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Rapport de mission

Titiasyl, dimanche 7 octobre 2018

Document classé secret
Saisir le code : *******
Saisi par : Jack O’Neill

Quand Harry Maybourne est arrivé chez moi et m’a donné l’emplacement d’une cache d’armes aliens assez importante pour éliminer les Goa’uld, mon instinct m’a soufflé que c’était du pipeau. La prochaine fois, je l’écouterai.

Bien entendu, il y avait un hic. Les armes étaient enfermées derrière une porte secrète dont seul Maybourne avait la clé et la combinaison. Si nous les voulions, nous devions jouer son jeu. Et il nous a doublés, comme toujours. Dès que Carter a essayé d’utiliser la clé, Maybourne lui a pris son zat et nous a tirés dessus. J’ai récupéré à temps pour le voir activer le portail, mais je lui ai sauté dessus une seconde trop tard. Quand nous avons touché le sol, nous étions ailleurs…

Il faisait chaud, il y avait des arbres, des montagnes et des prés. Le paradis. Exactement ce que Maybourne attendait. Il n’y avait jamais eu d’armes, c’était son plan de retraite, et j’avais tout fichu par terre. Sauf qu’il n’y avait pas de paradis. La communauté utopique que Maybourne espérait trouver avait disparu depuis longtemps. Il restait seulement des ruines et des squelettes. Nous étions seuls.

Il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre que nous ne partirions pas de là à pied. J’ai donc décidé de dresser un camp et d’attendre les secours. Mais Maybourne prenait les choses plutôt mal. Il devenait nerveux, effrayé par le moindre bruit… Il n’était jamais allé sur une autre planète. Je me suis dit que c’était sa personnalité geignarde normale. Mais j’ai bientôt compris qu’il arrivait quelque chose de grave.

Comme les jours passaient, et que nous avions pour toute nourriture du poisson et une plante feuillue au gout désagréable, je ne pouvais pas me débarrasser d’une anxiété croissante. Tout semblait aller de travers, je n’avais pas l’esprit clair et j’étais affreusement nerveux. J’ai examiné de plus près les squelettes des villageois, et j’ai compris qu’ils s’étaient entre-tués. Lorsque j’ai trouvé un Goa’uld mort au milieu des ossements, j’ai commencé à comprendre. Nous subissions les effets de cette fichue plante, qui nous donnait des hallucinations. Le Goa’uld avait empoisonné le paradis ! Je suis allé avertir Maybourne, mais il avait perdu la tête. Nous nous sommes affrontés en duel, et il a refusé de lâcher son arme. Je n’ai pas eu le choix : je lui ai tiré dessus. Ça ne m’a pas fait autant de plaisir que je l’escomptais.

Maybourne a été plutôt mal pendant un jour ou deux. Il était prêt à abandonner, mais pas moi. Je savais que mon équipe nous trouverait, et j’avais raison. Quant à Maybourne, je n’ai pas eu le cœur à le renvoyer en prison. Il avait payé un prix élevé pour ses erreurs. Maintenant, seuls les Tok’ra savent où il est. J’espère qu’il a trouvé la paix qu’il cherchait. Je dirais même qu’il me manquera. A peu près autant qu’une rage de dents…

Colonel Jack O’Neill

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