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Adultère

Gynnie, lundi 21 septembre 2015

Auteur : Gynnie  virginie20

Béta : Marjorie

Langue : Français

Genre : Romance

Saison : Après Atlantis

Pairing : Jack & Sam

Spoilers : Je ne crois pas qu’il y en ai.

Rating : M

Déclamer : J’écris pour mon propre plaisir, tout l’univers de stargate ne m’appartient pas. La musique Stolen Car et ses paroles appartiennent à Mylène Farmer et Sting. Il y a donc des droits d’auteur.

Résumé : Lorsque deux être succombent à une passion entretenue depuis des années, ça donne quelque chose comme... De l’amour ?

Note personnelle : J’adore Mylène Farmer, si vous ne le saviez pas, maintenant c’est le cas. Elle vient de sortir un nouveau single avec Sting, et ce single est juste énormissime. De ce fait, et par les paroles, cela m’a donné l’occasion de vous écrire un joli petit os que j’apprécie par ailleurs car il pique. Ce n’est pas un thème qui est souvent abordé, ni dans la vie réelle puisque c’est tabou et plus ou moins interdit, ni dans les fictions, et c’est bien dommage.

Pour info, ce texte bien que jouant dans un thème piquant, n’est pas vulgaire. J’ai choisi mes mots et normalement, cela devrait passer crème. A vous de me dire ce que vous en pensez.

Bonne lecture.

Musique : Stolen Car

– Mylène Farmer ft. Sting

Ce n’est que le son de talons claquant sur le bitume, bitume humide, récemment mouillé par la pluie, légère ; on aurait dit qu’il n’avait plût que quelques gouttes, mais une averse était en fait le théâtre de Washington. Elle le savait bien, elle en avait fait les frais et avait du courir pour arriver à destination sans se retrouver trempée. Bien qu’en ce moment, elle n’y pensait plus vraiment. Son corps était bien trop occupé à savourer les sensations qu’il lui apportait. Collée contre lui, elle n’aurait sût dire si les faibles lumières qui les illuminaient étaient les éclairs ou bien les phares des voitures et taxis, encore présents sur les grandes routes de la ville. A minuit passé, l’agitation se faisait plus rare, mais restait présente. Et pouvoir observer son visage transit par le désir, la regardant et l’appréciant pour ce qu’elle était, la faisait frissonner et lui donnait encore plus l’envie de le combler.

L’ambiance aurait pu porter sur de l’amour, de la passion, du désir. Qu’auriez vous dit de deux corps enlacés ? L’un tirant sur une cravate, l’autre soulevant le bas d’une robe. Les hauts buildings qui les entouraient ne leur laissaient pas de répits. Le voyeurisme aurait pu être d’actualité, cependant, à minuit, il en était content, tous les bureaux étaient éteints, signe d’une journée de travail remplie.
Lui était encore là, par inadvertance, mais il en était heureux !

C’était donc sans lumière, sans aucun bruit, si ce n’est celui de la pluie claquant contre la grande baie vitrée et parfois celui du tonnerre raisonnant dans tout le bâtiment, faisant trembler les murs autant que leurs corps envahis par le désir, qu’ils s’étaient retrouvés dans son bureau. Il n’avait pas prévu d’avoir un rendez-vous tardif et pourtant, c’était exactement ce qui s’était produit. Mais... Oh quel rendez-vous !

Il n’avait d’abord pas compris lorsque sa secrétaire était partie, qu’elle ait laissé la lumière allumée, puis lorsqu’il avait entendu quelques coups contre sa porte. Pensant tout d’abord que la jeune femme avait oublié de lui dire quelque chose, ou bien peut-être que Kerry serait venue le chercher à défaut de rentrer tôt. Lorsqu’il avait alors demandé à la personne de rentrer, il avait eu beaucoup de mal à la reconnaître. Des talons aiguilles, laissant voir ses pieds nus, taillés comme ceux d’une danseuse de salon, puis ses longues jambes fines mais musclées, pour arriver sur une petite robe noire, arrivant mi-cuisses, dansant autour d’elle à chaque pas qu’elle faisait, à chaque geste entreprit, se terminant sur un blazer cintré de même couleur. Un foulard couvrait son cou, histoire que pendant ce temps sombre et tardif, humide et coléreux, elle n’attrape pas froid. Il aurait pu croire à une parisienne égarée, ou à Kerry l’emmenant quelque part, mais c’était loin de tout ce qu’il aurait pu s’imaginer. C’était tellement mieux et dangereux à la fois. Samantha Carter se tenait là, debout devant lui, à l’entrée de son bureau avec un regard plutôt exigeant et assuré.

Il n’avait pas eu le temps de lui parler, de lui dire quoi que se soit, de lui poser des questions, rien. Elle avait écarté les pans de son blaser et il était tombé à ses pieds. Elle avait rassemblé ses cheveux en un chignon et n’avait eu qu’à enlever une pince pour que les mèches blondes tombent sur ses épaules. Puis, se fut autour du foulard de tomber à terre.

- Carter ! Gronda Jack en se levant.

Elle ne lui adressa pas la parole, et s’avança vers lui comme une chatte, en descendant déjà la fermeture éclaire de sa robe. Quelques pas de danse dûment apprit lors de cours préalablement acquis suffirent à le faire se lever de son siège et s’avancer vers elle. Il la prit par les épaules et avant qu’il ne puisse faire quoi que se soit, elle ouvrit les pans de sa veste et poussa au dessus de ses épaules pour qu’elle tombe au sol. Elle tira sur la cravate et la fit tomber au même endroit. Soudain, deux mains de fer prirent ses poignets pour les arrêter dans leur découverte beaucoup trop rapide. Une bouche fulgurante s’attaqua à la sienne comme si les deux amants ne s’étaient pas vus depuis des années, comme s’il y avait un immense barrage de temps à rattraper.

Elle fut tout d’abord plaquée contre la vitre, cette baie vitrée où tout un curieux aurait pu se délecter du spectacle que les deux militaires offraient au grand jour. Il n’y eut que des soupirs et des halètements dans un premier temps, ce temps où les mains se découvrent par dessus les vêtements, où les bouches dégustent et gouttent l’autre et son parfum. Leur corps serrés étroitement l’un contre l’autre. Ne se laissant pas de répits pour récupérer un tant soit peu leur souffle. Trop d’amour perdu, trop de temps à s’aimer et aucun à seulement profiter, à seulement se donner. Il essaya d’écarter la jeune femme de son corps, essayant de comprendre se subit changement, ne plus respecter les règles, les lois, pourquoi. Cette dernière commença à déboutonner sa chemise et le désir entraînant les choses, il la dirigea finalement vers le milieu de la pièce où traînait déjà les premiers vêtements. Sa robe, après avoir été dument remontée pour permettre une exploration bénigne mais suffisante pour y laisser de chaudes traces, fut mise à terre. Le militaire pénétra sa nuque pour y déposer une flopée de baisers, y laisser des traces indélébiles qui laissaient la jeune femme pantelante derrière cette exclamation de désir.

Après avoir fait tomber la chemise et avoir passé son Marcel au dessus de la tête de son homme, ses deux mains se mirent à parcourir le torse musclé du militaire qui n’avait pas perdu de sa superbe, même en étant derrière un bureau. Découvrant les quelques cicatrices ici et là, ne faisant qu’attiser ce feu qui brûlait déjà tandis qu’un coup de tonnerre se mit à raisonner derrière la baie vitrée et qu’un éclair les illuminaient alors que les lumières étaient éteintes depuis son entrée fracassante dans la pièce. Un détail qu’elle n’avait pas oublié, éteindre la lumière pour plus de désir, plus de suspens, plus de tension, plus de tentation. Leurs bouches se retrouvèrent de nouveau, plus par défi que pour une réelle exploration. Ne laissant pas la place à l’air du temps, se dévorant, goûtant à tout, ne laissant rien, aucun endroit sans le goût de l’autre. Comme si le monde autour n’existait plus, envahis d’une passion bien plus forte qu’aucun des deux êtres n’avaient déjà vécu.

Le militaire dans un excès de tentation via la jeune femme, dégrafa d’une main experte le soutien gorge de Sam et le fit glisser à ses pieds, prenant en mains les deux rondeurs blanches, faisant contraste avec la noirceur de la pièce, où seules deux ombres pouvaient être aperçues. Ne formant qu’une seule et même personne. Tandis que la bouche de la jeune femme s’évertuait à se séparer de celle de son compagnon afin de s’évader sur ses abdominaux plutôt complets.

- Carter... On ne devrait pas...
- Vous en souciez vous réellement ? Répondit-elle en un souffle tandis qu’elle déboutonnait son pantalon de travail noir alors qu’il enlevait par lui même ses chaussures récemment vernies.

Plus dans le besoin de ne plus réfléchir, il prit un sein en possession entre ses lèvres tandis que la jeune femme s’accrocha à lui en jetant sa tête en arrière. Désireuse de se laisser aller dans cette étreinte. C’était absolument pour cela qu’elle était venue après tout. Il n’y avait pas de quoi se retenir. Un gémissement s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle sentit la main du militaire se faire un passage à travers ses jambes ouvertes. Une vision plus sexy ne pouvait pas exister. Deux ombres s’adorant l’une et l’autre devant une grande baie vitrée, seule barrière de la ville illuminée et blessée par la pluie et les éclairs.

Alors que les deux êtres en feu n’avaient plus de vêtements, Jack prit sa partenaire dans ses bras et l’assit sur son bureau, la tenant délicatement d’une main sur la cuisse et l’autre au creux de son dos. Le plaisir ne fit d’eux qu’une seule personne alors que le froid et l’humidité de la nuit n’arrivait même plus à s’immiscer entre leur corps chauds et moites. Ils n’étaient probablement déjà plus sur terre lorsqu’il écarta ses jambes et s’insinua en elle d’un coup puissant. Ne s’arrêtant pas pour reprendre son souffle ni même pour lui redonner un peu de répit. Sam, ne pouvant en supporter d’avantage, et ayant vraiment chaud, s’allongea sur le bureau en poussant les différents éléments l’encombrant et remonta ses jambes, aux pieds toujours prit par ses talons ; et les vissa autour de la taille de son compagnon. La cadence pouvait se comparer à une étoile filante tellement le désir monta en flèche dans chacun de leur corps. L’accueillant en elle à chaque poussée, plus rapide et profonde que la précédente. Seule éprise du désir, se perdre dans un nuage de passion, ne plus savoir qui l’on est, ce que l’on fait, ce qui nous est interdit et seulement se laisser bercer par cette nuance entre amour et plaisir. Ne plus penser, ne plus voir, ne plus entendre. Peu importe comment la chose se faisait, par quelles intermédiaires... Ils recommenceraient plus tard, ou pas... De toute façon, il n’était pas l’heure d’en juger. Son bassin dansait pour lui, lui donnant de vibrantes vagues de plaisir, les menant tous les deux très prêt d’un orgasme commun. Alors qu’elle se contractait autour de lui et que le désir menaçait de faire flot, il attendit qu’elle se cambre à son contact, les lèvres ouvertes et les yeux fermés sous la passion ténébreuse. Le corps suant, les muscles contractés, un simple son au sortir de sa bouche : « Merci ». Et elle était affalée, complètement couchée sur son bureau alors qu’il devrait à l’avenir certainement affronter cette vision d’elle sur son bureau, nue, une peau douce et chaude, attendant le moment de l’union. Il sortit du corps de sa partenaire et alla directement aux toilettes afin de se faire du bien. Ne s’autorisant pas à jouir en elle alors qu’ils n’avaient pas de protection. Lorsqu’il revint dans la pièce, la jeune femme était toujours étendue sur le bureau, n’ayant pas bougé depuis qu’il était parti. Il la rejoignit et la prit dans ses bras après avoir remit son boxer. Il s’assit sur son siège et l’installa sur ses genoux. Il la dévisagea d’abord sur tous les angles alors que sa tête reposait sur son épaule. Elle n’était pas encore remise.

Au bout de quelques minutes, alors que la pluie et les orages reprenaient de leur superbe, il lui demanda :

- Vous m’expliquez ?
- Il n’y a rien à expliquer mon Général.
- Ah non ? Vous n’allez quand même pas me dire que votre comportement était normal ?! Demanda-t-il sur un ton très doux.
- J’avais envie de vous. Une femme aussi a des désirs.
- Oui, je veux bien vous croire... Pourquoi maintenant ?
- Je n’en ai aucune idée.
- Carter... Je ne suis pas libre.
La jeune femme ne répondit pas, le délaissant et partant à la recherche de ses affaires pour se rhabiller.
- Kerry m’attend certainement à la maison...
- Dans ce cas rejoignez là. Dit-elle sur un ton qui ne laissait pas sous entendre qu’elle s’en foutait ou qu’elle était heureuse. Elle avait la rage.
- Carter. C’est quand même vous qui vous êtes jetée sur moi !!
- Vous n’avez pas refusé...
- Je n’ai pas eu mon mot à dire.
- Mon général... Vous êtes un homme, je suis une femme... On en parle ?
Le général O’Neill leva les bras pour les faire retomber sur lui. Elle n’avait pas tord. Il ne pouvait pas nier qu’il était attiré par elle mais il venait tout de même de tromper sa compagne et c’était tout ce qu’elle avait à lui dire.
- Qu’est-ce que je vais lui dire ? Marmonna Jack.
- Vous êtes un grand garçon mon général. Ronronna la jeune femme en revenant vers lui habillée de sa robe.
- Venant de vous, je ne sais pas comment je dois le prendre.
Ne pouvant plus parler car il avait sa bouche plaquée sur la sienne alors qu’elle venait de s’asseoir à califourchon sur lui, il dégusta cette sensation qui lui était interdite, tandis qu’elle se recula et lui dit :
- C’est ce que l’on appelle l’adultère Jack.

Et elle était partie, lui laissant seulement le goût d’elle sur ses lèvres et une jolie trace de rouge à lèvre rouge sur la mâchoire.

FIN
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