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9 - Tu vas me quitter

Gynnie, dimanche 26 février 2017

Tu vas me quitter

Elle trouva un pub allumé avec de la musique à l’intérieur. Attirée par ce genre d’endroit pour sa soirée, elle s’arrêta sur le trottoir et enleva son casque avant de pénétrer à l’intérieur. Le lieu était sobre, plutôt bien éclairé et il y avait beaucoup de monde avec plus ou moins des personnes de différents âges, hommes ou femmes. Elle se sentait à l’aise ici, et décida donc de s’asseoir près d’une fenêtre, donnant vue sur sa moto et de commander une bière ambrée. Elle ouvrit sa veste en cuir mais ne l’enleva pas de ses épaules. Elle se surprit à penser qu’il manquait quelqu’un ici pour partager sa bière. Un certain général actuellement à quelques kilomètres seulement de sa position. Sam mit un doigt sur le bord de son verre et le fit glisser tout autour. Il y avait une musique diffuse dans le bar, son esprit pouvait donc facilement s’envoler à travers les ondes. Que pouvait elle penser ? Qu’était-elle supposée faire ? Aller le voir ? Le laisser venir ? Ne rien faire ? Elle savait irrémédiablement qu’il serait impossible de faire sa vie sans lui. Elle ne pourrait pas aimer un autre homme, elle était tellement éprise de Jack que malheureusement, elle ne pouvait pas s’accrocher à un autre. Et cela était difficile à vivre pour la jeune femme. Il suffisait seulement qu’il ressente la même chose... Et même si c’était le cas, fallait-il encore qu’ils vivent sur la même longueur d’onde, ce qui était beaucoup plus difficile pour elle. Ou du moins pour lui. Bref, elle ne savait plus. Elle regarda une nouvelle fois par la fenêtre, la nuit était maintenant bien tombée. Elle alla se chercher une deuxième bière, les trouvant franchement appréciables lors d’une nuit telle que celle-ci. Méditer. C’était peut-être la solution à tous ces problèmes... A force de réfléchir, on finissait probablement par se perdre soi même. Ayant les yeux fermés, elle n’avait pas vu qu’un homme s’était assis en face d’elle. Lui ne dit rien, occupé à la contempler, à détailler chacun de ses pores, chacun de ses traits. Il arrivait à sentir le parfum qu’elle portait s’en même en être forcément près. Il ne pouvait pas se dégager de cette vue si belle, si pure. Sam, intérieurement se dit que c’était tout de même fou qu’il ne passe que des chansons d’amour à la radio. Pourquoi seulement sur l’amour, il y avait tellement d’autres thèmes sur lesquelles faire une chanson ?! Elle ouvrit les yeux finalement agacée par sa dernière pensée. Elle sauta littéralement du siège en se levant rapidement sous la peur qu’elle avait ressentie en voyant cet homme en face d’elle. Aucun son n’était sorti de sa bouche, cependant, sa respiration s’était considérablement acharnée. Mais que faisait-il là ? Et comment l’avait-il retrouvée ?
- Bonsoir.
Sam ne dit rien, encore trop choquée par ce qu’il venait de se passer. Elle ne l’avait même pas entendu s’asseoir. Il avait dû se faire très discret.
- Je m’appelle Jack O’Neill. Mais appelez moi Jack.
- Mais à quoi vous jouez ?! Cria-t-elle plus fort que ce qu’elle n’aurait voulu. Elle ne voulait pas crier, elle ne voulait pas se rebeller, mais c’était plus fort qu’elle. Elle avait besoin d’instaurer une barrière entre lui et elle. Il était encore trop tôt, trop dangereux pour boire avec lui. Pour ainsi même l’approcher.
- Je viens boire ici de temps en temps. Je vous ai vue seule, alors je me suis dis que j’allais venir vous voir. Vous êtes nouvelle dans le coin ?
Sam secoua la tête en levant les yeux au ciel. Elle n’arrivait pas à croire qu’il lui fasse ce plan foireux. Alors quoi, on oubliait tout ce qu’il s’était passé avant et on redémarrait de zéro ? Trop facile, trop simple. Si lui pouvait oublier, elle ne pouvait pas.
- J’imagine que les dragueurs du genre doivent être courant par ici. Vous pourriez me croire, si je vous disais que je n’en suis pas un... Et que je ne vais pas profiter de vous ?
- C’est extrêmement difficile à croire. Répondit Sam, toujours debout.
- En tout cas, vous avez une très jolie voix. Continua Jack, un œil s’illuminant sous la réponse de la jeune femme et un sourire en coin.
Sam voulant jouer à son jeu se rassit en face de lui et but une gorgée de bière.
- Et sinon, vous parlez souvent à des inconnues ? Les nouvelles en particulier... ?
- Non. C’est la première fois que cela m’arrive. Il faut dire qu’en rentrant, j’ai tout de suite été intrigué. Vous semblez torturée...
- Non ?! Vous croyez ? Répliqua Sam d’un air dédaigneux.
- Je le pense oui.
Sam ne dit plus rien et secoua la tête, le regard brumeux.
- Je ne suis qu’un inconnu, si vous avez besoin de parler, je suis peut-être le mieux placé. Souffla Jack en voyant sa tristesse.
- Pourquoi je parlerais avec un inconnu qui en sait plus que n’importe qui ici... ?
- Peut-être parce que vous avez confiance en lui... ?
Sam se mordit la lèvre, elle avait eu confiance en lui, mais ce n’était plus le cas. Elle voyait bien qu’elle n’y arrivait pas. Alors pourquoi continuait-elle ce jeu débile ?!
- Je suis en ville pour quelques temps, je descends sur Colorado Springs lorsque je suis en congés. Vous venez souvent ici ? Continua-t-il.
- J’habite ici. Répliqua Sam d’un ton dur.
- Est-ce par choix ? C’est une belle ville, vous savez.
Il voulait la faire parler, et cela marchait très bien. Il excellait dans ce domaine.
- Non, on m’a forcé à revenir. J’étais auparavant dans le Nevada. Souffla-t-elle.
- Le Nevada, ce n’est pas mal non plus... Pourquoi ne pas y retourner ?
- Parce que mon travail ne me le permet pas.
- Votre travail vous rend triste ?
- Non ! Non, bien sur que non ! Non, j’aime beaucoup mon travail.
- Pourquoi dire que l’on vous a forcé à revenir dans ce cas ?
- Parce que j’exerçais aussi mon travail dans le Nevada. Et que cela ma plaisait aussi. Souffla la jeune femme.
- Dans ce cas, qu’elle était la différence entre ici et le Nevada... ?
- Eh bien, ici j’ai mes amis, mais également mes repères car j’ai commencé ici. J’ai également de nombreux souvenirs. Cependant, dans le Nevada, c’était aussi une nouvelle vie, mon... Partenaire était là bas.
- Ah oui... ? Demanda t-il avec une boule dans la gorge.
- Oui... Souffla-t-elle sous la douleur dans son cœur.
- Comment s’appelait-il ?
- Jack... Il s’appelait Jack. Répondit-elle en secouant la tête de haut en bas, d’un air ironique mais visiblement lacée.
- Quel métier exerçait-il lui ?
- C’était mon supérieur... Nous sommes tous les deux militaires.
- Vous parlez de lui au présent ?
- Oui, il est toujours militaire. Il dirige le Homeworld Security à Washington. Et j’ai ma propre équipe dans la base de Cheyenne Mountain.
- Ouaw ! Vous devez être une grande militaire !! S’exclama-t-il.
- J’ai quelques années d’expériences, mais rien de plus, je suis plutôt théorique que pratique.
- Modeste en plus ! Si vous avez votre propre équipe, vous devez exceller dans tous les domaines. Confirma Jack, une nouvelle lueur dans les yeux.
- Qu’est-ce que vous en savez ?! Cracha-t-elle.
Surpris par cette rancœur qui finalement sortirait peut-être, il continua sur sa lancée. Pour le moment, il devait avouer que cela fonctionnait plutôt bien.
- Je suis moi même ancien militaire. Je sais reconnaître un leader.
- Ah... ! Répondit Sam d’un air dédaigneux.
- Vous êtes une personne qui cachez beaucoup de sentiments... J’ai du mal à vous cerner. C’est ce qui m’a attiré chez vous, en vous voyant assise ici.
Sam fit une moue avec sa bouche semblant dire qu’elle se foutait bien de ce qu’il pouvait bien pouvoir dire. Avec le travail psychologique qu’elle avait fait, elle pouvait maintenant faire rentrer une conversation par une oreille et la faire sortir par une autre.
- Puis-je savoir votre prénom ?
Sam se tourna vers le serveur et demanda une troisième bière plus la note.
- En tout cas, je ne dois pas vous gêner tant que ça si vous commandez une autre bière... Même si je ne peux pas savoir votre nom.
Sam le fusilla du regard avant de regarder la note et de la reposer dans le cendrier.
- Et... Vous êtes toujours avec votre... Partenaire ? S’enquit Jack.
Elle avait arrêté de parler, ce n’était pas bon. Il fallait qu’il continue. Quitte à se prendre une gifle en pleine tête s’il allait trop loin.
- Non... Répondit Sam calmement en regardant sa bière.
- C’est lui ou vous qui...
- C’est moi ! Trancha-t-elle sous la surprise de Jack.
- Pour quelle raison ?
- Le travail.
- Vous m’avez l’air d’être une mordue de boulot... Je me trompe ?
- Non en effet. Affirma Sam.
- Vous avez parlé de théorie, vous êtes scientifique ?
- Oui, en astrophysique.
- Ça vous étonne si je vous dis que je déteste les scientifiques... ?
Sam esquissa un sourire. Jack sourit à son tour, illuminé par son visage soudain beaucoup plus relaxé.
- Dans ce cas, pourquoi continuez vous à me parler ? Demanda-t-elle se croyant maline.
- J’ai une préférence pour les scientifiques blondes aux yeux bleus, pas les nunuches, non, les femmes normales, belles et gentilles.
- Je ne suis rien de tout cela, à part pour le blond et les yeux bleus.
- C’est là que vous vous trompez... Murmura Jack.
Sam but une gorgée de sa boisson tandis qu’elle se recalait dans le canapé.
- Je n’ai pas le charisme de ces femmes qui nous prennent de haut, ni même le charme d’une femme à la recherche d’un homme. J’ai peut-être l’intelligence d’une scientifique, mais seulement d’une scientifique. Je suis loin de ce que tous les hommes recherchent et parfois même, je suis loin de ce que je pense être. Affirma Samantha un sourire sur les lèvres.
Elle le rendait fou. Elle souriait tout en se dénigrant. Depuis quand parler de soi en mal pouvait rendre une personne contente ?! Depuis quand Sam se détestait-elle autant ?!
- Vous êtes loin d’être tout ce que vous dîtes ! Réagit un peu trop brusquement le militaire.
Sam se recula au fond de son siège inquiète de sa réaction.
- Je veux dire, regardez vous, vous êtes dans un bar, à boire de la bière, comme une femme tout à fait normale qui veut se faire plaisir. Vous avez une veste en cuir et un casque de moto, ce qui porte à croire que vous vivez également de passion avec la moto que je vois dehors. Vous avez un tact et un répondant incroyable qui me laisse penser que vous ne vous laissez pas faire et que vous devez être exceptionnelle au travail. Je ne sais pas dans quel état se trouve votre... Partenaire. Mais certainement qu’il regrette pleinement cette rupture. Et il a de quoi regretter ! Car je m’appelle Jack, que c’est la première fois que je vous vois et que je suis complètement tombé sous votre charme mademoiselle.

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