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10/ La voie de chemin de fer

Démétra, dimanche 25 février 2018
10/ La voie de chemin de fer

Sam se sentait également plus légère de s’être confiée à Michaela. Elle gardait toujours la photo de Jack contre son coeur.

Sully était rentré plus tôt que prévu et avait chaleureusement remercié Sam pour son aide, en son absence.

Noël approchait et la ligne de chemin de fer était toujours paralysée. La direction n’avait rien fait pour Colorado Springs et si Sam n’avait pas réparé la ligne de télégraphe, ils seraient presque coupés du reste du pays.

Bill, le conducteur du train avait examiné la locomotive et pensait qu’on pouvait la remettre en état mais avec beaucoup de travail et il ne savait pas comment faire. Jake Slicker lui avait recommandé Sam, tout comme l’avait fait Sully, pour avoir son avis.

Sam arriva vers la voie de garage accompagnée par Sully et Matthew. Elle inspecta l’engin sous toutes les coutures. Elle n’était pas spécialisée dans les trains mais elle était assez douée en mécanique pour en comprendre le fonctionnement.

- "Bon, avec des réparations de fortune, je pense que si on inverse les roues avec les bielles et les pistons, on peut la faire repartir dans l’autre sens et récupérer les wagons perdus dans la plaine. Une fois là-bas, on remonte le mécanisme dans le bon sens pour le tracter jusqu’à la gare. Comme ça, on peut charger un train et le faire rentrer à Denver pour des réparations plus conséquentes" déclara Sam.

- "Vous pensez que ça peut tenir ?" demanda Bill, le conducteur.

- "Oui pour ce qu’on a à faire, ça peut aller."

- "Attendez Sam, j’ai une idée" dit Sully. Le petit groupe reprit la route du centre-ville et Sully demanda à Horace d’envoyer un télégramme à la direction des chemins de fer.

Matthew était retourné à son bureau, laissant Sam avec Bill. Elle lui expliquait les réparations qu’elle comptait faire pour remettre en marche la locomotive. Elle s’occuperait de la partie technique des roues et autres pendant qu’il s’occuperait de la cheminée à vapeur.

Sully ressorti après quelques minutes avec un grand sourire.

- "Sully ?" demanda Sam, curieuse de son comportement et son drôle d’air.

- "Sam Carter, la compagnie des chemins de fer va vous payer pour la remise en état du train !"

- "C’est vrai ?"

- "Oui, comme chef de projet. Ils vont aussi rémunérer les personnes que vous voudrez embaucher !" Sam était surexcitée par ce projet. Elle se disait que l’argent gagné pourrait servir à la famille Sully.

- "C’est merveilleux !" dit Sam. Elle se rendit chez Robert E. pour lui proposer de travailler avec elle. Elle recruta d’autres hommes et se décida de se mettre au travail. Elle devait dessiner des plans et faire l’inventaire de ce qu’elle avait sous la main.

La diligence qui partait de Denver le lendemain devait leur livrer du matériel.

Sam couru à la clinique pour annoncer la bonne nouvelle à Michaela.

- "Je ne serai plus une charge pour vous, je vais participer à la vie de la maison !" dit Sam.

- "Sam, vous n’êtes pas du tout une charge pour nous, au contraire ! Nous avons une dette de vie envers vous !"

Sam avait travaillé sans relâche pour remettre la locomotive sur les rails avant Noël.

Et elle avait réussi. Les wagons avaient été récupérés puis ramenés en ville. Il repartit peu de temps après pour Denver. Quand le train arriva, Horace reçut un télégramme de remerciements pour les habitants de Colorado Springs.

Un chèque arriva au nom de Sam Carter mais comme elle n’avait pas compte en banque, Michaela l’accompagna chez Preston pour remédier à cela.

- "Mademoiselle Carter n’est pas mariée, je ne peux pas ouvrir de compte" déclara Preston.

- "Monsieur Lodge, Sam n’est pas mariée mais elle a rendu de nombreux services à la communauté !" défendit Mike. Même Myra avait pris la défense de Sam mais le banquier ne voulait rien entendre.

- "Très bien monsieur Lodge, c’est dommage car la compagnie des chemins de fer vient de me payer pour les réparations du train. Je dois bien pouvoir m’arranger avec eux, car le chèque n’a pas d’ordre. Monsieur Sully pourrait l’endosser dans une autre banque et me verser la somme..." dit Sam en se levant. Preston la rattrapa par le bras.

- "Si vous avez déjà de l’argent à déposer, je suis sûr qu’on peut trouver un arrangement" dit Preston, avec un grand sourire carnassier.

Sam reprit place à côté de Michaela et signa les documents nécessaires. Elle demanda également une procuration pour que Mike et Sully puissent disposer de son argent, quand bon leur semblerait. Michaela avait protesté mais Sam avait été intraitable.

Elle retira de l’argent et décida d’acheter de beaux cadeaux pour ses amis.

Ils fêtèrent Noël tous ensemble, Colleen était rentrée pour l’occasion. Comme Brian était en vacances, Colleen prendrait sa chambre le temps de son séjour et le jeune garçon irait dormir chez Matthew.

Les échanges de cadeaux avaient été simples mais venaient vraiment du coeur. Sam se rendit compte qu’à cette époque, Noël et Thanksgiving, passé en novembre, avaient une toute autre signification et n’étaient pas encore des fêtes commerciales.

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Daniel avait reçu un tir de lance jaffa au torse mais son gilet par balle renforcé avait arrêté la déflagration. Ce qui l’avait blessé était le recul et sa chute sur des pierres.

Janet l’avait soigné et ses jours n’étaient pas en danger. Il était installé dans une chambre individuelle et se reposait. Jack était passé prendre de ses nouvelles avant de se rendre en salle de briefing, avec Teal’c et James.

- "Messieurs, comment va le Dr Jackson ?" demanda Hammond, une fois ses hommes autour de la table de réunion.

- "Ses jours ne sont pas en danger, plus de peur que de mal" dit Jack.

- "Et vous colonel ?" dit Hammond.

- "Rien du tout, des strip pour tenir mon sourcil" répondit Jack, alors que le général d’adressait à l’autre colonel. "Pardon monsieur."

- "Je vais bien mon général, je me suis déplacé la clavicule mais ça va se remettre" dit James, le bras en écharpe.

- "Et vous Teal’c ?"

- "Je vais parfaitement bien, général, je vous remercie."

- "Bon, maintenant que je suis rassuré sur votre sort, je voudrais qu’on parle de cette mission" dit Hammond.

Jack se leva de la place de Sam, où il s’asseyait toujours et commença : "Bien, notre plan était simple nous devions assiéger les jaffas et leur déesse, à la mode romaine. Nous n’avons pas eu le temps d’envoyer d’espion, donc nous avons fait sans.

Nos éclaireurs sont partis en tête. Des Jaffas quadrillaient la zone autour du temple mais pas autour de la Porte. Nous les avons encerclé et placé des explosifs à des points stratégiques, pour les forcer à se replier dans le temple. Beaucoup périrent dans les explosions.

Nous avons laissé passer la nuit, en faisant des rondes régulières et la nuit fut calme.

Au petit matin, nous nous sommes mis en marche, en direction du temple. James commandait les équipes nord et est, pendant que je m’occupais de celle de la Porte à l’ouest. Teal’c gérait celle du sud. Tout s’est bien passé et comme on s’y attendait, l’entrée du temple était bien gardée. C’est là que Daniel a été blessé. Un des jaffas a tiré sur lui alors qu’il se déplaçait. Nous avons riposté" dit Jack.

Le général écoutait le récit de son second, sans lui couper la parole.

- "Il a été mis à l’écart et on s’est occupé de lui. Ensuite, nous avons investi le temple avec Teal’c. James nous couvrait à l’extérieur." Teal’c hocha la tête pour appuyer les dires de Jack. Puis il prit la parole pour raconter la suite.

- "Je me doutais de la position de Diane dans le temple, alors je suis passé devant pour guider mes hommes. Le colonel O’Neill veillait sur nous de loin, pour éviter les embuscades.

Nous avons facilement trouvé Diane, qui tentait de prendre la fuite par les anneaux de transfert."

- "C’est comme ça que j’ai été blessé. J’ai évité les anneaux sortant de terre et en tombant, je me suis démis l’épaule" dit James.

- "Bref, Teal’c a réussi à empêcher le transfert de se faire correctement, c’est comme ça que Diane a été tuée" dit Jack.

- "Je vous demande pardon ?"

- "Carter saurait vous expliquer mieux que moi mais en bref, le transfert a commencé mais comme Teal’c a arrêté de le processus, Diane a été à moitié téléportée... mais c’était pas beau à voir..." grimaça Jack.

- "Je confirme, j’ai failli rendre mon petit-déjeuner" avoua James, une grimace de dégoût sur le visage. Jack rit en silence.

- "Les jaffas qui se sont rendus ont été confiés à Bra’tak, c’est pour ça que nous n’avons pas pu nous parler au bout des premières 24h, monsieur. Nous organisions le camp et certains jaffas ont voulu prendre la fuite. Nous avons contenu la révolte puis nous sommes rentrés" conclu Jack.

- "Très bien, allez vous reposer un peu. Je vous préviendrais Jack, quand Thor sera là" dit Hammond.

Thor se présenta par la Porte des étoiles et Hammond fit appeler Jack.

Ce dernier se présenta en salle de réunion et semblait content de voir son ami extraterrestre, il salua également son supérieur.

- "Salutations O’Neill" dit Thor.

- "Thor, vous avez de bonnes nouvelles pour moi ?" demanda Jack, se rapprochant de l’alien.

- "Je le pense, mais avant que je ne vous en parle, vous devez me faire une promesse" dit Thor.

- "Tout ce que vous voudrez !" dit Jack, faisant sourire Hammond.

- "Si jamais les nouvelles vous conviennent, je vous demanderais de ne pas me prendre dans vos bras. Le major Carter me l’a déjà fait et je n’aime pas trop cela..."

Jack éclata de rire, ce qui ne lui était pas arrivé depuis des semaines. Hammond sourit.

- "Accordé mon ami !" déclara Jack.

- "Dans ce cas, prenons place autour de cette table, que je vous explique" dit Thor.

Le général Hammond l’invita à prendre place à sa gauche pendant que Jack s’asseyait à sa place habituelle, à la droite de son général.

- "Mes équipes ont découvert que le champ électromagnétique utilisé par vos ennemis était bien Ancien. J’ai eu bien du mal à retrouver les instructions dans nos bases de données. Ce dôme protecteur devait rendre les installations invisibles à toute forme de scanner extraterrestre. Cette zone devait rester neutre même pour les radars. C’est pourquoi aucun de vos satellites ne pouvait le voir" expliqua Thor.

Jack hochait la tête par politesse mais était impatient de savoir comment retrouver Sam.

- "Cette technologie Ancienne devait fonctionner dans une autre galaxie et non sur Terre. Le champ électromagnétique de votre planète a créé un déséquilibre dans son utilisation. Le major Carter est passée au travers du bouclier, puisqu’il laisse passer les organismes vivants pour ne bloquer que les radars. Quand j’ai voulu la téléporter, mon rayon a créé une sorte de bulle temporelle, un déséquilibre du continuum espace-temps. Elle a été renvoyée à une époque de votre planète en amont de votre espace-temps actuel" conclut Thor.

- "Là, je n’ai pas très envie de vous sauter au cou, parce que ça veut dire qu’à l’heure où je vous parle, Samantha Carter est morte et enterrée..." dit Jack.

- "Aujourd’hui oui, mais mes scientifiques travaillent sur le problème. Nous pouvons manipuler encore le cours du temps pour vous renvoyer avec elle, mais je ne sais pas encore comment vous faire rentrer" avoua Thor.

- "Vous connaissez sa situation géographique ?" demanda Jack.

- "La même qu’au moment du transfert."

- "Combien de temps en arrière selon vous ?"

- "Je dirais, entre 120 et 140 de vos années terriennes."

- "Et ce dôme, à quoi pouvait-il servir au NID ?" demanda Hammond, pensif.

- "Si j’en crois ce que je sais de ce NID, ses membres voulaient travailler sur des recherches et découvertes scientifiques visant à vous détruire et prendre le contrôle de votre Porte des étoiles..." dit Thor.

- "Faites-moi prévenir quand vous aurez une solution" dit gravement Jack. "Mon général, je peux disposer ?"

- "Oui colonel, rentrez chez vous pour vous reposer un peu" dit Hammond.

Jack salua les deux hommes et quitta la pièce. Thor cligna les yeux d’incompréhension. Il pensait qu’O’Neill serait ravi de sa découverte, puis il secoua la tête.

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Sully avait proposé de construire une petite maison sur sa propriété pour installer Sam, comme chez elle.

Elle avait refusé, voulant acheter un terrain mais la famille Sully s’y opposait. Leur terrain était immense et il valait mieux pour tout le monde de ne pas trop s’isoler.

Comme elle avait placé de l’argent à la banque, Sam acheta les matériaux et avec l’aide de tout le monde, sa modeste maison fut rapidement prête. Elle emménagea au printemps.

La maisonnette comportait trois pièces : une salle de séjour avec un coin cuisine, une petite chambre et un petit cabinet de toilette.

Sully lui avait aménagé un carré de terre pour ses cultures personnelles car elle s’était mise au jardinage et plantait des légumes.

Sam continuait d’assister Mike à la clinique et à faire des réparations en ville. La compagnie des chemins de fer la payait, sans savoir que c’était une femme, pour faire la maintenance des locomotives de passage à Colorado Springs, une fois par mois. Les chèques arrivaient pour Sam Carter et Preston les encaissaient sans sourciller.

Sam vivait une vie paisible et agréable mais il ne lui manquait qu’une chose pour être parfaitement heureuse : Jack à ses côtés.

Un matin, alors qu’elle désinfectait les instruments chirurgicaux avec Michaela, Dorothy se présenta toute essoufflée à la clinique.

- "Le Président va venir !"

- "Le Président ?" répétèrent en choeur Sam et Mike.

- "Le Président Grant ! " dit Dorothy.

- "Quand ?" demanda Mike.

- "Il est en route pour Denver et arrivera demain. Jake est en effervescence pour le recevoir comme il se doit mais les délais sont courts" dit Dorothy. Puis, elle ajouta : "Il vient avec le directeur de la compagnie des chemins de fer !"

- "Nous allons avoir un problème, mesdames !" dit Sam, devenue toute blanche. Michaela la fit asseoir.

- "Sam ?"

- "Oui, Sam, c’est bien le problème. Ils vont vouloir rencontrer Sam Carter car c’est la révision mensuelle du train. Ils vont savoir que je suis une femme !"

- "Hé bien, ils feront avec !" dit fermement Dorothy. "Ici, c’est l’ouest sauvage, les femmes doivent survivre seules ! Ils s’en remettront !"

Sam lui sourit mais restait angoissée à l’idée de perdre les revenus du chemin de fer.

Elle ne dormit pas de la nuit et se prépara de bonne heure pour aller à la gare accueillir le Président Ulysse S. Grant. Elle avait mis sa plus belle robe et s’était fait une belle coiffure. Maintenant que ses cheveux étaient plus longs, elle avait fait des boucles sur l’ensemble de sa chevelure blonde et les laissa tomber en cascade dans son dos.

Elle quitta la propriété avec la famille Sully, la boule au ventre. Toute la famille la soutenait mais c’était plus fort qu’elle.

Le train arriva à l’heure et le Président Grant descendit en premier. Il fut accueilli par Jake Slicker, en tant que maire de la ville.

Le directeur des chemins de fer, monsieur Richard Hayes le suivait de près.

- "Monsieur Slicker, c’est un plaisir de découvrir votre ville. On nous a vanté les mérites d’un membre de votre communauté. Nous souhaiterions rencontrer Sam Carter !" dit-il d’une voix forte.

Sam s’avança vers lui. Bill, le machiniste qui connaissait bien Sam, s’avança pour la présenter aux deux hommes.

- "Messieurs, voici Sam Carter. C’est elle qui nous a aidés quand la ligne de télégraphe a été emporté par la locomotive. C’est aussi elle qui a permis à notre train de regagner Denver. Elle est très douée."

Sam rougit sous les compliments.

- "Une femme ?" s’écria Hayes. Sam senti monter en elle son esprit combatif. Elle le releva la tête et toisa l’homme.

- "En quoi cela est-il un problème, monsieur ? Le travail n’était-il pas parfait ?"

Le Président Grant était amusé de la situation, il intervint cependant. Il attrapa les mains de Sam et les serra fort.

- "Ce n’est rien, très chère amie. Je suis extrêmement fier ! Je pourrais dire à Washington que l’Ouest sauvage est plein de ressources." Sam le regarda et chercha à savoir s’il était sérieux. Elle ne trouva aucune trace de malice dans ses yeux. Il était sincère.

- "Miss Carter, connaissez-vous Washington ?"

- "Oui monsieur, j’y suis née. Mais ça a dû changer depuis le temps que je n’y suis pas allée."

- "Excellent, excellent ! Accompagnez-moi au restaurant de votre ville, j’aimerais en savoir plus sur vous et sur vos amis."

Il avait vu que Sam était bien entourée. Hayes ne releva pas et suivit le mouvement. Visiblement, cette femme était dans les bonnes grâces du Président, un homme à ne pas contrarier.

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Jack s’était changé dans les vestiaires et avait quitté la base. Cela n’était pas arrivé depuis qu’il y était rentré avec Sam, des semaines auparavant. Il se rendit à son domicile pour relever son courrier, prendre une douche et mettre d’autres vêtements.

Il se rendit aux archives municipales pour y faire quelques recherches. Si Sam avait été renvoyée à la fin du XIXème siècle, elle devait bien apparaitre quelque part.

Il décida de râtisser large et consulta les archives datant de 150 ans. Il commença à parcourir les archives, année après année. Arrivé vers le milieu des années 1870, le bâtiment allait fermer et on le pria de partir. Il décida de revenir à l’ouverture le lendemain matin, son instinct lui disait qu’il était sur la bonne voie.

En rentrant chez lui, il appela le général Hammond pour lui demander sa journée du lendemain, ce qui fut accordé. Hammond ne lui en demanda pas la raison et il ne s’expliqua pas non plus. Il commanda une pizza et se mit devant sa série préférée. Cependant, même les frasques de la famille Simpsons ne parvinrent pas à le faire rire. Il se coucha de bonne heure et s’endormit comme une masse.

Au matin, son réveil sonna, Jack se leva aussitôt pour se préparer et partir pour une nouvelle journée aux archives. Si Daniel le voyait, il se moquerait de lui. Jack O’Neill en rat de bibliothèque... Il secoua la tête à cette pensée. Qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour retrouver l’amour de sa vie.

Il reprit ses recherches là où il les avait arrêtées la veille. Il ne trouva pas trace de Samantha Carter mais la Gazette de Colorado Springs mentionnait souvent une jeune femme, se prénommant Sam, dans ses articles. Dans les années 1940, il trouva quelque chose. Dans la rubrique nécrologique. Une certaine mademoiselle Sam Carter était décédée de cause naturelle à un âge très avancé, probablement centenaire et avait été enterrée par des amis. Jack nota ces informations et rangea les ouvrages là où il les avait trouvés.

Il quitta l’endroit, plus déprimé que jamais. Il s’arrêta faire une course puis se rendit au cimetière municipal. Il demanda au gardien de lui indiquer où reposait Sam Carter, morte le 20 octobre 1942. Elle était morte le jour de l’anniversaire de Jack, dix ans avant sa naissance. Le gardien sortit la fiche et lui indiqua où se trouvait la sépulture. Jack lui demanda pour combien de temps était payé l’emplacement.

- "Il y a un compte en banque qui sert à nous payer tous les ans, pour la place et l’entretien. Il semble qu’il y ait assez d’argent pour payer sur encore quinze générations" dit l’homme.

Jack traversa le cimetière à pied et découvrit une pierre tombale vraiment bien entretenue.

La stèle indiquait "Sam Carter ? - 1942" puis ces mots étaient gravés en dessous : "Sam a attendu son Jack devant la Porte, jusqu’à ce que ses Iris se ferment..." Le bouquet de lys blancs qu’il tenait en mains s’écrasa au sol quand Jack lut ces mots.

Il avait compris le message, il s’agissait bien de sa Sam. Il tomba à genoux devant la pierre tombale et se mit à pleurer.

- "Jack" appela une voix masculine dans son dos.

L’intéressé releva la tête. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là mais le temps semblait s’être arrêté. Une main se posa sur son épaule. Jack posa sa main dessus et la serra fort.

- "Jack, je suis désolé pour ton amie" dit l’homme.

- "Merci" dit Jack, sans se retourner ni se relever. Il n’en avait pas la force.

- "Le général te demande, Jack."

- "Non, je ne peux pas, c’est trop dur de continuer sans elle. J’ai déjà perdu Charlie et maintenant Sam ! Non je prends ma retraite définitivement, je n’en peux plus..."

- "Thor est revenu, il a peut-être une solution, ne perds pas espoir. Ce petit être gris a de la ressource."

L’homme lâcha l’épaule de Jack pour lui tendre la main et l’aider à se relever. Les deux hommes se firent face. James attrapa Jack pour le serrer dans ses bras et Jack pardonna à son frère.

Jack suivit James jusqu’au SGC. Il passa par les vestiaires pour se changer, mais le coeur n’y était pas. La dernière fois, Thor lui avait laissé l’espoir de retrouver Sam mais il était tombé de haut. Les Asgards n’étaient pas branché sur la même fréquence que les humains. Ils ne voyaient pas le cours du temps défiler de la même manière. De plus, ils avaient le clonage, ils ne perdaient jamais vraiment leurs proches.

James attendait Jack dans le couloir et l’escorta jusqu’à la salle de briefing.

- "Colonels, entrez et installez-vous, tous les deux" invita Hammond.

Jack s’installa à sa place et invita James à utiliser le siège de Sam.

Thor se téléporta dans la salle et salua les terriens. Jack ne desserra pas les dents mais Thor ne s’en formalisa pas.

- "J’ai une solution pour vous O’Neill mais je ne sais pas si ça peut vous convenir" déclara Thor.

- "Dites toujours."

- "Je peux vous renvoyer dans le passé mais je ne suis pas sûr de vous renvoyer exactement à la date de la disparition du major Carter et je ne sais pas encore comment vous ramener ici" déclara Thor.

- "C’est d’accord, je pars. Je vais me préparer" déclara Jack, puis il se leva et quitta la pièce.

- "Colonel, qu’est-ce qui lui arrive ?"

James de répondit pas, préservant l’intimité de Jack. Il baissa la tête pour ne pas croiser le regard du général.

- "Je vois" dit Hammond.

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