusation.
- « Major Samantha Carter. Je suis théoricienne en astrophysique, experte mondiale de la porte des étoiles et second du colonel O’Neill. » fit la jeune femme en regardant l’avocat dans les yeux.
- « Depuis combien de temps connaissez-vous le colonel O’Neill ? » continua la partie adverse, espérant déstabiliser la militaire.
- « Nous nous connaissons depuis un peu plus de sept ans. » sourit la militaire.
- « Si je prends en considération cette lettre anonyme… » fit l’avocat en la montrant « depuis combien de temps couchez-vous ensemble ? »
Sam pencha légèrement sa tête comme s’attendant à cette question, alors qu’elle afficha un sourire moqueur sur ses lèvres.
- « Environ six ans. » lâcha alors la jeune femme tandis qu’un brouhaha se fit entendre dans la salle.
Les militaires de la base n’en revenaient pas.
Les deux meilleurs hommes de la base avaient enfreint sciemment la loi en plus de duper tout le monde.
Daniel n’en revenait pas non plus. Ses deux amis étaient en couple depuis de longues années et il n’avait rien vu du tout.
Le général Hammond, quant à lui, était partagé entre la colère et la joie.
Contents pour ces deux êtres, sachant qu’ils ne pourraient être heureux qu’ensemble, mais aussi furieux.
Comment avaient-ils pu se moquer du règlement ainsi, et à la barbe de tous en plus ?
- « Silence ou je fais évacuer la salle. » gronda l’un des juges en frappant le bureau de son marteau.
Le silence revint dans la pièce alors que Sam laissa son regard dévier vers son compagnon à peine quelques secondes.
- « Vous venez bien de dire que le contenu de cette lettre est vrai ? » s’exclama l’avocat, ahuri d’avoir obtenu des aveux si vite.
- « Oui. » sourit Sam « Votre informateur a dit la vérité. »
- « Et vous assumez votre attitude ? » demanda l’un des trois juges, curieux de connaitre la réponse.
- « Oui, nous assumons totalement. » répondit franchement Sam en regardant tendrement son compagnon « Jack et moi nous sommes rencontrés pour la première fois dans la salle de briefing, juste avant la mission pour ramener Daniel. »
- « Elle m’a tout de suite plu. » continua Jack « Mais la mission et l’armée sont passées avant. A notre retour, nous nous sommes rendus compte que notre attirance était réciproque. Ne sachant ce qu’allait devenir le projet, nous avons diné ensemble, puis discuté. »
- « Nous avons continué à nous fréquenter jusqu’à ce que le projet reprenne quelques temps plus tard. » poursuivit Sam en souriant « D’un commun accord, nous avons décidé de mettre notre relation de côté pour respecter la loi. Mais… »
La jeune femme regarda son colonel, alors qu’elle ne savait pas vraiment comment poursuivre.
Elle connaissait les faits, mais en parler était un peu plus délicat compte tenu du sujet.
- « Mais lorsque mon ami Charles Kawalsky a été infecté par un symbiote et qu’il l’a prise en otage allant jusqu’à l’assommer, ça m’a fait réfléchir. »
- « Vous êtes allé voir le major Carter pour reprendre votre relation ? Vous l’avez forcée à le faire peut-être ? » demanda l’avocat de l’accusation.
- « Non mais ça va pas ? » gronda Sam « Vous avez d’autres questions stupides dans ce genre ? »
- « Calmez-vous major. » gronda un des juges.
- « Seulement s’il cesse de dire de telles inepties. » râla de nouveau Sam « Jack ne m’a jamais forcée à faire ce que je ne voulais pas. »
- « Très bien. Donc il est revenu vous voir après ce qui est arrivé à son ami ? » questionna l’avocat.
Les avocats de la défense ne disaient pas un seul mot, alors que le général Hammond ne les trouva pas compétents du tout pour le coup.
Mais pour le moment, ses deux hommes se débrouillaient très bien sans eux.
- « Oui, nous nous sommes revus. » avoua tristement la jeune femme « Mais voulant respecter les règles de l’armée, j’ai préféré que nous restions amis. Jack a accepté ma décision et nous sommes restés proches, mais simplement amis. Jusqu’au moment où j’ai failli mourir. »
- « Et qu’est-ce que ce détail a changé ? » demanda l’avocat de l’accusation.
Sam le fusilla du regard, alors qu’elle n’appréciait absolument pas les paroles de cet homme.
- « Ce détail, comme vous dites si gentiment… » gronda la jeune femme « a failli me couter la vie ! J’ai pris conscience que je ne voulais mourir sans avoir eu la chance de vivre une belle relation avec l’homme que j’aimais. »
- « Alors vous avez décidé d’enfreindre la loi. » termina le juge pour eux.
- « Oui, monsieur le juge. » répondit Jack « Depuis ce jour, nous sommes ensemble dans la vie civile et des militaires rigoureux à la base. »
- « Monsieur le juge » fit le colonel Duf en se levant, une cassette à la main « Le général Hammond m’a fait parvenir cette vidéo. Ce sont tous les moments entre les deux accusés tout au long de ces années. Une copie a été fournie à l’accusation. »
- « Et vous pouvez constater que pas une seule des images ne montre des attitudes répréhensibles. » continua le colonel Maxwell « Nous avons interrogé plusieurs militaires de la base. Aucun d’eux n’a jamais vu entre eux autre chose qu’une profonde amitié. »
- « Je suis étonné d’entendre cela tout de même. » nota un des trois juges « Personne de votre entourage n’a vu quoique ce soit, de même que vos collègues ou même voisinage. Mais vous avez tout de même été dénoncés. »
- « Oui. » sourit Jack « Notre ami Jonsec vous a été d’une grande aide. »
- « Comment savez-vous cela ? » demanda l’un des juges « C’est vous, messieurs les avocats, qui leur avaient donné le nom du dénonciateur ? »
- « Non monsieur le juge. » répondit le colonel Duf.
- « Ce n’est pas moi non plus monsieur. » répondit l’avocat de l’accusation.
- « Dans ce cas, comment avez-eu connaissance de cela ? » voulut savoir le deuxième magistrat.
- « Tu vois Jack, je t’avais bien dit que personne ne ferait le rapprochement entre Jonsec et nous. » rit la militaire.
- « C’est vrai, tu avais totalement raison. » sourit à son tour le colonel O’Neill.
- « Et pourquoi cela vous fait-il tant rire ? » gronda l’avocat de l’accusation.
- « Je vais vous aider dans ce cas. » fit Sam en continuant de rire « Jack O’Neill Samantha Elizabeth Carter. »
- « Jonsec… » murmura le général Hammond en fermant les yeux. « Pourquoi n’ai-je pas vu ça ? »
- « Aucun de nous ne pouvait savoir général. » souffla Daniel à ses côtés « Ils ont gardé pour eux leur relation afin de nous protéger. En faisant ainsi, ils ont fait en sorte que l’on ne puisse pas être poursuivis. »
- « Pourquoi vous être vous-même dénoncés ? » voulut savoir un magistrat.
- « Parce que nous avons marre de nous cacher. Nous voulons vivre au grand jour comme n’importe quel couple. » répondit sincèrement Sam.
- « Vous n’avez pas le droit d’être ensemble ! » gronda le dernier juge en les toisant du regard.
- « En sept ans, personne n’a jamais rien vu. » gronda la jeune femme furieuse « Nos collègues étaient persuadés que nous étions simplement de très bons amis. Nos proches en étaient également certains. »
- « Nous n’avons jamais failli à notre travail. » continua Jack, mécontent également « Notre devoir est toujours passé avant notre couple. Alors franchement, nous dire maintenant que nous n’avons pas le droit, c’est de la foutaise. »
- « Là n’est pas la question. Il y a des lois et elles s’appliquent à tous. Vous y compris ! » martela le juge, furieux « Veuillez aller vous asseoir à votre place Major Carter. »
La jeune femme obéit et alla reprendre sa place auprès du colonel O’Neill.
Celui-ci lui sourit avant de reporter son attention sur les juges.
L’avocat de l’accusation sourit, ravi de la tournure du procès alors qu’il se prépara à appeler un nouveau témoin.
- « J’appelle le général Hammond à la barre. »
Surpris d’entendre son nom, le chef de la base mit quelques secondes avant de réagir puis de se lever.
Une fois qu’il eut prêté serment, l’avocat de l’accusation n’eut pas le temps de prononcer un mot qu’un juge se lança.
- « Général Hammond, vous avez ces deux personnes sous vos ordres depuis le début du projet, c’est exact ? »
- « En effet monsieur le juge. » répondit George « J’étais présent lors de leur première rencontre en salle de briefing. »
- « Etiez-vous au courant de leur relation personnelle ? » voulut savoir le deuxième magistrat.
- « Absolument pas. » déclara sincèrement le chef de la base avant d’ajouter sous la surprise de tous « Je les savais très proches mais pas à ce point-là. Néanmoins, je suis vraiment très content pour eux. »
- « Vous êtes en train de dire que vous cautionnez le fait qu’ils enfreignent la loi ? » s’offusqua le troisième juge.
- « Bien sûr que non. » gronda George « Mais après ce qu’ils ont chacun vécu, ils méritent d’être heureux. Et depuis le temps que je les côtoie, je sais qu’ils ne pourront l’être qu’ensemble. »
- « Vous devriez être furieux contre eux et non heureux. » gronda le premier magistrat avant de lâcher « Nous considérons donc que vous êtes de leur côté. Vous êtes, par conséquent, relevé de vos fonctions de chef de la base de Cheyenne Mountain. »
Un brouhaha immense se fit entendre dans la salle alors que les militaires se levèrent en même temps.
- « Dans ce cas, je pars aussi. » déclarèrent tous les hommes simultanément.
Jack et Sam sourirent discrètement de leurs places, alors qu’ils étaient contents du comportement de leurs collègues.
Hammond était fier de ses hommes alors qu’il n’aurait pas imaginé meilleur soutien.
- « Vous voilà avec une base ultra secrète complètement vide. » sourit le général « Je vous souhaite bon courage avec les goa’ulds. Et ils ne prennent pas de vacances eux. »
L’ancien chef de la base se leva et commença à marcher pour aller reprendre sa place près de Daniel.
Le deuxième juge, inquiet des paroles du général ainsi que du comportement des militaires de la base, se leva rapidement.
- « Attendez, général Hammond. » fit l’homme « Il est hors de question de laisser cette base sans personnel ni chef pour la diriger. Vous êtes et restez le responsable du SGC. »
- « Nous allons nous retirer afin de délibérer. » déclara le dernier magistrat « Nous en avons entendu assez pour être en mesure de prendre une décision. »
Sur ces paroles, les trois hommes quittèrent la pièce afin de discuter tranquillement de la décision qu’ils avaient à prendre.
Dans la salle, Jack et Sam n’osaient pas bouger ni se tourner vers leurs collègues et amis.
Après tout, ils leur avaient menti pendant sept ans.
- « Vous pensez qu’on va gagner Carter ? » demanda Jack en la regardant doucement.
- « Je l’ignore mon colonel. » soupira la jeune femme, ne sachant que penser de ce procès.
- « Vous êtes ensemble depuis près de sept ans et vous vous vouvoyez toujours ? » s’indigna Daniel alors qu’il s’était approché d’eux en compagnie du général et de Teal’c.
- « Nous avons l’habitude d’être ainsi à la base et en public. » souffla Sam en se levant puis se tournant vers eux « Je… »
- « Non, pas la peine de dire quoique ce soit, major. » sourit le général « Je comprends pourquoi vous n’avez jamais rien dit. Même si je ne cautionne pas vos actes, je suis vraiment heureux pour vous deux. »
- « Merci mon général. » fit Jack en se levant à son tour « Vous pensez qu’ils vont en avoir pour longtemps ? »
- « Les délibérations peuvent prendre plusieurs heures oui. » répondit le colonel Duf « A chaque fois qu’elles ont duré quelques minutes seulement, le verdict a été coupable et les peines assez lourdes. »
Daniel allait répondre lorsque les juges firent leur entrée dans la salle moins de dix minutes après leur départ.
Tous reprirent leurs places, alors que Sam se décomposa.
- « Restez calme Carter. » murmura Jack « Nous aviserons après le verdict. »
Le deuxième magistrat fit signe aux accusés de se lever avant de prendre sa feuille.
- « Colonel O’Neill, Major Carter. » commença l’homme « Vous avez enfreint sciemment la loi de non fraternisation. Pendant sept ans, vous avez caché votre liaison à tous vos amis et collègues puis, vous avez choisi de vous dénoncer afin d’espérer vivre votre relation au grand jour. »
Le couple se tenait bien droit et attendait le verdict final. Les deux militaires ne se regardaient pas, alors que Sam avait peur d’avoir fait une erreur avec la lettre anonyme.
- « Néanmoins, je dois avouer que nous sommes tout de même surpris que personne ne vous ait démasqués pendant toutes ces années. » continua le troisième juge « Vous avez toujours fait passer votre devoir avant votre couple. Même vos amis proches n’ont vu qu’une profonde amitié. »
- « Par conséquent, nous avons pris une décision et elle sera mise en application immédiatement. » annonça le dernier des magistrats « De par tous les faits énoncés par mes collègues, nous vous autorisons à poursuivre votre relation tout en continuant à travailler ensemble. Votre comportement devra rester le même que ces sept dernières années. Vous recevrez par pli spécial votre dérogation d’ici quelques jours. »
Les juges ainsi que l’avocat de l’accusation quittèrent la pièce tandis que des sifflements et des applaudissements se firent entendre dans la salle.
Jack et Sam étaient toujours debout, alors qu’ils avaient encore du mal à croire le verdict qu’ils avaient entendu.
- « Nous avons gagné. » fit la jeune femme en se tournant vers son compagnon.
- « Oui, nous avons gagné. » sourit le militaire « Nous avons le droit d’être ensemble en toute légalité désormais. »
Le couple finit par se sourire avant de se serrer dans les bras l’un de l’autre sous les regards des autres personnes présentes dans la pièce.
- « Je t’aime tellement Jack. » souffla Sam en se blottissant contre lui.
- « Moi aussi, ma puce. Moi aussi, je t’aime. » répondit Jack avant d’embrasser sa compagne.
Après tant d’années à espérer une telle scène, les militaires et amis du couple les applaudirent avec bonheur.
Ce fut à ce moment-là que l’alarme de la base résonna.
- « Activation extérieure non programmée de la porte des étoiles. » crachèrent les haut-parleurs « Activation extérieure non programmée de la porte des étoiles. »
- « Les affaires reprennent messieurs. » parla assez fort le général « A vos postes. »
- « Après vous Carter. » sourit le colonel O’Neill en incitant la jeune femme à passer devant lui.
- « Merci mon colonel. » répondit Sam en se mettant à courir pour rejoindre la salle de commande.
Le couple avait gagné une première bataille, mais de nombreuses autres restaient encore à mener.
Mais Jack n’allait pas attendre bien longtemps pour demander la femme de sa vie en mariage.
Bientôt, ils écriraient un nouveau chapitre dans leurs vies…

FIN

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