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Il y a trop de gens qui t’aiment

Gynnie, mardi 20 décembre 2016

- Bonjour Cameron ! Lança Sam.
- Bonjour, Sam. Content de vous revoir. Répondit Cameron en boutonnant ses poches.
- Désolée de ne pas vous avoir rappelé plus tôt, mais, je dois installer la nouvelle hyper propulsion et les systèmes de communication ont été bloqués par le téléchargement d’un programme de navigation Asgard... Excusez moi je m’égare.
- Vous m’avez l’air en forme ?! Expliqua Sam.
- Je vous remercie... Dîtes donc Sam, vous ne voulez pas réintégrer SG-1 ? Demanda-t-il d’un ton fataliste.
- J’ai appris que vous en repreniez les rennes, c’est génial ! Sourit Sam.
- Je ne plaisante pas ! Revenez ! Vous ferez de la recherche pendant votre temps libre, comme avant ! En plus, le Dr Lee n’arrête pas de dire que vous lui avez piqué son boulot... Se lamenta Cameron.
- C’est vrai ? Demanda Sam surprise.
- Nan, j’ai tenté le coup...
- J’avais de très bonnes raisons de m’arrêter.
- Et j’avais de bonnes raisons de vouloir ce poste, par exemple : travailler avec vous, mais par pitié, ne me dîtes pas que... Ça vous touche ? Demanda Cam.
- On travaillera ensemble souvent !
- Vous n’allez plus partir en mission ! Comment on fera pour sauver le monde ?
- Pour sauver le monde, je me ferais un plaisir de venir vous aider.
- La prochaine fois qu’il faudra sauver le monde, ce sera sûrement parce que j’aurai fait une erreur et que vous n’étiez pas là pour la rectifier. Dit-il le regard perdu. Faisons comme si je n’avais rien dit...
- D’accord. Désolée je dois y aller. Répondit Sam en regardant derrière elle.
- Ouai. Je vous inviterais au mess quand vous serez redescendue sur Terre.
- D’accord ! Au revoir. Dit elle en souriant.

Elle avait continué sa vie sur le Dédale, puis dans la zone 51. Et finalement, le général l’avait faite appeler quelques mois plus tard. C’était O’Neill qui le lui avait dit. Il était venu la trouver dans le Nevada, à la zone 51. C’était pas peu dire qu’elle avait été surprise.

- Mon général ?
- Carter...
- Qu’est-ce que vous faites là ?
- Je me promène, comme vous pouvez le voir.
- Je doute que vous soyez venu ici juste pour vous promener. Affirma Sam en se remettant au boulot.
- Vous n’avez pas changé.
- Je vous demande pardon ?
- Voilà 6 mois que je ne vous ai pas vu travailler et je viens frapper à votre porte.
- C’est un bonjour, et je retourne à mon travail.
- Le travail c’est la santé mon général. Répondit Sam sur la défensive.
- Cela dépend pour qui...
Sam rigola et se retourna vers lui.
- Qu’est-ce qui vous amène mon Général ?
- Pourrions nous en parler dans un lieu plus... Discret ?
- Si vous le souhaitez. Répondit-elle surprise.

Elle ne savait pas ce qu’il allait lui demander. Mais ça paraissait sérieux. Elle l’avait emmené au mess, à 15h, ils avaient environ une heure avant les courants d’air pour le quatre heure. Et ensuite, ils seraient tranquilles jusqu’au soir.

- Je vous en prie, installez vous. Dit Sam.

Le général s’installa et la regarda droit dans les yeux.

- Je ne voulais pas vous demander cela, sauf que je suis responsable des équipes de défenses terriennes. Je me dois donc de protéger comme bon me semble et d’envoyer mes hommes où on a le plus besoins d’eux.
- Qu’est-ce que ça veut dire ?
- Sam, le SGC à besoins de vous. Je suis désolé.
- Jack... Tu ne peux pas nous faire ça ! Lança Sam les larmes aux yeux.
- Moins fort Sam. Je n’ai pas le choix.
- Bien sûr que si tu l’as le choix ! Il n’y a pas que moi qui soit douée en matière scientifique !
- C’est un cas plus grave. Tu te doutes que je n’ai pas fait ceci sans réfléchir.
- J’en doute Jack... Répondit-elle en détournant le regard.
- Nérus, un goa’uld, est arrivé sur Terre il y a peu. Un ori à envahi une planète Jaffa. Il a formé un champs de force autour de lui et de la porte des étoiles. Elle est ouverte depuis deux jours. Commença-t-il pour éviter les larmes et les justifications.
- C’est impossible !
- Et pourtant... Tous nos scientifiques se sont penchés sur le cas. Sauf toi.
- Jack, je t’en prie ne fait pas ça... Supplia Sam, une larme coulant sur sa joue. Notre histoire débute à peine.
- Il n’y a pas eu d’histoire. Il faut être réaliste un ciné, un resto, et une soirée pizza...
- Donc pour toi, ça va trop lentement ! Grogna-t-elle.
- Oui. Il me faut de l’action Sam, j’ai besoin d’une femme, pas d’une scientifique. Tu réfléchis trop.

Sam se leva d’un bond. Elle venait de se prendre une gifle. Oui c’était le mot. Alors, toutes ces années à attendre, à travailler. Et puis, elle était partie du SGC pour lui. Et lui aussi, pour leur histoire, ils s’étaient dit qu’ils allaient continuer mais sous une chaîne de direction différente. Et maintenant, au bout d’un mois de rapprochement en tant que « Petits amis », il lui disait que c’était fini. Que tout allait trop lentement. Encore pire, qu’il lui fallait une femme et non pas une scientifique. Alors quoi, elle était un homme ?

- Votre vol décolle demain à 14h, vos affaires sont en cours d’emballage, les camions partiront demain soir pour le Colorado. Votre maison vous appartient de nouveau. Une voiture de l’armée de l’air vous attendra à l’aéroport. Vous vivrez à la base pendant quelques jours, le temps que vos affaires arrivent. De toute façon, je doute que vous sortiez de la base avant plusieurs semaines. N’essayez pas de me contacter. Je ne répondrais pas. Je récupérerais votre voiture à l’aéroport et j’irais la vendre moi même. L’argent pour payer vos factures de fin de mois vous a déjà été prélevé. Au revoir Colonel.

Sam était sidérée, il lui avait lâché ça sans aucune compassion, sans aucun tact, il avait déjà tout prévu. Il s’était mit debout et commençait à partir.

- Jack, je t’en prie, ne fais pas ça... Murmura-t-elle.

Il s’arrêtât sur son chemin, ne se retourna pas et partit.

***

Le lendemain, elle était en costume devant la porte du général, alors qu’il parlait à Jack au téléphone. Elle se décida à avancer.

- À vos ordres mon général. Dit-elle pour lui faire remarquer sa présence.

Il finit sa conversation avec Jack et raccrocha. C’est là que tout recommença.
Le SGC, Daniel, Teal’c, la porte des étoiles, le mess, son labo, c’était la routine. Non, une chose avait changé, elle ne cassait plus du goa’uld, maintenant, c’était les oris. Dix fois pire ! C’était pas de la torture physique, ça non, mais morale. Pire !!! Cela faisait maintenant trois semaines que le problème avait été réglé. Elle était sûre que Syler aurait pu y arriver. Il fallait arrêter de croire qu’il n’y avait qu’elle qui savait réparer ce genre de choses.
Alors qu’elle se rendait chez elle, avec la voiture qu’elle s’était achetée vite fait en arrivant, avec le peu d’argent qui lui restait ; elle mit la radio. « Super ! Une chanson d’amour ». La première chose qu’elle fit, fut de penser à Jack, bien entendu.
Les yeux dans le brouillard, elle mit une main dans ses cheveux qu’elle secoua. Et voilà qu’elle les laissaient pousser. Ils lui arrivaient aux épaules maintenant. Elle avait voulu changer. Comme une femme qui subit un malheur amoureux. Alors, elle s’était colorée les cheveux de mèches cuivrées. Son genre de vêtements aussi avait changé. Jack n’aurait pas aimé ça, mais après tout, tant pis, elle n’était plus avec. C’était bizarre qu’une femme en dépit amoureux ai toujours le besoin de changer, de physique, de vie, de tout ce qui pouvait lui faire oublier l’autre... C’est comme ça qu’à l’aéroport, elle s’était achetée un tee shirt fin à manche longue, bleu marine et rouge violine, avec le bout des manches évasées. En repensant à tous ses changements, les larmes lui montèrent aux yeux, elle écouta donc la chanson jusqu’à chez elle.

Il y a trop de gens qui t’aiment...

Je te regarde parler avec les gens
Tu me sembles si léger, même transparent
J’ regarde passer les jours, la vie en me disant
Je n’ cherche pas l’amour, je m’y attend
J’ te regarde t’amuser, et je fais semblant
Mais je n’ peux pas t’empêcher d’être un enfant
Toi tu fais de grands gestes, tu as l’air si content
Tu vois des fois j’ déteste ce que j’ ressens.

Il y a trop d’ gens qui t’aiment
Mais tu ne me vois pas
Je n’ sortirais pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop d’ gens qui t’aiment
Qui tournent autour de toi
Tous les mots d’amour
Que je sème, tu ne les entends pas.

J’ me sens si loin de toi à des moments
Je n’ voudrais pas qu’ tu croies que je t’attends.
J’ me force à espérer mais je me mens
Alors je te regardes t’éloigner, tout doucement.

Il y a trop d’ gens qui t’aiment
Mais tu ne me vois pas
Je n’ sortirais pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop d’ gens qui t’aiment
Qui tournent autour de toi
Et moi évidemment, je t’aime à mes dépends.

Il y a trop d’ gens qui t’aiment
Mais tu ne me vois pas
Je n’ sortirais pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop d’ gens qui t’aiment
Et tu ne me vois même pas
C’est à cause de toi qu’ je mène
Chaque jour, ce drôle de combat.

Il y a trop d’ gens qui t’aiment
Et tu ne me vois même pas
C’est à cause de toi qu’ je mène
Chaque jour, ce drôle de combat.

Sam descendit de sa voiture les larmes aux yeux. Elle rentra chez elle, posa ses clefs sur la serrure, son sac à main sur la table et enleva ses chaussures. Elle alla directement prendre une bonne douche. Elle mangea une soupe, comme tous les soirs depuis qu’elle était dans le Colorado. Elle fit la vaisselle et alla se coucher. Non, elle ne dormirait pas, elle lirait. Des romans à l’eau de roses, certes, des romans... Mais que pouvait-elle lire d’autre quand son cœur ne cessait de crier. Elle lisait jusqu’à minuit, une heure du matin, parfois, jusqu’à deux heures, quand le suspens d’un chapitre la prenait et que la suite ne pouvait attendre. Puis elle se couchait, oh, elle ne s’endormait pas de suite, il lui fallait bien une heure pour enfin arriver à trouver le sommeil. Mais bon... Ça, elle y était habituée. Les habitudes ne changeaient pas. Lorsqu’elle était à la base, elle travaillait dans son labo jusqu’à minuit, par obligation forcément puisque Daniel et Teal’c faisaient tout pour lui faire rattraper ses heures de sommeil en retard. Ils n’étaient pas au courant. Sauf si Jack... Ah non ! Sauf si le général O’Neill leur en avait touché deux mots. Et la routine reprenait son cour. Sam vivait de routine, elle avait vécu jusqu’ici de routine, elle allait vivre encore de routine. Elle s’en était sortie, pendant un cours moment, elle avait tout fait pour que sa vie soit belle et calme et chaleureuse ! Avec Jack O’Neill, la routine n’existait pas. Mais, elle l’avait laissé s’installer tout de même, le général le lui avait reproché. Et cela avait mit fin à leur relation.

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