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Un pan de sa vie

Titiasyl, mercredi 1er mai 2013

Auteur : Titiasyl

Béta : Angelgym34

Série : Stargate SG1

Genre/Pairaing : Drame, violence, amitié

Résumé : Sam, Jack

Saison : 1

Disclaimer : Les personnages de la série appartiennent aux créateurs et à la MGM. Je ne tire aucun bénéfice de leur mise en situation dans cette fiction.

Note de l’auteur : Petite idée que j’ai eue après avoir écris mon os concours (n°4 sur Hypno) sur Sam. Cet OS en est la suite mais point de vue de Jack.

******************************

Aujourd’hui, cela fait six mois que nous formons une équipe. Sachant que carter venait de DC, je lui ai annoncé en fin d’après-midi qu’un nouveau capitaine allait arriver. Tout de suite, elle a été intéressée et m’a demandé si je connaissais son nom. Ravi de sa curiosité, je l’ai informée qu’il s’agissait du capitaine Jonas Hanson.
À mon grand étonnement, je l’ai vue se figer puis se décomposer alors que l’éprouvette qu’elle tenait en main a fini par s’écraser sur le sol. En quelques secondes, elle est devenue livide et ses mains se sont mises à trembler. De par sa réaction, j’ai tout de suite compris qu’elle le connaissait et surtout qu’elle en avait une peur bleue.
Je n’ai perdu de temps pour lui demander pourquoi elle avait tant peur de cet homme. Elle a baissé les yeux et m’a dit de quitter son laboratoire parce qu’elle avait beaucoup de travail à terminer.
- « Carter, vous savez que je suis en droit de vous demander des informations ? " lui ai-je signifié.
- « S’il vous plaît mon colonel. » Me supplia-t-elle, le regard triste alors qu’elle semblait observer le couloir.
- « Très bien. Prenez vos affaires, on s’en va. » Dis-je en regardant ma montre.
- « Mon colonel ? Où voulez-vous m’emmener ?" Me demanda-t-elle, surprise.
- « Je vous amène hors de la base. Nous avons à parler tous les deux. »
- « Mais mon colo.... » Commença-t-elle à me contredire.
- « C’est un ordre Carter alors exécution ! " finis-je par lui ordonner à contre cœur.
J’ai vu la colère dans son regard mais elle n’a eu d’autre choix que d’obéir. Nous sommes allés aux vestiaires pour passer des vêtements civils puis je l’ai conduite vers l’ascenseur afin de monter à la surface. Pendant toute la montée, elle ne m’a pas adressé la parole et je n’ai pas cherché à la faire parler. Une fois à la surface, d’un seul regard, je l’ai contrainte à me suivre puis à monter dans ma voiture.
Je suis monté à mon tour puis nous avons pris la route vers un bar à la sortie de la ville. J’en connaissais le propriétaire et je savais que nous aurions un coin tranquille.
Arrives, je l’ai conduite à l’intérieur puis nous avons pris place dans un box à l’écart. J’ai commandé deux bières à la serveuse puis j’ai attendu un petit moment qu’elle se décide à me parler.
- « Alors, vous connaissez ce capitaine, Carter ? » Lui demandais-je voyant qu’elle ne se décidait pas à parler.
- « Oui, je le connais. » Se contenta-t-elle de me répondre.
- « J’ai l’impression qu’il vous fait peur. » Annonçais-je dans l’espoir de la faire parler.
- « Il ne me fait pas peur. » dit-elle alors que sa main se crispa sur le verre.
- « Al..... »
- « Il... Il me terrifie. » Finit-elle par avouer en baissant la tête presque de honte.
- « Vous savez que je vais avoir besoin de plus d’informations que celle-ci ? » dis-je alors que je commençais à perdre patience.
- « J’ai connu Jonas il y a un peu moins de quatre ans. Nous nous sommes rencontrés lors d’une soirée au Pentagone. Le courant est bien passé entre nous alors nous avons décidé de continuer à nous fréquenter. Sept mois plus tard, nous avons emménagé dans un appartement proche de sa base et du Pentagone. » Me dit-elle en laissant une larme rouler le long de sa joue.
- « Oh. Vous avez été ..... »
- « Oui, j’ai partagé sa vie pendant près de trois ans. Au début, il était doux, protecteur et aimant. Quelques semaines après notre début de vie commune, je suis rentrée un soir épuisée par une longue journée. Il a voulu que je lui prépare un repas mais je lui ai répondu que j’étais fatiguée et que je n’avais pas envie de cuisiner. Il m’a giflée avant que j’ai pu finir ma phrase. » Commença-t-elle à raconter, les larmes coulant nombreuses sur ses joues. "Il s’est rapidement excusé, a mis sa colère sur le fait d’une journée fatigante. Et moi, idiote, j’ai pardonné. Pour se montrer attentionné, il a commandé des pizzas et on a regardé un film à la télévision. »
- « Mais il a recommencé n’est-ce pas ? » Demandais-je pour la forme, sentant la colère monter doucement en moi.
- « Oui quelques semaines plus tard. A partir de ce moment-là, les coups ont été plus fréquents et plus violents. J’ai supporté un long moment avant de me décider à prendre la fuite. « 
- « Combien de temps avez-vous mis à fuir ?" Questionnais-je pour l’inciter à continuer son récit.
- « On vivait ensemble depuis un an lorsque je me suis décidée. J’ai profité d’un jour où il est parti plus tôt pour faire un sac léger, prendre mes biens les plus chers et fuir. Je me suis cachée dans un petit hôtel miteux »
- « ...... »
- « Il a mis deux jours à me retrouver. Quand ça a frappé à la porte, j’ai cru que c’était le livreur. Quand j’ai ouvert et que je me suis retrouvée devant lui, j’ai compris que j’allais le regretter. Il....il est entré, a refermé la porte en douceur puis a retiré sa veste. Il m’a attrapée par le cou en me disant que je n’aurais jamais dû partir. Il m’a frappée encore plus fort que les fois précédentes. Il n’a pas arrêté. Il a été tellement violent que j’en suis tombée sur le lit sans même pouvoir me relever ou me défendre. Il s’est arrêté lorsqu’il a vu que je ne pouvais même plus bouger. Il m’a retournée sur le dos en me disant qu’il faisait ce qu’il voulait de moi, que j’étais sa chose. En pleurant, j’ai répondu que j’avais compris et que je ne recommencerai plus jamais. Il a ricané en me disant qu’il espérait bien que la leçon soit comprise. Puis il a ajouté que maintenant il avait deux jours d’absti.... D’absti.... » S’interrompit-elle en pleurant.
- « D’abstinence ? » Terminais-je pour elle en espérant me tromper.
- « Je lui ai dit que je n’avais pas envie. » Continua-t-elle alors qu’elle hochait la tête pour acquiescer. « Il a ri encore plus fort en me disant que je n’avais pas mon mot à dire. Il... Il m’a déshabillée puis caressée longtemps. Et puis, il... m’a violée en me murmurant que désormais, à chaque fois qu’il aurait des envies, je devrais me déshabiller et me laisser faire sans un mot. Il m’a violée jusqu’à ce que l’on quitte la chambre au petit matin. »
- « Vous êtes rentrés chez vous ?"
- « Nous sommes rentrés à l’appartement en effet. A partir de ce moment, les corrections ont été encore plus fréquentes et plus violentes. Je subissais ses assauts dès mon arrivée le soir de même que la nuit. Mais je redoutais encore plus que les week-ends.. »
- « Vous.... " commençais-je juste avant qu’elle ne m’interrompe.
- « Au début, j’ai essayé de me défendre et puis au fur et à mesure des corrections, j’ai fini par me soumettre. Résultat, je passais la totalité des week-ends entièrement nue à subir ses coups et ses assauts. Ça a duré une année complète. »
Je l’ai regardée, le regard indéchiffrable et le visage neutre. Je ne voulais pas qu’elle voit la colère que je ressentais. J’ai attendu qu’elle continue son récit patiemment.
- « Un jour, j’ai été convoquée dans le bureau de mon supérieur qui voulait me faire part d’une possible affectation pour moi. Dans une base top secrète dans le Colorado et sur un projet hautement enrichissant pour ma carrière. J’avais bien sûr le droit de refuser si je le désirais. J’ai même pas pris dix secondes pour dire oui. » Dit-elle un léger sourire sur le visage. « J’ai alors appris que mon affectation était à effet immédiat et que j’étais attendue quinze jours plus tard à Cheyenne Mountain. Je lui ai demandé de garder ma nouvelle affectation confidentielle, ce qu’il a accepté rapidement. »
- « Com.... » M’interrompit-elle de nouveau.
- « Je suis rentrée chez Jonas et j’ai commencé à préparer mes affaires. J’ai tout fait expédier dans la maison que m’avait trouvée l’armée. Voulant depuis longtemps que je m’en débarrasse, il a cru que j’étais enfin totalement soumise. Malgré le calvaire que je vivais, ces quinze jours sont passés relativement rapidement. Le lundi matin, il m’a conduite très tôt au Pentagone car je lui avais dit que je devais recevoir de très hauts gradés. Je suis rentrée dans le bâtiment pour ressortir par une porte dérobée donnant sur les derrières. Je me suis engouffrée dans la première bouche de métro en direction de l’aéroport. Ensuite, je suis arrivée ici. Aujourd’hui, cela fait six mois que j’ai réussi à fuir et à sortir de sa vie. » termina-t-elle en séchant doucement ses larmes.
- « Personne n’a jamais rien vu ? "
- « Il a toujours pris soin de ne jamais me frapper au visage ou en dessous des cuisses. »
- « Personne ne s’est inquiété de vos absences ou de vos retards ? » Demandais-je encore plus étonné par ses paroles.
- « Non. Je n’avais pas d’amis et aucun collègue ne se préoccupait de moi. »
Un long silence a suivi ses confidences. Je ne savais pas dire et je la voyais honteuse et triste.
- « Vous savez, après ce que je viens de vous apprendre, je comprendrais que vous vouliez plus de moi dans SG1. »
Je suis resté stupéfait à l’entente de ses paroles. Comment peut-elle penser que je ne voudrais plus d’elle dans SG1. En même temps, je peux comprendre sa réaction mais il va rapidement falloir que je lui fasse comprendre certaines choses.
- « Cessez de dire des âneries. Par contre, je vais vous dire quelques chose qu’il va falloir que vous n’oubliez pas. » Lui dis- je d’un ton dur avant de poursuivre en la voyant me regarder presque terrorisée « Ici, vous avez des amis et collègues qui s’inquiéteront de vos absences, de vos retards et de vos silences. Nous sommes trois à qui vous pouvez tout dire Sam. N’oubliez jamais ça. »
Je la vis submergée par l’émotion alors que les larmes reprirent leur course sur ses joues. J’ai eu l’impression d’un immense soulagement chez elle alors qu’elle me fixait stupéfaite.
- « Venez-la. » Dis-je simplement en lui ouvrant mes bras.
Sans hésiter, elle s’y est jetée alors qu’elle laissait libre cours à toute sa tristesse. Je me suis contenté de la serrer contre moi, sans un mot ou jugement. Je ne comprenais pas comment elle avait pu subir ce calvaire sans que personne ne s’inquiète pour elle ou même ne cherche à l’aider.
- « Je vous promets que plus jamais il ne vous touchera Sam. A la première occasion qu’il nous donnera, je le rayerai de la galaxie. » Lui ai-je chuchoté à l’oreille.
Je l’ai laissée se calmer puis sécher ses larmes alors que doucement, elle m’adressa un beau sourire lumineux. Je crois qu’elle a compris qu’elle avait enfin des gens pour qui elle comptait. Lentement, nous sommes retournés à la base alors qu’elle s’y sentait plus en sécurité. Elle savait déjà que je parlerai aux gars sans tout leur dire et que nous serions là pour elle. Je l’ai raccompagnée à ses quartiers et lui ai souhaité une bonne nuit. Elle m’a regardé, les yeux plein de gratitude puis a déposé un baiser sur ma joue en me remerciant de l’avoir écoutée et de ne pas l’avoir jugée. Je me suis contenté de lui sourire, le regard doux.
Désormais, j’étais sûr qu’elle avait compris que le premier homme qui lui ferait du mal aurait affaire à SG1 au complet. Ce Jonas Hansen allait rapidement en faire l’amère expérience.

FIN

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