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Un bout de chemin en taxi

Gynnie, dimanche 9 avril 2017

Lorsque Jack descendit sur le tarmac ce matin là, le soleil l’éblouit plus qu’il ne l’aurait cru. Un faible sourire vînt illuminer ses traits fatigués par le long voyage. Il récupéra sa valise dans l’aéroport et s’arrêta au comptoir d’un bar afin de se commander un café. En reconnaissance habituelle des lieux, il s’aperçut que l’île était ensoleillée et qu’il aurait sûrement besoin de ses lunettes de soleil. De plus, il lui semblait que les personnes ici, étaient très riches, de part leurs habits tirés à quatre épingles ainsi que les voitures et taxi attendant dehors. Des Audi, des Mercedes, des crossovers Range Rover, Porsche et compagnie se prélassaient sous les rayons de soleil. Jack regarda l’heure de l’horloge qui affichait 9h15. Il faudrait qu’il pense à changer l’heure de sa montre... Pour une fois qu’il était dans un aéroport où les fourmis ne grouillaient pas, cela le changeait. Il fallait dire que l’aéroport de St Barthélémy n’était pas très prisé, si ce n’est des touristes, rares en cette période ou des hommes d’affaires, rares également sur un si petit territoire. Après un coup d’œil à travers la grande baie vitrée, il remarqua un panneau publicitaire pour un hôtel de renom. Jack sourit, il ne pourrait certainement pas se payer une nuit dans cet hôtel. Seulement des suites et des plages privées. Ce n’était sûrement pas là que Sam était allée. Il paya sa consommation et demanda au serveur quelques informations sur l’île.
- Excusez moi, je viens d’arriver et je ne sais pas vraiment vers qui ou quoi me diriger... Pour une personne seule, à budget moyen, quelques jours de passage, que conseillez vous ?
- Pour dormir vous voulez dire ? Demanda le serveur quelque peu surpris par sa question.
- Oui...
- Eh bien, vous savez, vous êtes à St Bath ici...
- C’est en effet écrit sur la moitié des panneaux de l’aéroport oui. Ironisa Jack, passablement frustré du manque de réaction de cette personne.
Le serveur ne dit plus rien, formant sa bouche en une moue plus que gênée. Les touristes n’étaient plus ce qu’ils étaient avant...
- Écoutez, je ne suis pas expert dans les hébergements, il y a un point informations à l’extérieur, peut-être vous aideront-ils plus que moi. Dit finalement ce dernier.
- D’où est-ce que vous venez au juste ?! S’exclama Jack.
- De Suisse monsieur.
- Ben oui tiens, le contraire m’aurait étonné !
Jack prit sa valise et passa devant le serveur plus que surpris du comportement de son client. Les américains étaient réputés pour dépenser énormément et ce n’était pas du tout son cas. Par contre, pour ce qui était de tout vouloir tout de suite et maintenant, c’était bien le type !

Le militaire se retrouva finalement dehors à tirer sa valise derrière lui en secouant la tête. Pourquoi Carter était donc venue ici ?! Pourquoi avait-elle choisi un territoire français hors de prix, sur lequel, il était impossible de trouver quelqu’un qui parlait avec un anglais à peu près passable ? Ou du moins, qui saurait le renseigner... C’était une petite île ! Jack se tourna pour chercher le point info mais ne trouva rien de tel. Aussi, il décida de s’avancer vers un taxi. S’il fallait qu’il fasse le tour de l’île, et bien il le ferait, mais il fallait qu’il retrouve Sam.
- Bonjour ! Lança un chauffeur.
- Bonjour... Maugréa Jack.
- Homme d’affaire je présume ?
- Pas vraiment...
- Et bien... Vous ne semblez pas vraiment ravi d’être ici. Répondit l’homme en prenant sa valise et la glissant déjà dans le coffre.
- Ne vous méprenez pas, mais je sors d’un vol plutôt long et je tombe sur des gens qui ne peuvent même pas répondre à mes questions. Alors vous m’excuserez, mais en effet, je ne suis pas d’humeur joviale...
- Montez je vous en prie. Et faisons que cette journée change.
Les deux hommes montèrent en voiture et le chauffeur se mit en route sur la voie sens unique tout en demandant à Jack où il souhaitait aller.
- C’est bien là mon problème...
L’homme intrigué regarda son passager et d’un signe de tête lui indiqua plus d’informations.
- Pour être franc, je suis ici pour trouver quelqu’un...
- Oula ! Attendez moi je suis pas là pour ça. Si vous voulez aller quelque part, je vous y emmène, mais pour filer quelqu’un, ça je ne peux pas. Je ne vous connaîs pas, vous pourriez vouloir du mal à cette personne... Ah non ! Moi je fais pas ça. Répondit le chauffeur d’un ton qui aurait fait rire Jack s’il n’avait pas compris le sous entendu.
- Non, non ! Ce n’est pas ce que vous pensez... En fait... Raaah ! Pourquoi faut-il que je raconte ma vie à un inconnu ?!
- Parce que sinon il vous jetterait dehors ? Proposa le chauffeur.
- Ok, ça me paraît être une raison valable... Très bien, la femme de ma vie est sur cette île. Elle s’est enfuie après m’avoir vu embrasser une autre femme et... Pour les mauvaises raisons.
Le chauffeur outré, frappa son volant et tourna la tête vers Jack.
- Et vous voulez que je vous aide à la retrouver ? Mais attendez, moi, les hommes qui trompent leur femme, j’en veux pas dans ma voiture ! S’écria le chauffeur en commençant à freiner et se rabattre sur la chaussée.
- Non attendez ! J’étais en train de dire à cette femme que je ne voulais plus d’elle. Du moins... Que j’avais fais une erreur et... Elle l’a vite compris aussi, et elle m’a embrassé pour... Je ne sais pas... Un dernier au revoir ? Enfin, vous savez, les femmes...
- Ah ! Je comprends mieux ! Mais ceci n’explique pas pourquoi l’autre femme vous a surpris dans ce cas...
- Et bien, je l’avais invitée à une heure précise pour que l’on puisse discuter de notre futur, avoir une autre chance... Et elle a dû arriver en avance...
- Eh franchement, vous êtes pas futé ! Réunir deux femmes au même endroit, en l’espace d’une heure ! Pff !
Le chauffeur se tut un sourire sur les lèvres en regardant son client tandis que Jack n’en menait pas bien large.
- Ça va ! J’ai compris que j’ai fait une erreur, mais maintenant, il me faut retrouver Carter avant qu’il ne soit trop tard ! Grogna Jack.
- Ok, je marche... Comment elle est cette femme ?
- Elle est grande, fine, blonde, toujours souriante, pleine de lumière, allure sportive. Elle a dû arriver hier, avec un gros sac je pense. Elle pense s’établir ici pour quelques temps... Répondit Jack, les yeux brillants d’une nouvelle lumière, que le chauffeur ne manqua pas en lui accordant un regard.
- Je ne sais pas si c’est elle. Mais il se dit que le propriétaire de l’hôtel Cheval Blanc Isle de France a invité une femme hier à séjourner pour un temps indéfini dans l’un de ses chalets...
- Comment pouvez vous être sûr que c’est Carter ? S’étonna Jack. Cela pourrait être n’importe qui !
- Premièrement, elle correspond parfaitement à votre description. Deuxièmement, je n’en suis pas sûr, il vous faudrait aller vérifier.
- Le Cheval Blanc... Cela me dit quelque chose...
- Sûrement ! C’est l’hôtel le plus prisé de l’île !
- Et aussi le plus cher j’imagine ?
- En effet.
- Écoutez, j’ai un budget moyen, je ne peux pas me permettre de mettre 200 dollars dans une chambre...
- Ahahaha !!! Le rire du chauffeur coupa Jack dans sa réponse.
Le militaire étonné lui demanda :
- Je peux savoir pourquoi cela vous fait tant rire ?
- Il n’y a aucune chambre dans cet hôtel, ce sont des suites au minimum ou des chalets. Mais pas de chambres. Aussi, vous comprendrez que les résidences ne sont pas à moins de 500€ par nuit.
- Quoi ????? Jack cria sous la surprise.
- Comment était il possible d’arnaquer autant de touristes dans un hôtel à 500€ par nuit ?!
- Carter ne serait certainement pas allée dans ce type d’hôtel. Elle n’en aurait pas eu les moyens.
- Je vous dis que le patron a invité une dame. Si c’est elle, elle n’aura rien à payer à la fin du séjour...
- Bien, même si c’était le cas, je ne pourrais pas m’établir là bas. Y a-t-il d’autres endroits qui soient à moins de 100 dollars par nuit ?
- Quel est votre nom monsieur ?
- O’Neill, avec deux L.
- Monsieur O’Neill, vous êtes ici sur une île des plus prisées par les touristes. Mais les touristes qui ont de l’argent. Vous ne trouverez jamais un hôtel à moins de 500€ nuit. Et se sont des euros ici, non pas des dollars.
- Je n’ai pas d’euros, seulement une carte bancaire pour faire le change. Et je n’ai pas les moyens de me payer une nuit à 500€, comme vous dîtes.
- Bien, j’ai une solution. Mais elle risque de ne pas vous plaire.
- Qu’elle est-elle ?
- J’ai une chambre chez moi, je peux vous la louer pour 100€ par nuit. Mais je ne peux pas me permettre de vous proposer les repas. Je ne suis jamais chez moi, et je n’ai pas de double de clef. Le mieux est encore que vous me donniez votre numéro de téléphone et que je vous appelle lorsque je rentre pour vous prévenir. Nous pourrions être là à la même heure et ainsi, que les choses soient plus faciles pour vous comme pour moi.
- Ça me va. Un problème... Je fais comment pour vérifier dans cet hôtel moi ?
- Ce soir, il y a une soirée ouverte à tous, c’est une soirée latine. Rendez vous y, vous avez de grandes chances de la voir, même si elle ne fait pas partie des clientes de l’hôtel.
- Formidable ! Merci beaucoup !
- Je vous en prie. Cette lueur dans vos yeux quand vous en avez parlé m’a prouvé combien vous étiez attaché.
Jack grogna, il n’aimait pas que les personnes lisent en lui, encore moins les personnes étrangères. Il faudrait qu’il fasse attention.
- Quel est votre prénom au fait ? Bougonna-t-il.
Jim.
- Merci de votre aide Jim, j’espère vraiment que je la trouverais. Et je vous avertis d’ors et déjà, que je ferais le tour de l’île si nécessaire pour la retrouver.
- Pas de problème pour moi, je suis votre chauffeur !
Jack répondit d’un signe de tête et Jim le déposa finalement chez lui, en lui disant de s’installer et de se préparer pour ce soir. Lorsqu’il reviendrait de sa journée, il l’amènerait à la soirée et passerait le prendre lorsqu’il aurait besoin. Aujourd’hui était un jour spécial avec la fête latine. Il travaillait de nuit. De ce fait, il ramènerait de quoi manger pour lui et Jack, au moins pour permettre au militaire de se reposer après son long voyage.

Jack s’installa tranquillement, ne souhaitant déballer trop de sa valise. Il savait qu’il ne resterait pas longtemps puisque faire le tour de l’île lui prendrait tout au plus une semaine, très, très grand maximum. Il prit une douche et enfila son pyjama et alla directement s’étendre sur son lit. Il ne mit pas bien longtemps avant de s’endormir.

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