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Elle, tu l’aimes

Gynnie, jeudi 12 janvier 2017

- Tu m’as l’air bien pensive ! Lança Cassie.
Sam sursauta à l’entente de la voix qui venait de la déranger dans ses pensées.
- Heu... Quoi ?
- Je disais que tu étais vraiment pensive, et je vois que ça se confirme. Dit la jeune femme en rigolant.
- Oui...
- Tu penses à lui ? Demanda Cassie en donnant un coup de tête vers la fenêtre afin de désigner Jack.
- Oui.
- Viens, allons le voir.
- Non ! Je n’ai pas envie de bouger, en plus, il pleut dehors.
- Oh allez !
La jeune femme ne lui laissa pas le choix de dire oui ou non, elle prit sa seconde maman par le poignet et l’emmena vers la porte fenêtre pour sortir.
- Attends, je prends un verre. Tu en veux un ?
- Encore ?! Non merci. Mais toi, si tu veux rentrer, tu devrais te calmer.
- Hey ! Je te rappelle que j’ai 20 ans de plus que toi ! Grogna Sam.
- Et alors ?
Sam ne répondit pas et se servit un nouveau verre de Get bien rempli. Les jeunes femmes traversèrent le jardin pour arriver avec les deux hommes. Ceux-ci étaient installés sous une tonnelle bien protégée de la pluie par une bâche en plastique. Sam détourna la tête au moment ou Jack regarda vers elle.
- Mesdames, quel plaisir de vous voir vous joindre à nous. Dit il en prenant Cassie par les épaules.
Le cœur de Sam se serra, elle n’était pas jalouse, elle aurait juste voulu qu’il l’a prenne dans ses bras elle aussi. Même si, à l’avenir, cela paraissait irréalisable.
- Sam avait un regard insistant dans la salle à manger et elle commençait à rêvasser, je me suis dit qu’on allait venir vous voir. Expliqua Cassie.
- Hey ! S’exclama Sam. Ce n’est pas vrai !
Cassie avait au moins le don de la faire parler et réagir. Jack en était heureux, il pouvait enfin profiter de la jeune femme sans qu’elle ne se braque contre lui.
- Carter ? Un regard insistant ? Sur qui ? Demanda Jack.
- Tu ne t’en doutes pas un peu ?
Bien sûr que si il s’en doutait, mais il aurait aimé l’entendre de la bouche de la jeune femme.
- Non...
- Et bien, elle regardait à travers la fenêtre, alors fais en tes conclusions ! Lui répondit Cassie.
- Je vois. Cameron, vous avez une touche !
Sam prit une teinte colorée et il crut qu’elle allait recracher son verre.
- Mon général, ne dîtes pas de bêtise ! Contra Sam.
Jack fit l’innocent et proposa d’aller chercher à boire. Il avait vu le verre plein de Sam en arrivant et elle l’avait engloutit comme si cela allait l’aider à l’affronter. Ce n’était certes pas une bonne solution, mais au moins, elle était à l’anniversaire de Daniel.
- Je vais chercher à boire, Cass, tu veux un truc ?
- Ouai... Hum, une coupe de champagne ?
- Je t’apporte ça. Cameron ?
- Un whisky.
- Carter ? Une coupe de champagne aussi ?
Sam ne répondit pas mais hocha la tête affirmativement. Cela ne lui ferait que du bien, et le Get commençait à la dégoûter.
- Alors Sam ? Tu vois, il n’a pas été méchant ou quoi que ce soit... Dit Cassie.
- Je n’ai jamais dit qu’il était méchant. S’étonna Sam.
- Tu ne voulais pas venir.
- Certes, mais ne va pas dire des choses que je ne dis pas. Je me suis toujours très bien entendue avec le général O’Neill.
- Oui, c’est vrai.
- Ha ! Tu vois !
Ne voulant pas que le silence s’installe, Sam continua.
- Vous ne parlez pas beaucoup Cameron !
- Non, en effet. Je suis fatigué, d’ailleurs, vers 00h00, je partirais. Sinon, je crois que le canapé de Daniel aura un invité pour la nuit.
Sam et Cassie rigolèrent à la phrase de Cameron. Heureux de les avoir fait rire, il continua sur sa lancée jusqu’à que Jack revienne.
- Eh voilà pour vous mesdames, et pour vous Mitchell.
- Merci ! Dirent-ils en chœur.
- Alors Jack, comment ça se passe à Washington ? Demanda Cassie.
- Bien, la paperasse commence à m’énerver mais tu sais ce que c’est, je ne t’apprends rien.
- Bien entendu.
- Comment ça tu sais ce que c’est ? Demanda Sam.
- Eh bien, Jack m’a emmené à son travail, et j’ai été embauché comme secrétaire.
- Ah bon ?! Tu ne me l’avais pas dit ?! S’exclama Sam.
- J’ai essayé de te joindre mais tu n’es pas souvent disponible.
- Oui, tu as raison, d’autant que j’aurais pu t’appeler, mais j’étais tellement dépassée par certains événements que... Je t’ai complètement oubliée. Alors racontes !
- Oui, c’est ce que j’ai cru comprendre. Eh bien, un jour où Jack m’a invitée à manger avec lui, je suis allée au Homeworld Security afin d’aller le chercher puisque je ne le voyais pas descendre. Et j’ai attendu dans la salle d’attente jusqu’à ce que Jack me fasse entrer dans son bureau. Il y avait tellement de papiers et il avait l’air tellement débordé que je me suis mise à l’aider. Et au bout d’une heure on est allé manger. Il a remarqué que la moitié des papiers avaient disparu de son bureau, alors il a décidé de m’engager à mi-temps, ça me permet notamment de payer mes études.
- C’est bien tout ça ! Dit Sam pour répondre à sa « pseudo » fille.
Mais Sam ne put s’empêcher de retourner dans ses pensées. Il l’avait invitée à manger avec lui. Elle, même quand ils avaient cette « pseudo » relation, il ne l’avait jamais invitée sur son lieu de travail. Elle n’allait pas être jalouse de Cassandra tout de même ! Non, c’était purement amical, cela elle le savait, mais elle aurait tellement aimé être à sa place !
- C’est tout ce que ça te fait ? Demanda Cassie.
- Non ! Dit Sam en sortant de ses pensées. Bien sûr que non, je suis super contente pour toi. Juste... Est-ce que tu arrives à t’en sortir avec tes cours à l’université ?
- Oui, ça va, je t’avouerais que parfois, j’aimerai que ça se calme. Mais j’imagine que c’est le prix à payer si l’on veut réussir. Et puis, depuis la semaine dernière, je suis en stage en Floride, je ne peux donc pas me permettre d’aller travailler.
- Ah bon ?! C’est génial la Floride. Mais attention à ne pas négliger ta santé !
- Ne vous inquiétez pas pour ça. Cassie est surveillée. Déclara Jack.
- Comment ça ? S’étonna Sam.
- Cassie vit maintenant chez moi. N’ayant pas l’argent pour se payer un internat ni même un petit studio, je lui ai proposé de venir à la maison.
- Mais... Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Vous avez des horaires décalés ! Comment faites vous pour le ménage et la cuisine ? C’est ça qui te prend autant de temps Cassie ? J’espère que tu ne fais pas le ménage tout de même ! S’indigna Sam.
- Carter ! Comment pouvez vous penser une telle chose ? S’exclama Jack.
- Mais enfin ! Elle a des heures de cours complètement dérangées et travaille à mi-temps avec vous. Quant à vous, vous travaillez de 7h à 18h sans interruption et sans compter vos heures supplémentaires. J’ai de quoi me poser des questions !
- Oui, elle a raison. Confirma Cassie. Ne t’inquiète pas Sam. Jack a une amie super !!
- Une amie ?!
- Oui, cela fait quelques mois qu’elle vit à la maison. Elle ne travaille que le matin. Du coup, lorsque l’on rentre le midi, le repas est fait et le soir aussi.
Sam ne dit plus rien et finit sa coupe de champagne d’un trait. Décidément ce soir était un soir bannit. Son général avait une amie maintenant. Elle aurait tout vu, de toute façon, elle y avait pensé. Jack avait l’air mal à l’aise lui aussi.
- Et comment elle s’appelle ? Demanda Cameron.
- Kerry.
- Kerry Johnson ?! S’exclama Sam.
- Oui, c’est elle. Confirma Cassie.
- Mais elle ne travaillait pas au NID ? Questionna Cam.
- Si, elle travaille plus sur Washington maintenant et fait parfois des voyages de plusieurs jours lorsque le NID a besoin d’elle. Expliqua Jack.
- Et... C’est sérieux entre vous ? Demanda Cameron.
- Non, c’est une amie. On partage un appartement à trois. Cassie à une chambre et moi aussi.
- Où dort Kerry dans ce cas ? Commença Sam alors que son visage était d’une pâleur extrême.
- Avec moi. Répondit Jack.
- Et vous êtes amis ? S’étonna Cam.
- Oui. Nous dormons dans le même lit, mais, cela n’empêche pas la cohabitation amicale.
- Ne me dîtes pas que vous n’avez pas franchi le pas depuis qu’elle habite avec vous ?!
- Eh bien... Commença-t-il avec un sourire. Lorsque l’on a besoin de réconfort, si vous voyez ce que je veux dire, nous sommes là l’un pour l’autre.
- Oh ! C’est une drôle de relation.
- Oh oui c’est sûr ! S’exclama Cassie.
- Sam vous allez bien ? Vous ne dîtes plus rien et je vous trouve vraiment blanche. Dit Cameron.
Sam hocha la tête affirmativement, la boule dans sa gorge ne lui permettait pas d’aligner deux mots.
- Allez lui chercher un petit remontant. Ordonna Jack.
- Tout de suite.
Cameron partit à la recherche d’un whisky pur feu et laissa les trois personnes derrière lui.
- Alors Carter ? On a une petite baisse de régime ? S’enquit Jack.
Sam ne répondit rien et détourna la tête sur le côté.
- Sam, est-ce que ça va ? S’inquiéta Cassie.
- Hum... Répondit Sam en hochant une fois de plus sa tête.
- Assied toi quelque part... Dit Cassie en regardant autour d’elle pour repérer des chaises.
- Cassie, Sam est grande, elle sait se débrouiller. Si elle n’est pas bien, elle nous le dira.
Cassie regarda Jack d’un œil incertain, Sam n’avait fait que boire depuis le début de la soirée, elle s’inquiétait un peu pour sa maman de cœur.
- Hé voilà. Lança Cam en arrivant.
Sam prit son verre et le but d’un coup.
- C’est mieux. Dit elle instantanément.
- Vous en voulez un autre ? Demanda Jack.
- Jack...
- Quoi ?
- Elle en a avalé bien plus qu’accoutumée.
- Et alors, si cela peut l’aider à aller mieux.
- Pas au point de se rendre malade ! S’exclama Cassie.
Personne n’eut le temps de penser à autre chose que Sam. Celle-ci se leva en titubant, et tourna la tête vers la maison. Elle se dirigea d’un pas rapide et non assuré vers les toilettes.
- Oula ! Pas bon ça ! Lança Cameron.
- J’y vais. Dit Cassie.
- Tu ne bouges pas. J’y vais. Contra Jack sur un ton qui ne laissait aucun retour possible.
Jack suivit donc son second en la fixant de derrière.
Elle le sentait, elle sentait son regard posé sur elle. Mais elle ne voulait pas qu’il la suive. C’en était trop. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû rester. Pourquoi Cassie l’avait-elle entraînée vers lui ? N’avait-elle pas subit assez ? Elle faillit se prendre la porte vitrée, mais grâce à Daniel qui la détourna pour la mettre en face du chambranle, elle put éviter une belle bosse bleue sur son front. Elle le remercia d’un bref signe non contrôlé et continua son chemin dans la maison. Ses mains s’appuyaient sur le dossier des canapés tandis qu’elle se raccrochait à l’armoire de la bibliothèque. Elle reprit sa respiration alors que les larmes se mettaient à couler seules sur ses joues. « Mais c’est pas vrai ! Je n’arriverais donc jamais à arrêter de pleurer ?! » se dit-elle mentalement. Elle mit ses deux mains de part et d’autre du mur afin de se soutenir tandis que sa nausée se faisait de plus en plus montante. Son crâne la faisait énormément souffrir et elle avait l’impression qu’elle allait s’écrouler à chaque pas qu’elle faisait. Les toilettes n’étaient plus très loin. Encore quelques mètres et elle y serait. Le mal qu’elle avait si longtemps contenu était en train de lui faire faux bon. Il avait lui aussi mal et voulait enfin sortir de la noirceur du cœur dans lequel il était. Sam étouffait. Elle n’arrivait plus à reprendre sa respiration. Elle toucha la poignée de la porte des toilettes et ses jambes la lâchèrent. Non, pas maintenant, elle ne pouvait pas faire cela à Daniel. Il fallait qu’elle se relève. Une force venue d’elle ne savait où la poussa à se relever. Et une puissance chaude rassurante l’apaisa au niveau de son ventre. Mauvaise idée, c’était son ventre que l’on compressait et donc son estomac aussi.
- Non... Pas vous... Eut-elle simplement la force de souffler.
Heureusement, la porte s’ouvrit d’elle même et elle se retrouva pile poile au dessus des toilettes lorsqu’enfin, les verres qu’elle avait ingurgités un peu plus tôt sortirent de son corps. Jack l’avait prise dans ses bras juste à temps, il avait à peine eu le temps d’ouvrir la porte des toilettes, de la refermer à clef que Sam vomissait déjà des litres et des litres de liquide. La tenant d’une main par la taille et compressant son estomac, il prit également les tresses rouges qui pendaient le long de son visage et les tînt d’une main qui se voulait forte et douce à la fois. Ses deux mains appuyées sur le bord des WC, elle se demandait quand est-ce que tout ceci finirait. Il fallait qu’elle respire. L’air se faisait rare. Évidement, tout sortait et rien ne rentrait. Quand enfin les dernières gouttes furent tombées, elle inhala une grande bouffée d’air frais alors que les larmes coulaient sans pouvoir s’arrêter. Jack la souleva légèrement et tira la chasse. Il ouvrit la porte des WC et se dirigea vite fait vers la salle de bain ou il s’enferma avec elle. Il l’assit contre le mur alors que la tête de Sam roulait sur le mur. Il prit un gant sur le bord de l’évier et lui essuya les lèvres, il fit bien attention à ce qu’il n’y ai plus de restes secs sur les commissures de ses lèvres souples. Il alla ensuite rincer le gant et le mouilla d’eau glacée. Il l’essora et souleva le dos de Sam en la poussant un peu. Il s’installa derrière elle et cala la tête de la jeune femme contre son cou. Elle était brûlante. Il passa un bras autour de sa taille, tandis que de l’autre, il épongea le front de Sam avec le gant glacé. La jeune femme poussa un gémissement de contentement alors que le froid se répandait dans tout son corps. Des frissons se dessinèrent sur sa peau nue alors que Jack resserrait son étreinte.
- Qu’elle idée de se mettre dans un état pareil ! Marmonna Jack.
Sam, plongée dans son bien être glacial, avait complètement oublié qui était la personne qui se tenait contre elle. Elle se rendit bien vite compte que Jack O’Neill la maintenait serrée contre lui. Il devait bien se moquer d’elle maintenant qu’elle s’était laissée aller contre lui. Quelle erreur elle avait fait ! Reprenant les membres de son corps en main, elle utilisa toutes ses forces pour franchir la barrières des bras de son général.
- Sam, qu’est-ce que vous faites ? Demanda Jack en essayant de resserrer son emprise.
La jeune femme ne prononça aucun mot, elle avait tellement peur de régurgiter une deuxième fois qu’elle n’osa pas prendre la parole et usa de ses forces pour se remettre debout. Jack, inquiet de son comportement se leva avec elle, ayant peur qu’elle ne vomisse une deuxième fois. Sam se précipita vers la porte alors que son visage était toujours aussi blanc et qu’elle tenait à peine sur ses jambes. Lorsqu’elle voulut tourner la poignée, la porte ne s’ouvrit pas. Sam souffla et se retourna vers O’Neill, calant son dos contre la porte. Croyant que la jeune femme allait de nouveau vomir, il s’avança rapidement et ouvrit la porte. Sam profita de l’occasion et fila en sens inverse, bousculant par la même occasion un invité de Daniel.
- Hé ! Vous pourriez faire attention ! J’ai un bébé dans les bras. Cria l’homme qu’elle avait failli renverser.
- Veuillez m’excuser. Bredouilla-t-elle, sa tête la faisant souffrir au comble de ce qu’elle avait déjà vécu.
- Carter !! Cria Jack se lançant à sa poursuite. C’est pas vrai ! Jura-t-il.
Sam prit son sac et ses clefs de voiture, Daniel ne lui en voudrait pas si elle partait sans lui dire au revoir. Par contre, pour Cassie c’était différent. Elle était perspicace et risquait de lui poser bien trop de questions après sa fuite. Elle se dirigea donc d’un pas rapide vers le jardin où discutaient toujours Cam et Cass.
- Sam ! Tu vas mieux ? Demanda Cassie en la voyant.
- Pas vraiment, je file, je ne me sens pas très bien. Je pense que je prépare une belle gastro. Je ne t’embrasse pas. Je t’appelle ?
- Euh... Oui, très bien.
- Au revoir Cameron.
- Au revoir Sam.
- Prends soin de toi ! Lança la voix de la jeune femme qu’elle laissait déjà derrière elle.
- Carter ! Lança Jack en la croisant et la rattrapant par le bras.
- Lâchez moi ! Siffla-t-elle alors qu’elle tirait son bras fugacement.
Ayant réussi à prendre la fuite, elle se glissa dans le couloir alors qu’elle fit attention à ne renverser personne cette fois-ci. Elle ouvrit la porte d’entrée et la claqua pour ne pas perdre son temps, sachant son général à ses trousses. Elle parcourut deux, trois voitures dans la rue alors que sa tête lui tournait, puis elle trouva enfin la sienne. Heureusement, il ne pleuvait que de fines gouttes de pluie, sa tête pouvait souffler tandis que le marteau sur ses tempes s’évaporait lentement sous la pluie fraîche. Elle appuya sur le bouton en plastique et la voiture émit un petit bruit signalant son ouverture. Alors que la jeune femme allait ouvrir sa portière, elle sentit une force la projeter contre sa voiture. Sam cria sous la douleur de son dos alors que celui-ci venait de craquer.
- On ne me fausse pas compagnie sans que je n’en connaisse les raisons.
La jeune femme put seulement laisser libre cours au gémissement de douleur, qu’elle ne put retenir en se redressant.
- Sincèrement désolé pour votre dos. Dit sincèrement Jack.
- Et vous pensez que je vais vous croire ? Cracha Sam.
- Je ne vous laisserais pas partir tant que je ne connaîtrais pas les raisons de votre départ précipité ainsi que de votre laisser aller pendant tout ce début de soirée.
- De quel droit vous permettez vous de poser ces questions ?!
- Je suis votre supérieur.
- Cela m’importe peu. Lâchez moi !! Cria Sam, rouge de colère.
- Dîtes moi ce qu’il vous arrive ! Gronda Jack, en jetant des coups d’œils dans la rue, au cas ou on l’aurait vu bousculer Sam. De plus, il l’a tenait par le bras avec une force impressionnante. C’était Samantha Carter qu’il tenait entre ses bras. C’était la femme qu’il avait toujours aimée, et il ne voulait pas qu’elle file comme ça, sans lui avoir dit ce qui la tracassait. Il devait savoir.
- Dîtes moi ! Lui dit-il en la secouant.
- Mais arrêtez ! Avez vous trop bu ?! Se défendit Sam.
- N’éludez pas mes questions !
- Je ne vous répondrais pas, vous allez me lâcher le bras et je vais rentrer dans ma voiture. Répondit calmement Sam en le regardant droit dans les yeux.
- Vous me prenez pour qui ?
- Pour quelqu’un de complètement saoul.
- Mais enfin Sam, qui de vous et moi à le plus bu ce soir ?!
- Je ne répondrais pas à cette question, vous étiez là bien avant moi.
- Je me fous de cette discussion. Que vous arrive-t-il ?! Gronda Jack.
- Et vous alors ?! S’énerva Sam.
- Quoi moi ?
- Vous êtes violent ! Vous me faites mal et en plus vous m’obligez à rester là ! Qu’est-ce qu’il vous prend ?!
Jack semblait à peine se rendre compte de la force avec laquelle il tenait son ancienne coéquipière.
- Veuillez m’excuser.
- Lâchez moi ! Hurla-t-elle.
- Je ne vous lâcherais pas tant que je n’aurais pas les réponses à mes questions.
- Vous n’avez aucun droit. Et certainement pas sur moi. Répondit Sam les larmes aux yeux.
- La preuve en est par elle même. Je ne vous lâcherais pas tant que vous ne m’aurez pas répondu.
- Mais enfin, vous n’avez aucun droit ! Et vous savez déjà ce qui me met dans cet état ! Ne jouez pas l’innocent général. Maintenant lâchez moi et laissez moi partir ! Cria Sam.
Jack, fou de la voir dans cet état se colla à elle, lui teint les avants bras contre la carrosserie et posa ses lèvres sur les siennes dans un baisé fugace. Sans douceur, il appuya ses lèvres si fort contre celles de Sam qu’elle n’avait aucune possibilité de lui échapper. Elle essaya de se débattre, mais n’arriva qu’à se donner un coup sur la tête contre la carrosserie de sa voiture. Seuls ses avants bras étaient tenus, elle déplaça donc sa main et se permit de prendre la partie sensible de Jack dans ses mains et de la serrer très fort. Le général de l’air force se recula en se pliant en deux et dévisageant Sam du regard. Elle en profita pour le pousser et ouvrit la portière de sa voiture. Mais Jack fut plus rapide et attrapa la jeune femme par la cheville.
- Samantha Carter, vous allez rester là et me dire ce qui vous fait réagir comme ceci. Dit il en désignant la partie de son anatomie douloureuse.
- Je n’ai rien à vous dire. Dit elle en essayant de donner des coups de pieds dans le vent afin de récupérer sa cheville.
Jack tira un peu plus et cloua la cheville au sol. Sam se tendit sous la force qu’il mettait à la clouer au sol et son dos craqua une nouvelle fois. Elle poussa un hurlement de douleur alors qu’elle était assise sur le siège conducteur par Jack. Accroupi devant elle, il pouvait voir la douleur qu’elle ressentait et posa sa main sur son genoux.
- Je suis vraiment désolé pour votre dos colonel. Laissez moi vous emmener voir un médecin.
- Certainement pas ! Retirez vos mains de mes genoux général.
Jack enleva ses mains des genoux de Sam et secoua la tête.
- Bon sang Carter, je ne vous demande qu’une seule chose.
- Et moi je ne veux pas vous la donner !
- Ne m’obligez pas à vous l’ordonner !
- Je ne suis plus sous votre chaîne de commandement directe monsieur.
- En effet, mais je commande tout de même vos unités, vous me devez donc obéissance !
Sam laissa glisser une larme d’épuisement et respira longuement faisant durer le suspens.
- Sam... ? Demanda calmement Jack, peiné par la vision si triste de la jeune femme devant lui.
Sam se leva calmement de son siège et se dirigea vers le capot de sa voiture, elle appuya ses deux mains dessus alors que Jack se relevait lui aussi et la rejoignait. Il lui fit un bisous dans le cou alors que ses yeux se fermaient et que son corps se tendait sous la chaleur subite qui la gagnait. Sam respira profondément et se dégagea de son étreinte.

Elle tu l’aimes !

Elle, tu l’aimes, si fort, si fort
Au point, je sais que tu serais perdu sans elle
Elle, tu l’aimes, autant je crois que j’ai besoin de toi

Moi, j’enferme ma vie dans ton silence
Elle, tu l’aimes c’est toute la différence

Elle, tu l’aimes, au point sûrement
D’avoir au cœur un incendie qui s’éternise
Elle, tu l’aimes, et moi sans toi, en plein soleil, j’ai froid

Plus ma peine grandit en ton absence
Plus tu l’aimes c’est toute la différence

Elle, tu l’aimes, si fort, si fort
Au point, je sais que tu pourrais mourir pour elle
Elle, tu l’aimes si fort, et moi, je n’aime toujours que toi

Sam regagna rapidement sa voiture et ferma la portière à clef cette fois. Elle enclencha rapidement la première après avoir mis son moteur en marche. Puis elle démarra au quart de tour, laissant juste le temps à Jack de s’écarter. Lui, réalisait à peine se qu’il venait de se passer. Il regarda la voiture de sa collègue démarrer avec des yeux encore ébahis et tristes à la fois.
- Ce n’est pas ce que tu crois Sam. Murmura-t-il.

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