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La nature de l’enfer

Titiasyl, dimanche 10 juillet 2016

Sur la lune-prison Netu, SG-1 a rencontré des lacs de feu, une atmosphère empoisonnée, et des habitants torturés. Sokar aurait conçu Netu conformément à l’idée de l’enfer selon les tau’ri. L’enfer ressemble-t-il vraiment à cela ? Le SGC analyse le mythe.

Selon les croyances, le mot « enfer » peut recouvrir plusieurs concepts différents.

Le christianisme

Dans le monde occidental, le concept d’enfer est étroitement lié au christianisme. Mais les différents cultes de cette religion ont des vues diverses sur la nature de l’enfer. La plus traditionnelle, et la plus souvent utilisée dans la littérature et le cinéma -probablement en raison de son impact visuel -, tient l’enfer pour un lieu où les âmes des damnés endurent une éternité de tourments. Une grande partie de ces croyances reposent sur des passages de la Bible. Le Nouveau Testament indique que l’enfer est un lieu souterrain où règnent l’obscurité et la chaleur, et où les prisonniers sont torturés par le feu et le soufre. Certains chrétiens pensent que les écrits de la Bible font autorité et sont infaillibles. En 1999, Jean Paul II a évoqué la conception moderne de l’Enfer par l’Église catholique. « L’image de l’Enfer [doit être] correctement interprétée, a-t-il dit. Elle montre la frustration et le vide total d’une vie sans Dieu. Plutôt qu’un lieu, l’enfer décrit l’état de ceux qui se séparent librement et définitivement de Dieu, la source de toute vie et de toute joie. » D’autres chrétiens occidentaux avancent une conception plus « libérale » de l’enfer. Acceptant difficilement l’idée traditionnelle et les contradictions qu’elle implique, ils estiment que les passages de la Bible mentionnant l’enfer sont des mythes, ou ont été traduits de manière erronée du grec ancien ou de l’araméen.

Bases historiques

Les agnostiques, ou ceux qui cherchent une base historique aux croyances concernant l’enfer, tentent souvent de repérer les thèmes judaïques et, hellénistiques qui ont influencé le christianisme. La Bible hébraïque (l’Ancien Testament) évoque le « Shéol », le séjour des morts, un lieu spirituel plutôt que physique, l’endroit où vont toutes les âmes. Les anciens textes chrétiens réfèrent aussi à la « Géhenne », un grand dépotoir d’ordures à l’extérieur des murs de Jérusalem. Les archéologues ont confirmé son existence. On suppose que les habitants de Jérusalem y mettaient le feu pour le détruire. La Géhenne était aussi l’endroit où étaient jetés les corps des criminels exécutés. Les grecs païens croyaient aussi en un monde de l’au-delà. L’Hadès était le lieu où les humains allaient après leur mort. Il était tenu pour un lieu physique, et non spirituel comme le Shéol, sans être jugé aussi négativement que l’enfer pour les chrétiens. L’Hadès comptait différents royaumes, entre autres le Tartare, une région encore plus profonde où les dieux et les esprits vaincus étaient punis, avec les humains qui avaient mérité un châtiment très sévère.

Autres croyances religieuses

Presque toutes les religions partagent cette croyance : certains actes maléfiques sont si graves qu’ils sont inexpiables en ce monde. Dans l’islam, ceux qui sont jugés indignes souffrent des tourments éternels dans un des sept cercles de l’enfer. Être condamné à l’enfer revient à être banni à tout jamais dans le feu, sans boire, à côté des fluides fétides, bouillants ou glacés. Les hindouistes et les bouddhistes pensent qu’il existe plusieurs enfers. Il y aurait de nombreux mondes inférieurs d’obscurité. Ceux qui se sont complus à commettre des actes abominables et ont accumulé un très mauvais karma sont envoyés dans les enfers les plus cruels. Mais leur séjour n’est pas permanent : il fait partie du processus de « recyclage » de la vie.

Les représentations artistiques de l’enfer

Au Moyen Age, les affirmations dogmatiques de l’Eglise catholique au sujet de l’enfer ont inspiré beaucoup d’artistes. L’italien Dante (1266-1321) est célèbre pour son poème la Divine Comédie, qui donne une vision plus profonde de la destinée temporelle et éternelle de l’homme. Ce poème a inspiré le sculpteur français Auguste Rodin pour la Porte de l’enfer. Jérome Bosh (1450-1516) est également célbère pour ses représentations de l’enfer. Son tableau le Jardin des délices comporte trois panneaux : un pour la création de la femme, le deuxième pour les délices et la tentation, le troisième pour l’enfer. Le concept adopté par ces artistes est repris aujourd’hui au cinéma, à la télévision et dans les jeux vidéo. L’enfer est souvent représenté comme un lieu où règnent les flammes, les tourments, la souffrance, l’esclavage et les démons.

Notes du dossier : Dép. Archéologie et histoire ancienne du SGC
Netu : Afin de sauver Jacob Carter, capturé par Sokar, SG-1 voyage jusqu’à la lune-prison Netu, qui orbite autour de Delmak, où il a installé sa base militaire. La surface de Netu, déserte, est grêlée de grands trous d’où sortent du magma en fusion et des gaz toxiques. Les seuls lieux habitables sont les souterrains brûlants et infernaux, vestiges d’une ancienne colonie. Le terme « Netu » réfère sans doute à la rivière de feu liquide du monde de l’au-delà présente dans la mythologie égyptienne.
Tartarus : C’est la base d’opérations d’Anubis pour la création de ses armées de guerriers kull. La surface de Tartarus est désertique ; des rivières de lave coulent dans les crevasses. Sa porte des étoiles est protégée par un champ de force impénétrable. SG-1 y est allé lors de M07.12, pour enquêter sur les projets d’Anubis. Dans la mythologie grecque, le Tartare [Tartarus] était la région inférieure du monde, située aussi loin sous la Terre que celle-ci est loin du paradis.
Erebus : Contrôlée par les Goa’uld, c’est une planète minière et industrielle. Les Jaffa y sont employés comme travailleurs-esclaves ; ils sont les plus capables de survivre dans la chaleur et les gaz toxiques dus aux grands hauts-fourneaux. Les Jaffa envoyés sur Erebus sont généralement prisonniers de guerre. Les gardes exécutent en public tout Jaffa trop faible pour travailler. Le nom « Erebus » [l’Érèbe] réfère à une partie de l’au-delà de la mythologie grecque [l’Hadès] où l’on arrive peu après la mort.

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