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Parlez moi de nous

Gynnie, jeudi 19 janvier 2017

De son côté, Sam roulait à vive allure, ses essuie-glaces fonctionnaient au rythme auquel battait son cœur. Son mal de crâne persistait et elle avait dû ouvrir sa vitre pour avoir un peu d’air frais afin de respirer. Les larmes coulaient sans plus pouvoir s’arrêter, sa vue se brouillait et elle serait bientôt obligée de s’accoter sur le bord de la route si elle ne voulait pas avoir d’accident. Elle avait éteint le poste pour ne plus avoir à écouter de chansons morbides et laissait seulement la raison et le cœur faire ce qu’ils avaient à faire. Elle avait été lâche, elle s’était encore laissée aller. Elle n’avait pas su se maîtriser et lui faire face. Elle était nulle à ce jeu la. Et, il le savait pertinemment, il le savait, et à chaque fois que quelque chose clochait, il savait ou appuyer, il savait où était le lieu sensible chez elle. Oh, elle aussi le connaissait, elle aussi savait ce qui pouvait lui faire mal, mais elle, elle n’osait pas. C’était son supérieur, premièrement, et en plus de cela, il était l’homme qu’elle aimait. Elle ne pouvait pas le faire souffrir, c’était impensable. Trop d’amour l’empêchait d’agir comme elle aurait dû. Même sa raison ne pouvait s’assurer de faire souffrir l’homme qu’était Jack O’Neill. Lui, il s’en foutait. Elle en avait eu la preuve, car lui, il l’avait fait souffrir, et il avait pris son pied, ça, c’était sûr et certain. Il avait pris son pied à l’obliger à parler, à lui faire mal au dos et aux bras à force de la tenir comme une brute. Il n’avait pas hésité avant de se jeter sur elle et de lui faire dire ce qu’il voulait absolument entendre. Et tout ceci pour quoi ? Seulement pour le faire jouir de la vue de son second faible et déstabilisée. C’était inhumain. Elle aurait dû être habituée à cette façon de faire, elle aurait dû savoir faire face, face à cet homme si déterminé. Jack O’Neill était humain, mais il agissait inhumainement. Elle ne le connaissait pas comme ça. Cela lui paraissait tellement improbable ! Elle ne put plus réfléchir à tout ceci. Elle était arrivée chez elle, elle ne savait pas comment car à aucun moment elle n’avait été concentrée. Certainement l’habitude de tout faire les yeux fermés, ou bien automatiquement. Une habitude à cesser ceci dit. Car, elle pourrait lui coûter la vie. Sam descendit rapidement de son véhicule, les gouttes de pluies étaient beaucoup plus grosses et le tonnerre se faisait entendre dans le ciel. Elle verrouilla ses portes et couru se mettre à l’abri sur son perron. Elle ouvrit la porte d’entrée et rentra en allumant la lumière et en fermant la porte. Elle s’essuya les pieds sur son tapis de sol et accrocha ses clefs au porte clefs. Déjà qu’elle n’avait pas le moral, si en plus la pluie s’y mettait, elle aurait toutes les difficultés pour revenir au sourire qu’elle s’était habituée à porter. Elle retira ses escarpins et fila dans sa chambre pour enfiler son pyjama, noir pour ne pas changer. Un pantalon de sport en velours noir et un gros pull qui appartenaient sûrement à son frère quand il était plus jeune et qu’il vivait encore avec Jacob et elle. Elle enfila une grosse paire de chaussettes et entreprit de se démaquiller. Ceci fait, elle ne prit pas la peine de manger, ayant trop l’envie de vomir et s’installa directement devant sa télé après avoir fermé les volets. Elle n’aurait jamais cru que les 40 ans de Daniel puissent se passer aussi mal. Ce n’était certes pas la faute du jeune homme, mais elle aurait du prévoir que Jack avait malgré tout des amis, et que ses deux là étaient meilleurs amis. C’était tellement logique, et pourtant, elle n’y avait pas pensé. Certainement la fatigue, ou l’habitude de le savoir à Washington et elle ici, sans nouvelles. C’est vrai, jamais Daniel ne lui avait demandé des nouvelles de Jack ou ne lui en avait donné, au quel cas il aurait pu en avoir. Mais, il n’avait pas l’air d’être au courant pour eux, vu la surprise générée par son premier faux départ. Elle allait devoir s’expliquer une fois encore, pour Cassie, elle avait réussi à détourner ses actes en gastro, « bien piètre mensonge » songea-t-elle. Mais pour Daniel, ce serait autre chose. Et alors, les moindres détails y passeraient. Quoi que, elle aussi avait le droit d’avoir une vie privée, certes, elle devrait s’expliquer, mais elle aurait le choix de ce qu’elle lui dirait tout de même. Un sourire illumina son visage un faible instant. Juste au moment ou elle se dit qu’elle pourrait stopper Daniel dans son élan de curiosité pour le soir de son anniversaire. Et puis, elle lui devait bien ça aussi. Il faudrait aussi qu’elle lui demande comment allait le jeune homme avec le bébé, celui qu’elle avait bousculé lors de la soirée. Bref, elle avait assez ruminé, il était temps d’aller se coucher. Elle éteignit la télé, plia la couverture dans laquelle elle s’était enroulée, et fila se coucher. Elle prit soin de bien se couvrir, et laissa son esprit libre de vagabonder là où les rêves la mèneraient. Même si elle ne se faisait pas grande illusion de la direction qu’ils prendraient.

***

Samantha gémissait dans son sommeil, sa conscience n’était pas tranquille, comme elle l’avait prévue. Sa tête tourna à droite, puis à gauche, et elle retourna à droite. Ses mains se serrèrent sur le drap blanc qui la recouvrait. Alors que la couette s’était finalement retrouvée au pied du lit, la chaleur aidant.
- Jack...
La chaleur de ses doigts sur sa peau l’envahissait, sa main remontait lentement le long de sa jambe, soulevant sa jupe de soie fine. Celle-ci remonta jusqu’à mi cuisse. La main rêche de son homme, abîmée par les combats, et les travaux manuels qu’il avait dû réaliser chez lui, effleurait à peine sa peau si fine et délicate. Même le drap n’était qu’une caresse quand il descendait plus bas sur ses jambes. Sam soupira. Elle aimait être là, elle aimait sa présence, sa chaleur et ce réconfort qu’il apportait. Sa bouche se posa sur le ventre nu de la jeune femme, il posa délicatement ses lèvres sur son abdomen bien tendu, signe du plaisir que procurait ses caresses à la militaire. Après avoir eu la sensation de ce que pouvait être le corps de Samantha Carter, il colla son front contre le ventre ferme mais souple à la fois de la jeune femme. La main de Sam vint se poser sur les cheveux courts de cet homme ténébreux. Elle caressait tendrement ses cheveux poivres sels, rendus doux par un récent lavage.

Sam se redressa dans son lit à moitié endormie, alors qu’une de ses mains vint attraper la grosse couette au pied du lit pour la rabattre sur elle. Elle recala sa tête dans un des deux oreillers, elle fit passer une main sous celui-ci alors que l’autre tenait toujours la couette contre elle. Sam soupira dans son sommeil, signe qu’elle était dans un état profond de léthargie.
La main de Jack remonta un peu plus le long de sa cuisse, passant sur sa hanche, alors que sa jupe s’était retournée sur le passage de cette curieuse. Jack quant à lui, faisait remonter ses baisers tous plus doux les uns que les autres, en remontant vers le haut de son buste, en passant dans le creux que formait ses seins. Il continua sa route en remontant droit vers sa gorge. Il déposa un baiser en son centre et calant son visage entre l’oreiller et la tête de Sam, alors qu’il laissa reposer ses lèvres contre sa nuque. Sam avait plié une jambe afin de l’entremêler à celles de Jack, elle passa une main derrière la nuque de Jack et une autre vint se réfugier sur la main qu’il avait laissé poser sur son ventre.
- Ton ventre est mon endroit préféré... Souffla-t-il.
Sam ne répondit rien et se permit de profiter du moment, sachant que cela ne durerait pas.

La jeune femme se retourna de l’autre côté dans son lit, elle plia une jambe vers elle, alors que finalement, elle se mit machinalement sur le ventre, une main toujours sous l’oreiller, alors que son bras sortait de la chaude protection de la couette, et l’autre était enterrée sous l’autre oreiller. Un autre soupir s’échappa de son nez.
L’index de Jack faisait des vas et viens sur la colonne vertébrale de Sam, il sentait sous ses doigts chaque bosse de sa colonne, chaque vertèbre qui se distinguait par la minceur de la jeune femme. Il déposa ses lèvres sur son omoplate gauche, alors qu’il était du côté gauche de la militaire. Sa tête n’était pas face à lui, il ne pouvait pas croiser son regard. Le drap cachait seulement les fesses arrondies de Sam. Lui même était torse nu, et caché par le drap au niveau de son anatomie. Il déplaça sa tête et mit son nez dans les cheveux de la jeune femme, ils sentaient le lait d’amande douce. Il respira profondément afin de se souvenir de ce parfum tellement doux. Il fit glisser son nez le long du début de l’arrête de sa colonne, à travers sa nuque, puis il descendit jusqu’au milieu de son dos lentement en prenant bien le temps de sentir chaque détail, chaque grain de beauté qui paraissait une infime poussière posée sur son dos. Sa bouche frôlait parfois cette peau, trop souvent interdite. Cette peau soyeuse et préservée, soignée, dorée par un soleil planétaire.
La chaleur se fit ressentir sur le dos de Sam, la couverture et le drap avait glissé au cours de la nuit, et le soleil chauffait le gros pull noir de la militaire. Elle soupira d’aise, sous le bien être qu’elle ressentait. Le soleil n’aidait pas à ce qu’elle ouvre les yeux, elle se retourna pour être enfin en plein soleil et goûter à la vrai chaleur. Sam s’allongea sur le dos, la tête tournée en direction de la fenêtre, un bras se pliant pour apposer sa main à côté de sa tête, l’autre se posant sur son ventre. Ses lèvres s’étendirent en un petit sourire alors que son rêve se rappelait encore à elle. Il était toujours si prévenant, si gentil. Et pourtant, dans la vraie vie, il était tellement quelqu’un d’autre, quelqu’un de si différent. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi elle ne rêvait que de lui en bien, avec tout le mal qu’il lui avait fait pourtant, elle aurait dû faire des cauchemars. Mais non, les nuits qu’elle passait étaient toujours très reposantes, calmes, douces. Cela lui permettait certainement de récupérer après des journées chargées d’émotions comme celle d’hier. Elle ne savait même pas si Jack allait rester quelques temps, si elle devait se tenir enfermée ou si elle pourrait aller faire ses courses tranquille en étant sûre de ne pas le croiser. La vie était tellement triste depuis qu’il avait changé de poste, tout avait changé. Avant de se morfondre plus, Sam ouvrit les yeux et essaya de penser à autre chose. C’était bizarre ça, elle avait rêvé d’elle les cheveux blonds, alors qu’elle avait maintenant les cheveux rouges. De plus, ils étaient mi-longs, voir longs, selon la classification des coiffeurs... Bref, ce n’était qu’un rêve après tout. Pourquoi se poser des questions sur un détail tel que celui ci. Sam enleva son sweet, la chaleur était trop forte avec, elle se retrouva donc en débardeur blanc. Elle repoussa la couverture complètement au pied du lit alors qu’elle s’assit, le drap encore sur ses jambes en tailleur. Elle rassembla ses cheveux sur son épaule droite alors qu’elle jouait avec une mèche en la faisant tournoyer entre ses doigts. Son regard s’était de nouveau perdu à travers la fenêtre. Le soleil brûlait de milles feux, elle aurait peut-être l’occasion d’aller promener. Sam soupira et ses lèvres s’étirèrent en un petit sourire. Qu’elle aimait ce temps, après la pluie, le beau temps. Sam se leva et ouvrit ses rideaux en grand. Elle ouvrit la fenêtre et respira un grand bol d’air frais, les oiseaux chantaient, le soleil brillait, l’air était encore humide, mais il serait vite réchauffé par ce soleil. Elle sourit et reprit une deuxième bouffée d’air frais alors que sa tête lui faisait moins mal que d’habitude quand elle se réveillait avec la gueule de bois. Elle mit sa frange et ses cheveux en arrière alors qu’elle entreprit de s’habiller. Elle enfila une jupe en jean avec un tee-shirt en soie couleur lilas, très léger, où les manches s’évasaient à partir du milieu des avants bras. Elle alla dans la salle de bain et entreprit de lisser ses cheveux longs. Puis, quand elle eu finit, elle se prépara un café dans un mug et se mit contre la porte fenêtre de sa salle à manger, qu’elle avait ouverte précédemment, et elle observa son quartier vivre au gré du temps. Elle aurait tellement aimé vivre comme eux, sans avoir de soucis trop particulier, être comme tout le monde et ne pas avoir une vie tout à fait extraordinaire à sauver les peuples et à savoir ce que personne ne savait. Elle aurait aimé avoir un 4x4 blanc, avec une petite fille et un petit garçon, l’un irait à l’école, l’autre à la crèche. Elle aurait aimé avoir un labrador croisé avec un berger de couleur caramel qui courrirait pour aller se promener et qui prendrait soin de ses enfants. Enfin, elle aurait aimé une maison familiale avec un Jack O’Neill sympathique et aimant qui s’occupe d’elle comme on doit s’occuper d’une femme. Mais, à croire que cela était trop demandé. Elle but ce qu’il restait de son café et alla fermer toutes les fenêtres qu’elle avait ouvertes. Elle mit ses coq sportif blanches et ferma sa porte. Elle s’élança alors à la découverte de son quartier et du petit parc avec lac qui le surmontait quelques mètres plus haut. Sur la route, enchantée par le chant des oiseaux, de petites paroles sortaient de la bouche de la jeune femme. A la fin, elle chantait une chanson.

Parlez moi de nous.

Avec le poids des années
J’ai cherché, nos baisers
Mais après toi le verbe « Aimer »
S’est fermé, comme usé.

Il y a sur mon corps
Le feu de tes doigts
Quelques fois
Ce qu’on croyait mort
Endormit tout au fond de moi.
Et s’éveille encore, quelques fois

Baby, baby, baby, baby, baby, baby

Parlez moi de nous
Parlez moi du passé
Des rêves fous
Qu’on laisse s’envoler
Parlez moi de nous
Des projets qu’on a fait
Quand on perd tout
Que fait-on des regrets...
Que fait-on de ses regrets.

Près de toi j’ai trop rêvé
A hier, à jamais
Mon cœur avait oublié
Quelque part, de s’ancrer

Il y a sur mon corps
Le feu de tes doigts
Quelques fois

Baby, baby, baby, baby, baby, baby.

Parlez moi de nous
Parlez moi du passé
Des rêves fous
Qu’on laisse s’envoler
Parlez moi de nous
Des projets qu’on a fait
Quand on perd tout
Que fait-on des regrets
Que fait-on de ses regrets.

I believe in all this memories
I survive for all this past
Cause this love is my last
I survive for all this old love
I dreams of you, dreams of you !

Parlez moi de nous
Parlez moi du passé
Des rêves fous
Qu’on laisse s’envoler
Parlez moi de nous
Des projets qu’on a fait
Quand on perd tout
Que fait-on des regrets

Parlez moi de nous
Parlez moi du passé
Des rêves fous
Qu’on laisse s’envoler
Parlez moi de nous
Des projets qu’on a fait
Quand on perd tout
Que fait-on des regrets.
Que fait-on de ses regrets...

Baby, baby, baby, baby.

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