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Il attend la pluie

Gynnie, samedi 7 janvier 2017

Le samedi suivant, Sam s’habilla en conséquence de l’anniversaire de Daniel. Un top beige et une jupe noire descendante jusqu’au pieds, de sorte à ce que l’on ne voit pas ses chaussures. Elle tressa ses cheveux en deux nattes et les fient passer devant ses épaules. Les mèches les plus courtes furent rassemblées devant son visage. Elle se passa du crayon noir sous les yeux ainsi que du fard à paupières beige afin de faire ressortir ses yeux bleus et son top. Le noir et le rouge assombrissant son visage. Elle rajouta du fard noir à l’extrémité extérieure de ses yeux, et fit glisser sur ses lèvres un rouge à lèvres rose clair. Elle appliqua deux touches de parfum dans son cou ainsi que sur ses poignets. Elle mit dans son sac le cadeau qu’elle avait acheté un peu plus tôt pour Daniel, un livre sur le langage égyptien, même si elle était sûre qu’il n’en avait pas réellement besoin grâce à ses connaissances. Elle mit des escarpins Salomés noirs compensés fermés et sortit.
C’était le moment de profiter, de faire la fête, de se sortir du mauvais pas dans lequel elle était, dans lequel elle s’enfonçait sans arriver à en sortir. C’était le moment de penser à autre chose. Enfin, elle pouvait se sortir de l’eau. Heureusement que ses amis était là. C’est avec un grand sourire sur les lèvres qu’elle arriva chez Daniel.
- Sam ! Je suis heureux de vous voir ! Lança Daniel.
- Moi aussi Daniel. D’être là... Je pense que ça va me faire du bien. Répondit Sam avec conviction.
- Je le pense aussi. Venez, entrez.
Sam entra dans le hall d’entrée et posa ses affaires dans le coin du couloir.
- Attendez ! Cria-t-elle à Daniel qui était déjà en train de s’en aller.
- Oui ?
- Je vous ai pris un petit quelque chose, j’espère que ça vous plaira... Dit-elle en sortant le livre de son sac.
- Oh Sam, il ne fallait pas.
- C’est 40 ans tout de même, on ne fête pas cet âge là tous les jours !
- Oui c’est sûr ! Merci !
Daniel lui fit un bisou sur la joue et regarda le livre.
- C’est un cadeau très significatif pour moi. Dit-il avec émotion.
- Ah oui ? Pourquoi ça ?
- Eh bien, c’est la première langue vivante que j’ai apprise. Répondit-il en levant la tête et la regardant.
- Oh... Je ne savais pas. Je pensais que vous saviez déjà la langue et que vous n’en auriez certainement pas l’utilité. J’avais vraiment peur que cela ne vous plaise pas.
- Eh bien, vous pouvez être rassurée.
- Daniel ! Avec quelle jolie demoiselle discutez vous ? Lança une voix très connue de Sam.
Celle-ci faillit faire un malaise dans le hall d’entrée, ses jambes étaient devenues si tremblantes qu’elle crut tomber. Tout, tout lui revenait en mémoire par flash découpés, se projetant d’une force à lui en faire mal à la tête. Lui se présentant à elle, lui l’invitant au restaurant, lui l’embrassant sur la joue, lui lui rendant visite au travail, lui disant qu’elle était congédiée de la zone 51, qu’elle perdait toutes ses affaires, qu’elle devait se reconstruire une vie, et tout ceci sans lui. Elle n’avait jamais pensé que le revoir lui ferait si mal, et pourtant, elle savait très bien que les retrouvailles, si un jour il y avait des retrouvailles, seraient plutôt corsées. Elle n’avait jamais su, ne s’était jamais posée la question, de comment elle devrait réagir, et comment elle réagirait vraiment. Et elle n’avait jamais pensé avoir aussi mal. Daniel la regarda et lui demanda :
- Sam, ça va ?
La jeune femme ne répondit pas et s’adossa contre le mur.
- Vous ne m’aviez pas dit qu’il serait là. Souffla-t-elle.
- Si, je vous ai dit que le général serait présent...
- Non ! Enfin... Je ne m’attendais pas à ce que vous parliez de lui...
- Sam, il y a un problème avec Jack ?
- On parle de moi ?! Lança la voix de Jack juste derrière Daniel alors qu’il se retournait et découvrait la jeune femme. Oh, Daniel, on change de style de femme à ce que je vois ! Cheveux rouges, c’est pas mal ! Mais je les préfère naturelles, blondes pour ainsi dire.
- Jack !
- Oui ?
- Savez vous de qui vous parlez ? Lui demanda Daniel alors que Sam avait toujours la tête baissée et que les larmes montaient inexorablement à ses yeux.
- Oui, de votre future petite amie. Ne vous méprenez pas mademoiselle, je ne voulais pas vous vexer, c’est mon humour, il peut paraître bizarre ou déplacé parfois.
- En effet, votre humour était déplacé. Murmura Sam.
- Carter ?!!! Cria Jack.
La jeune femme ne répondit pas. Trop occupée à ne pas laisser couler ses gouttes d’eau qui ne voulaient vraiment pas partir. Elle ne s’était vraiment pas attendue à le trouver ici, et si elle avait su, elle ne serait certainement pas venue.
- Sam, est-ce que ça va ? Redemanda l’archéologue.
Sam releva la tête et lui fit un signe affirmatif de la tête. Cette boule dans sa gorge l’empêchait de parler. Quant au général O’Neill, il n’avait pas bougé et était resté bouche-bée devant elle. Forcément, il ne devait pas la reconnaître avec ses longs cheveux rouges. Il allait ouvrir la bouche quand Sam le devança.
- Je ne veux rien entendre venant de vous. Lui dit elle en dressant sa main entre lui et elle. Je suis désolée Daniel, je crois que je vais devoir y aller. Je... Elle ne répondit pas et se tourna pour récupérer son sac alors qu’elle avalait sa salive de travers. Elle toussota quelques fois alors qu’elle ne pu empêcher les larmes de couler.
- Non Sam, écoutez, je ne sais pas ce qu’il se passe entre vous. Mais, je vous en prie, restez. Il y a Cassie, vous n’aurez qu’à rester avec elle.
- Le problème n’est pas de me caser avec quelqu’un Daniel. Écoutez, je ne vais pas être à l’aise de toute la soirée, cela ne sert à rien que je reste, je ne veux surtout pas vous gâcher votre anniversaire. Dit-elle sincèrement.
- Non ! Je ne veux pas que vous partiez, vous êtes comme ma petite sœur, mon anniversaire ne serait pas comme il devrait être si vous n’étiez pas là...
Sam ne répondit pas et se dirigea vers la porte.
- J’ai trop mal Daniel, je ne peux pas, j’étouffe. Désolée... Murmura-t-elle en ouvrant la porte en courant d’air et en sortant précipitamment.
- Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre vous, mais je ne vous remercie pas du cadeau que vous me faites. Siffla Daniel à Jack.
- Mais je n’y suis pour rien moi ! S’exclama-t-il. D’ailleurs, je vais même la chercher.
Sur ces mots, Jack sortit en courant et rattrapa Sam au milieu de la route en lui attrapant le poignet.
- Sam...
- Ne m’appelez pas comme ça ! Hurla-t-elle alors qu’elle se retournait visiblement très remontée par la situation. Son visage était rouge et son crayon était en train de couler. Les larmes ne cessaient plus et sa respiration était haletante. Elle n’arrivait pas à respirer correctement.
- Écoutez, ne pouvons nous pas oublier cette histoire le temps d’une soirée … ?
- Vous m’avez humiliée, vous vous êtes servi de moi comme de votre jouet, je n’arrive plus à vivre sans être dépressive depuis que vous m’avez renvoyée ici, vous m’avez tout enlevé sans même me laisser le choix. Et sous prétexte de quoi... ? De sauver la terre ?! Mais laissez moi rire !! Dit-elle en éclatant de rire.
C’était au moins ça, pensa Jack, elle se délivrait de tout ce mal qui l’envahissait. Il ne répondit pas, sachant qu’elle avait raison.
- Et vous voulez que j’oublie ?! Mais vous rigolez n’est-ce pas ?
- Non, je ne rigole pas. Oubliez... Rien que le temps d’une soirée, vous irez mieux, et Daniel passera une bonne soirée.
- Je ne crois pas que je puisse donner suite à votre demande. Si pour vous, tout ceci n’a été qu’une bouchée de pain, pour moi, cela a été l’enfer. J’ai tout changé et tout me rappelle encore cet homme qui m’a humiliée, laissée, abandonnée à mon propre sort !
- Allons ne remettez pas tout sur vous ! Il y a pire dans la vie qu’une peine amoureuse. Oui, je me suis remis et oui je vais bien. Et si ça ne va pas je simule. Comment faire passer sa peine avant les autres ? Je ne vous reconnais plus ! Avez vous tant changé pour que vous oubliiez qu’il y a tellement pire ? Vous avez un boulot, une famille, des amis qui vous aime. N’êtes vous pas satisfaite ?
- Vous voulez que je surmonte ? Certes, je vais le faire, mais ce ne sera certainement pas pour vous ! Uniquement pour Daniel. Car il le mérite. Et, autre chose, si vous avez la force de simuler, si vous avez la force de surmonter, pensez que je n’ai pas la même force que vous. Que nous sommes tous conçus différemment. J’ai mes difficultés et mes aisances. Vous ne semblez pas vous rendre compte de certaines choses. Vous m’avez pris ma vie et j’ai dû m’en reconstruire une autre. Il me restait des repères, heureusement, sinon, j’aurais eu bien du mal à tout reprendre en main. Vous ignorez tellement de choses. Mais dur comme vous êtes, je me doute combien cela à dû être facile de mettre fin à toute cette histoire. Vous avez failli me faire perdre mon chemin, heureusement, je ne vous ai pas laissé ce privilège. Mais vous ne savez pas, TU ne sais rien Jack.
- C’est général pour vous.
Sam ne lui répondit pas et lui jeta un regard noir. Et il osait encore monter des barrières après tout ça. Décidément, il n’arriverait jamais à faire les choses bien. Sam retourna chez Daniel furieuse et triste à la foi. Cette colère si longtemps enterrée ressortait. Et ce n’était pas bon pour la suite. La meilleure façon de passer une bonne soirée, même si elle savait déjà que c’était raté, c’était de boire, quitte à dormir chez Daniel. Il fallait qu’elle boive si elle ne voulait pas gâcher l’anniversaire de Daniel. Elle chercha directement la salle de bain afin de se refaire une beauté et elle la trouva rapidement. Son crayon avait un peu coulé, il faudrait qu’elle pense à acheter du waterproof. Elle prit un mouchoir qu’elle passa sous l’eau et enleva les traînées noires aux extrémités de ses yeux. Quand se fut fait, elle sortit et tomba pile sur Jack.
- Décidément. Lui dit-il en lui faisant signe de passer.
Elle ne lui adressa pas la parole et entra dans la pièce festive. L’ambiance était au rendez vous, elle vit Daniel qui avait l’air triste. Par sa faute... Il fallait qu’elle aille le voir au plus vite. Elle alla au self, une sorte de bar qui avait été dressé pour l’occasion. Elle prit la bouteille de jet et se servit un premier verre rempli à moitié, c’était déjà trop pour commencer, mais elle s’en foutait, après tout, il fallait qu’elle s’amuse. Elle mit deux glaçons dans son verre et se dirigea vers Daniel.
- Non, Sam est partie. Expliqua Daniel.
- Mais pourquoi ?! S’exclama Cassie.
- Je suis là.
- Sam ! Cria Cassie en se jetant dans ses bras.
- Doucement Cassie, j’ai un verre dans les mains.
- Excuses moi. Je suis tellement contente de te voir !!
- Moi aussi ma puce ! Sam fit un clin d’œil à Daniel et recommençant à parler avec Cassie. Daniel, heureux, s’excusa et retourna à ses invités. Sam était revenue, c’est tout ce qui lui importait. Si elle avait besoin de lui parler un jour, elle le ferait. Il jeta un œil à travers la fenêtre et vit Jack dehors en train de discuter avec Cameron. Cela les occuperait. Vala était au bar, pour ne pas changer. Il alla donc rejoindre ses amis proches.
- Alors, comment vas-tu depuis tout ce temps ? Demanda Sam.
- Super bien ! Je réussis à l’école et je pense peut-être m’intéresser à la gente masculine... Répondit Cassie.
Les jeunes femmes rigolèrent sous le sous-entendu de Cassandra.
- Dis donc, tu ne perds pas ton temps !
- Non, et tu devrais en faire autant. Répliqua Cassie.
- Hum...
- Désolée, je ne voulais pas te blesser. Je sais que c’est compliqué pour toi. Même si je ne comprends pas toujours pourquoi.
- A mon avis, tu comprendras plus tard... Soupira Sam en regardant par la fenêtre.
C’est là qu’elle vit son supérieur avec son collègue. Tous les deux debout, de même corpulence, même taille, un même regard, une même concentration... Mais, c’était Jack qu’elle voyait et pas Cam. Si grand, si imposant, si fort. Elle ne comprenait décidément pas. Pourquoi avait-il rompu le lien ? N’avait-il pas mal lui ? Il lui avait parlé tellement calmement, aucune frustration, un contrôle de lui même parfaitement maîtrisé, elle en venait même à se demander si il avait vraiment simulé de ne pas être bien suite à leur histoire. Était-il possible d’être autant dénué de sentiments dans ce genre de cas ? Il avait l’air tellement à l’aise et lui pourtant, ne buvait aucun verre. Il avait peut-être refait sa vie, peut-être l’avait il oubliée, quelque part, dans un tiroir noir fermé au fin fond de sa mémoire. Peut-être l’avait il vraiment fait disparaître de sa vie... Peut-être ne pensait-il même plus à elle. C’était un sentiment tellement horrible que de devoir se dire que tout était terminé... Cela lui faisait tellement mal...

Il attend la pluie

Il pose son regard au ciel
Pour trouver un nuage
Il s’accroche car ce soir c’est juré
Dieu donne un orage
Il peut rester des heures
A guetter en silence
L’hypothétique douceur
Qui serait pour lui la délivrance

Il attend la pluie
Il attend la pluie

Ce soir il y a dans l’air
Comme un parfum de délivrance
Le moins que l’on puisse croire
C’est qu’en fait la vie recommence
Et quand les premières gouttes
Viennent inonder les routes
Regarde il est si loin
On dirait qu’il dort
On dirait qu’il dort

Il attend la pluie
Il attend la pluie

Dans ses poings serrés
Il retient la vie qui va s’en aller
Il attend la pluie
Qui pourrait tout changer
Il rêve d’un paradis
Pour ceux qui vont rester

Il attend la pluie
Il attend la pluie

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