baniere

Accueil > Stargate SG-1 > Le coin des ami(e)s > Gynnie > Les histoires > OS > OS en chanson > Tu m’as laissé tomber

Tu m’as laissé tomber

Gynnie, jeudi 6 octobre 2016

Auteur : Gynnie  virginie20

Béta : Marjorie

Langue  : Français

Genre : Romance - Drame

Saison : 8

Pairing : Pete & Sam

Spoilers : Pour la vie.

Rating : K, tous lecteurs

Déclamer : J’écris pour mon propre plaisir, tout l’univers de stargate ne m’appartient pas. La musique Don’t let me down et ses paroles appartiennent à The Chainsmokers. Il y a donc des droits d’auteur.

Résumé : Lorsque tu es amoureux et que l’autre ne l’est pas... Cela peut devenir compliqué, voir même douloureux.

Note personnelle : Petite inspiration de l’année devrais-je dire, cela fait un moment que je n’ai pas publié. La cause aux voyages sûrement et à l’éloignement de ma série favorite. Bien que je reste fan, il me devient compliqué de trouver l’inspiration. Mais, vous êtes chanceux, voici ici un nouvel os musical, comme je les préfère ;) Bonne lecture !

Musique : Don’t let me down – The chainsmokers

A rouler dans cette voiture, marron sable, des années vintage, je ne savais plus vraiment où j’allais. Seulement sentir l’air pur, glisser sur ma nuque, mes bras au vent délaissé, bras nus, en tee-shirt dans une corvette plus décapotable que jamais. Sur une route que personne ne fréquente, lunette de soleil type pilote pour cacher un brin de mon visage. Je ne demandais rien d’autre que l’oubli. Seulement l’oubli. Je ne voulais qu’elle. Et elle ne me voyait pas. A bien triste consonance, je m’évertuais à rouler, et à tenter d’oublier moi même ces doutes qui subsistaient dans mon esprit et qui pour sûr n’étaient pas partagés. Moi j’avais besoin d’elle, elle, elle m’avait déjà oublié, éloigné bien loin de ses pensées.
Alors je roulais, j’appuyais seulement sur l’accélérateur, laissant une traînée de poussière derrière moi, marquant mon passage à la chaleur de mes pneus, roulant depuis quelques bonnes heures. Je savais très bien où j’étais mais je ne savais pas où j’allais. Seul le vent le savait, c’était lui qui me portait. Alors plus vite, et puis plus vite, je ne voulais jamais m’arrêter, j’évitais de penser, bien que justice me soit faite, cela m’était impossible pour l’heure. Mes doigts tapotaient de temps en temps le volant, mon regard ne déviait pas, bien sûr oui, je ne regardais pas la route mais les pensées qui s’imposaient. Si seulement tu n’avais pas fait ça...
Et puis c’était comme si tout s’effaçait, si tes souvenirs à toi me prenaient dans un vent plus fort que jamais, m’emmenant avec lui au travers d’une tornade plus féroce que celle que l’on peut voir au cœur des USA. Toi avec lui, toi riant à ses blagues, toi le regardant lui, toi dansant à ses côtés, toi sous ses caresses, toi l’embrassant.

Je perds la tête Sam, peux tu le comprendre ? Peux tu le voir ?
Tu as volé mon cœur sans même me laisser le choix, tu as rempli le formulaire de mariage avec tes yeux, tu m’as fait un enfant rien qu’avec un déhanché et au final tu me laisses tomber avec seulement un regard... Mais j’ai besoin de toi, j’ai besoin de toi, là, maintenant, tout de suite. Et tu t’en vas avec un autre, tu me laisses tomber... J’ai vraiment essayé, je te jure, j’ai essayé d’être ton idéal, celui que tu recherchais, celui qui te comblerait, celui que tu aimerais, que tu affectionnerais. J’ai essayé, je te jure, à l’évidence, cela n’a pas été suffisant. Tu es avec lui maintenant. Et moi... Et moi rien du tout... Seul avec ma voiture, roulant sur ce bitume un brin sableux, apprenant au lézards qu’il ne faut jamais traverser la route sans regarder. C’est minable, et c’est de ta faute. Tu m’as rendu comme ça !

Je prierais des heures et des heures que tu reviennes, qu’un saint sorti de nulle part te pousse une nouvelle fois vers moi et que je puisse te prouver combien je t’aime et combien je t’ai aimée. Au risque de souffrir d’un manque d’amour de ton côté, je serais prêt à donner ciel et terre pour t’avoir. Mais à l’évidence, l’amour c’est aussi savoir partager. Je suis quelque part heureux pour toi, tu as trouvé ton idéal à toi. Il est seulement dommage que lorsque l’on a une âme sœur, elle ne puisse pas avoir la même que soi. C’est triste, c’est dommage et ça fait mal. Et un mal de chien si tu savais.

Peut-être que là où je vais, je trouverais quelqu’un, quelqu’un qui se fera un plaisir de s’occuper de moi, de partager sa vie avec moi, bien que je n’en doute pas, mes pensées seront vers toi. Comme toujours depuis que je t’ai rencontrée. J’aimerais tellement que tu réalises que tu fais une erreur. Ce type n’est pas pour toi !

Tout vous sépare, mais tellement vous rassemble... Et si je pouvais lutter. Je porterais des costumes pour que tu sois fière de moi lorsque l’on sort le soir, je ferais du sport pour que ton homme soit égal aux super héros que tu admires dans les films, je saurais porter cuir et jean lorsque l’on sort en amoureux, pour que tu n’es pas honte d’un homme qui ne sait pas ce que veut dire la mode. Je donnerais tout pour toi, tu comprends ? Je pourrais tout changer, tout, mais je crois que maintenant il est trop tard. Je n’ai plus ma chance et... Tu m’as laissé tomber. Même si j’ai tellement besoin de toi, là, maintenant et ce pour toujours...

La jeune femme décrocha son téléphone.
- « Allo ? »
- « Mademoiselle Carter ? »
- « Oui ? »
- « Police des frontières du Texas. »
- « Je vous écoute. » Répondit la jeune femme quelque peu surprise.
- « Vous connaissez un certain Peter Shanahan ? »
- « Oui, en effet. Que se passe-t-il ? » Demanda Sam encore plus surprise.
- « Nous avons le regret de vous annoncer le décès de votre ami, madame ».

Sam resta sans voix, à écouter les condoléances les plus sincères des policiers ainsi que les circonstances de sa mort. Choquée du résultat, ils avaient rompu quelques semaines plus tôt. Cela ne pouvait pas être une coïncidence.

Et oui, si tu n’étais pas entrée dans mes pensées, si tu n’avais pas détruit toutes les barrières que je m’étais forgées, si tu n’avais pas été celle que tu seras toujours, je n’aurais certainement pas perdu la tête... Du moins, j’aurais eu les yeux en face de ma route et non pas bandés par des souvenirs intenses du couple que l’on a pu être. C’était une fierté tu sais, t’avoir comme femme à mon bras. Je ne pouvais pas être plus fier de toi. C’est ainsi que dans un nuage de poussière, une poussée du turbo et sûrement un peu trop rêveur, j’ai préféré laisser mes souvenir à la falaise en face. Je suis sûr qu’elle saura quoi en faire. On a jamais trop d’une falaise pour nous prier.
Je te souhaite seulement d’être heureuse.

FIN

Pour accéder aux commentaires : Connexion

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?