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Le Bal des Officiers

Gynnie, mardi 10 mars 2015

Auteur : Gynnie

Béta : Marjorie

Langue : Français

Spoilers : Aucun

Genre : Romance, humour

Saison : Saison 7 !

Pairing : Jack & Sam

Rating : T - PG-12

Déclamer : J’écris pour mon propre plaisir, tout l’univers de stargate ne m’appartient pas. Les bandes musicales appartiennent à leurs auteurs et n’ont pas été modifiées. Lindsey Stirling avec Phantom of the Opera et Tove Lo avec Habits.

Résumé : Lorsque le général Hammond décide d’organiser le Bal des Officiers, les militaires de la base sont bien démunis...

Note personnelle : Alors rien à voir ! J’étais en train de faire la vaisselle, et je pensais à de nouvelles idées d’os puisque je vous ai presque tout mis ^^ Donc, comme j’adore la musique, j’écoute et tout, et en fait, certaines musiques relaxantes m’ont donné l’idée ! A vous de voir ce que ça donne, j’espère en tout cas que cela vous laissera un bon goût en bouche !

Bonne lecture.

****************************

Le Général Hammond se trouvait assis derrière son bureau, à signer des factures et lire des rapports de missions, alors qu’il ne faisait que ça, chaque nouveau jour. Ce travail, il l’aimait bien, cependant, cela devenait un peu rébarbatif. Il souhaitait que cela change un peu, un peu de renouveau pour ces militaires ne ferait pas de mal. Il prit une feuille vierge ainsi qu’un stylo, poussa tous ces rapports et commença à noter ces idées lorsque finalement, il repensa au Bal des Officiers auquel il avait participé étant jeune, après qu’on lui ai remit son insigne de capitaine. Il avait alors eu l’obligation de participer à ce fameux bal, où tous les militaires devaient porter leur tenue d’apparat et venir accompagnés. Un sourire étira son visage quand il repensa à qui il avait demandé pour l’accompagner au bal. Sa charmante femme d’aujourd’hui, qui n’était autre à l’époque que l’infirmière de la base dans laquelle il avait tout appris. Ils s’étaient mis ensemble lors de ce bal et ne s’étaient plus quittés depuis. Malgré le fait que la base était sujette à la loi de non fraternisation, il se disait que cela pourrait rapprocher certains des militaires de sa base. Quitte à en faire réagir certains. Ils s’attendaient également à ce que la nouvelle ne soit pas accueillie de la meilleure des façons, cependant, il était sûr que cela ferait du bien à ses officiers. Il s’attacha donc à commencer à organiser cette soirée digne d’un conte de fée, tandis qu’il appelait déjà Harriman pour produire une note à afficher sur les différents tableaux d’informations de la base.

Quelques jours plus tard, alors que les 4 membres de SG1 étaient installés autour d’une table au mess, Daniel surprit ses équipiers en parlant de ce fameux Bal des Officiers.
- Et vous Jack ? Avec qui allez vous venir ?
- De quoi parlez vous Daniel ?
- Et bien, du Bal des Officiers. Répondit Daniel comme si tout était normal.
- Le Bal des Officiers ? Qu’est-ce que c’est encore que ça ? Demanda Jack exaspéré.
- Le Général Hammond a décidé d’organiser un bal afin de divertir les militaires de cette base. Répondit Teal’c en s’engageant dans la discussion.
- Parce que vous êtes au courant aussi ? Ironisa Jack.
- Oui, c’est noté sur tous les panneaux d’informations de cette base O’Neill. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Expliqua Teal’c.
Sam et Daniel gloussèrent tandis que Jack regardait le jaffa très bizarrement sous l’insinuation à peine voilée.
- Qui vous a apprit ça Teal’c ?
- Daniel Jackson.
- Hé ! On ne trahit pas ses amis ! S’exclama Daniel.
- Je suis désolé Daniel Jackson.
- C’est pas grave. Bougonna-t-il en réponse alors qu’il savait que Jack lui ferait sa fête. - Cela ne nous dit pas avec qui vous allez venir Jack... ?
- Eh bien je ne viendrais pas.
- Vous ne pouvez pas rater ça mon colonel ! Ce genre de bal nous rappelle forcément notre jeunesse. Répondit Sam pour la première fois depuis le début de la conversation.
- Parce que vous y allez vous ? Demanda Jack.
- Oui bien sur.
- Ah bon ?! Et avec qui ?! Demanda Daniel curieux.
- Eh bien... Cela ne vous regarde pas Daniel.
- En fait, vous voulez venir, mais vous n’avez pas de cavalier ! S’écria Daniel.
- Daniel ! Si je vous dit que cela ne vous regarde pas, ce n’est pas parce que je n’ai pas de cavalier, c’est parce que vous aurez la surprise !
- Ah bon... Très bien... Répliqua Daniel déçu.
- Cependant mon colonel, je suis d’accord avec Daniel sur le fait qu’il vous faut venir. Le général compte beaucoup sur votre présence.
- Mouai... Le contraire m’aurait étonné... Râla Jack. Voilà qu’il faut que je me trouve une partenaire maintenant.
- Ne cherchez pas trop loin Jack... Souligna Daniel.
- Qu’est-ce que cela veut dire Daniel ? Je n’ai pas très envie de jouer aux devinettes !
- Ce n’est qu’une suggestion... Répliqua le jeune homme.
- C’est bien beau tout ça, mais et vous alors ?! Vous venez avec qui ?! Demanda Jack.
- Je viens avec Janet.
Les trois autres membres de l’équipe tournèrent leur regard vers lui tandis qu’il se débrouillait plutôt bien, comme d’habitude. Jack était parfois jaloux de l’aisance qu’il avait à aller vers les autres. Il aurait bien souhaité inviter Sam, mais d’après ce qu’il avait compris, elle était déjà prise. Il n’avait pas vraiment envie de venir au bal aux bras d’une autre...
- Bien c’est quand ce bal ?! S’exclama Jack.
- Demain soir mon colonel. Souffla la jeune femme.
- Demain soir ?! Mais je n’arriverais jamais à trouver quelqu’un en si peu de temps !
- Je vous ai dit de ne pas chercher trop loin Jack... Lança Daniel en se levant de sa chaise pour ranger son plateau.
- Je n’aime pas les énigmes Daniel ! Cria Jack dans tout le mess pour se faire entendre.
- Il suffit juste de faire marcher son cerveau ! Juste une fois Jack ! Répondit le jeune homme en sortant du mess.
- Teal’c, avec qui y allez vous ? Demanda Sam.
- Étant donné que je dois repartir voir Ishta, je ne serais pas présent lors de ce bal. Mais Daniel Jackson m’a promis de filmer toute la cérémonie. Expliqua le jaffa.
- Je vais faire pareil, je pense que je préfère aller voir ma tante que de venir... Grogna Jack.
- Vous savez que le Général compte sur vous. Dit Sam.
- Oui... C’est ce que j’ai cru comprendre. Tant pis, je me vois mal venir accompagné. Je viendrais seul.
- Mon colonel, c’est triste de venir seul...
- C’est vous qui dîtes ça Carter ? Vous êtes une femme, vous n’avez pas ce problème de demander aux hommes s’ils veulent venir avec vous et de vous prendre un râteau puisque ce sont eux qui vous demande !
- Mon colonel, il faut être courageux. Certaines femmes rêveraient de venir avec vous, il faut juste ouvrir les yeux. Souffla-t-elle avant de se lever à son tour et de rejoindre son labo.
Teal’c en fit de même et Jack finit par quitter le mess également. Ce bal commençait sérieusement à l’énerver avant même qu’il ai commencé. Vivement que ce soit finit ! Il passa devant l’un de ces panneaux d’informations et s’aperçut qu’il fallait en plus qu’il vienne en tenue d’apparat. Génial !

***

Le lendemain après midi, alors qu’une relève s’était installée afin de laisser à chaque militaire le temps de se préparer, Sam était retournée chez elle une heure avant le bal. Elle arriverait certainement en retard, ils avaient finit en dernier avec Jack. Le général Hammond, lui, était parti en début d’après midi chercher sa femme afin de la ramener à la base et de tout préparer. L’orchestre était arrivé et sous les consignes de Daniel, avait prit sa place au fond du mess. La principale concernée était une violoniste avec beaucoup de talent. Le général Hammond étant habitué à ces chansons d’autrefois avait laissé le soin au jeune homme de faire venir un artiste qui serait au goût de tous. Un buffet avec toute sorte d’apéritif avait été installé à la place des éléments habituels du repas du soir. Les tables et chaises avaient été mises dans un coin tandis que 4 tables formaient un rectangle sur lesquelles étaient entreposés flûtes et fontaine de champagne. D’autres alcools faisaient aussi figure d’invités parmi les différents mets, mises en bouche et boissons.
Le plafond avait était couvert d’un voile blanc pailleté, tandis que les murs arboraient des rubans violets, bleus et argentés. La salle était d’une beauté rare, et difficilement reconnaissable. Les lumières s’éteignirent pour laisser place aux spots et néons lumineux, laissant ici une atmosphère étoilée. Les militaires déjà présents commencèrent à servirent les coupes de champagne aux premiers arrivants. Daniel était allé chercher Janet chez elle. Elle était vêtue d’une robe rouge, longue, simple mais ravissante. Un bustier en dentelle avec simplement de petites perles argentées incrustées dans le haut de la robe, moulante jusqu’aux hanches, tandis que le bas s’évasait sur de la toile. Elle avait remonté ses cheveux en un chignon au dessus de sa tête, laissant quelques mèches tomber autour de son visage. Un fin maquillage mettait ses yeux marrons en valeur, elle avait en effet un fin trait noir en dessous des yeux, une couche de phare à paupières rouge brillant sur les yeux, surmonté d’un trait de liner noir agrémenté de paillettes argentées. Un rouge à lèvre rouge la rendait irrésistible aux yeux du jeune homme, qui était lui, vêtu d’un smoking noir des plus élégants accompagné d’une cravate rouge, formant un ensemble parfait avec la jeune femme. Il montra le chemin à cette dernière et ils rentrèrent par le tapis rouge qui avait été dressé à cette occasion. Le photographe les appela afin d’immortaliser l’instant. Daniel prit sa compagne par la taille et sa main dans la sienne afin de faire la photo, tandis qu’ils changèrent de pose ensuite, Daniel faisant un baiser sur le dos de la main de sa compagne, puis Janet lui faisant un bisou sur la joue tandis qu’elle laissait une jolie marque sur le jeune homme et enfin, la photo où ils s’embrassèrent. Daniel regarda Janet en souriant tandis qu’il lui demanda :
- Une coupe de champagne ?
- Avec plaisir. Répondit-elle en souriant à son tour.

Le couple se dirigea vers la fontaine à champagne tandis qu’ils contemplèrent la salle. Le général vînt les rejoindre.
- Docteur Jackson, Docteur Frasier, je dois avouer que vous formez un magnifique couple. Complimenta le général.
- Merci beaucoup mon général. Répondit Daniel.
- Je dois avouer que cette idée était brillante. Continua Janet.
- Oui, espérons qu’elle serve à plus d’un couple ce soir. Dit le général.
- J’ai tout fait pour en tout cas, la violoniste ici présente est une des artistes favorites de Jack et Sam. Expliqua Daniel.
- Elle est très douée ! Répondit Hammond.
- Je ne sais pas ce qu’ils font ou bien même pourquoi ils ne sont pas encore là... Dit Janet en changeant de sujet.
- Ils ne devraient pas tarder. Cela ne fait qu’une heure qu’ils ont fini leur journée, laissez leur le temps de se changer. Répondit Georges.
- Oui probablement. Je ne suis pas sûre que cela fasse une grande différence étant donné qu’ils viennent chacun avec quelqu’un d’autre. Murmura Daniel.
- N’en soit pas si sûr mon chéri. Je suis sûre que Sam n’a trouvé personne ! Contra Janet.
- Tu crois ?
- J’en suis sûre ! Je la connais trop pour savoir qu’elle n’aurait pas osé demander au colonel O’Neill.
- C’est triste... Dit Daniel.
- Peut-être pas tant que ça, après tout, si ils voient qu’ils sont seuls tous les deux, peut-être se mettront-ils ensemble ! Répondit la jeune femme.
- Espérons. Finit le général.

De son côté, Sam était chez elle en train d’enfiler cette magnifique robe qu’elle avait trouvé sur internet à un prix vraiment très commercial. L’ensemble était bleu et s’accorderait certainement parfaitement avec la tenue d’apparat du Colonel O’Neill. Elle espérait au fond d’elle qu’il vienne toujours tout seul afin de lui faire la surprise d’être sa cavalière. Elle enfila sa robe, celle ci était longue, commençant par un voile transparent sur chaque bras, faisant office de manches, tandis que ses épaules étaient couvertes par le tissus plus épais de la robe. Celle-ci descendait ensuite en profond décolleté en V. Attisant la curiosité, mais pas trop. Gardant un brin de mystère et de timidité. Une ceinture d’arabesques argentées supportait sa poitrine lorsque la robe se dessinait ensuite sur toute la longueur de ses jambes. Une robe ni trop évasée, ni trop serrée laissant place à sa silhouette et laissant pourtant toute l’imagination nécessaire à un homme. Sam enfila ses escarpins noirs, coiffa ses cheveux cours simplement avec sa main, histoire qu’ils se rebellent un peu, puis, elle ajouta un trait noir sous ses yeux, tandis qu’elle créait un dégradé bleu argenté sur ses paupières. Elle ajouta un trait de liner noir fin pailleté afin de faire ressortir ses beaux yeux bleus. Pour terminer, elle ajouta une touche de rouge à lèvre clair. Un peu de parfum et le tour était joué. Elle prit sa pochette et partit en direction de la base avec sa voiture.

De son côté, Jack s’était vêtu comme il devait, sans pour autant en avoir envie. Il était arrivé à la base et s’était arrêté à l’entrée du mess, en regardant cette magnifique salle qui lui rappelait de nombreux souvenirs de son mariage avec Sarah, et pourtant tellement flous. Il s’adossa contre le chambranle, préférant rester ici, ne souhaitant pas voir son major avec quelqu’un d’autre et tout simplement, ne souhaitant pas s’afficher d’être venu seul. Quoi qu’il ne savait pas vraiment lesquels ici s’affichaient le plus, les couples prématurés, voir même nouveaux, ou bien ceux qui étaient seuls, en l’occurrence, lui. Il essayait de repérer Samantha Carter, mais ne réussi pas à la trouver. Sûrement qu’à l’heure à laquelle ils avaient finit, elle n’était pas encore arrivée. De toute façon, il ne souhaitait pas vraiment la voir. Manque de bol, la voilà qui lui toquait à l’épaule.
- Carter ! S’exclama Jack.
- Mon colonel. Salua la jeune femme.
- Vous... Hum... Jack s’éclaircit la voix alors qu’il était obnubilé par la beauté de la jeune femme, qui elle, avait détourné les yeux, se sentant gênée de ce regard. Vous êtes resplendissante Carter, vraiment ravissante ! Murmura le militaire.
- Je vous remercie. Dit-elle en le regardant également. Vous n’êtes pas mal non plus.
- Pas mal c’est tout ?! Je croyais que vous adoriez cet uniforme ?!
- Bon... Disons que vous êtes très séduisant mon colonel.
- Vous n’êtes pas accompagnée... ? Demanda Jack, surpris de ne voir personne à ses côtés.
- Surprise ! Souffla Sam intimidée alors qu’elle perdait soudain tout son précédent courage.
- Heu... Ne me dîtes pas que vous n’êtes pas arrivée à trouver un cavalier Carter ?!
- Si, si, tout du moins, je le pense...
- Dans ce cas, pourquoi n’est-il pas avec vous ?
- Il est à l’instant même avec moi...
- Heu... Dit Jack en regardant autour de lui. Je suis désolé mais je ne vois que nous... Reprit-il d’un air bête.
Sam s’éclaircit la gorge et il comprit enfin ce qu’elle voulait dire.
- Vous parlez de moi ?!
- De qui d’autre ? Mon colonel, je sais que ce n’est pas à moi de faire la demande, en général se sont les hommes mais, je pensais bien que vous ne viendriez pas me demander par manque de courage... Expliqua Sam.
- Ce n’est pas vrai ! Je croyais que vous aviez déjà quelqu’un.
- Non... Ce n’est pas vrai.
- Je ne mens jamais ! Contra Jack.
- Dans ce cas, prouvez moi le contraire ! Ajouta Sam, sûre de sa réponse.
- Très bien, heu... Carter... Hum... Accepteriez vous d’être ma cavalière pour le Bal des Officiers ? Demanda Jack.
- Oui Jack. A condition que les grades ne soient pas entre nous ce soir. Continua la jeune femme.
- C’est peut-être le seul moyen, la seule barrière qui me permettrait de ne pas vous toucher Sam ! Contra le militaire.
- Dans ce cas, laissez vos envies parler pour vous... Murmura Sam.
Gêné et ne sachant que répondre à cela, Jack prit la main de Sam d’une façon très mondaine et descendit le tapis rouge de l’entrée alors qu’un projecteur les éclaira, comme chaque couple qui entraient dans la salle. La chaleur ambiante permettait d’être très à l’aise avec une robe sans manche, mais Sam supportait bien ses voiles. Ils se dirigèrent alors vers le photographe sous le grognement de Jack alors que Sam le tira en rigolant. Jack passa un bras autour de la taille de la jeune femme tandis qu’elle mit une de ces mains remontant sur son épaule et l’autre sur son torse. Au moment de la photo, alors qu’elle était supposée regarder l’objectif, elle tourna son regard et le dirigea vers le visage de son partenaire. La seconde photo, Sam fit un sourire au photographe tandis que Jack s’était mit derrière la jeune femme en l’entourant de ces deux bras et posant ses mains sur son ventre, quant à elle, elle posa ses mains sur les siennes. Jack arriva à tirer un sourire alors qu’il passait un bon moment avec la militaire. Pour la dernière photo, Jack surpris Sam, quand au lieu de regarder en direction du photographe, il lui mordit la mâchoire ayant irrésistiblement besoin de la croquer alors qu’il était sur son côté gauche.
Le shoot terminé, ils s’avancèrent vers la fontaine à champagne et prirent chacun une coupe. Ils trinquèrent et burent une gorgée avant que leurs amis ne les rejoignent.
- Sam ! C’était donc ça votre surprise ? S’exclama Daniel.
- Oui, en effet. Rien ne sert d’être trop curieux. Dit elle avec un clin d’œil.
- Très réussi Sam, et ta robe est magnifique ! Complimenta Janet.
- Il en est tout autant de la tienne Janet. Répondit Sam.
- Et si nous allions danser ? Il me semble que vous aimez cette musique non ? Demanda Daniel innocemment.
Sam réalisa soudainement qu’en effet, c’était une de ces artistes préférées et que notamment, Jack était tombé sous le charme de cet instrument un jour où elle l’écoutait dans son bureau.
- Heu... Désolé Carter, mais peut-être plus tard. Il me faut un certain temps avant de me mettre dans l’ambiance. Mais allez y si vous voulez ! S’excusa Jack.
- Jack, vous n’êtes pas mon cavalier pour que je vous laisse tomber. Je peux très bien comprendre que vous ne souhaitiez pas danser de suite, nous venons juste d’arriver. Répondit Sam.
- Merci.
- De quoi ?
- De votre compréhension. Allons trouver une table et quelques petites choses à grignoter. Dit Jack.
- L’appel de l’estomac. Murmura Sam en rigolant.
- Tout à fait, et je vous interdis de rigoler mademoiselle ! Sourit Jack.
Sam lui lança un sourire et se retourna à la recherche d’une table. Elle aperçut le général un peu plus loin assis à une table de six personnes. Probablement que Janet et Daniel faisaient également partis de cette table, la pochette rouge posée négligemment à côté d’un verre s’accordant très bien avec la robe de son amie. En arrivant près de la table, elle s’enquit auprès du général afin de savoir si il y avait de la place pour deux. Celui-ci lui répondit positivement et avant qu’elle ne put s’asseoir, la complimenta sur sa robe. Il se contenta ensuite de l’observer tendrement comme un père observe sa fille, bien que la relation était légèrement différente. Sam s’assit sur une chaise et dirigea son regard vers l’homme qui choisissait à présent quelques amuses gueule. Il était très charmant et séduisant dans son uniforme d’apparat. Elle ne pensait pas avoir finalement le courage de lui faire cette surprise et d’être accompagnée par lui, surtout avec la restriction de grade qu’elle lui avait demandé. Et pourtant, voilà qu’ils étaient ensembles pour la soirée. Ses yeux le détaillèrent en remontant des pieds à la tête. Sa mâchoire était toujours contractée, il devait être un peu nerveux dû au fait de cette réception. Il devait essayer de contrôler ses sentiments. Comme elle le faisait si bien et pourtant avec tant de difficultés. Il se retourna alors vers elle et surprit son regard pénétrant sur lui. Il s’arrêta de loin et la regarda dans les yeux alors que leur regard se confondaient, perdus dans les sentiments qu’ils s’échangeaient sans même s’en rendre compte. A quel moment elle s’était perdue en lui, au point d’oublier toutes ces personnes autour ? Elle n’en avait aucune idée. Elle s’en fichait complètement. Apercevant à quelle table elle était assise, Jack s’empressa de rompre le contact si doux avec sa subordonnée et continua son chemin vers sa place. Arrivé, il salua le général qui se trouvait à présent à côté de lui. Ils échangèrent quelques mots avant qu’il ne remarque que Sam le regardait toujours d’une façon très personnelle. Excessivement personnelle. Peut-être que les grades en moins étaient réellement une mauvaise idée...
- Carter, tout va bien ? Demanda Jack.
Sam ne répondit pas mais réagit instantanément à l’appel du grade. Il l’avait blessé et il le savait. Mais bon dieu, à quoi jouait-elle avec le général à leurs côtés ?! Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre pieds maintenant. Pas devant toute l’assemblée et encore moins devant un général.
- Carter ?
- Oui mon Colonel, je vais bien.
- Vous voulez grignoter quelque chose ?
- Sans façon merci. Répondit Sam sur un ton qui ne laissait pas la place à une contestation.
- Allez Carter ! Faites pas la tête !
- Je ne fais pas la tête mon colonel ! Contra la jeune femme, un air de défi dans le regard.
- Colonel, Major, que pensez vous de la relation qu’entretiennent les Docteurs Frasier et Jackson... ? Interrogea Hammond.
Sur le coup de la question, Jack s’étouffa avec ce qu’il avait en bouche et Sam regarda vraiment bizarrement son supérieur. Il ne s’était jamais permit de poser une telle question auparavant. Et le fait qu’il la pose en ce moment même les rendaient vraiment très mal à l’aise. Sam inquiète pour son colonel qui n’arrivait pas vraiment à reprendre sa respiration et n’arrêtait pas de tousser, se leva et se mit derrière lui. Elle lui demanda de garder une serviette sur sa bouche en faisant un creux sur l’extérieur et sans prévenir, elle croisa ses mains pour ne former qu’un seul point et les plaça entre les pectoraux de Jack. Elle appuya fortement et le militaire recracha ce qui était passé de travers dans la serviette.
- Merci Sam. Répondit ce dernier en reprenant une respiration normale et lui jetant un coup d’œil.
Elle en fit de même en levant les sourcils et les abaissant, constatant qu’il était très vite repassé aux prénoms.
- Vous n’avez pas répondu à ma question... Continua Hammond.
- Mais enfin mon général, qu’est-ce que c’est que cette question ? Tonna Jack irrité.
- C’est... Une question. Je vous demande simplement comment vous considérez la nature de la relation qui lie vos deux amis.
- Ils ne sont ensemble que depuis... Commença Sam.
- Aujourd’hui, tout à fait. Coupa Hammond.
- Je suis très content pour eux ! S’exclama Jack.
- Oui... De même... Répondit Sam ayant un doute en tête. Pourquoi cette question mon général ?
- Et... Que pensez vous de la nature de votre relation à vous ? Continua-t-il ignorant totalement la jeune militaire.
Si le colonel s’était étouffé avec la nourriture précédemment, cette fois ce fut l’extrême pâleur de Sam qui inquiéta Jack. Le général Hammond, lui, souriait de cette situation. Jack posa une main sur sa compagne et lui demanda si elle allait bien.
- Parce que vous trouvez que ça va ? Tonna-t-elle en le fusillant du regard. Mon général, si nous avons fait quelque chose de mal, nous sommes vraiment désolés. Le but n’était pas d’enfreindre la loi de non fraternisation, mais bien de s’amuser lors de cette soirée.
- Il n’y a rien de mal à cela major. Je trouve que si vous vous amusez, les docteurs Frasier et Jackson, eux, s’amusent trois fois plus ! Et je ne comprends pas ce qui vous retient à vrai dire... Marmonna le général Hammond, un œil surveillant la piste de danse et un autre les réactions de Jack et Sam.
Ceux ci étaient, il n’est pas nécessaire de l’expliquer, rouges tomate. Un coup de soleil, brûlure 3ème degrés ne les auraient pas rendu aussi rouges. Sam ne disait plus rien, quant au colonel, il ne comprenait vraiment pas ce qu’il prenait à son supérieur. Autant, ils ne pouvaient pas s’afficher en public, autant sa demande révélait d’une transgression de la loi de non fraternisation. Et il était hors de question qu’il mette la carrière de Sam ou encore la sienne en danger. Bien qu’il savait que ce n’était pas réellement lui le problème.
- Mon général, que faites vous de la loi de non fraternisation ? Demanda Sam, blanche comme un linge. Ce n’était plus de la douleur qu’elle ressentait, c’était de la torture morale. Elle ne savait pas comment ils en étaient arrivés à parler de cela avec son supérieur ou devrait-elle dire, ses supérieurs...
- Si encore c’était ça votre problème, alors je vous dirais que tant que vous n’entretenez pas de liaisons à la base, cela ne me dérange pas. Mais... Je ne crois pas que se soit réellement le soucis Samantha. Répondit-il d’une voix douce.
Jack se tourna lentement vers sa cavalière, gêné pour elle. Il ne savait pas vraiment comment l’aider. Il était clair, et évident, que s’il avait été au courant, probablement qu’il aurait exagéré les différents épisodes de flirts avec elle en dehors de la base. Mais il était vrai qu’il ne souhaitait pas être le seul à flirter si ça n’allait que dans un sens. Sam en eut les larmes aux yeux et pour la divertir, Jack lui proposa un toast au beurre de cacahuètes.
- Mon colonel, vous voulez que je grossisse ?! S’offusqua-t-elle.
- Vous préférez une olive ? Demanda-t-il innocemment.
Sous sa réponse avec un humour légèrement voilé, elle ne put s’empêcher de sourire. Elle se rendit également compte que si elle souhaitait avoir le colonel dans sa vie, c’était aussi à elle de faire quelques pas en avant. La femme du général s’installa à sa gauche tandis quelle s’asseyait en regardant les deux jeunes gens, tout du moins la jeune femme et l’homme un peu moins jeune.
- Tiens Georges, n’est-ce pas les deux tourtereaux dont tu m’as parlé ?
- Si, ce sont bien eux. Je te présente Jack O’Neill, et Sam que tu connais déjà.
Sous leur appellation soudaine, les deux militaires se regardèrent surpris. Alors voici comment Hammond les considéraient ? Comme deux tourtereaux.
- Je suis ravie de faire votre connaissance colonel O’Neill, mon mari m’a beaucoup parlé de vous. Quant à toi Samantha, tu ne pouvais pas mieux tomber. Dit elle en un clin d’œil.
Sam sourit doucement vers la vieille dame et regarda ensuite son verre, bien plus intéressant soudainement.
- Ravie également Madame Hammond. Répondit O’Neill.
- Appelez moi Flora très cher.
- Très bien... Flora.
Jack se rendit bien compte que malgré les apparences, Sam se sentait de plus en plus mal. Il aurait souhaité pouvoir l’aider du mieux qu’il pouvait, mais avec tout ce monde. Cela lui paraissait impossible. Heureusement, la musicienne l’aida, accompagnée de son violon.

Phantom of the Opera - Lindsey Stirling

Jack se tourna vers sa cavalière et lui tendit la main, il n’eut pas besoin de lui demander de le suivre pour qu’elle comprenne qu’il l’emmenait danser. Au premier son du violon, son cœur s’était rappelé, tout comme celui de la jeune femme. Sa main sur son épaule et l’autre au creux de la sienne, il l’emmena au milieu de la piste en les faisant tourner sur eux mêmes.

Un pas, un regard, un son, plus rien n’existait autour d’eux. Une simple danse, et pourtant tellement plus. Leurs yeux étaient fixés sur l’autre, tellement de sentiments les traversaient à l’instant qu’il était impossible de tous les décrire. Jack raffermit sa prise sur la taille de la jeune femme tandis qu’il continuait de la faire tourner au rythme de la mélodie. Il lui fit faire un tour sur elle même tandis qu’il la ramenait vers lui, plus proche, plus près, plus intimement. Il l’aimait, il n’y avait rien d’indéniable la dessus. C’était sûr, c’était la première femme avec qui il arrivait à danser aussi bien ! Il était tellement heureux de pouvoir l’avoir dans ses bras en cet instant qu’il n’aurait échangé ça pour rien au monde. Le violon reprit de plus belle, le militaire ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Il cala Sam plus près encore et l’entraîna dans un slow plus intime qu’aucun autre. Ils ne voyaient plus autour d’eux, il ne régnait qu’un climat doux, les entourant eux, et personnes d’autres. Ce soir était leur soirée, Sam l’avait déjà prévu, déjà deviné. Elle aussi, elle l’aimait, elle aussi, son cœur battait au rythme des notes tandis qu’elle sentait la main douce de Jack au creux de ses reins. Il l’entraînait dans une cadence douce et tendre mais rapide. Elle le suivait dans ses pas. Un slow, tout ce qu’il y a de plus normal pour un couple. Sam appuya son front contre celui du militaire, ayant besoin d’un appui, d’une sérénité, d’un courage. Elle ferma les yeux et se laissa aller dans la danse, enfin elle même, enfin elle, et lui. Il l’entraina de plus belle en tournant sur la piste. Il avait cette manière de la garder contre lui, son précieux, son diamant qu’il ne lâcherait pour rien au monde. Une poupée entre ses doigts, un fil doré qu’il était loin d’écorcher. Lui avait les yeux ouverts, mais c’était seulement pour contempler le beau visage exposé librement à son regard. Le violon se fit plus calme et pourtant mystérieux, jouant avec les cordes de façon séduisante. Sam ouvrit les yeux. Si proche de lui, leur nez se frôlant, cette douceur, cette délicatesse dont il faisait preuve en la faisant tourner. Elle se perdait dans le son tandis que son regard ne quittait pas son cavalier, son prince charmant, puisqu’en effet, ce soir, elle était une princesse. Jack lui reprit la main, en la serrant plus fortement tandis qu’il tourna plus rapidement tandis qu’il changeait de pas et la faisait reculer de quelques pas. Il la poussa vert l’arrière de façon très douce et lui fit faire un tour sur elle même. Puis, il la ramena contre lui tellement vite mais consciencieusement à la fois pour ne pas lui faire de mal. Une poupée de porcelaine. Il mit ses mains sous ses aisselles et la porta en la faisant tourner dans les airs tandis qu’elle s’appuyait sur ses épaules. Il la fit glisser le long de son corps tellement lentement, son visage, ses lèvres, son front, frôlant le sien. La musique s’arrêtât alors que Sam avait ses deux mains posées à plat sur le haut de sa poitrine. Levant la tête vers lui. Lui la regardait profondément, les mains toujours sur sa taille fine. Il était impossible pour eux de se séparer en l’instant même. Trop de sentiments les entouraient, voir même les transperçaient. Ils étaient pourtant au milieu de leurs collègues, mais ils ne le savaient plus, plus rien n’aurait pu les séparer. Sam regarda avec hésitation les lèvres si fines et si tentantes de son ami. Lui ne la quittait pas des yeux, elle ne savait pas si elle devait faire le premier pas ou bien si lui le ferait. Contre toute attente, il reprit la danse là ou il l’avait arrêté. Il reprit la jeune femme dans ses bras et la fit s’éloigner en souriant puis la fit tourner sur elle même avant de la ramener contre son corps. Ils s’éloignèrent et se rapprochèrent au rythme de la nouvelle musique alors que la musicienne s’était mise à chanter. Sam fit de nouveau un tour sur elle même avant d’être plaquée dos à lui puis de partir sur l’arrière en l’accompagnant dans ces pas. Il la fit tourner autour de lui avant de la retrouver en face de lui. Jack prit sa main et la lança en arrière pour la ramener en lui faisant tourner deux tours sur elle même alors qu’elle revenait pour se coller à lui sous la rapidité de ces pas. Alors que la danse se finit et qu’il lui fit courber le torse en arrière. Sam crut qu’il allait l’embrasser, mais la musique continua, il l’a reprit donc dans ses bras et repartit en slow alors qu’il se balançait d’un pied à l’autre. Sam surprise de son colonel hésita à lui dire quoi que se soit et finalement s’avança :
- Vous êtes un excellent danseur Jack. Souffla-t-elle.
Jack lui fit un sourire et lui répondit :
- Ceci n’est uniquement car j’ai une excellente cavalière.
Sur ces mots, il repartit en dansant en la serrant encore plus contre lui, ayant le besoin de la sentir, vivante contre lui, vibrante, partageant enfin quelque chose avec elle de plus que cette base. Il n’aurait voulu arrêter ce moment pour rien au monde. C’était leur monde à eux, personne pour les déranger, leur rythme auquel avancer. Douceur, lenteur, sentiments partagés. C’était plus simple lorsque deux être se comprenaient. La musique se fit plus rapide tandis que Sam ferma les yeux en un sourire, une nouvelle fois entrainée dans les pas de son compagnon. Il tourna et la fit tourner avec lui tandis qu’il admirait sa beauté naturelle. Elle passa sous un bras un premier tour, puis un deuxième tandis qu’ils changeaient de bras, puis, en la faisant de nouveau passer sous un bras, il l’a récupéra et fit passer leur mains toujours accrochées au dessus de la tête de chacun de sorte à ce qu’ils soient toujours liés, mais en décalé. Ils tournèrent ensemble en se jaugeant du regard pendant quelques secondes alors que Jack la fit revenir en face de lui. Il mit ses deux mains sur ses joues tandis qu’il avançait en la faisant reculer, elle avait posé ses mains sur son torse en ne regardant que lui. Il reprit ses mains, l’éloigna de lui pour mieux la rapprocher alors qu’il l’a fit passer sous son bras pour qu’elle se retrouve dos à lui. Il se balança quelques temps avec elle de droite à gauche, gardant leur main fermement accrochées, profitant de cette promiscuité, de cette douceur, une étreinte si intimement intime. Il la serra contre lui en calant sa tête au creux de son cou tandis qu’elle décalait sa tête sur le côté lui laissant l’espace dont il avait besoin pour respirer. Elle sentait qu’il s’imprégnait d’elle, qu’il avait besoin de son réconfort, de sa chaleur, et il était pourtant si tendre... Émue au plus profond d’elle même, elle glissa l’une de ses mains sur sa nuque en laissant couler une larme sur sa joue. Tant de sentiments ne pouvant s’exprimer que par des danses, tant de mots refoulés, tant d’espoir contrit au fin fond de leur corps, de leur cœur. Tant d’amour et de frustration qu’ils ne pouvaient, devaient pas exposer. Ils avaient tellement besoin de pouvoir se montrer ses sentiments, comme un besoin frustrant, une peine immense. C’était une douleur intense au fin fond de leur cœur qui pourtant devait remonter inévitablement à chaque fois qu’ils étaient ensemble, tous les deux. Elle sentait qu’il s’accrochait à ce seul moment où il avait tant besoin d’elle. Il termina se moment en déposant un baiser sur sa nuque.
- Allons nous asseoir. Murmura-t-il. Je ne sais pas vous, mais j’ai grand besoin d’un rafraîchissement.
- Deux ! Affirma Sam.

Jack partit donc à la recherche de boissons alors que Sam retournait s’assoir à la table. Le général Hammond et sa femme n’étaient plus assis, probablement occupés à saluer les militaires présents. Tout comme Janet et Daniel qui discutaient à droite à gauche. Sam mit sa tête au creux de ses mains, histoire de réfléchir un instant sur la soirée. Celle ci était déjà bien entamée et elle n’avait rien réussi à faire à part se faire ridiculiser devant son unique amour et par le général Hammond. Elle ne savait que dire, si cette soirée était réussie ou non. Jack revînt avec deux coupes de champagne alors qu’il vit l’état de la jeune femme. Il posa ses coupes et s’approcha de sa cavalière en posant une main sur son épaule.
- Sam, est-ce que ça va ?
Sam releva la tête avec un petit sourire et porta un toast en prenant sa coupe de champagne en main.
- A nous !
- A nous !
Les deux militaires burent une gorgée de la boisson tout en se dévorant du regard. Ni tenant plus et sentant qu’il allait faire une bêtise, il se permit de prendre une chips en bouche. Sam le regarda d’un regard indéchiffrable, il n’arrivait même pas à comprendre comment il faisait pour résister.
- Sam, j’ai quelque chose au milieu de la figure ? Demanda Jack.
- Non... Oui... En fait... Hésita-t-elle.
- Hein ?! Mais vous ne pouviez pas me le dire avant ? Vous pourriez pas... ? Enfin, je veux dire, je n’ai pas de miroir...
Sam s’approcha dangereusement de lui et mit ses doigts sous son menton alors que son regard était posé sur sa bouche, et si ce n’était pas sa bouche, c’était quelque chose de très près alors. Elle releva sa tête alors qu’il plongeait ses yeux dans les siens. Puis, à l’aide de son pouce, elle passa sur la commissure de sa lèvre, sur laquelle un morceau de chips était resté accroché. Celui ci tomba tandis qu’elle sentit un manteau humide recouvrir son doigt. N’ayant pu résister à l’envie oppressante de son corps lorsqu’elle avait posé son doigt sur sa lèvre, il avait alors ouvert sa bouche afin de réceptionner le pouce à l’intérieur de sa bouche. Sam ne put retenir un fort gémissement recouvert par la musique ambiante, Dieu merci. Les jambes tremblantes, elle ne put que s’asseoir sur les genoux de son amour de militaire.
- Vous avez faim ? Parce que moi, j’ai une faim de loup. Dit Jack, pour briser la tension.
- Heu... Oui... Je veux bien une olive. Répondit-elle.
Jack se saisit du fruit et l’approcha de la bouche de la jeune femme. Elle ne pensait pas qu’il oserait faire ça, elle ne pensait pas qu’il irait jusque là. Devant son refus d’ouvrir la bouche, il fit glisser le fruit et sur ses lèvres pour finalement le mettre dans sa bouche. Histoire de lui laisser un petit goût de ce qu’elle avait manqué. Sous la surprise et l’indignation qu’elle ressentait à ce moment là, elle ouvrit la bouche. Jack en profita immédiatement pour lui sourire et se précipita sur un fruit pour le lui mettre en bouche, en laissant bien son pouce errer sur sa lèvre inférieure. Toujours le fruit en bouche, coquine, elle décida de mordre le bout de son doigt avec ses dents. Juste un tout petit peu, histoire de lui laisser un arrière goût de ce que pouvait être ce flirt avec Samantha Carter, ainsi que pour se venger de sa soudaine attirance pour la séduction. Jack croqua si fort dans son olive que le noyau se cassa sous ses dents. Son regard devînt noir tandis que celui de Sam brillait de milles feux.
- Un problème Jack ? Demanda-t-elle de son air le plus innocent.
Il ne répondit pas, se contentant de la regarder encore plus intensément. Elle n’aurait pas dû faire ça, elle n’aurait pas dû jouer avec le feu même si c’était ce qu’il faisait depuis le début. Son regard se fit dur, et la personne en face de lui qui ne le connaissait pas aurait pu en avoir peur. Jack piocha dans un saladier sur la table rempli d’eau fraîche laissée par les glaçons récemment fondus. Il passa son doigt trempé sur l’arrête du nez de sa compagne, descendit sur ses lèvres, puis le long de sa mâchoire, avant d’atteindre sa nuque et pour finalement se perdre au creux de son décolleté. Sam poussa un halètement de désir, sachant maintenant qu’elle était perdue. Plus rien ne les entouraient, il n’y avait plus qu’eux, eux et eux seuls. C’était leur moment, leur lien à eux. Ils étaient liés tous les deux et personne n’aurait pu pénétrer dans leur bulle dangereusement chaude. Sam ne souhaitant pas uniquement se laisser faire, elle s’approcha de lui lentement, d’une façon féline. Tout d’abord, elle déposa un baiser sur le creux de sa nuque, tout juste là où le col de son blaser commençait. Elle remonta très lentement vers sa destination finale, sa lèvre inférieure. Elle la prit tendrement entre ses dents, la faisant rouler, mordillant exagérément jusqu’à ce que Jack dégage un râle impuissant au désir qui le consumait. N’en pouvant plus, il mit une main dans les cheveux de Sam et colla sa bouche contre la sienne. Sam poussa un gémissement de contentement tandis que le baiser se fit doux, puis très vite passionné. Leur langue se mêlant et cherchant à savoir lequel des deux prendrait le dessus sur l’autre. A court de souffle, Jack se recula de la jeune femme. Celle-ci posa son front contre celui du militaire, ayant besoin de se calmer, très vite. Jack posa une main dans la chute de reins de la jeune femme, tandis que l’autre cherchait une partenaire, qu’il réussit à trouver au bout de quelques secondes.

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Il tira la jeune femme, la forçant à se lever et l’emmena sur la piste. Il la prit par les hanches et la colla contre lui. Il ne fallait pas que les autres s’en aperçoivent, mais son désir pour elle était plus fort que ce qu’il n’avait pu maîtriser. Sam mit ses bras autour de la nuque de son partenaire et cala son visage entre sa nuque et son épaule, cherchant à cacher toute trace de son malaise. Ils avaient fait ça en public, elle ne se languissait pas de revenir la semaine prochaine. Probablement que la moitié de la base ne parlerait que de ça. Le colonel O’Neill et le major Samantha Carter s’était embrassés. Et plus qu’un baiser, c’était un mélange de passion qui s’était présenté. Qu’est-ce qu’elle embrassait bien bordel ! Mais pourquoi est-ce qu’elle lui avait fait ça ? Comment elle avait su faire cela ? Il l’aimait, oh ça oui ! Sur le son calme de la musique, il posa une main sur sa nuque et la serra contra lui, ayant le besoin de sentir qu’aujourd’hui, elle était là, plus proche que jamais, plus à lui qu’à n’importe qui d’autre, et que désormais, ils avaient une relation. Elle se trouvait vraiment bien, calée contre son épaule, portée par la musique et ses bras autour d’elle, chauds, réconfortants, lui offrant la paix qu’elle recherchait depuis maintenant quelques années. Il faudrait pourtant qu’elle se rappelle de faire attention lorsqu’ils étaient en public.

Règle n°1 : Ne jamais séduire le colonel O’Neill dans un lieu public.

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