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Tu peux tout emporter

Gynnie, samedi 11 mars 2017

Un jean, un débardeur blanc, des tennis blanches... Un short beige, ce même débardeur blanc et ces mêmes chaussures... Ou... Une robe courte pour l’été ? Raah ! Pourquoi se compliquer la vie lorsqu’elle pouvait être si simple ?! Ce n’était pas comme si elle allait rencontrer le président après tout ! Le jean ferait sûrement l’affaire. Elle enfila donc son pantalon, son débardeur, des socquettes, puis, sortit ses chaussures du placard afin de les mettre dans l’entrée. Elle se dirigea vers sa cuisine afin de se préparer un bonne salade composée et prit finalement le temps d’ouvrir la fenêtre de sa salle à manger, respirant l’air frais du printemps. Elle avait profité de sa grasse matinée ce matin, se mettant en forme pour la journée. Regardant sans arrêt la montre qu’elle avait attachée à son poignet. Il ne fallait pas qu’elle manque ce rendez-vous. Elle sourit rien qu’à l’idée de penser à ce qu’elle lui dirait : « Où avez vous eu mon numéro ? » Cela sonnait peut-être un peu trop agressif... « Bonjour, il faut croire que vous me suivez partout » Peut-être trop nombril du monde... « Bonjour, je m’appelle Sam, et vous ? » Trop direct. « Je crois que l’on fréquente les mêmes endroits ? » Oui, cette dernière serait parfaite pour le saluer si elle le voyait. Elle se mordit la lèvre, pensant que peut-être, il n’honorerait pas le rendez-vous. Après tout, avec ce qu’elle lui avait dit hier, il y avait de grandes chances qu’il ait laissé tomber. Elle soupira et retourna à son plat de salade tandis qu’elle s’en servit un petit peu dans une assiette, jetant de nouveau un coup d’œil sur sa montre. L’heure ne passerait pourtant pas plus vite. Elle devait y être dans une heure. Autant qu’elle se dépêche de manger et d’y aller, comme ceci, elle serait en avance. C’était encore la meilleure solution. Alors qu’elle mangeait, les souvenirs de ces moments passés avec lui lui revinrent en mémoire.

FLASHBACK

- Une salade ? Vous voulez perdre un os ? Demanda O’Neill en la regardant dubitativement.
- J’aime la salade Jack. Vous devriez être content, je vous ai préparé à manger. Répondit Sam.
- Oui ! Je pense que je vais manger ce soir en rentrant.
- Pourquoi, vous ne mangez pas d’habitude ?
- Et bien disons que je mange assez le midi pour ne pas avoir à manger le soir. Ni même à cuisiner. Dit-il en rigolant.
- Je vois... Souffla Sam.
- Mais ce n’est pas grave, je préparerais mon omelette surprise ce soir. Il n’y a pas de mal à me nourrir en salade. Ajouta Jack pour ne pas l’offenser. Peut-être que vous voudriez y goûter ?
- Avec plaisir. Répondit-elle en souriant, ravie de sa proposition.

FIN DU FLASHBACK

C’était aussi ce soir là qu’avait eu lieu leur premier baiser. Elle était arrivée dans son appartement et après un verre de vin chacun, avant même de commencer à manger, il s’était penché vers elle pour la remercier d’être venue et elle avait prit l’initiative d’avancer son visage vers lui. Il avait ensuite pris ses lèvres en bouche, ne souhaitant plus vraiment les lâcher. Ils avaient ensuite mangé, et elle était rentrée chez elle, ne souhaitant pas aller trop loin la première nuit, et évitant ainsi des souffrances inutiles.

Finissant son assiette, elle se leva et posa ses affaires sales dans le lave vaisselle. Elle ferma les fenêtres, mit ses chaussures et sortit de sa maison pour se rendre au parc. Celui là même où l’attendait un certain général de l’Air Force. Sur la route, le sourire ne faisait qu’étirer son visage. Le bonheur pouvait se lire à des mètres. Il avait décidé de lui redonner une chance, elle avait décidé de lui redonner une chance. Une chance d’être heureux à deux, dans un monde où il est de plus en plus difficile de vivre seul, dans une vie où la solitude n’a pas sa place, où le secret fait partie intégrante du métier.
Une fois encore, elle se mordit la lèvre, ne sachant pas si c’était vraiment une bonne décision. Après tout, elle avait déjà tellement souffert. Et elle ne voulait certainement pas recommencer. Mais, il fallait voir le côté positif de la chose, peut-être allaient-ils enfin cesser de se tourner autour. Même s’il n’y avait jamais réellement eu de sexe, pas tant qu’elle n’aurait pas voulu, bien au contraire, mais ils avaient voulu aller lentement. Finalement, elle se rendait compte que s’ils en étaient là aujourd’hui, c’était certainement par l’ampleur des sentiments que chacun ressentait l’un pour l’autre. Avait-on déjà vu une telle fusion entre deux personnes ? Elle n’en avait en tout les cas, jamais fait l’expérience, et elle était bien heureuse que ça lui soit tombé dessus, malgré les souffrances qu’il y avait avec.
Elle était enfin au parc et regarda sa montre, une fois de plus. 12h45, elle avait encore un quart d’heure à attendre. Bon, il lui avait dit de venir à 14h, mais bon, s’il devait y être pour 13h, c’était probablement pour manger, alors, elle pouvait très bien s’asseoir avec lui le temps qu’il mange pendant qu’elle grignoterait quelque chose. Elle s’avança dans le parc, parcourant les jardins de fleurs de l’entrée, sentant par ci par là les fleurs sous son nez, contemplant leur éclat de couleur. Lui rappelant qu’aujourd’hui était un jour de renouveau, de soleil et de fraîcheur.
Bon, il ne fallait pas qu’elle se laisse emporter par ses sentiments tout de même. Mais, peut-être qu’il avait compris ce qu’elle avait vraiment ressenti... Peut-être qu’il était temps de pardonner... Elle s’approcha tranquillement de la fontaine, souriante, elle s’assit sur le bord tout en laissant jouer sa main avec l’eau fraîche et revigorante. Quel plaisir ! Le printemps était vraiment une saison prête à redonner le sourire à n’importe quelle personne, triste ou contrariée soit elle. Écoutant le bruit des oiseaux, sentant la brise sur son visage, laissant le soleil réchauffer son corps. Il y avait ce café de l’autre côté, elle pourrait peut-être y prendre un sirop en l’attendant. Elle le repairerait facilement et lui aussi. Il faisait aussi à manger d’ailleurs.
Se dirigeant vers le café, elle capta sa chevelure grisonnante. Il était déjà là et devait prendre son déjeuner. Se tortillant les doigts sous un soudain stress montant, elle se mordit la lèvre également et fit des pas supplémentaires, prête à aller l’aborder lorsque soudain, une autre tête apparut dans son champs de vision. Une femme, qu’elle connaissait plutôt bien.
Il était en train de partager son repas avec une autre. Voilà pourquoi il lui avait donné rendez-vous à 14h. Il ne voulait pas qu’elle le voit avec elle. ELLE. Elle qui lui avait tout pris. Comment avait-elle pu penser qu’il tenait encore à elle ? Comment avait-elle pu si facilement tomber sous son charme ? Elle avait pourtant monter des tonnes de barrières pour ne pas se faire avoir une seconde fois. Quelle comédie avait-il joué hier ? De toute façon, hier n’avait été qu’un jeu. Hier, avant-hier et tous les autres jours qui allaient avec. Tout ça ne rimait à rien. Il jouait avec elle, jouait de ses sentiments, jouait de son amour qu’elle lui portait.
Qu’est-ce qu’il avait du rire en rentrant chez lui hier soir. Et il avait dû la trouver si pathétique de la voir pleurer devant lui. Aucune larme ne vînt pourtant troubler sa vision, encore trop choquée de le voir présent ici, assit tranquillement dans ce parc, sur cette terrasse, accompagnée de la seule femme sur terre qu’elle pouvait détester autant que les Goa’ulds.
Kerry Johnson avait su conquérir son cœur, et évidemment, comparé à elle, il y avait tout à tirer d’avantageux. Elle était belle et féminine, charmante et souriante, respirant la joie de vivre, ayant une vie normale et tout ce qui pouvait aller avec. Elle avait probablement moins de cicatrices sur le corps, une expérience sexuelle beaucoup plus avancée, et... On y revenait, une vie normale. Tout ce qu’elle n’avait pas. Tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui, une femme seule, à observer un couple en train de manger tranquillement.
Il l’avait pourtant prévenue, il ne lui demanderait pas de partir. Elle s’occupait de tellement de choses dans son appart à Washington. Mais non de Dieu, qu’est-ce que cette bourge prétentieuse venait foutre à Colorado Springs ?! C’était sa ville, son terrain de jeu ! Elle n’avait rien à y faire ! Et encore moins avec Jack ! Elle les détestait tous les deux ! Et tous les hommes et les femmes qui s’étaient mis en travers de son chemin pendant si longtemps ! Une rage s’emparât d’elle si fort ! Sa respiration en devînt saccadée. Lui et elle, elle et lui. Ils allaient bien ensemble, probablement mieux qu’elle et Jack.
Pourquoi restait-elle plantée là, debout, à les regarder s’amuser, parler et manger comme si elle épiait un couple ? Pourquoi restait-elle ici à se faire du mal, lorsqu’elle pouvait prendre ses jambes à son cou et partir en courant se cacher dans sa maison. La maison où elle se sentait si seule, mais au moins où la douleur ne viendrait jamais la hanter, faute de n’y avoir permis l’entrée à personne d’autre qu’elle. Elle le savait pourtant, et... La douleur était si intense, lui broyant les tripes, déchirant son cœur de part en part. Une plainte sortit de sa bouche lorsqu’elle vit la jeune policière se lever de sa place.
Un pas en arrière, un deuxième. Il fallait qu’elle s’en aille, elle ne pouvait pas voir ça, elle ne s’en remettrait pas. Il ne se leva pas. Il resta assit, la regardant simplement mettre son sac sur son épaule. Il fallait qu’elle s’en aille, qu’elle se retourne. Il fallait qu’elle parte maintenant ! Et pourtant, ses jambes refusaient obstinément de bouger, attendant la seule chose qui la réduirait à néant, qui ferait d’elle la même poupée qu’elle avait été il y a des mois de cela. Sous son regard ébahi et choqué, sa bouche ouverte, la jeune femme se pencha sur Jack et déposa ses lèvres sur les siennes dans un doux et long baiser.
N’en pouvant plus, elle prit ses jambes à son coup et dévala le parc en sens inverse, ne laissant pas le temps aux passants de la reconnaître. Elle parcourut les rues la menant à chez elle en sens inverse, aussi vite qu’elle le pouvait, laissant seulement ses larmes prendre le relais sur ses émotions. Elle essaya d’insérer ses clefs de maison dans la serrure lorsqu’elle fut arrivée et se résigna à se mettre dos à la porte, s’effondrant au sol, tandis que ses membres tremblaient beaucoup trop pour arriver à quoi que ce soit. Repliant ses genoux contre elle, ses bras sur sa tête, elle s’enferma dans un manteau noir d’illusions. Laissant à son corps intimer les soubresauts dont il avait besoin pour évacuer ses sanglots et ses pleurs. La vie pouvait parfois être cruelle. Il fallait qu’elle l’apprenne à ses dépends. Elle n’aurait bientôt plus de leçons à recevoir. Elle avait compris, que le bonheur dans lequel elle persistait à se voir ne lui était pas destiné.

Tu peux tout emporter.

Ce qu’il reste du passé
Pleure dans mon âme
Et pour toi c’est terminé
Ton cœur est en panne
Tu sais,tu sais ces sanglots qu’on assassine
Tu sais, tu le sais trop

On aurait pu se donner
Une autre chance
Tout c’que tu veux me laisser
C’est juste un silence
Tu sais, tu sais tous les mots
Tu les devines
Tu sais, tu le sais trop

Tu peux tout emporter
Car il ne me reste rien sans nous
Tout ce qu’il me reste à vivre
C’est cet amour fou dont tu me prives
Reprends tout, tout, tout, tout
Je n’ai vraiment plus rien a perdre
Sans toi ma vie tombe en poussière

Tout ce que j’ai possédé
De plus sublime
C’est ton cœur et nos secrets
Même s’ils m’abîment
Tu sais combien c’était beau
Et tu t’inclines
Tu sais qu’on s’aimait trop

Tu peux tout emporter
Car il ne me reste rien sans nous
Tout ce qu’il me reste à vivre
C’est cet amour fou dont tu me prives
Reprends tout, tout, tout, tout,
Je n’ai vraiment plus rien a perdre
Sans toi ma vie perd sa lumière

Tu peux tout emporter
Car il ne me reste rien sans nous
Tout ce qu’il me reste à vivre
C’est un regret une autre vie déjà brisé
Reprends tout, tout, tout, tout,
Je n’ai vraiment plus rien à perdre
Sans toi ma vie tombe en poussière

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