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Dîtes moi qui je suis

Gynnie, mercredi 24 mai 2017

Une brise douce, une chaude présence sur son ventre à peine recouvert d’un tissu qu’elle reconnaissait difficilement. Après une main pour frotter ses yeux encore endormis, elle se réveilla lentement et observa les lieux. Elle se trouvait dans son chalet, fenêtre ouverte alors que les rayons du soleil pénétraient pleinement par la baie vitrée, elle aussi ouverte. Ce que cela était agréable ! L’odeur du café lui tira une grimace de curiosité. Qui pouvait bien avoir préparé le café, et comment s’était elle retrouvée ici ? La dernière chose dont elle se rappelait était d’avoir partagé une excellente soirée avec Rémi... Mais également d’avoir fait la rencontre avec son général. Jack O’Neill se trouvait alors sur la même île qu’elle. Il n’était qu’à quelques kilomètres. Elle ne parvenait pas à y croire. Elle ne savait pas si elle devait être heureuse ou en colère. Il était venu pour elle, pour sauver les choses, il tenait quand même un minimum à elle... Peut-être. Ou peut-être qu’il voulait seulement alléger sa conscience ? « Arrêtes Sam !!!! » C’est bon quoi ! Elle savait bien qu’il portait beaucoup de tords sur ses épaules, mais pourquoi serait il là si ce n’était pas pour elle... La jeune femme repoussa le drap à ses pieds. La nudité lui allait bien. Il fallait aussi qu’elle remette les choses à leurs places. Surtout avec Rémi. Elle prit un peignoir dans l’armoire et se dirigea vers la cuisine. Il n’était pas difficile de savoir d’où venait le café. Elle s’avança et l’appela :
- Rémi ?
Aucune réponse. Son regard glissa vers la tasse de café encore fumante qui l’attendait sur la table, alors qu’un petit mot avait été déposé à côté.
« J’ai passé une très agréable soirée à tes côtés. Tu pourras me trouver aux alentours de l’hôtel si besoins. Ton ami est invité s’il désire rester. J’aimerais également vous offrir un dîner si vous aviez envie d’en profiter. La réceptionniste est au courant. Passe un agréable séjour Sam. J’espère te revoir bientôt. Rémi. ».
Trop charmant ! Sam en avait le rouge aux joues. Elle tombait vraiment sur des hommes sympathiques et prévenants. Elle avait de la chance, ce n’était pas toujours le cas. Sam prit sa tasse de café et descendit sur la terrasse afin de prendre un bain de soleil matinal. Elle ouvrit les pans de son peignoir et soupira de bonheur. Elle se sentait comme sur un petit nuage. Sa conversation avec Rémi lui avait fait beaucoup de bien. Elle avait compris que personne ne pourrait remplacer Jack, avec ses qualités mais aussi ses défauts. C’était lui qu’elle aimait et personne d’autre. Elle le détestait tout de même pour tout le mal qu’il lui avait fait, mais après tout, le pardon était là pour être utilisé. Et elle comptait bien s’en servir. Elle voulait que la roue tourne, qu’ils aient leur chance, et si pour cela, il fallait aller vite, elle irait vite, après tout, c’était vraiment avec lui qu’elle voulait être et ce qu’elle voulait vraiment au plus profond d’elle. Elle but tranquillement son café tandis que les oiseaux lui soufflaient une douce mélodie qu’il était toujours agréable d’écouter. Le soleil pour donner de la vivacité à ses membres déjà bien dorés. Fermer les yeux étaient bien plus appréciateur, peut-être aussi car n’ayant pas ses lunettes de soleil, c’était aussi le seul moyen qu’elle avait de réellement apprécier la saveur de ce dernier.

La matinée passa plutôt rapidement, s’étant réveillée tardivement, elle avait eu à passer une seule petite heure au soleil avant que son ventre ne réclame son dû. Un tartare français, quelques feuilles de salade, excellent pour se rafraîchir avec ce soleil de plomb. Elle avait enfilé son haut de maillot rouge, et un paréo en dentelle blanche au dessus du bas de maillot tandis qu’elle prenait un livre avec elle et se dirigeait pieds nus vers la plage privée. Elle aimait l’atmosphère apaisante d’une plage quasiment déserte. Elle avait pris son pied hier soir, mais elle se sentait également coupable. Coupable d’avoir couché avec un autre homme, même après avoir vu et parler au général O’Neill, coupable d’avoir pu se laisser aller dans ses bras, de s’être donnée à lui, alors qu’elle savait pertinemment qu’elle en avait eu besoin pour avancer. Mais elle était sûre qu’elle ne pourrait pas s’empêcher de lui demander son pardon alors que pourtant, il avait fait la même chose si ce n’est pire, de son côté à lui. Il fallait qu’ils remettent les compteurs à zéro, il fallait qu’ils repartent sur une nouvelle page. Ils ne pourraient jamais reprendre leur histoire avec tout ce qu’il s’était passé ces derniers mois. Cela lui paraissait impossible. Tout en avançant dans le sable fin, ses pieds traînant et se mélangeant aux granulés ci doux et chauds, elle regardait les vagues s’écraser sur la plage. Il n’y avait pas de surfers ici, c’était bien trop calme. Deux couples exactement, pas un de plus, pas un de moins, profitaient de l’eau tiède. Elle les jalousait secrètement, rêvant à son général la tenant dans ses bras dans l’eau, dansant ensemble pour rester à la surface. Ou bien se perdant dans la lagune à force de s’embrasser passionnément. Le son récurrent des vagues s’échouant lui permettait de se bercer tranquillement, jouant avec ses cheveux contre ses joues, puis avec ses pieds, traçant des figures dans le sable. Elle posa sa serviette et son livre au dessus, dans un coin isolé où elle avait la joie d’avoir un paysage différent dans sa vision. Un grand rocher qui sortait de l’eau juste à sa gauche. C’était magnifique. Ce contraste avec cette impression que ce rocher avait poussé juste ici était assez impressionnant et original. La jeune femme se remit à marcher le long de la plage, tout en laissant la brise faire voler ses cheveux, ses yeux s’égarer sur l’au delà et ses mains entourer son corps svelte. Elle entonna les rythmes d’une chanson qui lui revenait et qu’elle se collait très bien à la peau.

Dîtes moi qui je suis

J’ai perdu dans tes grands yeux,
Cette inconscience que l’on a quand on est deux, si intense.
J’ai aimé à cœur perdu et sans raison,
Je ne suis qu’un ange déchu sans illusions.

Et je te cherche dans la foule,
Qui me dessèche,
Et je m’écroule.
Si seule,
Abandonnée,
Comme une toute petite fille,
Les yeux mouillés, les yeux mouillés.

Dîtes moi qui je suis, qui je suis, qui je suis,
Sans son amour,
Moi qui n’ai plus de vie, plus de vie, plus de vie,
Plus rien autour.

Comme un papillon aveuglé par l’amour
Qui ne peut même plus voler vers le jour.
Mon cœur est prisonnier d’un flacon,
Que le temps avait scellé de ton nom.

Et je te cherche dans la foule,
Qui me dessèche,
Et je m’écroule.
Si seule,
Abandonnée,
Comme une toute petite fille,
Les yeux mouillés, les yeux mouillés.

Dîtes moi qui je suis, qui je suis, qui je suis,
Sans son amour,
Moi qui n’ai plus de vie, plus de vie, plus de vie,
Plus rien autour.

Tournant sur elle même, les yeux fermés, ressentant seulement les délicates sensations de la brise entourant son corps. Elle ressentait et se laissait porter. Ne rien faire d’autre, juste respirer, vivre le moment, savourer cette insouciance. Il était rare de trouver la paix lorsque le vacarme de notre cœur était si fort qu’il vous donnait un rythme intense. Une vie de vacarme auquel elle avait fait faux bond depuis quelques jours. Cela lui faisait tellement de bien !

Dîtes moi qui je suis, qui je suis, qui je suis,
Sans son amour,
Moi qui n’ai plus de vie, plus de vie, plus de vie,
Plus rien autour.

Comme un papillon, aveuglé par l’amour,
Qui ne veut même plus voler vers le jour.
Mon cœur, prisonnier d’un flacon,
Que le temps avait scellé de ton nom.

Dîtes moi qui je suis, qui je suis, qui je suis,
Sans son amour,
Moi qui n’ai plus de vie, plus de vie, plus de vie,
Plus rien autour.

Dîtes moi qui je suis, qui je suis, qui je suis,
Sans son amour,
Moi qui n’ai plus de vie, plus de vie, plus de vie,
Plus rien autour.

- Je peux répondre à cette question. Lui répondit cette voix qu’elle connaissait si bien.
Elle se figea à son arrivée et il vit la courbe de ses épaules se contracter. Il était là cause de tout ça et à chaque fois qu’il entendait ou lisait l’un de ses textes, il comprenait tout ce qu’elle ressentait. Il se sentait coupable en soit, mais il était là pour réparer le chagrin qu’il lui avait causé. Il savait qu’elle l’aimait, il le savait. Elle l’avait dit de nombreuses fois, elle avait cherché à lui faire comprendre, il avait échoué. Seulement échoué à entendre, car au final, il l’avait toujours comprise. En parcourant la plage, les mains dans les poches, profitant de l’air de cette bonne journée, il l’avait vu sortir du feuillage dense de la montagne et l’avait découverte aussi belle qu’un rayon de soleil. Il avait souhaité lui parler et l’interpeller de suite, mais alors qu’il s’était approché, il avait entendu sa douce voix et avait souhaité la laisser finir, pour comprendre une dernière fois ce qu’elle lui disait au travers de ces mots. Il s’avançât d’un pas et elle en fit un également, ne sachant pas si elle devait s’éloigner de lui ou non. Plus rapidement, il s’accrocha à elle et elle se retrouva plaquée contre son torse alors qu’elle était dos à lui. D’un bras la maintenant sous sa poitrine, l’autre s’était refermé sur son bras à elle, s’emmêlant l’un l’autre d’une façon qu’ils étaient maintenant totalement enlacés.
- Ne fuis pas je t’en prie. Souffla Jack dans son oreille.
La jeune femme ne répondit rien, bien trop surprise par l’ampleur des nouvelles sensations qu’elle ressentait. L’homme de sa vie, juste derrière elle, là maintenant, comme si sa vie en dépendait, était là, accroché à elle. Là, maintenant, tout de suite. Il était là. Que devait-elle faire ? Devait-elle se tourner, le saluer ? S’écarter... ? Mais son corps refusait de bouger et même si elle l’aurait voulu, elle remarqua qu’elle n’aurait pas pu. Jack la tenait si fort, qu’il lui était impossible d’avoir sa tête ailleurs qu’au creux de son cou. Et elle devait avouer qu’elle adorait ça ! Et autant elle adorait ça, autant tout les mauvais souvenirs se rappelaient à elle, elle se noyait sous l’image de lui et Kerry s’embrassant, de lui la malmenant lors de la fête de Daniel, de la discussion qu’ils avaient eue dans le Nevada, de son regard si froid, lui glaçant le dos lorsqu’il lui avait appris qu’elle était réaffectée. Toutes ces images défilaient dans sa tête et bataillaient fermes pour savoir quelle émotion serait la gagnante.
Jack sentit la jeune femme tourner et retourner les événements mentalement, avant qu’elle ne puisse trop réfléchir à la situation, il décida de prendre les choses en mains. Il prit sa main et la tira vers sa serviette. Il l’assit dessus et s’assit à côté d’elle, tout en gardant sa main fine dans les siennes, de peur que la jeune femme ne s’en aille.
- Je... Je tiens à tout expliquer. Je veux que tu saches pourquoi tout ceci à commencé et comment nous en sommes arrivés là. Et ensuite, tu prendras la décision que tu veux. Mais d’abord, il y a beaucoup de choses que tu dois savoir. Commença Jack.
Sam ne répondit rien, ne sachant que dire et ayant trop peur que sa voix se dérobe sous ses émotions confuses. Elle ne pensait pas qu’elle allait être calme et elle n’avait pas envie de faire du mal. Le seul moyen de pouvoir lui laisser une chance était de le laisser parler, ensuite, elle aviserait.
- Très bien. Tout d’abord, ça a commencé lorsque le président m’a téléphoné. Tu travaillais encore dans le Nevada. Malgré mon désaccord, il m’a demandé de te réintégrer à SG1, ils avaient besoin de ton aide beaucoup plus que ce qu’en avait besoin la zone 51. Et, tu sais que je dois obéir aux ordres autant que tu le dois. Aussi, j’ai essayé de te dire les choses, mais tu as commencé à pleurer et... Et je déteste te voir pleurer, nous étions en public, je ne voulais pas mettre ta carrière en danger, je voulais seulement que tu me fasses confiance. Mais tu as commencé à pleurer et tu m’as supplié... Je suis tellement désolé. Mais la seule façon que j’ai trouvé pour te faire comprendre que nous n’avions pas le choix, était celle de la force. Je suis conscient d’avoir été une brute, un connard et... Et tout le reste. Mais je... Ce n’était pas ce que je voulais Sam. Tu dois me croire.
Sam déglutit, elle se souvenait très bien de cette journée là, elle aurait préféré ne jamais se lever ce matin là et s’être faite portée malade. Son regard avait été si dur, si froid. La boule qu’elle avait dans sa gorge ne délogeait plus. Elle baissa la tête, ses yeux se remplissant de larmes. Il ne fallait pas qu’elle pleure. Pas devant lui. C’était inenvisageable. Elle avait bien trop pleuré pour lui. Elle essaya pourtant de retirer sa main à l’évocation de ces mauvais souvenirs, mais il la retint prisonnière des siennes, ne souhaitant pas en terminer maintenant.
- A chaque fois que je téléphonais à Daniel, je demandais de tes nouvelles. Mais il me répondait tout le temps la même chose. Que tu dépérissais à vue d’œil, que tu maigrissais, que tu parlais beaucoup moins et que tu passais des heures à travailler... Je me sentais tellement coupable. Je leur ai donc demandé de veiller sur toi. Qu’ils pensent à t’apporter à manger s’ils voyaient que tu n’étais pas au mess avec eux, et qu’ils passent à minuit pour te dire d’aller te reposer. Je ne leur ai jamais rien dit, et je pense qu’ils ont dû comprendre que parce que je n’étais plus là pour faire attention, c’était à eux de prendre le relais. Aussi, lorsque je t’ai vu à l’anniversaire de Daniel... Je... Je m’attendais à te voir, Daniel m’avait dit que tu serais là. Mais... Je ne m’attendais vraiment pas à te voir autant changée... Tout d’abord, je pensais te retrouver, parler, de tout de rien, je savais bien que ce qu’il s’était passé dans le Nevada serait au milieu des sentiments si on venait à parler, même en temps que Général O’Neill et Colonel Carter, mais je ne m’attendais pas à ce que tu es autant de ressentiments négatifs. Nous n’avons même pas pu discuter sans que tu ne t’en ailles en courant... Tu... Tu semblais si faible, si mal en point. Et te voir comme ça, à cause de moi, m’a totalement retourné l’estomac. J’ai compris à ce moment là que je t’avais blessée, qu’en fait, tu n’avais plus confiance en moi et que tout était à refaire. J’ai essayé de te parler, de te demander de te calmer pour que l’on passe une bonne soirée. Mais tu n’en étais clairement pas capable. Tu étais bien trop blessée ! Je n’ai trouvé encore une fois que la manière forte pour que tu puisses rester à l’anniversaire de Daniel, et que notre histoire ne mette pas en péril la bonne ambiance et la fête... Je suis désolé, je me suis haï pour t’avoir parlé comme cela.
Et puis tout lui revenait, les discussions, même les plus intimes, les regards, les sourires en coin qu’il avait en pensant à elle. Cette femme brune du NID qu’elle haïssait tant pour tout ! Ses longs cheveux, sa posture parfaite, ses habits plus stylisés les uns que les autres, son professionnalisme, son sourire ultra bright, tout !
- Depuis quand... ? Chuchota Sam.
Étonné par sa question, Jack la regarda et fit une grimace, ne comprenant pas ce que voulait dire la militaire.
- Depuis quand quoi ?
- Depuis quand es tu avec elle ? Continua Sam, très calmement.
- Avec qui ?
- Arrêtes Jack ! Je sais que tu es avec elle depuis un moment, alors s’il te plaît, continues avec ton honnêteté et dis moi depuis quand tu sors avec cette femme ! Gronda Sam.
- Je... Je ne suis avec personne Sam. C’est la vérité.
- Je ne te crois pas. Répondit la jeune femme en baissant la tête, voyant que finalement, Jack n’était pas à même de tout lui dire concernant sa relation avec Kerry.
- Je te jure...
- Arrêtes ! Ne jure pas sur des choses qui sont fausses ! A l’anniversaire de Daniel, nous avons tous discutés et bien que j’étais sous l’influence de l’alcool, je peux te garantir que j’ai entendu tout ce que tu as répondu. Que lorsque vous aviez besoin de réconfort, vous étiez là l’un pour l’autre, qu’elle partageait ton lit et était là pour surveiller Cassie. Et puis ensuite, lorsque tu viens me draguer et que par derrière, tu l’embrasses sous mes yeux ! Mais qu’est-ce que tu crois ?! Que tu peux avoir toutes les femmes de la planète ? Parce que je t’assures que ce n’est pas ce que je veux et que tu ne risques pas de me mettre dans ton lit s’il y en a une autre ! Cracha Sam sous le poids douloureux de la colère.
Elle avait retiré sa main des siennes dans un violent mouvement et s’était redressée sur ses genoux, histoire de pouvoir s’écarter de l’homme qui lui faisait tant de mal. Jack avait réalisé ensuite qu’elle parlait de Kerry et il passa une main sur ses cheveux, alors qu’en effet, l’histoire avait été plutôt compliquée.
- Non Sam... Avant toute chose, sache que je ne suis pas avec elle. Nous avons trouvé un compromis après... Après que je t’ai renvoyé au SGC. J’étais malade d’inquiétude, je... Tu me manquais atrocement et elle s’est un jour présentée à mon bureau pour prendre des nouvelles. Je lui ai expliqué notre situation. C’est après tout elle, qui m’a poussé à partir du SGC pour être avec toi. Je sais pas... Peut-être un mois après, elle est venue m’annoncer sa promotion à Washington également et... Elle recherchait un appartement. Avec Cassie à la maison et nos difficultés d’organisation, je lui ai tout de suite proposé au change. Je la logeais gratuitement et elle s’occupait de la maison et de Cassie si elle avait besoin d’aide. Elle a accepté. Nous n’étions pas ensemble... Pour fêter ça, nous avons fait un petit brunch avec Cassie et lorsqu’elle est allée se coucher, nous avons bu. Puis je me suis mis à lui parler de toi, combien tu me manquais et le mal que je pensais t’avoir fait. Une chose en entraînant une autre, nous avons couché ensemble. Et même si nous dormions dans le même lit par la suite, il n’y a jamais rien eu d’autre que trois fois. Peut-être deux autres fois de trop, mais qui n’évoquaient rien au final. Pour être honnête, elle me déchargeait un poids des épaules assez lourd, et... Nous étions amis, cette situation m’allégeait. Lorsque tu m’as demandé de mettre fin à cette relation... J’ai beaucoup hésité. Parce que je voulais que tu comprennes qu’il n’y avait rien entre elle et moi et qu’elle m’aidait seulement à tout gérer. Et puis lorsque j’ai finalement compris que rien ne serait possible tant qu’elle serait là. Je lui ai demandé de me rejoindre au parc à Colorado Springs, elle était de déplacement ce jour là et cela me paraissait plus simple. Elle pouvait ainsi prendre ses affaires lorsqu’elle rentrerait. Je lui ai fait part de la situation et... Je ne sais pas pourquoi. Vraiment ! Elle m’a embrassé. Mais... Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça. Vous les femmes, faites ça constamment dans les films, je suppose que c’est un au revoir définitif. Mais je te jure Sam, je te le jure, je ne suis pas et n’ai jamais été avec elle.
- Tu l’as été suffisamment pour coucher avec elle trois fois. Marmonna Sam, encore retournée par son explication et les douloureux souvenirs de cette conversation.
- Oui, mais c’est comme coucher avec une fille d’un soir ! Protesta Jack.
Sam acquiesça la gorge nouée. Ils avaient différentes façons de voir les choses. Mais c’était un homme et elle une femme, elle savait très bien que les hommes préféraient noyer leur chagrin en ayant des relations sexuelles... Jack en profita pour la détailler du regard. Elle était si belle dans son bikini rouge et son paréo de dentelle blanche qu’il l’aurait volontiers croquée sur la plage.
- La première fois que tu m’as chanté cette chanson, j’ai tout compris. J’ai vraiment tout compris. La douleur que tu ressentais, la peine que tu éprouvais, tout ! Je me souviens tes membres qui tremblaient, ton regard qui fuyait, tes yeux qui s’humidifiaient dès que tu me voyais. Lorsque j’ai vu ton comportement à la fête de Daniel, j’étais tellement inquiet ! Tellement ! Je ne suis plus arrivé à me contrôler et... Tu dois me pardonner, je t’en prie Sam. Pardonnes moi pour cette violence et... J’avais tellement peur ! Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Pourquoi tu agissais ainsi... Ce n’était tellement pas toi ! Je... J’étais démuni, je ne savais plus quoi faire et... La seule chose que j’ai pensé bonne à utiliser, à été de te donner l’ordre de parler. Je n’avais vraiment pas envie de le faire, mais si je voulais en savoir un tout petit peu plus, alors il fallait que je le fasse. Je t’en prie Sam, tu dois me pardonner. Je ne suis pas un homme violent et je n’ai jamais voulu te faire le moindre mal. Tu comprends ? Continua Jack en essayant de reprendre sa main dans la sienne.
Sam essuya une larme au coin de son œil et lui permit de reprendre sa main. Bien que le temps réparerait les erreurs, elle aimait cet homme. Et les confessions qu’il lui faisait, expliquaient tout du début à la fin. Et au final, elle se rendait compte que sans ses explications, elle aurait pu tourner en rond encore longtemps, à se morfondre sur elle même et à ne pas savoir ce qui n’allait pas chez elle. Elle savait bien que Jack n’était pas violent, mais elle avait tellement eu peur ce soir là, et elle l’avait connu sous un autre jour, un jour qu’elle n’avait jamais vu avant et avec lequel elle avait dû composer.
- Lorsque nous nous sommes rencontrés au bar... J’étais vraiment... Très heureux ! J’étais heureux car tu m’as tout dit et j’ai tout compris ! J’ai compris combien tu avais eu mal, combien tu avais de la rancœur envers moi... Et le fait que tu me l’exprimes de vive voix... Ça m’a fait beaucoup de bien. Et pourtant... Quand je t’ai attendu au parc et que tu n’ai jamais venue... J’ai eu comme un mauvais pressentiment. J’ai compris lorsque tu m’as expliqué avoir vu Kerry m’embrasser. J’ai essayé de te faire comprendre qu’il ne s’était rien passé... Que... Que clairement pour moi, tout ça ne voulait rien dire. Merde Sam ! Je n’ai jamais été à l’aise avec les mots ! Bien sûr que je n’arrivais à rien en essayant de t’expliquer les choses. J’avais un mur en face de moi, un mur d’un béton dur comme la coque d’un réplicateur !
Sam étouffa un rire sous la métaphore douteuse d’O’Neill. Il n’était pas bon aux explications, mais il s’en sortait toujours très bien avec ses traits d’humour. Il s’était bien trop mis à nu et elle n’était pas sûre qu’il en supporterait encore. Et pourtant, Dieu seul savait comme cela lui faisait du bien d’entendre ses explications. Jack sourit devant le rire de Sam. Il prit le coin de son menton entre deux doigts et tourna son visage vers lui.
- Sam, il faut que tu me crois... J’aurais parcouru le monde entier pour te retrouver et te faire comprendre que tu avais tout faux. Que dis-je, la galaxie entière ? Je t’aime Sam, n’en doutes jamais. Et aujourd’hui, je ne veux rien d’autre que de partager ces moments avec toi. Je ne veux plus te voir malheureuse comme lors de ces derniers mois. Mon cœur ne pourrait pas le supporter.
Sam détourna le regard, assimilant ses derniers mots. Il n’était pas italien, mais il avait eu les mots qu’il fallait. Il était là, devant elle, attendant une réponse et une fois encore, elle le faisait attendre. Elle était maintenant sûre qu’il avait compris comment elle s’était sentie et elle se sentait en confiance totale avec le fait qu’il resterait avec elle. Il restait encore le problème de la loi, puisque maintenant qu’elle était retournée à Cheyenne Mountain, elle était de nouveau sous ses ordres.
- Sam, dis quelque chose, s’il te plaît. Chuchota Jack.
Sam tourna la tête vers lui et le regarda en le détaillant du regard. Ses traits étaient fins et durs. Elle savait qu’il était fatigué par tout ça. Sûrement qu’il n’avait pas dû se reposer correctement. Son regard était sombre et elle pouvait lire des éclats d’inquiétude. Il était temps qu’elle dise quelque chose. Elle ouvrit la bouche en regardant derrière lui, prête à prendre la parole et pourtant, aucun son ne sortit. Elle referma la bouche et le regarda de nouveau. Il avait toujours sa main dans les siennes et la serrait fort pour l’encourager dans sa réponse. Elle fit un sourire en coin et fixa ses lèvres fines. Après tout, il lui avait dit tout ce qu’elle avait eu besoin d’entendre. Lentement, comme si le temps s’était ralenti, elle s’avançât vers lui et posa ses lèvres sur les siennes, d’un baiser calme, savourant seulement les premières sensations que son corps lui procurait. Tout se rappelait à elle de nouveau, le renvoie, le déception, la colère, la trahison, elle avait peur, elle avait vraiment peur de souffrir de nouveau et pourtant, elle savourait éperdument ce simple touché. Elle n’apposait pas de pression, elle caressait seulement pour lui montrer qu’elle le remerciait et que peut-être, il y avait quelque chose de nouveau à envisager. Pris par le baiser, Jack ne put que répondre à sa demande et pris l’arrière de sa tête dans sa grande main. Il l’aimait tellement ! Son nez caressait le sien, et elle ne semblait pas vouloir se reculer. Yeux fermés, joues rouges, lèvres tremblantes, il devinait aisément qu’elle se posait une multitude de questions. Sam reposa son front sur le sien alors qu’elle reculait sa bouche de la sienne. Elle n’avait toujours pas ouvert les yeux et ne souhaitait pas le faire. Qu’allait-il faire ? Courir ? Partir et lui dire que finalement, il ne voulait plus d’elle et que ça allait trop doucement... ? Mais elle n’eut pas à se poser plus de question qu’elle sentit sa tête bouger et sa bouche glisser sur sa joue. Il l’a pris dans ses bras si fort, qu’elle crut qu’il allait la faire exploser. Sam émit un petit sourire tout en reprenant de l’air. Ils ne se lâchaient plus, maintenant l’un dans les bras de l’autre. Tout avait été dit au final. Sam ne put s’empêcher de laisser couler de nouvelles larmes de bonheur cette fois. Alors ça y est, après cette longue course vers l’amour, elle arrivait enfin au bout du chemin, main dans la main avec sa moitié. Celle qu’elle avait choisie. Sam étouffa un sanglot et Jack l’entendit, il l’écarta de lui et la regarda avec inquiétude alors que la jeune femme lui faisait un sourire des plus resplendissants.
- Qu’est-ce que tu as ? S’enquit Jack.
- Rien. Je suis simplement libre ! Rit-elle en le regardant et en laissant sortir un autre sanglot.
Jack secoua la tête d’incrédulité et lui sourit en retour. Il la reprit dans ses bras alors que la jeune femme prit de nouveau sa tête entre ses mains et l’embrassa aussi délicatement que leur premier baiser. Jack se laissa bien entendu faire et entoura son corps de ses bras pour la rapprocher de lui. Elle était à genoux entre ses jambes ouvertes et pour le moment, il ne souhaitait pas bouger d’un millimètre. Finalement, Sam le poussa à s’allonger sur la serviette et le chevaucha en continuant à l’embrasser alors que le militaire se permettait de caresser ses lèvres si douces avec sa langue. Elle ouvrit rapidement la bouche et commença un long ballet sensuel, où tout un chacun se découvrait dans une profonde intimité. Aucun d’entre eux n’étaient pressés, ils prenaient le temps de se découvrir et de connaître chaque centimètre de peau si cela était possible. Puis, les deux amants se séparèrent et reprirent leur souffle alors que la jeune femme posa sa tête dans le creux de son cou et que le militaire s’évertuait à lui caresser le dos des deux mains, souhaitant la garder encore contre lui. Ils passèrent une heure dans cette position alors que Sam s’était endormie d’épuisement. Jack avait rêvé à elle, à lui, à leur vie future et à ce qui pouvait s’imprégner sur ses pages encore vierges. Il avait continué ses savantes caresses jusqu’à ce qu’il la sente remuer sous lui et qu’elle tourne la tête dans l’autre sens. Il l’avait regardée, se demandant si elle allait se réveiller ou non, et finalement, elle était repartie dans un sommeil réparateur.

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