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Le contrôle mental

Titiasyl, jeudi 14 avril 2016

Influencer l’esprit d’une autre personne est un thème récurrent de la culture actuelle. On le trouve dans des études psychologiques, des tribunaux et la littérature de fiction, mais le contrôle mental total est-il possible ?

Tel qu’on l’interprète de nos jours, le concept de contrôle mental, ou « lavage de cerveau », se réfère généralement à l’adhésion totale d’un individu – qui n’y croyait pas au départ – à une foi, une doctrine ou un ordre, parfois contre sa volonté. Mais ce type de coercition est-il réellement possible ?

Les débuts

Le concept de contrôle mental a environ un demi-siècle. Pendant la guerre de Corée, le journaliste américain Edward Hunter a utilisé le terme de « lavage de cerveau » pour désigner un type de contrôle mental apparemment employé contre des prisonniers de guerre américains. Dans un livre publié dans les années cinquante, hunter a décrit un « système permettant de brouiller l’esprit jusqu’à ce que la personne soit persuadée d’accepter quelque chose qui serait normalement répugnant à ses yeux. »

On dit que les Chinois utilisaient une méthode de « persuasion coercitive » qui impliquait des éléments spécifiques : un contrôle complet des informations et de l’environnement, la critique et la dégradation, la confession, la discipline, la renonciation aux valeurs, la pression des pairs, et la coercition par la force physique. La véracité de ces affirmations est discutable. Certains assurent que Hunter travaillait pour la CIA, et que ses écrits ont été utilisés uniquement pour susciter la haine contre les Coréens du Nord et le communisme, voire pour justifier les recherches auxquelles l’Amérique se livrait sur la question du lavage de cerveau.

La CIA

Il n’est pas étonnant qu’il existe des allusions à diverses expériences de la CIA sur des formes de contrôle mental. De 1950 au début des années 70, des projets financés par la CIA utilisaient des drogues, des chocs électriques, différents types d’hypnose, la privation sensorielle, des stratagèmes psychologiques, et même des électrodes implantées dans le cerveau.

Pour des raisons éthiques et légales, très peu de ces études cliniques ont été conduites ouvertement. Menacée d’une enquête par le Congrès, la CIA a reconnu, en 1973, avoir procédé à des expériences sur les techniques de contrôle mental. Ayant découvert que ça ne marchait pas, elle a ensuite détruit ses archives.

Les travaux

Malgré les affirmations de la CIA – le lavage de cerveau était un ramassis de suppositions et e fadaises -, le concept de contrôle mental a continué d’exister devant les tribunaux. Le grand tournant de la ligne de défense « j’ai fait ça à cause d’un lavage de cerveau » a eu lieu lors du procès de l’héritière américaine Patty Hearst. Kidnappée par les révolutionnaires de l’Armée de Libération Symbionnaise, la jeune fille de dix-neuf ans a été détenue pendant deux mois, laissée nue dans un placard, torturée, maltraitée, et endoctrinée pour accepter les idées politiques de la SLA. A la suite de ce traitement, elle s’est jointe à ses geôliers pour devenir une guerillera urbaine qui dévalisait les banques. Son avocat déclara qu’elle avait subi un lavage de cerveau pendant ces mois de torture. Mais l’argument ne fut pas retenu par la cour, et elle fut condamnée à sept ans de prison.

Fin 2003, dans un tribunal américain, Lee Boyd Malvo prétendit avoir subi un lavage de cerveau par John Allen Muhammad, avec qui il avait assassiné dix personnes à coups de fusil dans la région de Washington. Bien qu’il ait affirmé que Muhammad l’avait forcé à tuer, le jury a rejeté sa défense et l’a condamné à la prison à vie.

Les sectes

Bien que les tribunaux aient rejeté le contrôle mental comme moyen de défense, de nombreuses personnes croient toujours que c’est une possibilité. Elles se réfèrent en particulier au type des sectes ou de groupes terroristes qui recrutent leurs membres en utilisant une forme de coercition mentale. Bien que ces programmes ne requièrent pas toujours l’enfermement ou la maltraitance des sujets, on sait que les sectes recherchent les gens qui sont le plus susceptibles d’être influencés par leur message. Mais comme tous les autres types de religion, ils ne parviennent pas toujours à s’assurer l’allégeance totale des « fidèles ». Nombre de gens quittent ces organisations au bout d’un moment. Il est donc pratiquement impossible de déterminer si les individus qui se joignent à ces sectes sont réellement privés de leur libre arbitre.

Donc, même s’il est exact que des formes extrêmes d’influence soient parfois exercées, affirmer que ce sont des cas de « lavage de cerveau » reste impossible.

Notes du dossier : Dep. D’analyse psychologique du SGC

Le symbiote Goa’uld : Les Goa’uld sont une forme de vie parasitaire. Le Goa’uld entre dans le corps de son hôte, s’enroule autour de la partie supérieure de sa moelle épinière et pénètre dans son cerveau. Quand c’est fait, le Goa’uld exerce un contrôle total –mental et physique – sur son hôte. Toutefois, le Goa’uld peut prendre un hôte seulement quand il est arrivé à maturité. Un Goa’uld au stade larvaire, comme celui que porte Teal’c, n’exerce aucune influence mentale, mais il remplace le système immunitaire de son hôte. Toute tentative de retirer la larve conduit immanquablement à la mort de l’hôte.
Les Zatarcs : Le zatarc est une personne secrètement programmée pour devenir un assassin goa’uld. Le sujet n’a pas conscience du lavage de cerveau qu’il a subi, car la modification est dissimulée par un faux souvenir. La « mission » programmée affectée à la victime reste à l’état latent jusqu’à ce qu’un facteur environnemental la déclenche. Lors de M04.05, des membres du SGC rendaient visite au grand conseil de la Tok’ra quand le major Graham a soudain tenté de les assassiner. Ultérieurement, on a découvert qu’il était un zatarc.
Le gaz Nish’ta : Le gaz Nish’ta est un des autres moyens de contrôle mental employés par les Goa’uld. Ce composé biologique disséminé dans l’air est utilisé pour rendre la victime réceptive au lavage de cerveau. Ses effets sont annulés par un choc électrique. Entre autres, le Goa’uld Seth a utilisé ce gaz comme moyen de domination.
Rya’c et Teal’c : Lors de M02.08, Rya’c, le fils de Teal’c, a subi un lavage de cerveau par Apophis, qui entendait punir Teal’c de sa trahison. Plus tard, lors de M05.01, Teal’c lui-même sera la victime d’un lavage de cerveau. Apophis le « reprogramme » pour qu’il soit persuadé qu’il est son dieu et que les membres de SG-1 sont ses ennemis.
Le Capitaine Hanson : Lors de M01.06, SG-A a rencontré Jonas Hanson, un capitaine du SGC qui a fait croire aux troglodytes de la planète qu’il était un dieu. Pour arriver à ses fins, Hanson s’est fondé sur ses connaissances plus développées pour apparaitre comme un dieu aux yeux de ce peuple primitif. Mais il a aussi utilisé la torture et la coercition.

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