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Discrétion Éphémère

Gynnie, mardi 19 mai 2015

Elle portait une robe courte et moulante jusqu’à la taille, couleur bleue marine, laissant l’esprit se perdre dans mille et une couleurs, mille et un frissons, mille et un regards. La ceinture blanche et fine avec une boucle en or créait une jolie description de sa taille, laissant imaginer ses courbes fines, sa peau si douce. Il prit une bouffée d’air, malgré que celui ci ne soit pas si pur, l’air était chaud, la transpiration était présente. Un tel endroit faisait place à la discrétion, aux jeux de lumière, à un son très fort, à l’impossibilité d’être réellement soi. Pouvoir se laisser aller, c’était ce qu’il avait voulu, la découvrir dans cette antre, son rêve. Se laisser illuminer par la lumière, celle là même qu’il avait lui même enfermé dans cette boite. Une boite à laquelle il n’avait jamais trouvé la clef, jusqu’à ce moment, où il l’avait rencontré. Un regard, un frôlement, un rire, c’était en fait tout ce qu’il avait fallu pour que cette boite veuille bien s’ouvrir de quelques millimètres. Mais il avait besoin de plus, c’est pour cela qu’il était là ce soir. Il avait besoin de se sentir réchauffé, de pousser cette ombre pesante au loin. Et il savait que le remède dormait au sein même de cette femme. Lumineuse en premier lieu d’une vue extérieure, et il le savait pour la connaître, lumineuse dans son cœur, et il attendait de le savoir, de le ressentir, lumineuse avec son corps. Elle portait des escarpins noirs, à talons hauts, très hauts, laissant l’opportunité à des yeux mâles de remonter le long de ses jambes fines, mais musclées, parcourir le galbes de ses mollets, le creux de l’arrière de ses genoux, le bas de ses cuisses, le reste étant caché par cette robe, magnifique, mais de trop pour son esprit masculin.
Une bonne trentaine de mètre les séparait l’un de l’autre, il ne souhaitait pas s’avancer pour le moment, perdu dans sa contemplation, elle ne l’avait pas aperçu, il souhaitait en profiter. Les mains dans les poches, le regard ne déviant pas, laissant son esprit imaginer, dessiner et créer des tonnes de souvenirs, accaparés par des fantasmes. Il touchait, goûtait du regard. Ne pouvant le faire réellement. Ses yeux étaient sombres, cachés dans un coin où la lumière ne perçait pas, s’il ne s’avançait pas, il n’y avait aucune chance qu’elle le repère en train de l’observer, la détailler du regard. Il avait simplement revêtu un pantalon de couleur noir, une chemise de même teinte. La couleur de la discrétion. Il l’observait, de prêt, comme de loin, l’un n’allant pas sans l’autre. Il brûlait de s’avancer, de la rassurer, de lui dire qu’il était là, et qu’il veillait pour elle. Que personne ne la toucherait. Il la savait perdue, par ce regard trop souvent à l’affût d’une personne dans cette pièce beaucoup trop étroite, beaucoup trop bruyante et pourtant... Si silencieuse. Il la savait en recherche, d’un homme, bien sûr, de lui, par forcément. Bien qu’elle devait s’en douter. Elle était aux abords de la piste, bougeant de droite à gauche, ne suivant pas le rythme, se forçant à bouger par les sensations éprouvées grâce aux différents sons Electro techno transe. La transportant dans un millier d’autres mondes qu’elle ne pouvait que visiter par l’imagination. Sa robe ondulait sur ses cuisses, petits pas par petits pas, petites vagues par petites vagues. Il s’en voulait de profiter d’elle à ce point, et pourtant, il avait tellement de mal à s’en décrocher. Il préférait rester là, caché dans l’ombre, à déguster le déhanchement d’une poupée blonde sur une musique alléchante et transporteuse. Ses cheveux courts volaient autour de son visage d’ange, se noyant dans ses yeux bleus azur, se noyant dans cet océan au million de vagues fraîches, l’appelant à venir la retrouver. A partager un moment qu’il n’aurait probablement plus ensuite, s’il ne réussissait pas, si elle ne souhaitait pas... C’était un risque à courir, un risque à prendre. Un choix à faire. Vivre dans ce fantasme toute sa vie, arriver à en toucher le bout, ou bien se laisser gagner par cette frustration montante chaque jour.

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Son corps l’appelait, la démangeaison était telle qu’il ne pouvait s’en empêcher. Il s’avança sur la piste, traça son chemin au travers des différents groupes, des différentes personnes dansant, ne se préoccupant très certainement pas de lui. Il se retrouva derrière elle, la frôlant, respirant son odeur, touchant sans toucher, frissonnant à ce simple contact. Ouaw !! Il haleta sous l’ampleur de son ressentit, son cœur battait la chamade, son corps était irrépressiblement attiré par elle, comme un aimant cherchant son double. Comme une âme ayant perdue sa sœur et la retrouvant ce soir, parmi ces milliers d’étoiles, parmi ce flot de lumières colorées. Il se colla à elle, serrant son torse contre son dos, poussant ses lèvres sur son épaule, décalant sa tête vers son oreille, son nez contre sa joue, respirant comme jamais il n’avait respiré auparavant. Il l’aimait, c’était sûr, c’était elle. La boite s’ouvrait quelque peu, des millimètres supplémentaires, un appel de lumière, un bien être intense. Sa fraîcheur, sa douceur, sa beauté, tout en elle, le mettait dans un état de transe sans retour. Il glissa ses mains sur sa taille, la tenant contre lui, ne pouvant plus lui échapper. Il savait qu’elle savait. Il savait qu’elle avait ressenti cela également. Elle posa sa tête sur son épaule, et envoya une main chercher un repère dans sa nuque, comme se prouvant que c’était bien lui et pas un autre. Il glissa à son oreille :
- Vous êtes curieuse.
- Je l’ai toujours été, mais il fallait que je sois sûre.
- Et maintenant ?
La jeune femme ne lui répondit jamais. Elle se contenta de prendre ses mains et de les mener à sa bouche. Il fallait qu’il respire, il ne l’avait pas pensé si entreprenante. Mon dieu qu’il aimait cette femme. Reprenant le contrôle de lui même, il reprit le dessus, la poussa vers le milieu de la piste, toujours dos à elle, il appuya d’une main sur sa hanche, l’invitant à se déhancher contre lui. L’autre main se posa sur son ventre, la plaquant contre lui. Se déhanchant ensemble, au même rythme. Appuyant toujours plus sur sa hanche pour qu’elle colle son bassin au sien, pour qu’il sente le galbe de ses fesses sur sa partie la plus en demande. N’attendant qu’une réaction, n’attendant que la possibilité de se plonger dans son rêve, elle avec. Elle avait fermé les yeux, bougeant comme il ne l’avait jamais imaginé, c’était tellement différent, le rêve et la réalité, chaque geste, chaque mouvement, il les imprégnait en lui, ressentant chaque chose, chaque balancement. Elle colla sa tête contre la sienne, s’enivrant de son odeur, s’en servant pour se laisser aller. Une main vint se perdre dans ses cheveux, le rapprochant d’elle, tandis que l’autre dessinait de douces arabesques sur sa hanche. Touchant parfois sa main à lui. Il n’en pouvait déjà plus, comment allait-il pouvoir tenir toute la soirée ? C’était comme si à leur toucher, les pierres avaient craqué, l’étincelle s’était allumée, et un feu avait commencé, les laissant chauds comme la braise, ne pouvant s’éteindre. Il avait besoin de la voir, de la sentir toujours plus près, il la retourna en face de lui et admira son visage en l’encadrant de ses deux mains. Il déposa un baiser sur son front alors qu’elle continuait de répéter ce mouvement si séduisant, roulant ses hanches de droite à gauche, laissant ses mains se poser sur son corps, accompagnant ses mouvements, tandis qu’elle fermait les yeux, sa tête suivant le rythme également. Son corps s’enflammant à cette vision, il la prit dans ses bras et la serra fort contre lui, il avait besoin de ce contact, besoin de la toucher, de la prendre dans ses bras. Au nouveau tempo de la chanson, il la relâcha et elle reprit sa danse, en se préoccupant plus de lui... Il sentit ses deux mains fines partir à la découverte de son corps, son torse en premier lieu, la douceur de ses mains le fit réagir instantanément. Il posa également ses deux mains derrière son dos et posa sa tête au creux de sa nuque, respirant son parfum frais et fruité. La pomme, elle sentait la pomme, et cela lui donnait irrémédiablement envie de la croquer, comme un vampire aurait mordu sa proie, lui voulait la croquer, laisser la trace de ses dents comme une marque d’appartenance. Bassin contre bassin, elle se dégagea de son emprise et colla son front contre le sien. Il sentit sa respiration sur sa bouche, ses mains à la conquête de quelque chose qu’il ne pouvait lui donner ici, son regard perdu à des milliers de lumières d’ici. Il voulait se faire plus entreprenant, mais ne voulait pas dans le même temps. Il ne voulait pas l’effrayer, la faire partir. Il souhaitait que ce moment dure éternellement. Elle prit sa tête avec l’une de ses mains et déposa un bisou sur sa joue, le gardant dans cette position alors qu’ils continuaient à danser.
- Je dois vous parler... Souffla-t-il.
- Je ne veux pas que l’on parle.
- J’en ai besoin... Réitéra-t-il une voix faisant sentir qu’il était dans ce besoin.
Elle ne répondit rien, prenant simplement sa main dans la sienne et le tirant à sa suite. Ses doigts pressaient les siens, au toucher moite de par l’effort qu’il venait de faire. Elle se cala dos à un mur et le mit en face d’elle, ne lâchant pas ses mains, ne dansant plus, laissant simplement le moment les happer tous les deux et les emmener vers d’autres lendemains. S’observant, apprenant, en silence, laissant seulement cette musique les bercer. Il s’approcha d’elle, il voulait ses lèvres, il voulait plus, mais il ne pouvait pas, pas ici, mais il s’approcha tout de même. Elle le défiait de faire ce qu’il allait faire, ils n’avaient pas le droit, ils avaient le droit d’avoir des moments tels que celui-ci, mais ils n’avaient pas le droit à plus. Oserait-il dans un endroit surpeuplé tel que celui-ci ? Il ne fallait pas. Il déposa à son tour un bisou sur sa joue tandis qu’il lui glissait à l’oreille.
- J’ai envie de vous.
La jeune femme ne répondit pas, se contentant de prendre sa tête entre ses deux mains, et de la déposer sur son épaule, en guise de pardon, d’appuis, de repos. Le laissant se remplir d’une énergie nouvelle, elle n’avait pas les mots, elle avait les gestes, et cela l’apaisait plus que ce à quoi il s’attendait. Il l’aimait. Elle recommença à se mouvoir doucement contre lui tandis qu’il ne bougeait pas, laissant sa tête se reposer, réfléchir à comment la convaincre, laissant son corps récupérer toutes les ressources dont il avait besoin.
- Venez à la maison demain. Souffla-t-il une nouvelle fois.
C’était dangereux, mais un risque à prendre. Elle ne répondit pas plus que la première fois. Elle ne répondrait probablement pas. Elle ne viendrait pas, elle était bien trop droite pour se laisser aller à venir chez son supérieur après une soirée telle que celle-ci. C’était trop dangereux.
Contre toute attente, elle prit la main de son supérieur, le tira de nouveau vers la piste et le prit dans ses bras, le serrant fort contre elle, sachant qu’il avait besoin de réconfort. Il avait besoin de savoir si elle l’aimait encore, si elle l’aimait vraiment. Elle le serra encore plus fort, une main sur sa tête, plongée dans sa nuque, l’autre dans son dos, caressant par dessus la chemise. C’était une professionnelle, il n’avait jamais ressenti un tel sentiment. Elle s’occupait si bien de lui, jamais il ne pourrait lui faire de mal, jamais il ne pourrait lui faire subir ces choses et pourtant... Il fallait qu’il essaye.
Ils dansaient de cette manière depuis quelques heures maintenant, et même si la jeune femme semblait parfaite à ses yeux, elle semblait commencer à fatiguer et ses talons hauts ne l’aidaient pas. Elle le regarda, lui sourit, approcha sa bouche de la sienne, déposant un simple baiser sur le coin de ses lèvres, se retourna, et c’était finit, elle s’était évaporée, cela n’avait été qu’un rêve.
Se réveillant doucement, il essuya cette page bien trop brûlante. Ils avaient illuminé sa nuit, ils avaient illuminé son monde, ils avaient réussi l’exploit. Le rêve étant réalité, une réalité rêvée.

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