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Chapitre 15 : Conflit

Gynnie, mardi 4 août 2015

Arrivée sur le parking, elle déposa son casque sur sa moto et mit ses affaires dans la malle à l’arrière de son véhicule. Elle enfila son manteau de cuir, puis ses gants, elle essuya une dernière fois ses larmes et prit son casque qu’elle ajusta sur sa tête en fermant la visière. Elle monta à califourchon sur sa moto (600) en espérant récupérer un maximum de sensations afin de faire sortir toute l’adrénaline qu’elle avait en elle. Au moment de démarrer cependant un bras s’accrocha au sien. Reconnaissant la poigne de son supérieur, elle fit comme si de rien était et mit son moteur en route. Il resserra sa main autour du poignet de la jeune femme, elle retourna sa tête et souleva sa visière. Un regard de haine foudroya Jack, il en fut parcourut de frissons et eut un soulèvement de cœur lorsqu’il vit les yeux rougis de la jeune femme et le haut de ses joues qui brillait. Samantha lâcha sa moto et posa sa main libre sur le torse de Jack pour le repousser mais il ne la lâcha pas. Il avait bien trop peur pour elle.
- Lâchez-moi, s’il vous plaît mon colonel. Dit-elle poliment pour lui faire entendre raison.
- Certainement pas, si vous voulez rentrer chez vous, je vous y emmènerai, Janet sera d’accord avec moi pour que vous ne preniez pas la route dans votre état. Surtout sur un deux roues.
- Si je suis sortie de l’infirmerie, c’est que je suis remise, je n’ai aucunement besoin de vous pour rentrer chez moi et je peux très bien rouler sur un deux roues !! Maintenant, lâchez-moi !
- Carter !! Mais qu’est-ce qui vous prend à la fin ?!! Demanda furieusement Jack, agacé par le comportement insouciant de la jeune femme.
- Je vous retourne la même question mon colonel !! S’énerva Sam sous l’entêtement de son supérieur.
- Mais enfin réagissez !
- Lâchez-moi mon colonel ! C’est la dernière fois que je vous le demande !
- Et sinon quoi ?! Je ne vous lâcherais pas Carter, je tiens à ce que vous soyez en vie chez vous.
Carter lui mit difficilement un coup de genoux dans les parties, Jack la lâcha aussitôt. Elle en profita pour tourner son poignet sur le guidon de la moto et partit tellement vite qu’elle se retrouva sur une roue jusqu’à ce qu’elle calibre son accélérateur avec les vitesses. Jack, à peine remit de ce qu’il s’était passé la regarda avec un sourire sur les lèvres car le fait qu’elle ait ce genre de défense envers son supérieur montrait bien qu’elle ne se laissait pas faire et qu’elle n’avait pas peur de s’attaquer à un homme plus gradé qu’elle. Il se dirigea vers son 4X4 aussi vite qu’il le put, encore sous l’effet de la violente douleur qu’il ressentait. Il la regarda en même temps et prit peur lorsqu’il la vit cabrer sous l’effet de la vitesse à laquelle elle était partie. Il attacha sa ceinture et démarra au quart de tour derrière l’objet de sa course. Une course poursuite s’engagea sur la départementale amenant à la base, une départementale vide à cette heure avancée de l’après-midi. Heureusement pour eux, car Sam roulait à vive allure essayant d’échapper à son amour de supérieur qui appuyait lui aussi sur la pédale pour tenter de faire avancer son 4X4, pas aussi léger qu’une moto. Carter allait bien vite le semer si elle continuait d’avancer à cette allure et d’accélérer après chaque virage. Il prit alors la décision de la faire s’accidenter, même s’il risquait de la blesser. Il poussa son 4X4 au maximum en surprenant Sam qui n’eut pas le temps de pousser sa moto à font pour éviter qu’il ne lui fasse un tête à queue, et ce qui devait arriver arriva. Elle fut éjectée de sa moto qui partit dans le champ, cent mètres plus loin, sur la gauche de la route, et Sam dérapa sur le goudron se déchirant le jean et se brûlant la cuisse, le goudron lui arrachant la peau par la même occasion. Arrivée au bord de la route, elle partit en roulé boulé jusque vers sa moto. Jack entre temps s’était arrêté sur le bord de la route et était vite sortit pour essayer d’arrêter Sam dans sa course avant qu’elle ne se fasse plus mal qu’elle n’avait déjà. Il courut dans le champ à toutes jambes mais déjà, celle-ci enlevait son casque, et se mettait debout tant bien que mal. En le voyant arriver, elle se mit en position de combat ne voulant pas se laisser faire par cet abrutit de colonel. Il s’avança vers elle lentement pour essayer de la calmer, mais il reçut un majestueux coup de poing dans sa joue. Comprenant que ce ne serait pas aussi facile de lui faire prendre conscience de ce qu’elle faisait, il se mit lui aussi en position de combat, prêt à se défendre si besoin.
- Carter ! C’est inutile !!
Pour toute réponse, elle lui envoya son poing, qu’il bloqua avec sa main, puis elle envoya son autre poing, qu’il bloqua à son tour, et avec un sourire machiavélique, elle envoya son pied, chaussé de rangers dans l’estomac de son partenaire. Jack libéra ses mains et se plia en deux sous l’effet de la douleur, Sam en profita et avec ses deux coudes, elle lui envoya un coup en haut du dos.
- Aïe ! Non mais ça va pas ?! Vous êtes malade !!
Elle se mit derrière lui et le poussa en avant. Étant à demi-plié, il ne put se retenir et tomba à terre. Couché sur le ventre, un grand coup de pied s’abattit dans son dos. Il poussa un hurlement avant de se retourner sur le dos et de voir Sam fouiller dans ses poches les clefs de son 4X4 pour rentrer chez elle car sa moto n’était pas en bon état après que ce grand con l’ai envoyé valser sur la route pour son plus grand plaisir. Elle n’hésiterait pas à en référer au général le lendemain. Au milieu de sa course à travers le champ pour rejoindre la route, elle fut prise d’une quinte de toux mais elle continua l’ignorant pour ne pas perdre de temps.
Jack se releva douloureusement et partit au pas de course vers sa bien aimée sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle courait moins vite que lui car elle toussait, il la rattraperai assez vite. Sans qu’elle n’eut le temps de se retourner, il se jeta sur elle, et il se retrouva sur son dos allongés tous les deux à terre.
- J’aimerai savoir pourquoi vous m’avez traité de faux cul, major ! De plus, cela m’étonnerait que vous ayez envie de passer devant la cour martiale pour agression et désobéissance envers son supérieur.
- Si vous saviez comme je me fous de la cour martiale. Dit Sam en essayant de gagner un peu de temps malgré ses quintes de toux.
- Ça m’étonnerait. Dit-il tout près de son oreille.
- A bon ?! Et pourquoi ? Dit-elle pour ne pas rompre la conversation, tout en glissant sous lui et en prenant son couteau dans ses mains.
- Vous qui adorez votre travail et qui ne prenez même pas de jours de repos, vous tomberiez dans la dépression si vous étiez virée.
- Mais ce ne sera pas le cas.
- Et comment pouvez-vous en être si sûre ?
Pour toute réponse, Sam retourna le poignet dans lequel était placé son couteau qui lui se planta sur le côté du ventre de son assaillant.
Jack cria en sentant la lame lui perforer le ventre tandis qu’il lâchait prise. Sam rampa alors en profitant qu’il n’avait plus aucune prise sur elle, mais se fut de courte durée puisque Jack s’était relevé et l’avait à nouveau aplatit au sol. Carter avait fait l’erreur de l’épargner deux fois, ses attaques étaient faibles pour ne pas le toucher profondément. Heureusement pour lui d’ailleurs, mais elle ne l’aurait pas une troisième fois.
- Han !! Laissa échapper Sam.
- Désolé ma belle, mais on ne m’a pas comme ça… Mais c’était une très belle échappatoire.
Jack lui coupait la respiration et il ne s’en rendit compte qu’au bout de quelques minutes ou il l’entendit respirer bien trop bruyamment comme si elle s’étouffait. De plus ses poumons n’étaient pas encore très bien réparés.
- Désolé. Lui dit-il en se desserrant d’elle, mais gardant sa prise.
Mais Sam ne répondit pas, elle pleurait, elle toussait, elle avait du mal à respirer. Elle s’étouffait, comme dans son lit d’infirmerie, sauf que là, elle n’avait pas son masque à oxygène pour l’aider.
- Carter ? Lui redemanda Jack.
Il se redressa sur les genoux et la retourna sous lui, elle était sur le dos alors qu’il était à califourchon sur elle. Le spectacle de cet ange l’alarma et lui brisa le cœur en mille morceaux. Samantha pleurait à ne plus pouvoir s’arrêter, elle recommençait à tousser et s’étouffer, prise de spasmes et cherchant l’air qui semblait s’échapper. Jack s’assit sur les cuisses de Sam, la prit par les épaules et la fit s’asseoir ce qui calma instantanément sa toux. Ne voulant pas paraître démunie devant lui, elle leva son poing vers lui, mais il fut arrêté en chemin par la main de Jack qui entremêla ses doigts avec les siens. Il s’approcha doucement des lèvres de Sam pour les capturer. Celle-ci venait à peine de reprendre sa respiration. La deuxième main de Jack vint se poser délicatement sur la nuque de Sam pour la maintenir contre lui et la calmer. Sam n’avait rien tenté, elle n’avait pas bougé, elle n’avait pas non plus répondu à son baiser. Mais il avait tellement eu envie de le faire. Il s’écarta en la gardant dans ses bras et reposa sa question.
- Carter ?
Sam pleurait à chaudes larmes et n’était retenue que par la main de Jack derrière sa nuque.
- Lâchez-moi mon colonel. Allez-vous en et laissez-moi ici ! Faite ce que vous voulez, allez voir le général, sanctionnez moi, virez moi. Mais par pitié… Laissez-moi. Je me débrouillerais toute seule.
- Certainement pas, vous êtes dans un état horrible et je ne compte pas vous laissez seule.
- Je peux très bien SURVIVRE SEULE comme vous dîtes. Je n’ai besoin de personne et encore moins de vous !
- J’ai comme une impression de déjà entendu… Dit-il en fronçant les sourcils.
- C’est pas étonnant, étant donné que ses mots sortent de votre propre bouche !! Répondit-elle en le foudroyant du regard.
- Daniel…
- …
- Il ne vous a pas dit pourquoi j’avais dit ça ?
- Si, mais je ne crois pas que vous ayez dit autant de méchancetés juste parce que vous étiez inquiet. Vous avez toujours pensé que les scientifiques étaient trop intelligents et faisaient leur démonstration avec un sourire jusque-là (en faisant passer sa main au-dessus de sa tête) pour montrer qu’ils ne dormaient pas pendant des heures !! Jamais vous ne vous êtes dit que j’aimais ce que je faisais et que c’était une réelle passion bien plus qu’un moyen de me rendre populaire ou d’être admirée ?! Oh non ! Vous êtes bien trop égoïste pour pouvoir comprendre ! C’est vrai pour vous la vie est belle, une bière, le canapé, les Simpsons et c’est partit !! Ah non… J’oubliais… La pêche ! Vous ennuyez tout le monde avec votre Minnesota, sans même vous demander pourquoi on refuse de vous accompagner à chaque fois. Vous croyez que tout le monde à les mêmes passions que vous et qu’on ne peut pas vouloir faire autre chose, que ce n’est pas possible. Devant moi, vous souriez, vous êtes gentil, vous voulez que je vienne en vacances avec vous et par derrière… Je ne suis qu’une pauvre scientifique qui passe son temps dans son labo afin de prouver aux gens que je peux rester éveillée des heures durant sans fermer l’œil simplement pour récupérer des grades !!! Vous savez quoi ? Vous aussi vous me répugnez, vous aussi !! Vous avez perdu mon amitié !!
- Carter !! Ne dîtes pas ça… Calmez-vous. Les mots sont sortis tous seuls ! J’étais tellement inquiet ! J’avais tellement peur !!
- Si vous aviez peur, vous n’aviez qu’à rentrer avec Daniel !!
- Mais je ne pouvais pas vous laissez seule avec cette bande de fous furieux ! J’avais peur pour vous Carter !!
- Mais bien sûr et moi j’avais peur pour les Goa’uld !! Vous vous défilez trop vite mon colonel !

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