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Aimer

Gynnie, mercredi 8 juillet 2015

Titre : Aimer

Auteur : Gynnie

Béta : Marjorie

Challenge lancé par : Chacha76

Série(s) : Stargate SG-1

Genre/Pairing : Jack / Sam – Émotion & Romance

Personnages : Jack et Sam

Résumé : Sam fait une surprise à Jack.

Saison : 8, (Jack est général, Sam est colonel, Jacob et Janet son toujours en vie, Pete n’existe pas, de même que Kerry).

Déclamer : J’écris pour mon propre plaisir, la série et les personnages ne m’appartiennent pas. De même que la chanson « Aimer » de la comédie musicale Roméo et Juliette, est une chanson comprenant des droits d’auteurs.

Note de l’auteur : Tout d’abord, je tiens à remercier Chacha76, qui m’a gentiment donné cet os en chanson. J’avoue que celui ci n’était pas trop difficile, et je t’en remercie. J’espère qu’il te plaira tout autant que ce que tu en attendais. Il est vrai que je retourne toujours tout à ma sauce... J’ai essayé d’être au maximum émotive, mais honnêtement, je ne suis pas très fan des fics à l’eau de rose, donc il se peu que cela ne donne pas ce que tu attends...

Bonne lecture à tous !

Chanson : Aimer de la comédie musicale Roméo et Juliette

AIMER

Il avait fallu à mon cœur quelques temps pour prendre sa décision. J’aurais pourtant pensé savoir... Savoir qu’il m’avait conquise mieux que personne, qu’il me connaissait mieux que moi même, qu’il avait attrapé mon amour sans jamais le relâcher, qu’il avait quelque part clôturé le pré dans lequel je me reposais afin de pouvoir me garder. J’aurais également dû savoir que sous ses airs de gamin, il y avait bien plus que ça. Des sentiments bien plus profonds qu’un homme ne montre pas. J’aurais dû savoir que cet éclair dans ses yeux, n’était destiné qu’à moi, de même que son sourire. Je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai mit autant de temps à prendre ma décision, ni même ce qui m’a tant bloqué. Quoi qu’il en soit, je sais que nous avons perdu beaucoup de temps, et qu’aujourd’hui, nous essayons de le rattraper. Nous courons après le temps chaque jour que la vie fait. Nous essayons de l’attraper pour l’arrêter, mais vous me croirez ou non, nous n’y sommes jamais arrivés. Les millions de particules et de nanotechnologies existantes ne m’ont pas permis de résoudre cette énigme qui est celle d’arrêter le temps. Dans ce cas, on essaye un temps soit peu de profiter de la vie, et de chaque moment, que celle ci veut bien nous offrir. Autant, pour vous, cela doit paraître futile, autant pour nous, nous savons de quoi il retourne et combien la vie est précieuse. Le nombre de fois ou nous avons failli nous perdre les uns les autres. Que ce soit moi ou Jack, Daniel ou Teal’c. Nous ne sommes par éternels. Malgré ce que vous pensez tous, je pense que le fait d’être resté aussi longtemps à se chercher, nous a prouvé combien nous tenions l’un à l’autre. Je n’aurais jamais pensé rencontrer un amour aussi fort. Car il est vrai que j’aime cet homme. Bien que lui doit m’aimer encore plus si c’est possible. Qui aurait cru que le grand Général Jack O’Neill puisse un jour tomber sous le charme d’une astrophysicienne de renommée mondiale, alors qu’il a toujours détesté les scientifiques ? Pas moi, en tout cas, l’illusion ne m’a jamais traversé. C’est pour cela qu’au départ je ne comprenais pas. Au départ, je pensais que nous n’étions que des collègues qui apprenions à se découvrir, et puis, nous devenions amis, et amis plus proches encore. Et puis, sans réellement sans apercevoir, il devenait plus dur de franchir cette porte, ayant peur que l’un ou l’autre soit éloigné pour toujours. Les regards inquiets que nous partagions, les brèves touches que nous nous infligions, et puis finalement, cette ignorance feinte... Et puis, ce jour là, il a été obligé d’avouer. Nous étions définitivement perdus. Et pourtant, cette course à continué quelques années, 4 années supplémentaires pour être précise. Entre sourires aguicheurs, invitations à peine masquées, rentre dedans à peine voilé, amour déclaré par des faits et gestes... Jusqu’à ce qu’il m’annonce que le président lui avait offert une dérogation pour nous deux, afin de nous remercier de tous les services que nous avions rendu à la nation. Oh oui ! J’ai été surprise, tout d’abord, qu’il ai prit l’initiative de faire une telle demande sans m’en parler, mais aussi, qu’il éprouve toujours ses sentiments là, eux même que j’avais cru mettre de côté ses quatre dernières années.

Oui, il m’a fallu quelques temps pour lui dire « oui », d’abord, parce que je ne voulais pas le faire souffrir d’une erreur, et puis, parce que j’étais tellement effrayée à cette idée... Aujourd’hui, les personnes ont tendance à se marier sur un coup de tête, ou bien pour des raisons administratives... Mais lui, il voulait un mariage d’amour, ce qu’il y a de plus normal me direz vous. Mais... Mettez vous à ma place. Ma vie n’a jamais été quelque chose que l’on peut classer de « normal ». Alors, comment savoir si l’on veut finalement, retomber dans cette routine passagère, dont les adultes ne sortent plus une fois mariés et parents, ou bien, continuer ma vie, dans une toute autre sorte de routine, avec un même travail, mais si varié qu’il en devient une routine parfaite. La décision m’a été longue à prendre. Non pas parce que je n’aimais pas Jack O’Neill, mais parce que le mariage est une décision difficile à prendre. Je suppose que cela ne vous surprendra pas mais...
J’ai dit « oui », et aujourd’hui, nous fêtons nos un an de mariage. Si je devais faire le point, je dirais que ma vie est bien trop animée pour tomber dans une routine. Nous vivons chez Jack, c’est rigolo, je connais tous les recoins de cette maison par cœur. On pourrait croire que le mariage rend vieux, surtout à respectivement 55 et 39 ans. On pourrait croire que la vie est fade, qu’il n’y a plus de jeux, qu’on ne s’amuse plus. Mais... J’en rigole encore, Jack O’Neill est inépuisable. Lorsqu’il aime quelqu’un, il le fait savoir, dans toutes les pièces de la maison, dans tous les endroits les plus originaux... Cet homme est plein de ressources, et c’est probablement pour ça que je l’aime.

Nous voulions sortir aujourd’hui, il pleut dehors, alors je crois que nous allons finalement fêter ça en douceur... Ou pas... A la maison. J’ai une surprise pour lui, j’espère qu’elle lui plaira. Je voudrais le remercier comme il se doit de m’avoir permis de réussir ma vie. De réaliser des rêves. Bon, il y est également pour beaucoup dans cette surprise, mais à son insu... J’espère juste qu’il ne le prendra pas mal...
Je me sens tellement bien, assise entre ses jambes, sur le canapé, à regarder la télé, tranquillement, dans les bras l’un de l’autre. Cela peut paraître extrêmement basique, mais la chaîne des clips nous permet de rire, de pleurer, de sourire, ou de nous moquer. Nous aimons bien faire cela, enfin, surtout le dernier à vrai dire. IL adore se moquer de certains chanteurs qui prennent parfois un peu la grosse tête ou alors se mettent dans des situations loufoques. Peu importe, j’aime qu’il soit heureux. Ses bras se resserrent autour de moi, je tourne ma tête vers lui, il connait cette chanson, et il l’apprécie. Enfin, je crois, il m’embrasse... Peut-être est-ce le bon moment pour lui dire... ? Il me regarde, il sait déjà, il est conscient que quelque chose me tracasse. Je sens soudain sa main sur ma joue et sa bouche sur mon oreille. Il me rapproche de lui pour simplement murmurer :
- Fais moi confiance comme je te fais confiance Sam.

Alors que cette fameuse chanson débutais, je changeais les paroles pour essayer de le lui expliquer... Je suis courageuse, mais je peux parfois être si minable... J’ai aussi mes peurs vous savez... Celle là plus qu’une autre... Parce que...

« Aimer c’est ce qu’y a d’plus beau

Aimer c’est monter si haut
Et toucher les ailes des oiseaux
Aimer c’est ce qu’y a d’plus beau »

C’est fou, je redécouvrais à chaque touche combien sa peau était douce. C’était pourtant un homme, ont les connais rugueux, abimés par le travail... Pas Jack. Je redessinais sa mâchoire, sa joue, le creux de sa nuque, pour revenir sur sa tempe et redessinait l’arrête de son nez en passant par le globe de son front.

« Aimer c’est voler le temps

Aimer c’est rester vivant
Et brûler au cœur d’un volcan
Aimer c’est c’qu’y a de plus grand »

Alors que j’avais chanté ce premier couplet, il m’avait regardé étrangement, surprit, ne pensant probablement pas que je savais chanter... J’avais pourtant besoin de lui dire combien je l’aimais et combien il me rendait heureuse en chanson. Parce qu’en parole, cela m’était impossible... Qu’elle ironie, encore une fois, se sont souvent les hommes qui ont ce problème... A ne pas savoir quoi dire, ou ne pas savoir comment faire pour s’exprimer.

« Aimer c’est plus fort que tout

Donner le meilleur de nous
Aimer et sentir son cœur
Aimer pour avoir moins peur »

Et cette fois, c’est moi qui fut surprise, de la justesse de sa voix, de son murmure à peine audible pour se faire entendre. De sa volonté de chanter et de m’accompagner... Peut-être seulement pour m’aider à parler ou simplement car lui aussi ressentait cette chanson aussi fort que ce que je pouvais la ressentir... Un doigt sur la bouche, je lui intimais pourtant de se taire...

« Aimer c’est ce qu’y a d’plus grand

Aimer c’est être vivant
Et créer, un être vivant
Aimer c’est ce qu’y a d’plus grand »

Souhaitant qu’il comprenne de quoi je lui parlais, je me redressais à califourchon sur ses cuisses et prenais son visage en coupe dans mes mains, dévisageant ses yeux et sa bouche. Ne m’arrêtant plus vraiment dans mon élan...

« Aimer c’est voler le temps

Aimer c’est rester vivant
Et t’offrir, l’amour d’un enfant
Que tu as créé en m’aimant »

Croyant enfin comprendre ce que je tentais de lui dire, il repoussa mes mains de ses joues, prenant les miennes en contre partie. Regardant et observant chacune des parties de mon visage, y cherchant la réponse. Réponse qu’il ne pouvait trouver qu’en m’écoutant, ce qu’il faisait très consciencieusement. Ne décrochant pas son regard du mien. Peut-être croyait-il que je mentais, ou que je lui faisais une blague...

« Aimer c’est brûler ses nuits

Aimer c’est porter le fruit
Et donner un sens à sa vie
Aimer pour un infini »

Il comprenait, je le sentais au plus profond de moi... Il comprenait et n’avait toujours pas de réaction... Autant, même avec Charlie, j’aurais pensé qu’il serait heureux, autant, j’étais vraiment terrifiée car il n’avait aucune réaction. Terrorisée à l’idée qu’il ne veuille pas de cet enfant, je m’affaissais sur moi même, les yeux brillants de larmes, penchant la tête sur le côté, le regardant toujours droit dans les yeux. N’ayant plus la force de chanter. Il me surprit pourtant en reprenant mes paroles...

« Aimer c’est ce qu’y a d’plus grand

Aimer c’est être vivant
Nous donner, l’amour d’un enfant
Aimer s’est être parents
Aimer… »

Les larmes aux yeux, je le regardais avec un petit sourire aux lèvres tandis qu’il effaçait de ses doigts, les perles transparentes glissant sur mes joues. J’étouffais un sanglot lorsqu’il me prit dans ses bras. Il était heureux, il allait être papa, et moi maman, on allait donner la vie, tous les deux, ensemble. Notre amour allait porter ses fruits. Ce n’était pas prévu, mais nous ferions avec, car s’aimer, était bien là la seule vérité.

S’aimer nous permettait d’être plus grand.
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