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Sempre (Toujours)

Gynnie, dimanche 12 février 2017

- Tu n’en as pas raté qu’un depuis que tu n’es plus là.
- Je peux repasser plus tard si tu veux. Avança Jo.
- Non, reste. Il allait partir.
- En fait... Je suis un ami proche de Sam. Et j’étais venu pour prendre de ses nouvelles. Mais je vois que les choses vont bien pour elle.
- Oh non ! Ce n’est pas ce que vous croyez ! Je suis fiancé... Mais pas avec Sam. J’ai une petite amie et nous sommes très heureux ensemble. Se justifia Jo.
- Oh, je vous prie de m’excuser pour la confusion. S’excusa Jack.
- Je suis Jo, enchanté de vous connaître.
- Jack.
Les deux hommes se serrèrent la main en se souriant tandis que Sam était sur la porte à les regarder faire.
- Vous dîner chez Sam ce soir ? Demanda Jo.
- Heu... Commença Jack en regardant Sam la bouche en cœur.
- Heu... A vrai dire, ce n’était pas prévu. Jack était juste passé pour prendre de mes nouvelles. Déclara Sam.
- Oh très bien. Comme Sam s’apprêtait à faire un bon repas. Je me suis dit que vous deviez y participer. Expliqua Jo.
La conversation s’arrêta là tandis que les trois protagonistes ne savaient plus trop quoi dire.
- Bien... Je vais rentrer chez moi... Dit Jack.
- Je suis heureux de vous avoir rencontré. Déclara Jo.
- Oui, moi de même. Au revoir. Lança Jack.
- Au revoir. Répondit Jo.
Sam ne dit rien et le regarda partir les larmes aux yeux. Elle s’essuya rapidement ses deux perles bleues et croisa le regard de Jo en souriant et l’invitant à entrer.
- Ton ami est cool ! Commença Jo.
- Pas tant que ça en fait...
- Ah... C’est pas l’impression qu’il donne.
- Ouai... Il est habitué à jouer les apparences...
- Ouah ! En fait c’est pas l’amour fou on dirait...
- Pas vraiment non... D’ailleurs, si on pouvait arrêter de parler de ça, ça m’arrangerait.
- Ouai... Désolé. Alors... Qu’est-ce que t’as prévu de manger ce soir ?
- Gaufres de pommes de terre à la truite fumée... Qu’en penses-tu ?
- Je pense que j’aimerais bien partager ta table ce soir. Répondit Jo avec un clin d’œil.
- Ben si ça te chante écoutes ! Aucun soucis. Dit Sam en souriant.
- Je ne peux pas... Ma femme m’attend à la maison.
- Viens avec elle si tu veux...
- Non vraiment je ne peux pas... Je voudrais bien, mais demain on travaille et... Je veux pas la jouer vieux jeu hein... Mais j’ai déjà pas été avec elle aujourd’hui alors...
- J’aimerais profiter d’elle ce soir.
- Waw, j’aimerais bien avoir un homme qui pense autant à moi...
- Tu n’es pas en couple ? Pas de copain... De fiancé ?
- Non... J’ai assez donné sur ce point là...
- Tu parles d’une déception... ?
- Entre autre. Je n’en ai pas eu qu’une. Je ne suis pas vraiment chanceuse avec les hommes.
- C’est parce que tu n’es pas tombée sur le bon.
- Certainement. Mais je commence à ne plus être très jeune... Et si le bon n’arrive pas maintenant... Je ne sais pas vraiment si je le rencontrerais un jour...
- Ne perd pas espoir... Tu as toutes tes chances !
- J’aimerais bien te croire...
Alors que Jo s’était attelé aux fourneaux, Sam finissait de peler les pommes de terre. Elle avait sorti le récipient pour en faire de la purée et s’apprêtait à les mettre dedans.
- Tu devrais rincer tes pommes de terre avant d’en faire de la purée. Je crois pas que se soit possible après...
- Ah oui c’est vrai... Où avais je la tête... ? Dit Sam en rigolant.
- Est-ce que c’est Jack qui hante tes pensées ?
Sam sourit tristement et le regarda en biais.
- Ça se voit tant que ça ?
- Non, mais tu viens de répondre à ma question en une seule phrase... Tu veux en parler ?
- Je ne sais pas si je serais de bonne compagnie après en avoir parlé.
- Sait-on jamais... Peut-être que je peux débloquer un truc... ?
- Serais-tu devenu psychologue en l’espace de quelques heures ?
- Peut-être... T’as pas qu’un seul talent quand tu nais. Dit il avec un clin d’œil.
Sam se mit à rire et lui dit :
- J’aimerais bien connaître tous tes talents alors... !
- Dans ce cas, il faudra que tu m’invites plus souvent !
- Mais bien sûr ! La prochaine fois, c’est ton tour !
- Très bien ! J’en parlerais à Mélanie...
- Qui est Mélanie ?
- Ma femme.
- Oh ! Tu ne m’avais pas dit son prénom encore...
- Tout comme je ne sais pas le tien...
- Je te l’ai dis, moi c’est Sam. Tout le monde m’appelle comme ça !
- Écoute Sam, je voudrais bien t’aider parce que depuis que je t’ai vu, j’ai ressenti une affection pour toi, de l’amitié. Il y a des étoiles d’habitude, dans les yeux d’une femme. Et toi... Tu n’en as pas... J’aimerais que tu me fasses confiance. Je suis sûr, qu’autant l’un pour l’autre, se serait bénéfique...
- Heu... Oui, je suis d’accord pour que l’on soit ami... Mais il est peut-être un peu tôt pour se dévoiler de réelles choses sur nous. On peut peut-être le faire au fur et à mesure de l’évolution de notre relation... ?
- C’est une bonne idée ! Je marche ! Fais attention, ta purée brûle !
- Oh zut !
Jo se mit à rire alors qu’il sortit les poissons de la poêle.
- T’es bien une femme !
- Qu’est-ce que ça veut dire ?
- Que tu te disperses très facilement. Continua Jo en rigolant.
- Ne te moques pas !! Rigola-t-elle en lui donnant une tape sur le dos.
- Ben quoi ! Faut bien s’amuser un peu !
- Dis que je suis ennuyeuse !
- J’ai pas dis ça !
- Tu l’as pensé très fort !
- Comment t’exagères ! Dit il en lui envoyant un morceau d’arête dans sa purée.
- Hey !!! Si je meurs ou que je m’étouffe en mangeant ce soir ! Tu sauras pourquoi ! Se révolta Sam en rigolant.
- Ne t’inquiète pas, tu risques rien... Je suis pompier tu sais...
- J’aimerais éviter d’en arriver là...
Les deux jeunes gens se mirent à rire alors que la soirée c’était plutôt bien passée. Alors que Sam avait formé ses gaufres, elle glissa la purée à l’intérieur et glissa le tout au four.
- J’ai intérêt à aller faire du sport demain... Avec toutes ses calories, je vais avoir de quoi perdre !
- C’est une blague ou c’est sérieux ?
- Non, c’est sérieux ! Je te rappelle que je suis militaire !
- Raison de plus pour attendre de reprendre le boulot avant de faire du sport...
Sam secoua la tête en rigolant alors qu’il avait certainement raison. Elle lui proposa de boire un verre avant de partir, afin de le remercier pour les truites.
- Alors ? Demanda-t-il.
- Alors quoi ? Répondit Sam.
- Que s’est-il réellement passé entre toi et Jack ? Il n’a pas l’air d’un gars mauvais aux premiers abords... Je suis sûr que cela pourrait s’arranger.
- Je ne crois pas non. Tu ne sais rien de tout ça.
- Alors expliques moi. Dit-il après avoir bu une gorgée de sa bière.
- Nous avons été ensemble le temps d’une soirée, mais nous nous aimons depuis 8 ans. Nous avions à peine franchi une étape lorsqu’il a rompu pour des raisons professionnelles.
- Ce n’était donc pas sa faute.
- Pas d’après lui. Mais il est très bien placé dans la chaîne de commandement de l’armée pour laquelle je travaille. Il aurait pu trouver une autre solution. S’il l’a fait, c’est qu’il ne ressentait rien pour moi.
- Es tu sûre qu’il avait d’autres choix ?
- Oui. Mais selon lui, il n’y en avait pas. Il a juste eu une putain de colère en lui et c’est moi qui ai tout pris parce que je me trouvais là pile à ce moment là.
- Tu devrais donc comprendre qu’un homme est parfois fragile.
- Une femme aussi Jo ! Et ce n’est pas parce qu’il a des problèmes ou qu’il ne se sent pas bien que je dois en prendre pour mon grade ! Je ne suis pas un punchingball.
- Je le comprend bien Sam, et je suis tout à fait d’accord avec ça. Mais cela arrive à tout le monde de faire des erreurs. Peut-être que tu devrais lui laisser une chance... ?
- C’est encore trop dur pour moi Jo. Après ce qu’il s’est passé... Je suis complètement tombée, j’ai changé du tout au tout. J’ai fait une terrible dépression. Et j’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre. Je ne veux juste pas revivre ça... Et s’il devait se passer de nouveau ce genre de chaos dans ma vie, je ne suis pas sûre que j’y survivrais. Je n’ai plus personne sur qui m’appuyer, j’ai bien sûr deux, trois amis qui me sont très chers, mais je n’ai plus de famille et chaque épreuve est plus dure...
- Oui mais c’est la vie Sam. Tomber, se relever... C’est la vie. Tu ne pourras pas y échapper même en t’éloignant de ceux qui t’aiment. Car il faut être honnête, cet homme est dingue de toi. Cela se voit dans son regard. Tu ne penses pas qu’il faudrait que tu te réconcilies avec lui pour avancer ? Tu ne penses pas regretter de ne pas l’avoir pardonner pendant qu’il en était encore temps ? Et si il lui arrive quelque chose ?
Sam se recula au fond de sa chaise en baissant la tête. Elle n’avait pas du tout pensé à ça. Ce que Jo disait lui soulevait les sentiments. En effet, cela arrivait à tout le monde de faire des erreurs. Mais pourquoi ne pas être pardonné... ? Il était difficile d’avoir confiance une deuxième fois, bien qu’elle pourrait y aller plus doucement avec lui cette fois. Cela serait difficile, mais possible. Seulement avec du temps.
- Je n’y avait pas pensé à vrai dire... Écoutes, je vais y réfléchir. La douleur est encore vive et je ne sais pas si je pourrais lui faire confiance une nouvelle fois. En tout cas, ce sera difficile. Mais, il est vrai que s’il lui arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerais pas et je passerais ma vie à regretter.
- Je suis heureux de te l’entendre dire. Sache que si tu as besoin d’un coup de pouce ou autre, je suis là quand tu veux. Moi je suis un ami. Je t’aiderais. Je veux que tu saches que tu peux avoir confiance en moi.
- Ouai... J’ai un peu de mal avec la confiance maintenant... Mais j’y penserais. Merci de m’avoir fait réaliser mon erreur.
- Hey ! N’oublie pas que lui aussi à fait des erreurs et qu’il n’y a pas que toi qui doit faire un pas vers lui. C’est à vous deux de faire le chemin ensemble.
- Ouai... J’espère qu’il avancera comme moi j’avance.
- Non, il avancera à son rythme, et tu avanceras au tien. A vous de vous accorder.
- Merci. Répondit Sam avec un petit sourire sur les lèvres.
- Mais je t’en prie. Je vais devoir y aller, mais si jamais tu as besoin, n’hésites pas. Dit-il avec un sourire sur les lèvres. Je te laisse mon numéro.
- Très bien. Merci encore. Passe le bonjour à Mélanie.
- Ce sera fait. Passe une bonne soirée et régales toi avec ce bon petit plat.
- Oui !
Sam le raccompagna à la porte et la ferma à clef derrière lui. Elle regagna sa cuisine et sortit ses gaufres du four alors qu’elles avaient pris une belle couleur dorée. Elle huma légèrement l’odeur en fermant les yeux. Elle prit une assiette et déposa les deux gaufres dedans. Elle ajouta les truites fumées sur le côté et déposa un coulis de sauce greavy. Elle allait se régaler. La jeune femme installa son assiette sur la table basse dans le salon et alluma la chaîne musique afin de regarder vaguement les clips vidéos tout en réfléchissant à la façon de procéder maintenant. Elle se fit chauffer de l’eau dans une casserole et se prépara une infusion tandis qu’elle prenait également un pot de crème brûlée dans le frigo. Une fois prêt, elle éteint le feu et revint s’asseoir sur son sofa. Alors qu’elle était perdue dans ses pensées, un clip passa à la télé et attira son attention.

Sempre, sempre

Si la tendresse et la poésie
Nous ont laissé la nostalgie
Combien de ces choses avons nous perdues
Puisque tu es loin et n’y pense plus
J’ai si mal sans toi
Et tant pis si je ne guérissais pas
Car mes douleurs sont belles a mourir
Chaque fois qu’elles reviennent me dire

Sempre, sempre
Tant pis si pour toi c’était plus jamais
Tous ces mots que tu voulais jurer
Ces paroles qui faisaient espérer
Et qui m’ont brisée

Sempre,sempre
Quelques mots d’amour que tu m’a laissé
Si cet amour est tellement vrai
C’est un vide auquel je ne m’habitue pas
Dans mon âme il y a cet éclat
Cette lueur que l’on n’éteint jamais
Quand on a trop aimer

J’écris ton nom quand la nuit passe
Quand l’obscurité est là
Dans le silence je prie j’oublie tout de ce monde
Et je m’enfuis dans ces douleurs tellement profondes
Et tout ce qui nous sépare reviens me hanter si fort
Comme ces petits riens qui font si mal
Me blessent en regrets de cristal

Sempre,sempre
Quelques mots d’amour que tu m’a laissé
Si cet amour est tellement vrai
C’est un vide auquel je ne m’habitue pas
Dans mon âme il y a cet éclat
Qui revient s’allumer

Sempre, sempre

Quelques mots d’amour que tu m’as laissé
Quelques mots d’amour que tu m’a laissé...

Dans mon âme il y a cet éclat
Cette lueur que l’on éteint jamais
Quand on a trop
Quand on a trop aimer...

Sam se figea et commença à penser à plein de choses en même temps. Il le lui avait promis quelques années plus tôt... Il serait toujours là, toujours présent... Elle pourrait toujours compter sur lui. Mais tout ça n’était que des mots, des non dits. Elle l’avait elle même oublié un temps, comme il devait l’avoir fait depuis longtemps. Elle n’avait vraiment plus rien à retenir de cette courte histoire, et elle n’avait pas à se détruire pour des promesses faites en l’air. Elle avait bien trop perdu de temps... Elle avait changé du tout au tout en si peu de temps et pour une seule chose. Oublier qui elle était... Il était temps qu’elle redevienne la personne qu’elle avait effacé. Elle n’avait pas à changer de personnalité pour une autre, ni même pour quelqu’un. Elle commença à manger son poisson ainsi que sa gaufre tout en continuant de réfléchir aux changements qui s’étaient produits durant ces quelques mois. Sa garde robe s’était obscurcie, ses cheveux lui arrivaient maintenant sous les seins. C’était bien de se sentir comme une femme. Cependant, il était temps qu’elle passe au coiffeur. Demain après le boulot, elle irait. Elle voulait redevenir la personne qu’elle était avant, la blonde aux yeux bleus qui donnait une image d’elle sexy. Un sourire naquit sur ses lèvres tandis qu’elle finissait de manger. Elle posa ses couverts dans l’assiette et déposa le tout dans l’évier. Elle changea de chaîne pour en mettre une plus joyeuse tandis qu’elle gagnait sa salle de bain pour se mettre en pyjama après avoir prit sa douche. Elle enfila son pantalon et sa veste diesel bleue et blanche et attacha ses cheveux avec une pince de sorte à ce qu’elle ait une banane. Elle se remit ensuite devant la télé et apprécia de regarder les dernières nouveautés musicales. Samantha passa quelques temps devant son poste de télévision avant de tomber de fatigue. Elle éteint l’appareil et se dirigea vers sa chambre pour se glisser sous sa couette après avoir fermé les rideaux. Le reste de la nuit se passa sans encombre alors que pour une fois, il n’y avait aucun rêve assez perturbateur pour pouvoir la réveiller.

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