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Des vacances épiques

Titiasyl, mardi 14 juillet 2015

Lieu : Où vous le souhaitez (La base et les mondes off world ne devront pas apparaitre ni même être mentionnés)
Personnages : Jack et Sam.
Saison : 8 (Jack est général, Sam est colonel, Janet et Jacob sont décédés, Sam a rompu ses fiançailles avec Pete et Kerry a rompu avec Jack).
Thème choisi : Alors qu’ils sont partis en vacances ensemble, l’avion des deux militaires s’écrase en pleine mer. Ils doivent se débrouiller seuls pour sauver leur peau.

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Le colonel Jack O’Neill et le major Samantha Carter se trouvaient sur le tarmac de l’aéroport militaire de Peterson. Chacun tenait son bagage en main alors qu’ils étaient vêtus de leurs uniformes de cérémonie.
Les deux amis se rendaient à Hawaï où le président venaient de les envoyer prendre quelques jours de vacances.
Il ne leur avait même pas laissé le temps de se changer avant de prendre l’avion.
Ils avaient dû faire rapidement leurs sacs avant qu’une voiture militaire ne les conduise à l’aéroport.
- « J’espère que vous avez pris votre maillot de bain, Carter ! » s’exclama Jack en montant dans l’avion derrière elle.
- « Oui monsieur. » sourit la jeune femme « J’espère que la piscine est bien. »
Le colonel s’installa aux commandes de l’appareil alors que Sam prit place à ses côtés. Une fois leur casque sur leurs oreilles, Jack commença la procédure de décollage.
Dès qu’ils furent dans les airs, les deux militaires retirèrent leurs ceintures et se détendirent alors que Jack gardait le manche dans les mains.
- « Nous serons arrivés sur le lieu de nos vacances dans environ deux bonnes heures. » dit Sam en regardant les instruments de navigation « D’ici là, la météo sur le plan de vol est bonne. »
- « C’est déjà ça. » répondit Jack « Je n’ai pas envie de me retrouver sous l’orage avec cet avion. »
- « Pareil. Et je dois avouer que je me sentirais mieux arrivée à destination. » grimaça la jeune femme.
- « Pour quelle raison ? » voulut savoir le militaire en fronçant les sourcils.
- « Je ne sais pas. » souffla Sam, presque honteuse « J’ai comme un mauvais pressentiment. »
Jack ne répondit pas et se contenta de garder les yeux rivés vers l’horizon.
D’une seule main, il rattacha sa ceinture alors que son geste n’avait pas échappé à la jeune femme.
Sam étudiait les cartes du ciel et jetait un œil aux instruments de vol. Au bout d’un moment, la jeune femme fronça les sourcils avant de regarder droit devant elle.
- « Je crois que nous avons un problème. » déclara la militaire en attachant sa ceinture à son tour.
- « Oui, je le pense aussi. » grogna Jack « Les nuages sont bien noirs. »
- « Et ils couvrent une sacrée distance. » ajouta Sam « Même si nous choisissons de nous dérouter, nous ne pourrons pas éviter l’orage. Il est bien trop gros. »
- « C’est ce que je pense également. » répondit simplement le militaire.
- « Par contre, nous pouvons faire demi-tour. »
- « Nous aurions pu le faire si les abrutis qui ont fait le plein à l’aéroport avaient correctement fait leur travail. » s’énerva Jack en regardant la jauge de carburant.
- « C’est-à-dire ? » voulut savoir la jeune femme, alors que l’inquiétude montait en elle.
- « Il nous reste environ quarante-cinq minutes de vol. » commença le militaire « Sauf que nous avons juste le carburant pour couvrir cette distance. Et encore. »
- « Donc nous n’avons pas le choix que de traverser cet orage. » souffla Sam, alors qu’elle scrutait la mer en dessous d’eux.
Le silence se fit dans le cockpit alors qu’ils entraient maintenant dans la zone orageuse.
Les turbulences étaient violentes tandis que l’avion était secoué dans tous les sens.
Soudainement, un bruit sourd se fit entendre tandis que Jack luttait pour maintenir l’avion dans les airs.
- « On n’a plus d’instruments de vol, monsieur. » s’exclama Sam avec inquiétude.
- « Et avec ce temps pourri, je n’arrive pas à contrôler l’avion. » gronda Jack « Météo excellente qu’il disait ! Si je chope le gars qui fait la météo à Peterson, je le massacre. »
- « Je vous le tiendrai pendant le massacre ! » grogna Sam alors qu’elle prit la radio « Mayday. Mayday. Vol Alpha Bravo 345. Nous sommes pris dans un orage aux larges des côtes hawaïennes. Les instruments de bord ne répondent plus. Dernière position connue : 145° 14’ 29 85. Nous perdons de l’altitude. Je répète : nous perdons de l’altitude. »
- « Cramponnez-vous Carter ! » cria Jack alors que la terre se rapprochait vivement « L’atterrissage va être musclé ! »
A peine Jack eut-il terminé sa phrase qu’un premier choc se fit ressentir.
- « AHHHHHHHHHHHHHHHHH ! » hurla Sam avant le dernier impact, les plongeant tous deux dans l’inconscience.
L’avion des deux militaires gisait sur une plage de sable fin, la queue battue par les vagues de l’océan déchainé.
De longues heures plus tard, Jack ouvrit les yeux alors que son crane lui faisait atrocement mal.
- « Mmmhhh. Quel atterrissage ! » fit doucement le militaire, ravi d’être en vie avant de voir son amie toujours inconsciente près de lui « Carter ! »
En douceur, il posa deux doigts dans son cou et fut soulagé de sentir un pouls bien présent.
- « Sam ! Ouvrez les yeux. » s’exclama le colonel afin de la réveiller.
Un sourire naquit sur son visage lorsque la jeune femme montra des signes de réveil.
- « Mmmmhh, ma tête. » grogna la militaire en posant une main sur son front puis ouvrant les yeux « Mon colonel ? Vous allez bien ? »
- « Je vais bien. Mal au crane mais en un seul morceau. » répondit Jack en détachant sa ceinture « Nous devrions sortir de l’avion afin de voir où nous sommes. »
- « Vous avez raison, monsieur. » répondit Sam en faisant de même puis se dirigeant vers la sortie.
Les deux amis commencèrent à se diriger vers la sortie alors que le militaire gardait une main sur son front.
- « J’ai l’impression d’avoir la gueule de bois. » murmura Jack en descendant de l’appareil en titubant légèrement.
La jeune femme se tenait aux parois de l’appareil alors qu’elle avait bien du mal à garder l’équilibre.
Alors qu’elle allait mettre un pied par terre, Sam ne comprit pas du tout comment elle se retrouva couchée sur le sable.
- « Eh ben, Carter, vous avez un coup de barre ? » rit Jack en allant l’aider à se relever.
- « J’ai cru que le sol était plus près que ça. » répondit doucement la jeune femme en acceptant l’aide de son supérieur.
- « Vous avez une petite plaie sur le front. » fit le militaire en lui relevant une mèche de cheveux.
- « Ce n’est pas bien grave. Ça ne saigne plus du tout. »
- « Mais oui, bien sûr. » gronda Jack « Il faudra soigner ça dès qu’on aura fait le tour de la situation. »
Sur la plage, les deux militaires se rendirent compte qu’ils se trouvaient sur une ile semblant déserte, alors que l’horizon était vide.
- « Monsieur, je… »
- « Vu les circonstances, appelez-moi Jack. » fit le militaire en se retournant vers elle « Nous sommes seuls sur une ile déserte et je sens que nous allons en avoir pour un moment avant de pouvoir la quitter. »
- « Bien Jack. » sourit la jeune femme « Je propose que nous nous changions afin d’être plus à l’aise qu’avec nos uniformes d’apparat. »
- « Excellente idée. » répondit Jack « Ensuite, nous ferons le point sur ce que nous avons. »
- « Il nous faudra faire le tour de la zone d’atterrissage pour voir s’il y a de l’eau potable ainsi que de la nourriture. »
Le militaire se contenta de répondre d’un signe de tête positif avant d’attraper son sac dans l’avion.
Sam entra dans l’appareil et ouvrit son sac afin de se changer à l’abri des regards. Elle ôta son uniforme de cérémonie et prit un short, un débardeur avant de mettre des petites tennis aux pieds.
Jack posa son sac sur le sable et en retira un short, un tee-shirt ainsi qu’une paire de baskets.
Il ôta son uniforme puis enfila ses vêtements avant de plier sa tenue militaire et la ranger dans le sac.
Une fois prête, Sam sortit de l’avion et retrouva son ami sur la plage, à proximité de l’appareil.
- « Je vais aller fouiller les alentours pendant que vous faites un tour dans l’avion. » décréta Jack « Je pense qu’il doit y avoir une trousse de secours pour soigner votre blessure au front, ainsi que des balises de détresse. »
- « D’accord. » dit Sam en le regardant « Ne vous éloignez pas trop de la carcasse. Nous ne savons pas où nous sommes et nous n’avons pas d’armes. »
- « Je resterai à portée de vue. » sourit Jack avant de s’éloigner et d’ajouter « On dirait qu’on s’inquiète pour moi… »
- « Pfff, n’importe quoi. » râla la militaire en levant les yeux au ciel.
De son côté, la jeune femme retourna à l’avion et entreprit de le fouiller avec minutie.
Avec bonheur, elle trouva une trousse de premier secours ainsi qu’un pistolet de détresse.
- « Super ! » gronda la militaire « On a le pistolet mais pas les fusées. Mettre des fusées de détresse et faire correctement le plein de carburant est vraiment au-dessus de leurs forces, c’est pas possible ! »
Dépitée, Sam sortit de l’appareil et alla s’asseoir sur le sable afin d’attendre le retour de son supérieur.
Celui-ci ne revint qu’au bout d’un long moment, les bras chargés de petits bois et le tee-shirt rempli de fruits.
- « Je vois que vous avez fait de meilleures trouvailles que moi. » souffla la jeune femme, en souriant tristement.
- « J’ai trouvé une petite cascade à quelques centaines de mètre d’ici. » sourit Jack, fier de lui « J’ai aussi trouvé des bananes et des goyaves. Et vous ? »
- « Nous avons une trousse de premier secours et un pistolet de détresse. »
- « Pas de fusées ? » demanda Jack en fronçant les sourcils.
- « Non pas de fusées. » soupira Sam « J’ai aussi trouvé un canot de sauvetage mais il est crevé. Et il y aussi un bidon vide. »
- « Super ! » gronda le militaire « Ils vont m’entendre quand on rentrera à Peterson. »
Devant le visage dépité de son amie, Jack prit place près d’elle et passa son bras autour d’elle.
- « On va rentrer chez nous, Sam. Je vous le promets. » souffla le militaire « Par n’importe quel moyen mais nous rentrerons. »
- « D’accord. » répondit doucement la jeune femme avant de se relever « Je vais aller nettoyer le bidon dans la mer. Ainsi, nous aurons un contenant pour l’eau douce. »
- « D’abord, je vais m’occuper de votre front. Donnez-moi la trousse de secours. » ordonna gentiment Jack en tendant la main.
Sam la lui donna sans sourciller et attendit qu’il lui fasse ses soins.
- « Super. On a une trousse de secours, mais elle est vide. » gronda Jack en lançant la boite au loin « Cette compagnie laisse vraiment à désirer. Franchement, à notre retour, vous me laissez remplir la case des appréciations. »
- « On la remplira à deux. J’ai moi aussi deux mots à leur dire. » râla la jeune femme, plus que mécontente « Je vais aller nettoyer le bidon du coup. »
- « Pendant ce temps, je vais préparer le bois pour faire un feu ce soir. » ajouta Jack en commençant à prendre les branches.
Les deux militaires s’occupaient chacun de leurs côtés, mais ils restaient à portée de vue l’un de l’autre.
Même s’ils se trouvaient au milieu de l’océan, sur une ile déserte, ils étaient heureux de se retrouver ensemble.
Ils se connaissaient et savaient parfaitement de quoi était capable l’autre, ce qui leur était d’un grand soutien dans l’état actuel des choses.
La fin de journée passa rapidement alors que Jack se décida à allumer le feu avec le seul briquet qu’il avait trouvé dans son sac.
- « Comment se fait-il que vous ayez un briquet sur vous ? » demanda Sam, étonnée et mangeant une banane.
- « C’est un vieux sac. Je l’ai depuis des années. » expliqua le militaire « A l’époque où je fumais encore, il était tout le temps avec moi. Et lorsque j’ai arrêté, j’ai gardé le briquet que j’ai mis dans ce sac. Il n’en est jamais sorti jusqu’à aujourd’hui. »
- « J’ai du mal à vous imaginer fumer. » fit doucement la jeune femme, sans quitter le feu du regard.
- « Et pourtant, je suis un ancien fumeur. J’ai arrêté à la naissance de Charlie. Je ne voulais pas tuer ses poumons. Finalement, c’est une balle de mon arme de service qui l’a tué. » lâcha douloureusement Jack.
- « Je suis désolée, je ne voulais faire remonter de mauvais souvenirs. »
- « Ce n’est pas grave. » sourit le militaire pour la réconforter « Et vous, vous n’avez jamais fait des choses pas jolies jolies ? »
- « Une goyave ? » demanda Sam afin de changer de sujet.
- « Je vous ai parlé de mon fils. » fit doucement Jack « J’aurai pensé que vous accepteriez de partager un souvenir avec moi. »
- « Si, j’ai déjà fait une chose pas jolie jolie. » capitula la jeune femme en fermant les yeux de honte « J’avais dix-sept ans et j’étais fâchée avec mon père. Je manquais d’argent et personne ne voulait me donner un job. Alors, un soir, j’ai poussé la porte d’un bar et j’ai demandé du travail. »
- « Vous l’avez obtenu ? » demanda Jack, ne voyant pas le souci avec cela.
- « Oui. Pendant un mois complet, chaque soir, je me déshabillais devant un tas d’homme afin de gagner ma vie. » avoua Sam en baissant la tête.
- « Vous avez fait du strip-tease ? Mineure en plus ? » fit Jack, effaré d’apprendre une telle chose.
- « Oui. J’ai arrêté lorsque le patron m’a demandé d’être gentille avec les clients et d’accepter leurs propositions. » continua la jeune femme « J’ai demandé mon argent et je suis partie. Ensuite, je suis rentrée dans l’armée. »
Jack se contenta de regarder son amie, alors qu’il avait bien du mal à l’imaginer faire ce genre de choses.
- « Voilà, maintenant, vous connaissez mon secret. » souffla Sam en relevant la tête avant d’ancrer leurs regards.
- « Ça restera un secret, je vous le promets. » sourit le militaire pour la rassurer avant de continuer sur un autre domaine « Je me demande pourquoi le président nous a envoyés en vacances tous les deux, sans même nous laisser le temps de nous changer. »
- « Peut-être parce que la loi de non fraternisation est abolie et qu’il veut nous forcer la main. » lâcha la militaire, gênée et se demandant comment elle avait pu dire une telle chose.
- « Pardon ? Et depuis quand elle est abolie ? » sursauta le colonel, stupéfait d’apprendre une telle nouvelle.
- « La circulaire a été diffusée il y environ deux bons mois. » lui répondit Sam « Vous n’étiez pas au courant ? »
- « Non, bien sûr que non ! » gronda Jack « Sinon, je serai venu vous inviter à diner. »
- « Je pensais que vous n’éprouviez plus rien pour moi. » murmura la jeune femme tristement.
- « Sam, sachez que j’ai été plus que malheureux de vous voir heureuse avec Pete. A ce moment-là, j’aurai tellement voulu être celui qui vous rendrait heureuse. Maintenant que je sais que nous avons le droit, pensez-vous pouvoir me donner une chance ? »
- « Bien sûr. J’attends ça depuis huit longues années. » répondit Sam, les larmes coulant le long de ses joues « Je suis sortie avec Pete parce que j’avais besoin de me sentir femme et aimée dans les bras d’un homme. »
- « J’ai compris, pas besoin de détails. » grogna Jack, mécontent d’entendre de telles paroles.
Rapidement, le militaire s’approcha de son amie et l’attrapa de sorte à l’allonger sur le sable avant de se coucher sur elle.
- « Jack ?? » cria presque la jeune femme, presque effrayée de le voir agir ainsi.
- « Alors, tu te sens bien contre moi ? » demanda le militaire alors qu’il posa ses mains de chaque côté de la tête de sa compagne avant de rapprocher son visage du sien.
Ainsi installé, il voulait lui faire comprendre qu’il ne lui ferait aucun mal et ne voulait que son bien.
Sam put voir un changement radical dans le regard de son supérieur.
Celui-ci l’observait avec tendresse et chaleur, alors qu’il lui laissait voir tout ce qu’il avait pu cacher pendant de nombreuses années.
Même s’il était allongé sur elle, il n’avait eu aucun geste déplacé, et la jeune femme sentait également qu’elle pouvait facilement inverser leur position si elle le désirait.
Pour la première fois depuis longtemps, le contact rapproché avec un homme ne la répugnait pas du tout.
Pour avoir fréquenté des hommes uniquement intéressés par son corps, elle sentait une grande différence avec Jack.
- « Oui, je me sens bien. » répondit enfin Sam, en rougissant.
- « Puis-je t’embrasser ? » fit le militaire en rapprochant encore un peu plus son visage du sien.
Sans répondre, la jeune femme posa une main sur la nuque de son désormais petit-ami puis l’incita à se rapprocher d’elle.
Le baiser fut d’abord timide avant de devenir plus passionné. Ce fut le manque d’air qui finit par les séparer un petit moment plus tard.
En douceur, Jack se releva et s’assit auprès de Sam après l’avoir incitée à en faire de même.
- « On a fait fort quand même pour notre premier rendez-vous. » rit le militaire « Après une soirée au coin du feu sur une ile déserte, ça va être dur de faire pour mieux pour le deuxième rendez-vous. »
La jeune femme ne répondit pas et se contenta de rire avant de se blottir un peu plus contre son compagnon.
Au bout d’un moment à observer les étoiles, les deux amoureux s’installèrent dans la carcasse de l’avion afin d’y passer la nuit.
C’est dans les bras l’un de l’autre qu’ils rejoignirent Morphée pour une nuit paisible.
Au petit matin, c’est un bruit bizarre qui réveilla Jack, mettant aussitôt ses sens en alerte.
- « Carter, debout. » fit doucement le militaire, alors que la jeune femme ouvrit les yeux en silence, comme alertée par le ton de son compagnon et l’ordre qu’il venait de lui donner.
Sans un mot, les militaires restèrent aux aguets alors que des bruits bizarres leur parvenaient.
- « Je t’ai dit que j’ai vu de la fumée hier soir. » gronda un homme, semblant chercher dans les environs.
- « Hey, Carl… Mike a besoin de nous pour charger le bateau. C’est bientôt l’heure de la livraison. » cria un autre homme un peu plus loin.
- « Je pense qu’on est plus seuls sur cette ile, Al ! » répondit le premier homme.
- « Mike pense pareil. Mais le chargement du bateau est plus important. » répliqua Al « On reviendra après. »
- « Ok, je te rejoins ! » capitula Carl en rejoignant son ami.
Le silence revint rapidement alors que les deux militaires se trouvaient toujours dans l’appareil.
- « Eh bien, nous ne sommes pas sur une ile déserte du tout. » souffla Jack.
- « Et je pense qu’il vaudrait mieux pour nous que nous ne croisions pas ces messieurs. » ajouta Sam inquiète.
- « Tu as raison. Vu leur façon de parler, ils me font penser à des trafiquants de drogue. » répliqua le militaire en se levant « Bon, prenons nos papiers ainsi que nos uniformes. »
- « Heu… J’ai seulement ma carte militaire sur moi et ma carte bancaire. Nous sommes partis tellement vite que j’ai oublié de les prendre. »
- « Ah ben c’est pareil pour moi. » sourit Jack en récupérant le tout dans ses mains.
- « Que veux-tu faire ? » demanda Sam en fronçant les sourcils.
- « Je pense que tu as parfaitement compris ce que je veux faire. »
La jeune femme ne répondit pas et se contenta de suivre son compagnon.
Une fois près du foyer, Jack prit son briquet et ralluma le feu avant de jeter leurs uniformes dans les flammes ainsi que leurs cartes militaires.
- « Au moins, ils ne sauront pas qui nous sommes vraiment. » déclara le militaire en allant dans un coin enterrer leurs insignes de métal.
- « On va avoir de la paperasse à faire à notre retour. » grogna Sam en regardant le feu « J’ai horreur de discuter avec l’état-major lorsqu’il s’agit de faire des papiers administratifs. »
- « Pareil pour moi mais on n’a pas le choix. »
Les deux amoureux restèrent un moment devant le feu et s’assurèrent qu’il ne restait que des cendres de leurs vêtements ainsi que de leurs papiers.
Une fois certains d’être tranquille de ce côté-là, ils décidèrent d’abandonner leur campement et de s’éloigner de la plage.
- « Tant pis si les secours arrivent par la mer. » fit Jack alors qu’ils s’enfonçaient dans la forêt.
- « Tu penses qu’ils ont commencé les recherches pour nous retrouver ? » demanda Sam en le suivant.
- « Oui. Nous étions attendus en fin d’après-midi hier. Comme nous ne sommes pas arrivés, et que c’est quand même le président qui a réservé tout notre séjour, je suis certain qu’ils nous cherchent déjà. »
- « J’espère qu’ils auront reçu notre dernier message. » souffla la jeune femme, un peu essoufflée « Je n’ai pas eu de réponses et ne sais même pas si la radio fonctionnait encore à ce moment-là. »
- « Ne te tracasse pas avec ça. Pour le moment, notre but est de sauver notre peau et de ne surtout pas croiser ces gars-là. »
- « Tu as raison. » sourit la jeune femme alors qu’ils arrivaient en haut d’une montagne.
De cette manière, ils surplombaient l’ile, pouvant voir partout autour d’eux et assez bien vu que l’ile n’était pas immense.
- « Bon, d’après les marques que je vois, l’épave de notre avion se trouve là-bas. » fit Sam en montrant un point au loin à l’aide de son doigt.
- « Et les trafiquants se trouvent à l’opposé d’elle. » ajouta Jack en les montrant de son doigt.
- « Heu, Chéri… » fit soudainement Sam en regardant derrière son homme.
- « J’adore que tu m’appelles ainsi. » sourit le militaire en s’approchant d’elle « D’ailleurs, c’est bien la première fois que tu m’appelles autrement que par mon prénom depuis hier soir. »
- « Oui mais ce n’est pas le moment. » grogna la jeune femme « Ils nous ont vus. »
- « Oh merde. » fit Jack en regardant la base des trafiquants.
En effet, le couple pouvait voir les hommes en bas s’activer alors qu’ils semblaient les désigner de leurs mains.
- « Ne restons pas là et fuyons vite. » fit Jack en attrapant la main de sa compagne et la tirant derrière lui.
- « T’es un marrant toi ! » râla la militaire « Et où veux-tu qu’on aille ? »
- « Loin d’eux. »
- « Jack, on est coincés sur cette ile de malheur, qui est pas plus grande qu’un caillou. » s’énerva la jeune femme « On n’a aucun moyen de quitter les lieux, notre avion est foutu. Et pour couronner le tout, personne ne sait où nous sommes. »
- « Je sais, je sais. » répondit Jack en continuant à courir « Autant prendre de l’avance sur eux pour le moment. »
Sam ne répondit rien et se contenta de suivre comme elle pouvait son homme.
Même s’ils ne pouvaient toujours pas quitter cette ile, ils pouvaient au moins essayer de ne pas se faire prendre.
Au bout d’un long moment de course, les deux amoureux se retrouvèrent dans une jolie clairière.
Voyant que les bandits ne les avaient pas encore rattrapés, les deux militaires s’assirent quelques minutes au pied d’un arbre afin de reprendre leur souffle.
- « Combien de temps allons-nous pouvoir les tenir à distance d’après toi ? » demanda Sam encore essoufflée.
- « Aucune idée. Mais espérons que ce soit le plus longtemps possible. » répondit Jack en la serrant contre lui.
- « Après ce moment sur l’ile, j’espère vraiment que le président nous laissera profiter du séjour à Hawaï qu’il nous avait préparé. » sourit la jeune femme en se laissant aller contre son homme.
- « J’espère aussi. » rit le militaire « En tout cas, ça nous fera du bien. »
- « Tu imagines, nos premières vacances, rien que toi et moi. » déclara Sam rêveuse.
- « J’imagine très bien oui. » répondit Jack en la regardant tendrement « Juste toi et moi, en amoureux. »
Alors que Sam allait répliquer, des cris se firent entendre au loin.
- « Mais c’est pas possible ! » gronda un homme « Où sont-ils passés ? Pablo les a vus partir vers ce coin de l’ile. Ils ne doivent pas être bien loin. »
Instantanément, le couple reprit ses instincts militaires et ils se levèrent dans le plus grand des silences.
Toujours sans bruit, ils quittèrent la clairière et s’arrangèrent pour faire une boucle afin de partir à l’opposé des brigands.
Alors qu’ils couraient le plus vite qu’ils le pouvaient, Sam ne vit pas une racine qui dépassait du sol et se prit les pieds dedans.
- « Ahhhh… » cria la jeune femme alors qu’elle s’étala de tout son long sur le sol.
En l’entendant, Jack cessa sa course et fit rapidement demi-tour pour la rejoindre.
- « Sam, ça va ? Tu n’as rien de cassé ? » s’inquiéta vivement le militaire en l’aidant à s’asseoir.
- « J’ai mal à ma cheville. » répondit la jeune femme en posant ses mains sur l’articulation en gémissant.
Avec douceur, Jack poussa les mains de sa compagne et inspecta sa cheville avec minutie.
- « Elle est en train de gonfler. Tu peux bouger tes orteils ? »
- « Oui. C’est juste la cheville que je n’arrive pas à bouger sans que ça ne me fasse mal. »
- « Malheureusement, je n’ai rien pour te la bander. » soupira le militaire en aidant Sam à se relever « Tu penses pouvoir arriver à marcher ? »
- « Je vais essayer. » répondit la jeune femme en commençant à faire quelques pas « Arghhh… »
- « Je vais te porter, ça sera mieux. » décréta Jack en se mettant devant elle « Mais dans mon dos afin que je puisse courir si besoin. »
La militaire passa ses bras autour du cou de son compagnon alors que celui-ci lui attrapa les jambes.
Une fois la jeune femme bien calée, Jack reprit sa marche mais à allure rapide.
- « On ne va jamais y arriver. » souffla Sam dépitée « Avec ma cheville, je nous ralentis. Tu devrais peut-être me laisser et continuer à avancer. »
- « Mais oui, bien sûr ! » gronda le militaire « Tu as encore des conneries de ce genre à me sortir ? »
- « Je pourrais occuper les brigands pendant tu fuis. Comme ça, tu pourras essayer de quitter l’ile pour aller chercher les secours ? » continua la jeune femme en souriant alors que Jack ne la voyait pas faire.
- « Les occuper, et puis quoi encore ? » râla le colonel « Je les imagine bien savoir quoi faire avec toi pour s’occuper tiens. »
- « Serais-tu jaloux par hasard ? »
- « Mais oui que je suis jaloux. » s’énerva Jack « Tu es ma petite-amie à moi. Il est hors de question que d’autres hommes te touchent. Il n’y a que moi qui ait le droit de le faire. »
- « C’est tout ce qui t’intéresse chez moi ? Pouvoir me toucher ? » demanda Sam en fronçant les sourcils et le cœur serré.
- « Tout m’intéresse chez toi Sam. Les sorties en amoureux, les diners en tête à tête, les disputes, la vie de couple, te faire l’amour. Tout quoi. » sourit le militaire en continuant sa marche et regardant où il mettait ses pieds « T’épouser et fonder une famille en font partie également. »
- « Tu aimerais m’épouser ? Et avoir des enfants avec moi ? » répéta Sam alors qu’elle avait du mal à y croire.
- « Oh oui. » s’exclama Jack « Je ne m’imagine pas vieillir avec une autre que toi. Quant aux enfants, si je dois en avoir d’autres, c’est parce que c’est toi qui les mettras au monde. »
- « Oh Jack… » murmura la jeune femme en mettant sa tête dans le cou de son homme « C’est la première fois qu’un homme me dit vouloir de telles choses avec moi. Merci. »
- « Ne me remercie pas pour ça, ma douce. » répondit doucement le militaire « Je t’aime tout simplement. »
- « Moi aussi, je t’aime. » souffla Sam en lui déposant un baiser dans le cou.
- « Comme c’est mignon. » répliqua un homme qui surgit des arbres juste devant eux.
Jack cessa tout de suite ses pas et serra un peu plus ses bras autour des jambes de sa compagne.
- « Qui êtes-vous et que faites-vous sur mon ile ? demanda l’homme alors qu’il les menaçait d’une arme à feu.
- « Notre avion s’est écrasé sur la plage. » répondit le militaire en faisant le naïf « Nous cherchions de la civilisation afin de pouvoir être secourus. »
- « Et vous pensez que je vais vous croire ? » ricana l’homme, l’air mauvais.
- « Ben oui, vu que c’est la vérité. » répliqua Jack, faignant avoir peur.
- « Eh bien dans ce cas, montre-moi cet avion. » sourit le brigand en pointant son arme sur le couple.
Jack obéit et commença à faire demi-tour alors que Sam se trouvait toujours dans son dos.
- « Hop hop hop. » l’arrêta l’homme « La demoiselle va rester ici en guise de garantie. »
- « Et puis quoi encore ? » gronda Jack « Je me la traine sur le dos depuis tout à l’heure, c’est pas pour la poser maintenant. »
- « Comment ça tu me traines ? » s’énerva Sam, sous les yeux d’un brigand stupéfait « C’est toi qui a voulu me porter, je te rappelle. »
- « Oh ça va. » grogna le militaire un peu plus « Tu vas arrêter de me casser les pieds ? »
- « Parce que maintenant, je te casse les pieds ? » cria la jeune femme, furieuse.
- « Heu, je suis toujours là, vous savez… » fit le malfrat, alors qu’il avait l’impression d’avoir été oublié.
- « Oui, tu me casses les pieds. » s’énerva Jack en posant sa compagne sur le sol « J’en ai marre de t’avoir comme sac à dos. »
- « Hey, je suis là ! » gronda le brigand alors qu’il s’était rapproché tout près du couple.
- « Ça tombe bien. » fit soudainement le militaire en frappant l’homme en même temps, le mettant KO.
Afin d’être sûr qu’il soit réellement inconscient, Jack le frappa à l’aide de ses pieds avant de lui prendre son arme.
- « Maintenant, le problème des armes est résolu. » sourit le militaire, fier de lui « Allez, on repart avant que l’abruti ne se réveille. »
- « Et on va où ? » demanda Sam en se raccrochant à son compagnon « On continue dans la même direction ? Ou on change de cap ? »
- « Il a l’air d’être arrivé devant nous. » réfléchit Jack en regardant l’homme.
- « Les autres sont derrière nous. » continua la jeune femme « Leur camps est à notre gauche. »
- « Dans ce cas, allons sur notre droite. »
Sans attendre plus longtemps, le couple partit dans la direction choisie en essayant de faire le moins de bruit possible.
Quelques heures passèrent alors que les deux amoureux se trouvaient toujours seuls dans la forêt.
Soudain, alors qu’ils étaient arrêtés près d’un lac, ils entendirent des voix se rapprocher d’eux.
- « Ils ne doivent pas être bien loin. » fit un homme.
- « Je ne sais pas qui ils sont, mais ils ont quand même réussi à assommer Frank. » s’exclama un autre.
- « En même temps, plus abruti que lui y a pas. » fit le chef des deux autres.
Jack et Sam se jetèrent un bref regard puis allèrent rapidement se cacher dans les fourrés à proximité d’eux.
La jeune femme, ne pouvant marcher à causer de sa cheville, le rejoignit à quatre pattes alors qu’elle avait veillé à effacer leurs traces de pas en même temps.
Le couple resta blotti l’un contre l’autre et retint presque son souffle lorsque les brigands s’arrêtèrent juste devant eux.
- « Ces deux-là ne sont pas des novices pour se cacher. » déclara le chef avant de prendre sa radio « Mike, prends des hommes et des armes. Ramenez-vous au bord du lac. »
- « Ok patron. » répondit Mike « On arrive dans dix minutes. »
Le patron des brigands sourit méchamment et alla s’asseoir au bord du lac en attendant que ses hommes arrivent.
De leur côté, Jack et Sam étaient toujours cachés dans les fourrés et se demandaient comment ils allaient pouvoir fuir.
Soudain, la jeune femme se mit doucement à quatre pattes et commença à avancer, toujours cachée derrière les fourrés.
Comprenant ce qu’elle essayait de faire, Jack fit comme elle et ils se retrouvèrent à s’éloigner des malfrats lentement.
Quelques minutes plus tard, le militaire ne fit pas attention où il posait ses mains et fit craquer une brindille.
Les malfrats entendirent le bruit et se levèrent tous en même temps avant de commencer à courir vers la source du bruit.
Comprenant qu’ils avaient été repérés, le couple essaya d’avancer plus vite jusqu’à ce que Jack décide de se relever.
En vitesse, il attrapa Sam contre lui et ils essayèrent de prendre la fuite en courant.
- « Encerclez-les. » ordonna le chef de la bande « Je les veux vivants ! »
A peine quelques minutes plus tard, le couple se retrouva encerclé par les brigands, alors que Jack cherchait par tous les moyen une solution.
- « Ne cherche pas ! » ricana le chef « Vous êtes cernés alors pas de bêtises car nous n’hésiterons pas à tirer. »
- « Je croyais que vous nous vouliez vivants ! » répliqua Jack en faisant descendre Sam de son dos mais la gardant contre lui.
- « Bien sûr qu’on vous veut vivants. » s’esclaffa le chef « Mais je n’ai jamais dit que vous deviez rester en un seul morceau. »
Conscients des menaces qui venaient de leur être faits, les deux militaires ne bougèrent pas et laissèrent un des hommes s’approcher.
Celui-ci récupéra l’arme à la ceinture de Jack puis ne put s’empêcher de donner un bon coup de poing dans le visage du colonel.
- « Ça, c’est pour tout à l’heure. » gronda l’homme avant de rejoindre ses compagnons.
- « Jack ! » s’exclama Sam, inquiète pour son homme.
- « Ça va, rassure-toi. » souffla le militaire en posant une main sur sa joue « C’est pas un petit coup de poing de rien du tout qui va me faire quelque chose. »
- « Mais il t’a quand même frappé fort. » continua la jeune femme, toujours inquiète.
- « Chérie, il ne m’a mis qu’un seul coup de poing. » murmura Jack en s’approchant de l’oreille de sa compagne « Je lui en ai collé un plus je ne sais plus combien de coups de pied. Donc ça va. »
Comprenant ce qu’il voulait dire, la militaire ne répliqua pas et se contenta de rester près de son homme.
- « Allez, en route. » rit le grand chef « Retournons au camp. »
Sam dans ses bras, Jack ne put qu’obéir et commença donc la marche, bien encadré par les brigands.
La marche dura un long moment alors que le terrain était assez escarpé et à pic par moment.
Le militaire avait bien du mal à marcher sans glisser et faisait ce qu’il pouvait pour ne pas faire de mal à sa compagne.
Au bout d’un long moment, ils arrivèrent enfin au campement des malfrats.
- « Attachez-les solidement aux arbres. » ordonna le chef « Il faut que je réfléchisse pour savoir ce qu’on va bien pouvoir faire d’eux. »
- « J’ai une idée pour la jolie gazelle. » s’exclama un des hommes en regardant intensément Sam « Vu que nous sommes seulement entre hommes, elle pourrait nous être très utile. »
- « Je crois que je vais vomir. » murmura la jeune femme à son homme.
- « C’est une idée excellente. » renchérit le chef de la bande « Mais pour le moment, faites ce que je vous ai ordonné. Il faut que je définisse lequel passera sur elle en premier. »
Sam eut des frissons de dégout alors que la peur commença à la gagner.
- « Reste calme, ma douce. » souffla Jack une fois qu’ils furent seuls et attachés aux arbres « On va s’en sortir. »
Les hommes étaient retournés à leurs occupations partout dans le camp tandis que le chef avait rejoint son bureau, dans un bâtiment se trouvant un peu plus loin des arbres.
De ce fait, les deux amoureux se retrouvaient tous seuls, pour leur plus grand soulagement.
- « Ah oui ? Et comment ? » gronda la jeune femme en s’énervant. « Dois-je te rappeler notre situation ? »
- « Pas besoin merci. Je suis déjà au courant. » râla le militaire en essayant de délier la corde.
- « Je pourrais toujours essayer de la ronger avec mes dents, mais on risque d’y être encore dans trois jours. » s’exclama Sam, avec ironie.
- « J’ai bien un briquet, mais l’arbre derrière moi risque de cramer avant la corde. »
- « Oui, et toi avec. » râla la jeune femme « T’as vraiment des idées cons parfois. »
- « Hey, on ne critique pas mes idées, non mais ! » s’offusqua le militaire, ravie de la voir penser à autre chose que leur situation.
Pendant ce temps, le chef des brigands réfléchissait à comment faire pour la jeune femme.
- « Le mieux est que je passe en premier. » sourit l’homme, déjà très excité « Ensuite, ce sera du plus jeune au plus vieux. »
Le brigand observa la militaire par la fenêtre et fut encore plus excité de la voir se trémousser pour essayer de se libérer de la corde.
- « Du calme, junior. » fit l’homme en posant sa main sur son sexe tendu « Tu vas bientôt pouvoir t’amuser. »
Aux arbres, Jack et Sam cherchaient toujours un moyen de se libérer de cette fichue corde.
Fier de son idée, le chef quitta son bureau et se dirigea vers ses prisonniers avec un sourire carnassier.
En le voyant arriver vers eux, la main sur son entrejambe, Sam comprit tout de suite ce qu’il prévoyait de faire avec elle.
Jack avait lui aussi parfaitement compris les plans du brigand et réfléchissait à toute vitesse à un moyen pour sauver sa compagne.
- « Je le laisserai pas te toucher, je te le promets. » souffla le militaire afin de la rassurer.
- « Et comment tu vas l’en empêcher ? » paniqua Sam « Je te rappelle qu’on est attachés à ces putains d’arbres ! »
- « Ben justement, je cherche. » râla Jack en commençant à s’agiter pour essayer de faire tomber la corde.
- « Ben cherche plus vite alors. » gronda la jeune femme avant de continuer « On ne pourrait pas dire : je veux partir d’ici pour aller à Hawaï. Ça serait facile de s’évaporer. Mais non, on n’peut pas !!! »
- « Mais si on peut faire ça… » s’exclama Jack, fier de l’idée qu’il venait d’avoir « Thor, si vous êtes dans le coin, un coup de main serait le bienvenue. »
A peine avait-il fini sa phrase, que le couple se retrouva en sécurité dans un vaisseau, en orbite autour de la Terre.
- « Mon cher Thor, je n’ai jamais été aussi ravi de vous revoir. »
- « Salutations O’Neill. Major Carter. »
Sam fut incapable de répondre tant elle était choquée par ce qui avait failli se produire pour elle.
La pression redescendit en flèche et elle tomba à genoux sur le sol avant de se mettre à pleurer toutes les larmes de son corps.
- « Chut, ma douce. » fit doucement Jack en la prenant dans ses bras « C’est terminé. Nous sommes sauvés et il n’a pas eu le temps de te toucher. »
- « Mais il voulait me… »
- « Il n’a pas eu le temps de t’approcher. » la coupa rapidement le militaire « Alors ne pense plus à tout ça. Nous sommes très loin d’eux maintenant. »
- « Puis-je faire quelque chose pour vous, O’Neill ? » demanda Thor, alors qu’il ne comprenait pas la réaction de Sam.
- « Oui. Vous pourriez récupérer nos sacs dans l’avion ? » répondit Jack.
Les deux amoureux se jetèrent dans les bras l’un de l’autre avant de s’embrasser avec passion, heureux de s’en être sortis sans encombre.
- « Dites, vous pensez que vous pourriez récupérer nos sacs dans l’avion ? » demanda soudainement Jack.
En quelques secondes, leurs bagages apparurent à leurs pieds, alors que les deux militaires avaient retrouvé le sourire.
Alors que Sam allait parler, elle se retrouva téléportée dans une autre pièce du vaisseau et enfermée dans un caisson.
Ayant confiance en Thor, la jeune femme ne paniqua pas et se laissa aller à la détente.
Le militaire vit disparaitre sa compagne, alors qu’il ne comprit pas vraiment ce qu’il se passait et la raison de cette disparation.
- « Euh, Thor, où avez-vous amené Sam ? » voulut savoir le militaire, pas vraiment inquiet.
- « Je l’ai téléportée vers la salle de soin. » expliqua l’Asgard « J’ai remarqué qu’elle semblait souffrir de sa cheville. Elle sera de retour parmi nous dans peu de temps. »
- « Oh, très bien. Je vous remercie. » fit simplement Jack, rassuré que Sam soit soignée comme il le fallait.
Quelques minutes plus tard, elle ressentit des picotements dans sa cheville avant que la douleur ne finisse par disparaitre.
Encore quelques instants plus tard, le caisson s’ouvrit et Sam constata que sa cheville avait repris une apparence normale, alors qu’elle pouvait marcher sans problème.
Une fois descendue de la table, la jeune femme fut à nouveau téléportée dans la salle principale, où se trouvaient Thor ainsi que Jack.
- « Merci beaucoup pour ma cheville, Thor. » sourit Sam, ravie de ne plus être blessée.
L’Asgard se contenta d’un signe de tête avant de reporter son attention sur Jack.
- « Dois-je vous renvoyer au SGC ? » demanda Thor.
- « Non, renvoyez-nous plutôt à Hawaï. » sourit Jack, fier de lui « Nous avons des vacances tous frais payés qui nous attendent. »
- « Très bien. »
En un rayon de lumière, le couple se retrouva téléporté pas loin de l’hôtel alors qu’ils se dirigèrent vers l’entrée avec joie.
- « Colonel Jack O’Neill et voici le major Samantha Carter. Le président a fait une réservation pour nous. »
- « En effet, monsieur. » répondit le standardiste en souriant « Mais nous vous attendions hier. »
- « Nous avons rencontré un gros orage sur notre trajectoire de vol. » expliqua gentiment Sam « Nous avons dû nous poser en urgence sur une petite ile et sans possibilité de joindre les autorités pour le signaler. »
- « L’orage que nous avons eu hier soir et cette nuit a été très violent. » rajouta le standardiste avant de prendre une carte magnétique derrière lui « Voici la clé de votre suite. Pablo va porter vos bagages. »
- « Une suite ? » s’exclamèrent les deux militaires en chœur.
- « Tout à fait. Le président vous a fait réserver la meilleure suite de l’hôtel avec vue sur la plage. »
- « Eh ben…. » souffla Sam, encore sous le coup de la surprise.
Lorsque le bagagiste vient prendre leurs sacs, le couple le suivit jusqu’à leur chambre, alors qu’ils y arrivèrent quelques minutes plus tard.
- « Voici monsieur, madame. » fit poliment l’homme en posant les sacs sur un banc à proximité du lit « Je vous souhaite un agréable séjour parmi nous. »
- « Merci. » répondit Sam en souriant et se dirigeant vers le balcon pour admirer la vue.
Pablo quitta la chambre alors que le couple se retrouva enfin seul.
- « Je sens que ces vacances vont être supers. » soupira la jeune femme, alors que Jack l’enroula délicatement de ses bras.
- « Et finalement, notre deuxième rendez-vous sera encore meilleur que le premier. » sourit le militaire avant d’ajouter « Une soirée dans le meilleur restaurant d’un palace suivi d’une merveilleuse nuit dans la plus belle suite de ce palace. »
- « J’ai hâte de voir ce que tu me réserves pour notre troisième rendez-vous. » répondit Sam pour le taquiner.
- « Va falloir que j’y réfléchisse sérieusement. » se contenta de répondre Jack avant d’embrasser sa compagne.
- « Bon ben pendant que tu y réfléchis, moi, je vais aller prendre un bon bain. » déclara la jeune femme « Parce qu’à crapahuter sur cette ile de malheur, je pue ! »
- « Tu as raison, allons prendre un bain. » sourit le militaire en la suivant dans la salle de bain « Ça nous fera le plus grand bien. »
Sam ne put s’empêcher d’éclater de rire sous les paroles de son petit-ami, alors que celui-ci commença à faire couler l’eau dans la baignoire.
Le début de leurs vacances avait été plus que mouvementé, mais la suite s’annonçait idyllique...

FIN

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