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5/ Colorado Springs

Démétra, mardi 20 février 2018
5/ Colorado Springs

Brian alla réveiller Sam de bonne heure, pour le petit-déjeuner. Il remarqua son air triste et sa mine fatiguée.

Il était arrivé avec le seau pour le lait et demanda à Sam de l’aider. Elle avoua qu’elle ne savait pas comment traire une vache.

- "C’est pas grave, je vais t’apprendre" dit Brian avec un grand sourire. "Quand Maman est arrivée ici, elle ne savait rien faire non plus, on lui a tout appris avec Colleen. C’était rigolo !"

- "Ta maman n’est pas d’ici ?"

- "Non, elle est née à Boston et elle a fait ses études là-bas" dit Brian, souriant en repensant à la grande ville, qu’il avait déjà visitée.

Brian montra à Sam les gestes de base et elle se montra très appliquée et très douée.

Ils rentrèrent dans la maison, pour manger. Mike avait préparés des œufs et du bacon. Colleen avait fait le café et dressé la table. Sam les salua.

- "Bonjour Sam, avez-vous bien dormi ?" demanda Mike.

- "Oui très bien merci beaucoup. Pourrais-je faire un brin de toilette après le déjeuner ?"

- "Bien entendu, ensuite nous irons en ville" proposa le médecin.

Brian anima le repas, il était énergique et toujours de bonne humeur. Cela faisait sourire Sam et ça lui évitait de penser à ses amis. Sam voulut débarrasser mais Colleen la guida vers sa chambre pour qu’elle puisse se rafraichir, avec une bassine d’eau fraiche et du savon noir. Elle déposa une serviette propre et ferma la porte derrière elle.

Pendant que Sam se préparait, Brian parla d’elle avec sa mère.

- "Maman, je pense que Sam a beaucoup pleuré cette nuit..."

- "Qu’est-ce qui te fait dire ça ?" demanda Mike, surprise.

- "Elle avait les yeux très rouges quand je l’ai réveillée. Comme toi, quand tu es arrivée ici.. Je t’entendais pleurer la nuit, alors que tu pensais que je dormais" avoua le jeune garçon.

Mike attrapa son jeune fils dans ses bras et le serra fort contre elle.

- "Je pense qu’elle vient de loin, comme moi et que sa famille lui manque" expliqua Mike.

- "Tu crois qu’elle a un amoureux ?" demanda Colleen.

- "C’est une belle femme, elle a sûrement un fiancé mais je vais essayer de voir comment on peut l’aider. Si elle en a un, il doit lui manquer" proposa le médecin à ses enfants.

Sam descendit avec une nouvelle robe prêtée par Michaela mais elle n’était pas coiffée selon les coutumes locales. Colleen proposa de lui montrer une coiffure simple à réaliser seule les prochains jours. Ses cheveux étaient courts mais Colleen lui donna une astuce pour faire un chignon qui paraissait plus épais qu’il ne l’était.

Sully avait attelé le chariot pour sa femme avant de partir pour la réserve indienne.

Ils quittèrent la maison plus tard, Mike devait déposer les enfants en ville, voir leurs amis et profiter des derniers jours de vacances.

Tous les habitants saluaient le Dr Mike sur son passage. Elle déposa ses enfants et reprit le chemin de sa clinique. Elle arrêta les chevaux devant une habitation en bois, sur deux étages. Une pancarte indiquait la clinique du médecin.

Sam était fascinée par le cœur poussiéreux de sa ville. Colorado Springs avait beaucoup changé en plus de 100 ans. Elle ne reconnaissait rien et ne savait même pas à quelle partie de la ville actuelle correspondait le centre de la vieille ville.

Une femme qu’une cinquantaine d’années, rousse avec un chignon dont dépassaient des mèches bouclées, héla le médecin.

- "Michaela ! Bonjour ! Est-ce que Sully va passer te voir ?"

- "Bonjour Dorothy ! Je ne sais pas, il ne m’en a pas parlé, pourquoi ?"

- "Je suis embêtée avec ma presse et j’aurai besoin de son aide... Oh mais je vois que tu as de la compagnie" dit Dorothy.

- "Oui pardon, je te présente Samantha. Sam, je vous présente mon amie Dorothy, c’est la rédactrice de la gazette, que vous avez pu lire hier" présenta Mike.

- "Enchantée madame" dit Sam, en serrant la main tendue par Dorothy.

- "Appelez-moi par mon prénom" proposa Dorothy. "D’où êtes-vous ? Je ne reconnais pas votre accent..."

- "Je suis originaire de Washington mais je voyage beaucoup, je pensais que mon accent s’était gommé avec le temps" dit Sam en rougissant.

- "De Washington ? Je suis de Boston !" s’écria Mike en souriant.

Sam lui sourit puis se tourna vers Dorothy : "Voulez-vous que je jette un œil à votre presse ?"

Dorothy ouvrit de grands yeux mais accepta, suite au regard bienveillant de Michaela.

Les deux femmes se faisaient confiance depuis longtemps. Au moment de quitter Mike, qui ouvrait sa clinique, un homme traversa la grand-rue et l’apostropha : "Michaela, vous ne nous présentez pas votre nouvelle amie ?"

L’homme était grand, avec de longs cheveux blonds ondulés, pas très bien coiffé. Il portait une chemise en coton, un gilet et un pantalon en toile, le tout n’était pas de toute première jeunesse. Il était accompagné d’un homme plus petit mais plus présentable.

Sam remarqua l’établissement duquel sortirent les hommes et sentait un mauvais pressentiment monter dans son ventre.

Michaela soupira et jeta un regard d’excuse à Sam. Elle savait que ça arriverait...

- "Hank, Jake, bonjour messieurs" corrigea Mike, pour leur rappeler leur impolitesse.

Jake, le plus présentable des deux hommes souleva son chapeau à l’intention des trois femmes.

- "Messieurs..." dit Dorothy, puis se tournant vers Sam "rejoignez-moi dès que vous aurez fini." Et elle quitta les lieux. Visiblement, elle ne portait pas ces hommes dans son cœur.

- "Je vous présente Samantha Carter, une ancienne amie de Washington. Sam, voici Hank et Jake" dit Michaela.

Sam ne la contredit pas, si Mike l’avait présentée comme son amie, elle devait avoir ses raisons.

- "Bonjour messieurs" dit Sam, en le regardant droit dans les yeux chacun leur tour.

Les deux hommes furent subjugués par la beauté de la jeune femme, mais sentirent que comme son amie médecin, cette femme avait du caractère. Son regard parlait pour elle.

- "Dis donc ma jolie Sam, si tu cherches de l’action en ville, fais-moi signe, tu me trouveras au saloon, de l’autre côté de la rue" dit Hank, le plus grand des deux hommes.

- "Monsieur, je ne vous permets pas de me tutoyer ni de m’appeler Sam, ça sera Mademoiselle Carter pour vous !"

Jake donna un coup de coude dans les côtes de son ami.

- "Mademoiselle Carter, je suis Jake Slicker, le maire de cette ville." Sam lui tendit la main pour la serrer mais Jake la tira un peu pour lui faire le baisemain. Sam retira sa main, ne supportant pas le contact avec cet homme.

- "Enchantée messieurs. Si ça ne vous gêne pas, je vais prendre congé, Dorothy m’attend" annonça Sam. Elle s’éloigna vers la gazette, sans se retourner. Michaela sourit, finalement son amie s’en sortirait très bien.

- "Michaela, vous savez choisir vos amies, elle a le même sale caractère que vous !" gronda Hank, mécontent.

- "Il vaut mieux, avec des individus dans votre genre" cracha Mike, avant de rentrer et claquer la porte de sa clinique.

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Jack se réveilla la bouche pâteuse, à l’infirmerie.

Il ne savait pas comment il était arrivé là, ni depuis combien de temps il avait dormi. Il se sentait reposé mais angoissé. Il essaya de se souvenir des derniers événements, avec beaucoup de mal.

Janet arriva au seuil de la chambre alors qu’il s’asseyait sur son lit, se passant les mains sur le visage. Elle l’observait depuis quelques instants. Il était séduisant, même si ce n’était pas du tout son genre d’homme mais elle comprenait que son amie Sam soit amoureuse de lui. Il était charismatique, sexy et imposait le respect. Il était juste avec ses hommes même s’il avait un caractère bien trempé. Elle l’appréciait et le respectait beaucoup car il aimait son amie et ne voulait que son bonheur. Il cherchait depuis des jours à la retrouver et se souciait beaucoup de sa santé à elle, sans faire attention à lui.

Il n’avait jamais rien tenté avec elle car ils étaient tous deux trop intègres pour aller contre les lois de l’armée.

Janet sorti de ses pensées et frappa doucement contre le montant de la porte ouverte.

- "Bonjour mon colonel" dit-elle en lui souriant. "Comment vous sentez-vous ?"

- "Bonjour Doc" répondit Jack. Il ne savait pas comment il allait, alors, quelle réponse lui donner ?

- "Je sais que vous devez être un peu confus. Je vais prendre vos constantes, ensuite nous irons prendre un petit déjeuner ensemble, pour parler un peu" proposa doucement le médecin.

Jack accepta en hochant la tête. Il la laissa faire son travail en silence, prit les vêtements qu’elle lui tendait et alla se rafraichir dans la salle de bain attenante. En sortant, Janet l’attendait, elle se dirigea vers le mess et Jack lui emboita le pas.

Les militaires qu’ils croisèrent les saluèrent discrètement mais personne n’osa lui parler plus que ça.

Janet et Jack prirent de quoi se restaurer et s’installèrent à une table.

- "Alors Doc ?" demanda Jack, avant de boire une gorgée de café noir.

- "Bon, vous êtes rentrés sur Terre avec Teal’c pour prendre des provisions et faire votre rapport au général" commença Janet. Jack hocha la tête. Il se souvenait de ça.

- "Walter a commencé les recherches nécessaires concernant l’entrepôt en pleine forêt. J’ignore ni pourquoi ni comment mais vous vous êtes emporté. Vous aviez besoin d’évacuer votre rage et votre frustration. Vous avez mis la salle de briefing à sac. Walter m’a appelé et j’ai pris une seringue avec un sédatif. Le problème était de vous approcher pour faire cette piqure. Teal’c a fini par vous maitriser et je vous ai fait l’injection. Croyez-bien que j’en suis désolée, je sais que vous détestez ça" dit Janet, avec un sourire. "Vous avez dormi environ 24h, ça vous a fait du bien."

Jack posa sa tasse et posa ses coudes sur la table, il enfouit son visage dedans et secoua la tête.

- "Merde, là je suis mal ! Le général va me tuer ou pire, me faire passer devant la cour martiale" soupira Jack.

- "C’est mal le connaitre, mon colonel" dit Janet en posant une main sur l’avant-bras de l’homme en face d’elle.

- "Il m’apprécie beaucoup mais je pense qu’il y a des limites que même moi je ne peux me permettre de franchir, Doc" dit Jack. Il était conscient d’avoir dépassé les bornes mais sur le moment il avait été incapable de se contenir.

Walter entra au mess au même instant pour prendre le café du général. Il se dirigea avec sa commande vers le colonel et le salua.

- "Bonjour sergent, qu’avez-vous à la tête ?" demanda Jack, en voyant une compresse collée sur sa tempe.

- "Oh rien de grave. Je pense que vous devriez apporter le café du général et parler un peu avec lui, ça lui ferait plaisir" proposa Walter.

- "Bonne idée sergent, merci." Jack récupéra sa propre boisson ainsi que celle de son supérieur. Il salua Janet et quitta le mess.

- "Entrez colonel" invita la général, voyant son second sur le pas de la porte.

- "Bonjour monsieur, votre café" dit Jack, en tendant le gobelet à son supérieur.

Le général lui sourit pour le remercier l’invita à s’asseoir. Jack avait fermé la porte derrière lui, il savait que le général voudrait un peu d’intimité pour lui passer un savon. Il n’avait pas regardé l’état de la salle de briefing.

- "Comment vous sentez-vous colonel ?" demanda amicalement le général.

- "Mal, monsieur" avoua honnêtement Jack.

- "Jack, vous avez perdu un membre de votre équipe et pas n’importe lequel."

- "Ce serait pareil pour Teal’c et Daniel, monsieur."

- "Ne vous voilez pas la face, Jack. Perdre un de ses hommes est une expérience traumatisante mais le major Carter n’est pas seulement un membre de votre équipe. Elle compte plus que n’importe qui pour vous. Tout le monde en est conscient. Ici, tout le monde l’apprécie et la respecte, nous faisons tous notre maximum pour la retrouver saine et sauve. Mais ne vous mettez pas dans cet état-là, ça ne l’aide pas. Pensez à elle. Que ferait-elle ? Qu’a-t-elle déjà fait pour vous retrouver, colonel ?"

Les paroles du général laissèrent Jack sans voix.

- "Elle est tellement plus intelligente que moi, elle m’aurait déjà trouvé si nos places étaient inversées..."

- "Jack, c’est une scientifique, elle ne se laisse pas aveugler par ses émotions quand la situation est grave. Son esprit est analytique. Je ne dis pas que vos disparitions sur Edora et avec Meybourne ont été des parties de plaisir pour elle-même et ses collègues mais elle se concentre sur ce qu’elle peut maitriser. Partez du principe qu’elle est vivante" dit Hammond.

Jack encaissa ces informations sans rien dire mais il savait que le général avait autre chose en tête et il sentait que ça n’allait pas lui plaire. Il attaqua : "Je suis mis à pied pour combien de temps, suite à mon comportement, mon général ?"

Le général le regarda avec de grands yeux : "Je ne vous mets pas à pied Jack, qu’est-ce qui vous fait dire ça ?"

- "Vous avez la tête de quelqu’un qui doit annoncer une mauvaise nouvelle... et vu mon comportement et les dégâts, je le mérite."

- "Colonel O’Neill, vous avez enchainé de nombreuses missions off world, sans repos. Vous avez porté secours à des enfants et perdu un équipier dans la mission. Vous n’avez pas eu de vacances depuis des mois, le Dr Frasier a diagnostiqué un état de fatigue extrême et un début de symptôme post-traumatique, ça s’arrête là. Les dégâts ne sont que matériels et Walter n’a qu’une égratignure."

- "Walter ? Le pansement à la tête c’est de ma faute ?" demanda Jack.

- "Dommage collatéral, ne vous en faites pas. Cependant, c’est vrai je dois vous parler. Je suis obligé de déclarer le major Carter disparue en mission. Cela ne veut pas dire que nous stoppons les recherches, d’autant que nos amis Asgard nous ont appris plein de choses intéressantes sur les activités du NID mais nous y reviendront."

- "Jacob est au courant ?" demanda Jack, en pensant au père de son amie.

- "J’ai envoyé un message à la Tok’ra mais il est en mission. Il me recontactera dès que possible. Quand il sera là, j’aimerais faire une petite cérémonie simple et je voudrais que vous disiez quelques mots."

- "Non mon général, je n’en aurai pas la force. Ce serait comme lui dire adieu alors que vous venez de dire que nous devons partir du principe qu’elle est vivante..." dit Jack, désemparé.

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Sam aidait Dorothy à réparer sa presse. C’était un appareil ancien, même pour l’époque. La journaliste avait de plus en plus de mal à s’en servir et Sam réfléchit à un moyen de la soulager un peu. Elle répara ce qu’elle put mais promis de revenir pour lui faciliter la vie.

Elle regagna la clinique, dont la porte était ouverte. Elle frappa et Mike l’invita à entrer.

- "Alors Sam ? Vous avez pu être utile à Dorothy ?"

- "Oui mais je pense pouvoir faire plus, je ne sais juste pas où trouver ce dont j’ai besoin..." avoua Sam.

- "Allons déjeuner chez Grace, vous me direz ce que vous voulez et je verrai ce qu’on peut faire."

- "Avec plaisir" dit Sam. Elle n’avait pas très faim mais elle devait s’occuper l’esprit pour ne pas penser à Jack.

Elles se rendirent au café de Grace, comme deux bonnes amies. Michaela voulait profiter de ce déjeuner pour en savoir plus sur Sam.

Grace se présenta pour prendre les commandes et faire connaissance avec la nouvelle venue. Toute la ville était déjà au courant de son arrivée et Sam détestait passer pour un animal de foire mais dans ce genre de village, c’était inévitable.

- "Sam, je peux vous poser une question ?" demanda Michaela.

- "Euh... oui si je peux y répondre" dit Sam, pas très sûre d’elle. Elle avait peur que Mike veuille en savoir plus à son sujet et elle pourrait difficilement lui expliquer qu’elle venait du futur.

- "Avez-vous un homme dans votre vie ?" demanda Michaela avec un sourire.

C’est dingue comme les femmes mariées et heureuses en ménage veulent absolument savoir si tout le monde est dans leur situation. Visiblement, Mike et Sully filaient le parfait amour, s’adoraient et transpiraient le bonheur.

- "Je... c’est compliqué, Michaela" dit Sam.

Oui, elle avait un homme dans sa vie mais ce n’était pas si simple. Comment expliquer qu’elle était militaire dans l’air force, à une époque où les femmes n’avaient pas le droit de vote et où les avions n’existaient pas. Mais surtout, comment expliquer que l’armée empêchait les hommes et les femmes travaillant ensemble de s’aimer ? Bon, ils s’étaient avoué leurs sentiments mutuels et avaient passé une excellente soirée avant le départ de Sam, mais officiellement, cette relation était interdite.

- "Vous savez, ça n’a pas été simple avec Sully non plus..." dit Mike, les yeux dans le vide, repensant aux premiers moments avec Sully.

Grace arriva avec les plats et les deux jeunes femmes la remercièrent.

- "J’aimerais que vous me racontiez, si ça ne vous dérange pas Michaela" demanda Sam, souhaitant en savoir plus sur ses hôtes.

- "Il y a environ quatre ans, je suis arrivée dans la région après avoir lu une annonce, la ville cherchait un médecin. J’ai quitté Boston et je suis venue. Au début, ça n’a pas été facile pour moi, en tant que femme, mais je ne vous apprends rien.

Charlotte Cooper, la mère de mes enfants, m’a tout de suite pris sous son aile et m’a présenté aux bonnes personnes. Elle a été d’un grand soutien et un énorme réconfort pour moi. Avant de mourir, elle m’a demandé de prendre soin des enfants. J’étais terrifiée.

Entre-temps, j’ai rencontré Sully, qui était encore plus sauvage qu’aujourd’hui. Il venait de perdre sa femme et leur bébé. Il a été recueilli par Nuage Dansant pendant cette mauvaise passe. Il m’a loué sa maison, pour que je m’y installe et les enfants sont venus m’y rejoindre. Sully me prenait pour une bonne à rien et il n’avait pas vraiment tort, je n’étais douée que pour la médecine." Mike souriait en repensant à tout cela.

Sam écoutait son récit, fascinée par la similarité de leurs histoires, malgré quelques différences.

Michaela reprit : "Je n’étais pas préparée à être mère des trois grands enfants et les élever seule. De plus, Sully m’impressionnait car j’étais une jeune femme et lui un homme, bien que je sois un peu plus vieille que lui. Il avait été marié alors que mon fiancé était mort à la guerre avant notre union. Un jour, nous nous sommes retrouvés en forêt seuls, tous les deux alors que j’étais réellement un poids pour lui mais je devais découvrir ce qui rendait les habitants de la ville si malades. Bref, nous sommes devenus "amis" si on peut dire ça, mais je sentais une attirance pour lui. De son côté, il feignait l’indifférence et j’étais tentée d’y croire. Nous nous sommes rapprochés et il a vite été indéniable que nous ne pouvions nous passer l’un de l’autre. Ça a pris des années ! "

- "Et vous vous êtes mariés !" dit Sam, avec un grand sourire.

- "Ça n’a pas été si simple... Nous nous fréquentions depuis quelque temps, il m’a demandé en mariage mais voilà, David, mon fiancé que je pensais mort est arrivé en ville. J’étais chamboulée par cette nouvelle. Sully l’a mal vécu et a rompu nos fiançailles. J’avais besoin de faire le point sur ma vie, mes sentiments, ma famille. Je me suis rendu compte que j’avais aimé un homme mais qu’il était mort. Certes, David avait survécu mais il n’était plus celui que j’avais connu et mon amour pour Sully était plus fort. Nous nous sommes fiancés à nouveau et mariés. C’était en mai, c’était le plus beau jour de ma vie" sourit Mike.

Sam n’en revenait pas, cette femme était vraiment extraordinaire.

- "Alors vous voyez, les histoires compliquées, ça me connait" dit Mike avec un clin d’œil pour son amie.

Sully arriva et embrassa son épouse. Il salua Sam et s’assit en bout de table, entre les deux femmes qui se faisaient face. Son arrivée dispensa Sam de raconter sa propre histoire.

- "Alors Sam ? On fait des miracles ?" demanda Sully.

- "Je vous demande pardon ?" demanda Sam, perdue.

- "Brian crie partout que vous êtes une magicienne ! Le révérend a félicité Brian sur la qualité de son travail, car lui-même a appris des choses grâce à son croquis. Brian était tellement content qu’il lui a déjà donné quand il l’a croisé en ville ! Par ailleurs, Dorothy ne tarit pas d’éloges sur vous..."

- "Oh ce n’est rien. Mais ce n’est pas ça qui va m’aider à vous payer pour les soins, le gîte et le couvert..." Sam n’avait pas l’habitude d’être dépendante, d’autant qu’elle percevait un salaire mais elle n’avait pas accès à son argent.

- "Ne vous en faites pas, on a connu pire" dit Sully pour la rassurer.

Quelques personnes vinrent à leur table les saluer pour être présentés à la jeune femme qui vivait chez les Sully. Si certaines personnes paraissaient sympathiques, d’autres l’étaient beaucoup moins, comme le banquier, Preston Lodge III. Un homme antipathique et imbu de sa personne. Un homme que Sam ne raterait pas, à la première occasion.

Sam se rendit chez le maréchal-ferrant, le mari de Grace, dès la fin du déjeuner.

- "Bonjour Monsieur, vous êtes Robert E. ?" demanda Sam.

Un homme noir d’une cinquantaine d’années se retourna et confirma son identité.

- "Oui madame, que puis-je faire pour vous ?"

- "Je voudrais réparer la presse de Dorothy mais j’aurai besoin de travailler dans votre atelier, vous pensez que ça serait possible, monsieur ?"

- "Oui bien sûr, mais vous savez vous servir de tout ça ?" demanda Robert E. en montrant son atelier des mains.

- "Ne t’inquiètes pas Robert E. Sam sait ce qu’elle fait" dit Matthew, dans le dos de Sam, la surprenant. Ils se saluèrent. Matthew semblait heureux de voir Sam.

Robert E. laissa l’accès libre à Sam et celle-ci travailla des métaux pour créer des ajouts sur la presse de Dorothy, pour lui en faciliter l’utilisation.

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Le général Hammond avait fait remplacer le matériel de salle de briefing.

Il avait commandé une nouvelle vitre de séparation mais celle-ci serait livrée plus tard, sa fabrication était plus délicate, selon les premières recommandations du major Carter.

Officiellement, une surcharge lors de l’utilisation de la Porte avait entrainé de fortes secousses, entrainant la destruction de la salle, moins protégée que sa voisine du dessous. Jack avait présenté ses plates excuses à Walter et celui-ci ne lui en avait pas tenu rigueur.

Teal’c et Daniel travaillaient toujours avec les Asgards, en orbite autour de la Terre. Jack n’avait pas revu ses amis et travaillait avec Walter sur les informations et plans pour trouver à quoi servait l’installation en forêt. Pour Jack, ça sentait le NID à plein nez.

Thor téléporta Teal’c et Daniel en salle de briefing. Jack y était installé avec Hammond et Walter. Ils discutaient sur une opération à mener pour aller jeter un œil sur place.

Quand il vit ses amis, Jack se leva et les serra dans ses bras. Teal’c, peu habitué à des témoignages de ce genre, rendit son étreinte à O’Neill.

Daniel passa son bras dans le dos de son ami, pour lui signifier son soutien. Les trois hommes n’échangèrent aucun mot et cela n’était pas nécessaire.

Tous retournèrent à table et Teal’c annonça que Thor avait scanné la zone et détecté des présences humaines, cependant peu nombreuses.

Alors que Walter s’était retiré pour travailler sur les recherches à propos NID, la porte des étoiles s’activa.

Les hommes toujours assis à la table de conférence se regardèrent, pensant tous à la même personne : Jacob.

Hammond descendit en salle de contrôle, il avait demandé aux autres de l’attendre à l’étage. Le sergent de garde reçut un code Tok’ra et le général sut que ce qui allait suivre n’allait pas être facile. Il se rendit en salle d’embarquement pour accueillir son visiteur.

Comme prévu, Jacob se présenta mais il était accompagné. Jack avait observé son arrivée depuis l’étage et son visage se ferma quand il reconnut la personne qui accompagnait le père de Sam : Anise. Cette dernière et Sam n’étaient pas amies et de plus, la Tok’ra avait des vues sur Jack. Cette attirance n’était pas réciproque et ce n’était pas le moment de jouer avec les nerfs du colonel. Daniel se posta derrière son ami et lâcha un "Hoho" en voyant les visiteurs. Teal’c se leva à son tour et força O’Neill à se rasseoir.

- "Georges, tu m’as laissé un message très succinct mais j’ai fait aussi vite que possible. Vous avez des problèmes ?" demanda Jacob.

- "Viens avec moi, nous devons parler" dit Hammond. Jacob et Selmak sentirent que quelque chose de grave était arrivé et Jacob pensa immédiatement à sa fille.

Il suivit son ami en silence et son coeur manqua un battement quand il vit SG-1 dans la salle, sans Sam. Il se laissa tomber dans un siège, comprenant l’appel de Georges.

Hammond prit la parole, pendant que Jacob le fixait. Les hommes de SG-1 avaient la tête baissée, ils regardaient leurs mains.

Anise s’était installée à la place de Sam, Jack lui jeta le regard le plus mauvais que personne n’avait jamais vu au SGC. Selmak prit la parole et demanda à la jeune femme de s’installer à côté de lui, libérant ainsi la place.

Anise fit la grimace mais obéit à Selmak. Jack jeta un regard empreint de gratitude vers le Tok’ra et Jacob reprit le contrôle, pour écouter son ami Georges.

Hammond expliqua les détails de la mission de sauvetage et la disparition du major Carter. Anise émit un léger sourire et Selmak gronda. Tous se tournèrent vers eux et la jeune femme perdit vite son sourire.

- "Si nos alliés Tok’ra prennent la disparition de nos hommes à la légère, je pense que nous mettrons fin à notre alliance" gronda le général.

- "Mon général, de toute façon, la Tok’ra se sert de nous pour les missions suicides. Cette alliance n’est bénéfique que pour eux, à chaque fois que nous avons eu besoin de leur aide, ils avaient une bonne excuse pour ne pas répondre ! Sauf votre respect Jacob" dit Jack, furieux. Jacob ne lui en tenait pas rigueur car lui-même trouvait cette alliance peu équitable pour les Tauri.

- "Jacob, je voudrais que tu restes ce soir. J’ai déclaré ta fille disparue en mission et j’aimerais organiser une cérémonie intime. Nous ne la considérons pas comme morte mais..." et le général ne peut terminer sa phrase.

Jacob avait observé Jack. Son visage était fermé et il luttait visiblement pour avaler sa salive. Le père de Sam comprit alors qu’il retenait ses larmes. Jamais il n’avait vu Jack dans cet état.

Il avait bien observé la salle et avait vu la vitre brisée. Jacob fit le rapprochement entre ça et le nouveau mobilier de la salle.

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