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Le Cheval Blanc

Gynnie, dimanche 26 mars 2017

L’atterrissage ne fut pas pire que le décollage, il suffisait de s’accrocher, quelques petits tremblements et c’était terminé. Il fallut faire la queue pour descendre, attendre que chacun prenne son sac à main et descendre lentement les marches menant au soleil. Elle ne savait même pas l’heure au fait, elle avait dû s’endormir, faute d’avoir mangé. Son ventre commençait d’ailleurs à le lui rappeler.
- Voyons voir, on a décollé à 19h15, on a 8h25 de vol et 3h de décalage horaire à ajouter. Cela nous donne un total de... Commença à réfléchir tout haut la jeune femme.
- 6h40 si ça peut vous éviter de calculer pendant vos vacances. Répondit un homme en uniforme qui passait à côté d’elle afin de sortir de l’avion.
- Heu... Merci. Vous êtes doué pour calculer aussi vite.
- J’aimerais beaucoup ! Mais je fais ce trajet toutes les semaines, alors on va dire que j’y suis plutôt habitué.
- Ah je comprends mieux dans ce cas. Merci de votre aide.
- Avec plaisir ! Bon séjour !
- Merci !
L’homme continua de marcher dans la file tandis que Sam récupéra tranquillement ses affaires, pas vraiment pressée de descendre de cet avion. Elle n’avait pas vraiment travaillé son itinéraire et elle était une femme seule. Autant, il n’y avait pas que des maniaco dépressif dans le monde, autant, elle voyait assez d’actualités terribles à la télévision pour ne pas avoir un minimum peur de ce qu’elle pourrait trouver la dehors. Surtout si les hommes étaient tous comme ce dernier, à parler aux femmes sans y être invités.

Ce fut une des dernières à arriver dans le hall et à aller récupérer sa valise. Il n’en restait que très peu sur le tapis, la plupart ayant déjà été ramassées, par les vacanciers trop pressés, ou les hommes d’affaires en retard. Il y avait plusieurs possibilités. Le temps de passer sous le portique de sécurité, Sam se rendit compte que l’homme qui lui avait parlé était là également. Elle se contenta de le détailler du regard et de dévier ensuite de trajectoire lorsqu’il la remarqua. Discrètement, il se glissa vers la fin de la file et lui glissa à l’oreille :
- Vous n’avez pas besoin de me détailler du regard vous savez, un sourire aurait suffit.
- Oh... ! Non, vous faites erreur...
- Ne me dîtes pas que vous ne me dévisagiez pas...
- Non ! Si en fait, mais pas pour la raison que vous croyez...
- Ah oui et pour quelle raison dans ce cas ? Demanda-t-il encore en lui coupant la parole.
- Eh bien, je regardais la marque de votre costume, qui à sa qualité et à la finesse de ses coupures, ne peut être que de classe française. Portant un bagage à main, je me dis forcément que vous êtes là pour affaires et vos chaussures sont si bien luxées qu’elles me semble être italiennes à leur forme et leur qualité encore une fois. J’étais donc juste en train de remettre les pièces du puzzle en ordre et de comprendre que le Hummer noir qui attend devant la baie vitrée de l’aéroport ne pouvait être que pour vous. Maintenant, ce que j’aurais aimé comprendre, c’est pourquoi parler à une femme qui n’a pas du tout la même classe que vous et qui elle part en vacances... ?
- Vous avez l’œil ! Répondit-il en rougissant et détournant le regard.
- Vous êtes macho ! Car vous ne vous attendiez pas à ce que je remarque aussi bien qui vous étiez.
- Je crois que je vous aime bien...
Sam se permit seulement un petit sourire en coin, au moins, même si ça n’allait pas fort dans sa vie amoureuse, elle était toujours aussi forte au niveau drague, à tel point qu’elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle faisait.
- Ne vous méprenez pas, je ne vous connais pas, et... J’étais simplement curieuse de savoir pourquoi vous veniez travailler sur une île où vous êtes supposé vous détendre...
- Pour que vous puissiez vous détendre jolie dame, il me faut travailler. Je dois y aller car je suis vraiment en retard maintenant, mais je serais heureux de vous accueillir au sein de mon hôtel, Cheval Blanc Isle de France. C’est l’hôtel le plus cher de l’île, s’il vous plaît, venez y passer votre séjour, je vous offre l’hébergement. Tenez voici ma carte, je vous la signe et vous la montrez à l’accueil, cela prouvera ainsi que ça vient de moi.
Sur ces dernières paroles, il sortit une carte de visite de sa poche et la signa au dos. Il la donna à Sam, qui la lui prit avec hésitation, ne sachant pas trop si elle allait accepter. Finalement, elle retourna la carte de l’autre côté et fut surprise d’y voir les vagues fouler le sable blanc. La bouche et les yeux grands ouverts, elle releva la tête pour complimenter l’homme qui n’avait pas de nom, pour finalement réaliser qu’il n’était plus présent et était déjà en train de se diriger vers la portière côté passager du Hummer. La militaire aurait bien souhaité pouvoir lui poser quelques questions, à savoir si ça ne le dérangeait pas qu’elle reste quelques temps, au moins le temps qu’elle trouve un pied à terre, mais c’était trop tard.
- Madame, c’est à vous. Annonça le contrôleur.
Sam regarda derrière elle et s’aperçut qu’elle était seule.
- Pardon, excusez moi.
Le garde lui fit passer les portiques de sécurité et elle put récupérer sa valise. Elle se faufila dehors alors que le soleil se levait à peine. Accueillant avec plaisir les premiers piaillement d’oiseaux tropicaux. Lorsqu’elle franchit la porte vitrée de l’aéroport, elle ferma les yeux et respira l’air frais et humide de St Barthélémy. Elle était en vacances, et en vraies vacances. Quel bonheur ! Le sourire et la bonne humeur revenant au galop, Sam se dirigea vers un taxi.
- Je peux vous aider ? Demanda le chauffeur.
- Oui, je souhaiterais me rendre à l’hôtel Isle de France s’il vous plaît.
Le chauffeur écarquilla les yeux, sachant que cet hôtel était des plus luxueux et se dépêcha de prendre la valise de Sam. Il la mit dans le coffre, et ouvrit une porte arrière à la militaire afin qu’elle puisse s’asseoir. Le trajet ne fut pas long. La jeune femme fut déposée au pied du port, où des dizaines de bateaux attendaient à quai. Certains plutôt pêcheur, d’autres plutôt yacht et jet privé. Le chauffeur de taxi descendit et ouvrit la portière à Sam qui en descendit tranquillement. Tout de même pas emballée à l’idée de rester ici à attendre elle ne savait quoi, la jeune femme demanda :
- Excusez moi, mais où est l’hôtel s’il vous plaît... ?
- Vous devez prendre le jet privé qui se trouve au bout du quai. L’hôtel est sur l’île privative.
- Combien je vous dois ?
- Ne vous inquiétez pas, c’est l’hôtel qui prend en charge le transport de ses clients. Au revoir et bonnes vacances !
- Je vous remercie... Lança-t-elle dans le vide alors que le taxi était déjà reparti.
Génial, si cet homme m’a menti, je risque d’avoir déjà des ennuis... Pensa Sam tout haut.
Elle regarda autour d’elle et commença à avancer vers le bateau blanc avec un cheval, celui la même que lui avait indiqué le chauffeur. Le jet s’appelait Cheval Blanc et il avait l’air d’être très classe. Elle se demandait bien sûr qui elle était tombée et où elle allait finalement atterrir. Une île privative serait parfaite, sauf si elle avait des ennuis... Elle savait nager, mais pas avec une valise.
- Bonjour Madame, je peux voir votre carte ? Demanda un jeune homme blond au pied de la passerelle menant sur le jet.
- Euh... Oui, je vous en prie.
Sam lui donna la carte de visite et le jeune homme fronça les sourcils.
- Vous êtes la chanceuse du jour à ce que je vois. Dit le jeune homme en souriant.
- Pourquoi ça ?
- Des cartes comme celles là, j’ai dû en voir 4 passer. Et ce n’était que des célébrités. Vous je ne crois pas vous connaître.
- Je ne suis pas une célébrité. Donc cet homme... Qui donne des cartes signées pour offrir l’hébergement... Il le fait souvent ?
- Pas si souvent que ça en fait. Je vous dis, je crois bien que vous êtes la cinquième, ce qui en 15 ans d’activité, n’est pas si énorme. Expliqua le jeune homme.
- Oui, enfin, vous ne me rassurez pas trop...
- Ne vous inquiétez pas, c’est un homme très prévenant et vous allez passer des vacances de rêve, je peux vous l’assurer. Montez, je vous en prie.
Sam ne se le fit pas dire deux fois et commença à monter les marches tandis que le jeune homme l’arrêtât et lui prit sa valise des mains. Il appela un de ses amis et la personne la monta à la place de la jeune femme. L’intérieur du jet était vraiment luxueux, la jeune femme n’osait pas toucher quoi que se soit de peur de salir. Il n’y avait personne à bord pour le moment et perdue seule au milieu de... rien, Sam préféra monter à l’extérieur afin de continuer à s’informer. Sur le pont, elle vit une jeune fille en train de nettoyer le sol, alors que celui ci brillait déjà.
- Excusez moi... S’avança Sam.
- Oui ?! Répondit la jeune fille.
- Peut-être que vous pourrez me renseigner. C’est la première fois que je vais à l’hôtel et je me demandais combien de temps nous mettions en jet ?
10 minutes. C’est la petite île que vous voyez juste derrière.
- C’est bizarre, je ne vois pas d’hôtel... Répondit Sam.
- Oui, c’est parce qu’il est sur l’autre versant de l’île.
Sam s’avança de l’autre côté du pont afin de pouvoir mieux observer le petit morceau de terre. A priori, avec un raz de marée, l’île serait engloutie du premier coup, mais, puisqu’il y avait un hôtel, c’est que cela devait être sûr, surtout depuis 15 ans. Sam se tourna vers la jeune fille qui continuait d’astiquer et lui demanda :
- Ça fait longtemps que vous travaillez ici ?
- Non, pas vraiment, ça doit faire deux mois.
- Et ça vous plaît ? Je veux dire, vous êtes jeune, vous avez tout pour réussir et faire un métier qui vous plaît.
- Non, ça ne me plaît pas, mais je suis globe trotteur et je travaille pour gagner de l’argent et continuer mes voyages.
- Oh ! Je trouve ça génial ! S’exclama Sam.
- Oui, moi aussi. Rigola la jeune femme.
- Je peux m’appuyer sur la balustrade ? Demanda la militaire, toujours aussi récalcitrante à toucher quoi que se soit.
- Bien sûr, c’est fait pour.
- Tout est tellement propre que j’ai peur de salir.
- Oui, je pense un peu la même chose que vous, j’ai plus peur de salir en nettoyant. Dit-elle en rigolant.
Sam lui fit un petit sourire et se prit à regarder le paysage autour d’elle, qui la transportait dans un tout autre monde. Le soleil, l’eau turquoise, la douceur de l’air sur sa peau, un endroit où il faisait bon d’être à n’importe quelle heure de la journée. Le bateau bougea lentement, rappelant l’effet tanguant à Sam. Le jeune en bas de la passerelle avait remonté cette dernière et était en train de détacher les cordes du bateau aux plots du quai. Le bateau allait partir. Laissant la brise remuer quelques peu ses mèches dorées, la jeune femme se laissa emporter au gré du vent, en direction d’un petit paradis.

***

Le jeune homme toquait maintenant depuis un quart d’heure à la porte de son amie, inquiet qu’elle ne réponde pas et n’ayant pas son numéro de téléphone portable, il rentra chez lui et demande l’annuaire téléphonique à sa compagne.
- Jo, peut-être qu’elle est partie faire une course, pourquoi t’inquiètes tu autant ? Demanda Mélanie.
- Après l’état dans lequel je l’ai trouvée, cela me paraît impossible qu’elle soit partie de chez elle, Mel... Elle s’est épuisée toute l’après midi...
- Tu t’inquiètes trop Jo, tu m’as dit toi même que sa voiture n’était pas là.
- Oui, et c’est bien pour ça que je suis inquiet ! La connaissant, elle pourrait faire une bêtise.
- Jo, relativise, c’est une femme que l’on sait forte de part son entraînement militaire. Elle n’aura sûrement pas eu l’idée d’aller se prendre un arbre. Et puis... Je vais finir par bouder si tu continus de m’ignorer...
- Serais tu jalouse ? Demanda Jo en se tournant vers elle, un petit sourire en coin.
- Mmmh... Je ne sais pas... Je me dis que ton amie doit sûrement prendre son pied avec SON ami a elle et que pendant que tu t’inquiètes pour elle, et bien tu rates quelque chose. Glissa la jeune femme en commençant à monter les escaliers.
Jo sourit totalement cette fois ci et se mit à courir pour la rattraper au milieu des escaliers.
- Tu as sûrement raison ! Dis donc, ce pantalon te moule drôlement les fesses, mon ange ?!
- Ah oui tu trouves ? Je ne sais pas ce que tu mérites au final, seulement un bisou pour m’avoir ignoré jusqu’ici et ne pas l’avoir remarqué avant ou... Une sévère punition comme remerciement du compliment. Répondit la jeune femme coquine.
Jo ne se priva pas de rigoler et ajouta :
- Les deux ne me dérangent pas.
En rigolant, Jo se mit à porter sa fiancée jusqu’à leur chambre et en échangeant un baiser rempli d’amour et de passion, finir par se prouver combien l’un et l’autre pouvaient s’aimer au delà de tout le reste.

Arrivée à l’entrée de l’hôtel, il ne fut pas difficile pour la jeune femme de trouver la réception. Un tapis rouge jusqu’à un porche somptueux, quelques escaliers à monter avec un charmant gentleman pour prendre sa valise et l’orienter d’un geste de la main, à passer les géantes baies vitrées de l’accueil. Alors que Sam s’approcha hésitante de la jeune hôtesse d’accueil, celle ci prit les devants :
- Bonjour et bienvenue à l’Hôtel Cheval Blanc Isle de France, comment puis-je vous aider ?
- Bonjour. Je n’ai pas fait de réservations au préalable. Je suis désolée. Je... Écoutez, un homme m’a donné ceci en me disant de me rendre ici. Mais, je ne pense pas que je devrais séjourner dans votre hôtel au vu du luxe de l’endroit.
La jeune femme prit la carte que Sam lui tendait dubitativement, ne comprenant pas ce qu’elle voulait vraiment. Puis, en voyant la signature sur le verso de la carte de visite, son sourire s’étira et elle répondit :
- Vous êtes la bienvenue ici Madame. Je vais simplement vous demander quelques renseignements afin de pouvoir assurer votre séjour sur notre île et mettre à jour les réservations des chambres.
- Oui, bien sur.
Sam s’avançât un peu plus près du comptoir alors que le jeune homme qui l’avait accompagné jusque là mis sa valise de côté et sortit reprendre son poste à l’entrée.
- Vous êtes ? Commença la réceptionniste.
- Mademoiselle Samantha Carter.
- Votre adresse ?
- 5, rue du Temple, Colorado Springs
- Votre numéro de téléphone.
- 001 6 54 79 85 62.
- Merci, quel type de chambre souhaitez vous ?
- Parce que je peux choisir ? S’enquit Sam.
- En effet oui.
- Donnez moi la chambre la plus éloignée possible. Je serais probablement ici pour un petit moment et je ne cherche pas le luxe, ni même que l’on s’occupe de moi en particulier. Je requiert le calme et la solitude.
- Très bien, je vous donne le Bungalow de la Montagne. Vous avez ainsi accès à toute l’île, que se soit côté montagne ou plage et disposez d’une cuisine toute équipée, salon et piscine privée.
- C’est beaucoup trop ! Vous n’avez pas moins luxueux ?
La secrétaire rigola doucement, n’ayant pas souvent affaires avec les personnes de niveau de vie modeste.
- C’est l’emplacement le moins luxueux madame. Vous y serez tellement à votre aise que vous ne voudrez plus en partir, vous verrez.
- Oui... C’est bien ce qui me fait peur... Souffla la jeune femme.
- Jusqu’à quand souhaitez vous rester ?
- Je n’ai pas de date définie. Je suis en vacances pour deux semaines pour sûr, mais je vais peut-être demander une prolongation.
- Dans ce cas, je note pour une durée indéfinie et nous verrons bien quand est ce que vous partirez.
- Merci beaucoup. Répondit Sam, soulagée.
- Je vous en prie. Votre réfrigérateur est rempli, il vous suffit de venir me le signaler lorsque vous souhaitez le remplir à nouveau. Vous pouvez également demander tout ce qui vous fera plaisir au long de votre séjour. Le directeur de l’hôtel prend tous les frais à sa charge.
- C’est... Surprenant. Mais... Merci beaucoup.
- Vous pouvez dès à présent profiter de nos services. Le restaurant est ouvert pour le petit déjeuner, mais, comme je vous l’ai dit, vous aurez sûrement de quoi vous restaurer dans votre Bungalow. Matthew va vous y conduire avec votre valise afin que vous puissiez vous mettre à votre aise. De même, nous disposons d’une salle de sport, d’un spa bien être, la plage privée vous est entièrement ouverte, nuit et jour. Et vous croiserez toujours un employé de la maison si vous avez une question ou nécessitez quoi que ce soit. Je vous souhaite un agréable séjour. Et n’oubliez pas, la soirée cocktails de l’établissement sera demain soir sur la plage privée.
- Très bien, merci beaucoup pour tous ses renseignements. Vous êtes très aimable.
- Merci. A votre service !
Sam fit demi tour afin de suivre son gentleman, lorsqu’elle se rappela d’une chose très importante.
- Excusez moi...
- Oui ? Répondit la réceptionniste en relevant la tête de son ordinateur.
- Je... Je suis venue en taxi et lorsque j’ai voulu payer cette personne...
- Oui, l’hôtel prend en charge vos frais de déplacement dans toute l’île, j’ai oublié de vous en parler. Veuillez m’excuser.
- Non ! Ne vous inquiétez pas, c’est juste que... Non, merci beaucoup !
La réceptionniste adressa un petit sourire à Sam et retourna à son travail tandis que Sam suivit cette fois ci son gentleman. Ils sortirent de l’établissement par le même endroit où elle était rentrée. Ils longèrent cependant l’hôtel en prenant un petit chemin de pierres pavées traversant une forêt tropicale assez majestueuse et d’un vert éclatant. Les oiseaux se faisaient entendre et l’on pouvait également écouter quelques arrivées d’eau ici et là qui devaient être naturelles, descendant en cascade du versant de montagne sur lequel l’hôtel était implanté. Sam ne cessait de contempler les lieux, surprise par cet endroit si charmant et serein à la fois. Un sourire s’afficha sur son visage, impossible de ne pas passer des vacances zen et relativement calme dans un environnement aussi naturel et paisible. Alors qu’ils passaient entre un parc de bronzage et un espace détente avec différents coins comportant canapés et tables basses, Matthew s’arrêtât et en profita pour lui enseigner la direction de la plage privée.
- Le premier repère ici est le coin cosy. Comme vous pouvez le voir, ici vous pouvez prendre un verre le soir, des serveurs sont présents pour vous servir, tout est inclut dans les forfaits séjours, et ce ne sera que repos. De temps en temps, un groupe de musique vient animer les lieux. Lorsqu’il n’y a pas de soirée sur la plage privée en général. Aussi, pour accéder à cette dernière, vous n’avez qu’à traverser l’espace détente avec les chaises longues, que vous avez ici. Ce chemin vous mène directement à la plage.
- Très bien. Puis je accéder à la plage via mon bungalow ? Ou dois je obligatoirement passer par la plage privée.
- Vous avez un bungalow montagne, il ne vous est donc pas possible d’accéder à la plage sans passer par la plage privée. Les seuls capables d’avoir leur propre côté de plage durant le séjour son les personnes louant un bungalow plage ou une suite.
- D’accord.
Ils continuèrent d’avancer et prirent un chemin un peu plus étroit qui montait vers le début de la montagne. Sam avait pu constater qu’ils avaient déjà dépasser quelques maisons, autant paisibles les une que les autres de part leur localisation écartée et réfugiée entre les arbres. Les rideaux des bungalow et des chalets faisaient le reste. De plus, il n’y avait aucune maison à côté d’une autre. C’était un autre type d’hôtel qu’elle n’avait pas connu jusqu’à présent mais qu’elle ne se tarderait pas de réessayer. Après avoir traversés le jardin tropical, ils arrivèrent enfin au bungalow de Sam et celle ci s’empressa de rentrer lorsque Matthew lui ouvrit la porte. Ce qu’elle vit la laissa sans voix. S’émerveillant de chaque recoin de la maison. Un contraste se jouait entre les murs blancs du bungalow et les meubles en boit marron foncé. Le petit salon qui faisait office de pièce à vivre donnait sur une salle de bain tout de blanc carrelée avec une baignoire laissant présager de somptueux massages. Sam passa par la chambre ou le lit double était recouvert d’une couette qui en aurait fait fondre plus d’un dans un nuage. Alors que Matthew déposait sa valise dans sa chambre, il demanda à la jeune femme de le suivre afin de lui montrer l’extérieur de la maison. En traversant la baie vitrée, elle pouvait accéder à la piscine privée, mais la terrasse reliait également l’entrée de la maison. A côté de la piscine, où reposaient deux chaises longues et un parasol, se trouvait le coin cuisine ainsi que le réfrigérateur, tropical pour ainsi dire puisqu’il était recouvert de bois sombre comme celui des meubles et du sol. Un sceau rempli de glaçons avec une bouteille de champagne reposait sur la table en bois, à côté d’une corbeille de fruits et de différents chocolats.
- Le barbecue est opérationnel, cependant, vous avez des horaires à respecter si vous souhaitez faire une braise. S’il y a des courants d’air marins, cela peut gêner les autres clients. Je serais votre gentleman pour le temps de votre séjour, aussi, s’il y a quoi que ce soit, surtout n’hésitez pas.
- Merci beaucoup ! Vous êtes adorable !
Matthew la salua et sortit du bungalow par la terrasse afin de laisser la jeune femme prendre ses aises dans sa maison d’accueil. Cette dernière n’en revenait pas. Tout était si beau, si propre, elle aurait du mal à s’y faire, ayant peur de salir les choses, tout comme sur le jet qui l’avait mené jusqu’ici. Elle n’arrivait pas non plus à croire que tout ceci était frais payés et qu’elle n’allait pas dépenser un sous. Il faudrait absolument qu’elle trouve quelque chose en guise de remerciement pour le directeur de l’hôtel dont elle ne savait toujours pas le nom.
Sam ne se mit pas à réfléchir deux fois et fila dans sa chambre afin de ranger sa valise. Elle prit son maillot de bain deux pièces et l’enfila, ses lunettes de soleil sur la tête, de la crème solaire sur le corps et son livre récemment commencé, puis elle alla directement se mettre sur la chaise longue de sa terrasse et s’allongea, réclamant son dû de bien être.

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