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Mses Jones

Gynnie, mercredi 28 décembre 2016

Deux mois étaient passés, alors qu’elle avait fini de faire le ménage chez elle, et qu’elle se retrouvait l’esprit morose à ne pas savoir quoi faire. Pour éviter de trop penser à son amour de toujours, elle alla prendre un bon bain relaxant, elle y versa des huiles essentielles aux senteurs de lavandes et se massa délicatement les jambes. Sa grand mère lui avait un jour dit que c’était bon pour la circulation du sang... Elle n’avait jamais trop cru aux remèdes de grand mère, c’était pourtant pas faute d’avoir essayé... Après s’être bien savonnée et parfumée par la même occasion, elle se retrouva nue devant son miroir en sortant de la douche. Sa peau était blanche, ses cheveux, plus rouges que blonds à présent, avaient poussés d’au moins 10cm. Elle se regarda d’un œil bizarre. Le temps passait vite, elle avait dû se couper les cheveux en lune descendante... Sinon, ils n’auraient pas poussés si vite. Mais après tout, pourquoi pas, elle s’aimait bien avec les cheveux couleur feu. À vrai dire, ses mèches couleurs cuivre avait viré de ton sur une planète ou il y avait trois soleils. Ses mèches avaient déteintes, et se trouvant vraiment horrible, elle s’était colorée les cheveux en rouge. Du coup, ses mèches cuivrées reflétaient ses cheveux au soleil. Elle trouvait que cela allait très bien avec le rouge, le résultat était plutôt étonnant. Ses mèches s’étaient bien mélangées et avaient éclaircie sa chevelure qui maintenant, lui arrivait en dessous de la poitrine. Elle brancha son fer à lisser et se lissa les cheveux. Bientôt, elle savait qu’ils seraient très abîmés, et qu’à ce moment là, il ne serait plus question de coloration ou quoi que se soit d’autre. Elle devrait redevenir la Samantha Carter d’avant. Ou alors, porter une perruque. Non ! Pas de perruque ! Elle fit un petit sourire triste à la fille dans le miroir en face d’elle et versa une larme. Pourquoi n’arrivait-elle pas à ce le sortir de la tête ?! Lasse de tout ceci, elle éteignit son fer et ouvrit grand l’armoire de sa chambre afin de se mettre à l’aise. Un string en dentelle rouge, « sexy » aurait-il dit. Elle le mit. Pantalon de soie noir. « Élégante ». Soutien gorge assortit au string « Coquine ». Porte feuille noir en fin tissu « Rebelle ». Sa garde robe avait complètement changé. Bon, elle avait un certain crédit sur le dos, elle devrait peut-être songer à faire comme Rebecca1 et aller en cure de désintoxication du shopping... Ce n’était pas le même contexte, elle se sentait mieux, mais pour combien de temps ? Cela lui permettait juste de cacher un peu plus ses sentiments au fond de son être. Sachant qu’en fait, elle se mentait à elle même, elle descendit dans son salon et chercha son journal intime parmi tous les livres de sa bibliothèque. Elle tomba sur un cahier quasiment neuf, mais plein de poussière. Elle avait dû écrire deux pages sur celui-ci. À qui allait-elle écrire cette fois ? Oh Mme Blues l’avant dernière fois puis, Mlle Valérie la dernière fois... Pourquoi pas Mses Jones ? Elle prit un stylo et s’assit en tailleur sur la moquette.
« Alors Mses Jones, êtes vous prêtes à entendre toutes mes lamentations ? » se demanda Sam.
Puis sa plume la guida à travers le papier.

Mrs Jones

Chère Mrs Jones,
Vous savez qu’il me manque
Vous comprenez Mrs Jones,
J’ai mis dans un coin pour l’oublier.
L’idée même de l’aimer
Je pensais que rien ne pourrait m’arriver.
Mais rien ne s’efface
Tout se redessine
Rien ne se passe
Mrs Jones,
Comme on l’imagine
J’ai essayé, mais ce rêve persiste
Pas facile d’oublier
Ce par quoi l’on existe.

Là, dans mes yeux
Je suis sûre vous pourriez lire
Ces mots d’adieu
Que je n’ai pas su lui dire !

C’est vrai Mrs Jones,
Je pense trop fort à lui
Mais c’est mon cœur Mrs Jones,
Qui commande à ma vie
Y a rien à faire !
Au fond de moi je sens,
Que je me perds,
Même si mon être s’en défend.

Là, dans mes yeux
Il ne vous reste qu’à choisir
Ces mots d’adieu
Que je n’ai pas su lui dire !

Je vous en prie Mrs Jones,
Donnez-moi des nouvelles de sa vie Mrs Jones,
Parle-t-il encore de moi quelque fois Mrs Jones,
Redites-moi qu’il m’aime encore une fois,
Chère Mrs Jones...

Le vide était un peu plus présent dans son cœur, mais elle se sentait mieux. Parler, oui, ça ne la dérangeais pas, mais à qui ? Daniel ? Non, trop précieux autant pour Jack que pour elle. Teal’c ? Oui, pourquoi pas, mais saurait il vraiment la conseiller ? Il n’avait pas toutes ces valeurs terriennes encore, quoique... Après 9 ans de vie sur Terre, il avait dû rencontrer des femmes... ? Qu’elle était bête, il avait Ishta, il n’irait certainement pas voir ailleurs. C’était une belle femme, et elle au moins, savait sauvegarder ce qu’elle était. Elle ferma son cahier et alla le reposer. Elle allait se préparer à manger quand son téléphone sonna.

- Carter.
- Sam ? C’est Daniel. Bonjour !
- Oh, bonjour Daniel. Que me vaut l’honneur de votre appel ?
- Il y a une urgence à la base, bon, qui peut attendre bien sûr, mais j’aimerai aussi vous parler de quelque chose.
- Daniel...
- Je sais que vous êtes en vacances et que vous aimeriez bien y rester pour une fois, mais soyons réaliste Sam, vous broyez du noir. Se justifia-t-il.

Sam soupira alors qu’il avait tout à fait raison. Il l’a connaissait très bien. Et il avait raison, d’un côté, retourner un jour à la base ne lui ferai pas de mal.

- Alors Sam ?
- Oui, très bien, je me prépare et j’arrive.
- Merci.

Sam raccrocha et retourna dans sa chambre pour se changer. Un pantalon de cuir noir, et un gros pull de même couleur. Sa veste de motard et ses rangers au pied, elle fila dans son garage. Elle prit son top case pour mettre son casque et son sac dedans. Une fois ceci fait, elle alla derrière sa maison et enclencha le top case sur la moto. Elle mit son casque et ses gants et le ferma à clef . Elle grimpa sur sa bécane et alluma le contact. Elle accéléra et c’est comme ça qu’elle se retrouva sur la route en direction de la base. Cette merveille ? Ça avait été son plus gros crédit, elle n’avait que ça sur le dos, crédit de voiture, crédit vêtement, crédit moto. Son général l’avait bien mise dans la mouise, pour ne pas dire autre chose. Et voilà, elle repensait encore à lui. Ça suffisait maintenant, n’était-elle pas réputée pour sa répartie dans les affaires comme celle-ci ? N’était-elle pas réputée pour sa force mentale ? Si, alors elle mettrait ceci à exécution coûte que coûte.

Les arbres défilaient autour d’elle, elle ne comptait plus la vitesse à laquelle elle roulait. Ce qui lui importait c’était d’oublier. Pas au point de négliger la vitesse à laquelle elle allait, mais, un peu quand même. Sa main tournait frénétiquement la poignée vers l’arrière pour accélérer un peu plus. C’était simple, encore 10 km/h de plus, et elle atteindrait les 130 sur une départementale. Dans son casque, un sourire apparu, puis elle commença à rire. C’était tellement bon, sentir l’adrénaline l’emporter. Se laisser aller. Elle aurait dû faire ça dès le départ. Elle fut obligée de ralentir, l’entrée de la base approchant. Elle signa les papiers au premier arrêt, puis au deuxième. Elle gara sa moto, rangea son casque dans la caisse et prit son sac. Elle descendit au troisième arrêt, à l’intérieur du tunnel et enfin prit l’ascenseur pour descendre au laboratoire de Daniel. Elle ne croisa pas grand monde, quand c’était les vacances d’été pour les enfants, généralement, une grande partie de la base n’était plus là. Les parents passaient du temps avec leurs enfants, ce qui était tout à fait normal. Il y avait souvent des arrangements avec les soldats qui n’avaient pas d’enfants et les formations pour les nouveaux soldats ne se faisaient qu’à la rentrée. Un rythme plutôt scolaire dans une base militaire pour ainsi dire. Sam enleva ses gants et les mis dans ses poches tout en marchant vers la porte de Daniel. Elle toqua et attendit qu’il lui dise de rentrer.

- Bonjour Daniel. Dit elle en lui faisant une bise.
- Salut Sam.
- Qu’est-ce que vous vouliez me dire ?
- Et bien, vous savez que dans quelques jours, j’aurais 40 ans.
- Oui, je sais. Mon dieu que le temps passe vite.
- Oui, vous l’avez dit !
- Et ? Dit elle en enlevant son blouson.
- Et je me suis dit que vous aimeriez venir à ma fête d’anniversaire.
- Vous organisez une fête, vous ? Demanda-t-elle surprise.
- Et oui, j’ai envie de m’amuser un peu, se sera aussi une bonne occasion pour faire découvrir à Teal’c, comment nous fêtons nos naissances... Bien que depuis le temps, il a fait quelques anniversaires...
- Oui, vous avez raison ! Dit-elle en rigolant.
- Alors, vous viendrez ?
- Et bien, normalement oui, mais dites moi quand est-ce ?
- Samedi soir. On ne sera pas nombreux. L’équipe, le général, et des amis proches. - - Vous pouvez venir avec quelqu’un si vous voulez.
- Non, merci, je viendrais seule. Vous savez, je n’ai pas beaucoup d’amis à part vous.
- Vous devriez peut-être vous ouvrir un peu plus... ?
- Vous savez que ce n’est pas facile pour moi.
- Vous avez tellement changé depuis que vous êtes rentrée...
- Oui, j’ai réalisé certaines choses.
- Jusqu’à mettre des pantalons en cuir ?
- Je suis venue en moto Daniel.
- Ah, vous me rassurez.

Les deux personnes se mirent à rire. Sam s’assit au bureau de Daniel, et il parlèrent de tout et de rien.

- Oh fait !
- Oui ? Demanda Daniel.
- Il y avait une urgence ?
- Oui, allez voir à la salle de contrôle. Syler vous expliquera.
- Ok. À plus alors.
- Vous rentrez après ? Demanda le jeune homme.
- Oui, je pense.
- Merci d’être venue.
- Je vous en prie. Merci à vous d’avoir appelé. Lui répondit elle avec un regard sincère.

Sam était maintenant dans son labo, elle n’avait pas eu le courage de rentrer directement. L’urgence n’était pas vraiment une urgence... Elle avait réparé le réseau en seulement deux heures, auparavant, elle l’avait déjà fait... Alors, pour éviter de se retrouver à ruminer chez elle et à tourner en rond parce qu’elle avait envie de ne rien faire, elle était restée ici. Ses joujoux en fer pouvaient bien gagner sur un joujou en peluche ou sur un joujou à moteur... Dépression, oui, elle était bien en train d’y tomber dedans. Cela faisait déjà longtemps qu’elle était en dépression. Ce mal de tête qu’elle se donnait pour éviter de penser à lui, elle ne pouvait même pas dire d’essayer avec quelqu’un d’autre. Elle avait bien vu ce que ça avait donné avec Peter lorsqu’elle avait cru être amoureuse. Au final, elle avait fait du mal à une autre personne qu’à elle même. Alors, elle préférait être seule plutôt que de faire du mal à une autre personne qui aurait la gentillesse de l’aimer telle qu’elle était. En retour, elle ne serait capable que de comparer cette personne à l’homme qu’elle avait toujours voulu et jamais pu avoir. Elle n’arrivait plus à rien faire. Elle avait l’impression de se perdre, de s’oublier pour lui et de devoir se mettre de côté, une fois de plus, pour la sécurité de la planète. Et à cause de qui ? A cause de quoi ? Cet amour, perdu, quand elle avait cru que tout pouvait enfin commencer. Lui, perdu. Pourquoi n’arrivait-elle pas à se sortir de là ? Que lui avait-il fait pour qu’elle en soit autant éprise ? Et lui, comment arrivait-il à lui faire autant de mal, lui n’avait il pas mal là haut tout seul ? Il ne l’avait jamais appelé depuis qu’elle était descendue dans le Colorado. Ils avaient été si près du but. Pourquoi avait-il abandonné si vite ? Trop vite, trop lentement, elle avait la tête qui tournait. Trop de pensées certainement, ce n’était pas vraiment bon. Elle ne savait plus quoi faire. Tout lui faisait perdre la tête, elle n’arrivait même plus à se concentrer sur ses recherches. Et elle se posait tant de questions. Son esprit était tellement flou. Une larme se mit à couler le long de sa joue. Il ne fallait pas qu’elle pleure, non, certainement pas pour lui. Il fallait qu’elle reste droite, coûte que coûte. Elle avait érigé des barrières, elle allait les tenir. Rien ne lui ferait baisser les bras. Une bouffée d’air frais lui ferait du bien... Sa moto. Oui, sa moto.
Sam prit ses affaires et ferma son labo. Elle signa les registres de sortie et s’installa sur sa bécane. Elle mit son casque et démarra au quart de tour. En cinq minutes, elle atteignait déjà les 110. Il fallait tout de même qu’elle fasse attention, elle était dans la montagne et les virages étaient plutôt raides. 130, elle roulait à cette allure depuis un bon quart d’heure, et le froid transperçait sa peau de part en part. L’autoroute ? Non, c’était mieux les petites routes, il y avait plus de sensations. Elle se perdait dans le bruit du moteur, dans la vitesse à laquelle elle roulait, elle se perdait dans les fins traits qu’elle pouvait voir des arbres et du paysage qui se décimait au fil de l’allure. Elle était complètement couchée sur sa moto. Elle voulait gagner de la vitesse. Pendant une heure, elle roula à en perdre la raison. Et personne ne l’avait arrêtée, pas même des flics ou un troupeau d’animaux domestiques. Elle était heureuse de ne pas en avoir rencontré. Elle arriva chez elle et rangea sa moto dans le garage. Elle enleva son casque et rentra chez elle. Elle posa ses affaires puis, monta directement dans sa chambre. Les fortes sensations vécues l’avait épuisé.

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