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Au Nom d’une Femme (chanson)

Gynnie, dimanche 5 mars 2017

- Je ne suis pas en recherches actuellement. Répondit Sam avec une grimace.
- Votre partenaire ?
- En quelques sortes. Disons que c’est compliqué. Répliqua-t-elle en regardant par la fenêtre.
- Ah oui ? Et pourquoi ?
- Parce qu’il m’a mentit plusieurs fois. Que je n’ai pas confiance en lui. Qu’il m’a laissé croire des choses qui s’avéraient être des illusions. Parce qu’il en aime une autre et que je ne suis pas tout à fait sûre qu’il pense encore à moi. Je n’ai pas eu de nouvelles de lui depuis des mois maintenant...
Bon, ça c’était fait ! La gifle monumentale qu’il avait reçu lui avait bien retourné la tête. Au moins, elle lui avait dit tout ce qu’elle ressentait. C’était aussi ce qu’il avait cherché à faire. Maintenant, il était fixé, il avait ses réponses. Il n’aurait jamais pensé que cela puisse marcher. Au départ, il voulait simplement venir boire un verre dans un pub qu’il connaissait depuis des années déjà. Il revenait ici à chaque fois qu’il descendait sur Colorado Springs. Il aimait s’y ressourcer. Et cette fois, il était rentré dans le pub, avait simplement tourné la tête et l’avait vu là, seule, assise, les yeux fermés. Il était alors allé commander sa bière et s’était installé le plus discrètement possible afin qu’elle ne le remarque pas. Peut-être était-ce pervers, mais il avait souhaité l’admirer, lui tout seul pendant un instant. Et il avait été comblé. Le simple fait de la regarder lui rappelait ses moments qu’ils avaient passé tous les deux à se découvrir, tant physiquement que psychiquement lors de ses rendez-vous romantiques. Si peu nombreux, que ça en avait fait des exceptions. Il faut dire qu’avec leur boulot respectif, même en s’étant rapproché géographiquement, cela avait été très compliqué de se voir. Il essayait à chaque fois de se libérer, mais la faute venait irrémédiablement de lui. Il ne pouvait pas, il avait trop de papiers, trop de dangers à gérer. Malheureusement, cela n’avait pas fait leur bonheur et au lieu de savoir comment dire à Sam qu’elle devait retourner au SGC, et bien il l’avait fait d’une manière hautaine et sans sentiments. C’était peut-être bien ce qui avait manqué à ce moment là. Et il en voyait aujourd’hui l’erreur. Enfin, il savait. Enfin, il pouvait avancer et savoir vers où il devait aller. Il n’avait pas remarqué qu’elle avait fini de boire sa bière et qu’elle s’apprêtait à payer la note. Sam se leva et ferma sa veste en cuir. Jack tourna très rapidement la tête vers elle et lui attrapa le poignet alors qu’elle passait à côté de lui pour sortir.
- Attendez ! Laissez moi votre numéro que je puisse vous contacter. Demanda Jack avec un regard suppliant.
- Je vous ai déjà dit que je ne recherchais personne en ce moment. Répondit-elle du tac au tac en essayant de libérer son poignet et en soupirant lourdement.
- Écoutez C... Mademoiselle. Je suis sûre que nous pourrions nous revoir, j’ai beaucoup à vous offrir. Continua Jack.
- Haha ! Ça m’étonnerais. Je n’ai pas besoin de ce que vous avez à m’offrir. Dit elle en rigolant.
- Dans ce cas, de quoi avez vous besoin ?! S’enquit Jack, curieux de pouvoir lui donner n’importe quoi de ce qu’elle pourrait lui demander.
- J’ai juste besoin d’un peu d’amour... Souffla-t-elle une larme menaçant de couler.
Elle réussit à retirer son poignet de la prise de Jack et sortit dehors en allant vers sa moto. Elle posa son casque sur le chassie et appuya ses deux mains dessus afin de se soutenir et de souffler un moment. Elle n’avait pas prévu d’avoir cette discussion avec lui. Et encore moins qu’il la suivrait dehors. A croire que la conversation n’était pas finie.
- Sam...
- Jack... Souffla la jeune femme alors que les larmes roulaient maintenant seules sur ses joues.
Le militaire n’en menait pas large non plus. Les mots ne sortaient plus, une boule s’était logée dans sa gorge et la détresse de la jeune femme ne l’aidait pas à reprendre contenance. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Elle l’aimait éperdument et il le savait, mais lui aussi était amoureux d’elle du plus profond de son cœur, et pourtant... Ils n’arrivaient pas à passer ce premier cap, à être ensemble. La jeune militaire se tourna vers son partenaire et le regarda dans les yeux en secouant la tête de droite à gauche. Elle aussi se demandait comment ils en étaient arrivés là ? Comment ils avaient pu se perdre aussi loin après avoir pourtant tout fait pour se rejoindre après 8 ans de frustration commune. Jack lui prit la main et la serra dans la sienne afin de lui donner un peu de courage. Elle renifla et sa voix murmura de nouveau une chanson, préférant s’exprimer par cette méthode là.

Au Nom d’une Femme

Au nom d’une femme
Celle qui porte le nom du père et qui le perd
Ce n’est pas sans larmes
Qu’on passe les déserts, les rides, et la peur du vide
Quand on appelle,
Et que tout le monde est sourd
Ce n’est rien qu’un manque d’amour
Et si j’appelle,
C’est que j’attends en retour

Un peu d’amour
Un peu d’amour
J’en réclame
Au nom d’une femme
Un peu d’amour
Un peu d’amour
J’en réclame
Au nom d’une femme

Au nom d’une femme
Elle qui porte l’enfant sur terre
Puis le nom de la mère
Ce n’est pas sans armes
Que l’on passe les guerres
Seule une femme
Sait ce qu’elle perd
Quand on appelle,
Et que tout le monde est sourd
Ce n’est rien qu’un manque d’amour
Et si j’appelle
C’est que j’attends en retour

Un peu d’amour
Un peu d’amour
J’en réclame
Au nom d’une femme
Un peu d’amour
Un peu d’amour
J’en réclame
Au nom d’une femme

J’en réclame
Au nom d’une femme
Un peu d’amour
Un peu d’amour
J’en réclame
Au nom d’une femme

Jack ne se le fit pas dire deux fois et prit la jeune femme dans ses bras. Il la serra si fort qu’il cru la briser. Les bras ballants le long de son corps, elle finit par poser ses mains dans le milieu du dos de Jack. Elle ne voulait ni en faire trop pour le moment, ni pas assez. Cette étreinte dura un long moment, histoire de laisser le temps à la jeune femme de se calmer, et à Jack d’apprécier de la prendre dans ses bras, vides depuis bien trop longtemps.
- Laissez moi une chance... Souffla-t-il au creux de son oreille.
Sam se recula, le regarda et enfourcha sa moto. Elle mit son casque sur sa tête, ses gants, et ouvrit la visière en le regardant.
- Peut-être qu’après cette discussion, vous comprendrez comme j’ai eu mal. Et, oh combien je ne veux plus revivre ça. Peu importe ce que vous ressentez. Lui dit-elle en le regardant intensément.
Jack ne dit rien et la regarda accélérer probablement en direction de chez elle. Il savait que cela serait difficile, il le méritait, mais le challenge en valait la peine, et il le lui prouverait.

Arrivée chez elle, Sam entra dans sa maison, posa son casque sur le meuble à sa droite, elle enleva ses rangers, sa veste et se dirigea vers sa cuisine. En fait, il serait peut-être mieux de manger ici ce qu’elle trouverait. A quoi avait rimé ce stupide jeu avec son supérieur ? A rien, si ce n’est lui expliquer son ressentit, à faire ressortir les douleurs qui étaient devenues éphémères, à de nouveau l’enfoncer plus profondément dans cette démence qui avait fait d’elle une autre. Elle sortit des restes de la veille, et se contenta de les faire réchauffer pour ensuite aller se caler devant sa télé, à la recherche d’un film d’action, qui la sortirait probablement de ses rêveries incessantes. Elle prit son portable et l’ouvrit afin de le mettre en mode silencieux, et se rendit compte qu’elle avait oublié de lire le deuxième message après avoir lu celui de Daniel. Elle l’ouvrit et constata qu’il était de Jack. « Bonjour Sam, je suis désolé que notre entrevue à l’anniversaire de Daniel se soit déroulée de la sorte. J’aurais souhaité que l’on puisse s’expliquer autour d’un verre, ou lors d’une balade. Je serais certainement au parc du centre ville demain vers 13h. Vous n’avez qu’à me rejoindre pour 14h si cela vous tente. Dans le cas contraire, je comprendrais. Jack. »
Sam relut le texto deux fois de suite, que cherchait-il à faire ? A se remettre avec elle ? Il avait peut-être cru que le jeu du chat et de la souris qui durait depuis près de 10 ans entre eux, lui plaisait ? Il s’était leurré ! Elle en avait marre de passer après tous les autres, après les papiers, après les autres femmes, après les filles d’un soir. Elle en avait surtout marre de se gâcher la vie pour un homme pareil et un amour incontrôlable. Après cette entrevue, elle ne savait pas réellement si cela vaudrait la peine de le revoir. Si, certainement que cela en vaudrait la peine, mais le voulait-elle ? Là était toute la question. Elle se remémora alors la conversation qu’elle avait eu avec Jo : « Tu ne pense pas regretter de ne pas l’avoir pardonner pendant qu’il en était encore temps ? Et si il lui arrive quelque chose ? ». Il le lui avait seulement fait comprendre en une phrase, et s’il lui arrivait quelque chose, elle ne se le pardonnerait jamais. Il fallait qu’elle le rencontre. Quitte à ne pas lui laisser gagner les choses si facilement, mais elle devait faire un essai, tout le monde après tout, avait le droit à une deuxième chance. Peut-être qu’il avait comprit, peut-être qu’il avait changé. Elle devait essayer. Sam regarda son film jusqu’au bout, ferma ses volets, et partit se coucher. Pour une fois, elle dormit bien, sans cauchemars venant hanter ses nuits, ni même rêves diaboliquement incorrects. Elle dormit sereine, et avec le sourire.

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