baniere

Accueil > Stargate SG-1 > Le coin des ami(e)s > Démétra > Les histoires > Fanfictions > Au Far-west > 14/ Retour au SGC

14/ Retour au SGC

Démétra, jeudi 1er mars 2018
14/ Retour au SGC

Au matin, Sam et Jack se réveillèrent dans les bras l’un de l’autre. Jack caressait le bras nu de son épouse et la regardait en souriant.

Elle était magnifique au réveil, le soleil du matin éclairant sa peau blanche. Elle leva la tête vers lui et le fixa de son regard bleu azur.

- "Bonjour toi..." dit-elle.

- "Bonjour toi" dit Jack en déposant un baiser sur le front de Sam.

- "Salutations O’Neill" dit Thor, debout à l’entrée de la chambre.

Sam laissa échapper un cri et tira sur le drap pour se couvrir. Jack avait sursauté, il n’avait vu ni lumière ni entendu l’arrivée de son ami.

- "Thor ! Vous êtes là depuis longtemps ? Je ne vous ai pas vu arriver" demanda-t-il.

- "Non, je vous surveille depuis quelques minutes, je vous apparait sous forme holographique."

- "Très bien, et que peut-on faire pour vous ?" demanda Sam, une main sur son cœur, qui battait toujours très vite à cause de la frayeur.

- "Je peux vous ramener dans votre époque. De combien de temps avez-vous besoin pour mettre vos affaires en ordre ?"

- "On peut partir tout de suite, non ?" demanda Jack en se tournant vers Sam.

- "Certainement pas ! Nous devons faire nos adieux à nos amis, sinon, ils vont se poser des questions et je ne veux pas partir comme une voleuse !"

- "Oui, tu as raison. Bon, disons cinq jours ?"

Sam réfléchi un instant puis hocha la tête, ça lui paraissait être un délai raisonnable.

- "Très bien, soyez prêts à cet endroit précis dans cinq jours, je vous téléporterais directement dans mon vaisseau, le "Samantha Carter". Puis je pourrais vous renvoyer chez vous" annonça Thor. Sam lui avait souri en entendant le nom de son vaisseau. Il les salua et son hologramme disparut.

Jack et Sam éclatèrent de rire face à cette situation. Ils étaient bien tous les deux. Ils passèrent le reste de la journée au lit. Entre deux câlins, ils discutèrent de comment régler les affaires de Sam en ville et surtout, quelle excuse donner à leurs amis. Sam proposa de leur dire qu’ils partaient en voyage de noces.

Comme ils ne pourraient pas tout emporter dans leurs sacs et que Sam tenait à conserver certaines affaires, le couple décida de retourner à Denver, ouvrir un compte dans la banque nationale qui avait un bureau là-bas et mettre leurs effets personnels au coffre.

Le lundi matin, ils se levèrent pour commencer à ranger la maison. Sam avait eu du mal à quitter son lit, tant elle était bien dans les bras de son mari. Mais l’idée de rentrer à la maison l’enchantait.

Sam quitta sa maison pendant que Jack mettait un peu d’ordre à l’intérieur. La jeune femme se dirigea vers la maison de son amie et fut accueillie à bras ouverts par Michaela.

Les enfants étaient partis pour la journée avec des amis et Sully s’était rendu en ville.

- "Bonjour Sam, vous avez très bonne mine" dit Mike avec un grand sourire.

Sam serra son amie dans ses bras et la remercia pour tout.

Michaela senti que Sam avait quelque chose à lui dire. Elles s’installèrent au salon.

- "Un problème avec Jack ?" demanda Mike, inquiète.

- "Oh non, pas du tout, au contraire" dit Sam, avec des yeux brillants. "Je... nous rentrons chez nous. Je vais être honnête avec vous, je vous dois bien ça."

Michaela serra les mains de Sam, pour l’encourager à lui parler. Sam sentait une boule se former dans sa gorge.

- "Que c’est dur" dit Sam, en regardant le plafond, comme pour faire redescendre la boule. "Nous allons dire à tout le monde que nous partons en voyage de noces, mais nous ne rentrerons pas... Je vais vous donner une lettre avant mon départ, vous ferez comme si je vous l’avais envoyée..."

Sam se laissa aller à pleurer.

- "Je ne pensais pas que ça serait si dur. Je me suis beaucoup attachée à vous et à votre famille. Vous avez tant fait pour moi..."

- "Et c’est réciproque Sam. Mais je suis heureuse que vous puissiez rentrer chez vous, avec vos proches. Vous allez terriblement me manquer" dit Michaela, qui ne put résister plus longtemps et se mit à pleurer.

Les deux femmes passèrent quelques minutes dans les bras l’une de l’autre, puis Sam rendit son bracelet à Michaela.

- "Non Sam, gardez-le, ça me fait plaisir" dit-elle en lui souriant.

- "Je ne peux accepter, il doit revenir à Coleen, pour son mariage..."

- "J’ai autre chose pour ma fille, ne vous en faites pas. Ainsi, vous penserez à moi en le voyant..."

- "Michaela, je n’ai pas besoin de ça pour penser à vous..."

- "Gardez-le quand même, j’y tiens !" insista Mike. Sam abdiqua et enfila le délicat bracelet en argent.

- "Quand partez-vous ?" demanda finalement Michaela.

- "Dans cinq jours."

- "Bon, ça nous laisse un peu moins d’une semaine pour profiter de vous deux" dit Mike, pour se redonner du courage.

- "Je vais aller à Denver, pour déposer des objets de valeur dans un coffre mais je vous laisse le reste, ainsi que la maison. De même, en cas de besoin, vous pouvez utiliser l’argent que j’ai chez Preston, grâce à la procuration."

- "Vous ne prenez pas votre argent ?" demanda Mike, surprise.

- "Je n’en ai pas besoin là où je vais, normalement et je préfère qu’il vous serve."

Le temps passa à une vitesse folle et le couple de jeunes mariés était parti deux jours à Denver.

Officiellement, ils partaient en voyage de noces, mais quand Sully remarqua la nostalgie de son épouse, il comprit que ça allait plus loin qu’un simple voyage.

Il lui en parla, un soir, alors qu’ils étaient blottis l’un contre l’autre.

- "Ils partent définitivement ?"

- "Oui, comment le sais-tu ?"

- "Je te connais Michaela, j’ai bien vu la tristesse dans tes yeux et ceux de Sam. Vous vous regardez à chaque fois qu’ils évoquent leur départ... Jack est arrivé récemment, il s’est moins attaché à nous."

- "Tu sais, quand il est arrivé, avec sa drôle de tenue, ressemblant à celle de Sam, j’ai compris qu’il venait la chercher. Mais ils se sont mariés, alors j’ai pensé qu’il venait juste la rejoindre..." dit Michaela en pleurant.

Sully la berça contre lui.

- "Ils ont une vie à eux, ailleurs. Ils n’appartiennent pas à notre monde. Même s’ils sont bien ici, ils manquent sûrement à d’autres, à leurs familles et leurs amis..."

- "Oui j’en suis sûre. Leur départ me peine énormément mais je sais que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux..."

Dans la maison voisine, Sam était dans le même état d’esprit que son amie. Elle pleurait à chaudes larmes contre le torse de son époux.

- "Sam, mon cœur, ne pleure pas, je t’en prie. Je ne supporte pas de te voir comme ça..." disait Jack, en lui caressant les cheveux.

- "Tu ne comprends pas, elle m’a accueillie chez elle, sans me poser de questions. Elle a toujours été à mon écoute, sans jamais me juger, elle m’a soutenue quand j’étais mal. C’est un peu comme la sœur que je n’ai jamais eue..."

- "Je sais mon amour, mais tu vas retrouver Janet. Et je vais te présenter mon frère, on va reprendre nos vies."

- "J’ai hâte de le rencontrer."

Sam se cala à nouveau dans les bras de son mari. Elle finit par s’endormir, alors que Jack fixait le plafond, un bras replié sous sa tête. Le sommeil finit par l’emporter sur lui, au petit matin.

Dans la journée, Jack et Sam préparèrent leurs affaires pour le départ, prévu de bonne heure le lendemain. Ils devaient passer leur dernière soirée avec les Sully.

SJSJSJ

Le dernier repas se passa dans la bonne humeur, la plupart des convives n’étaient pas conscients de voir les O’Neill pour la dernière fois.

Matthew était venu accompagné d’Emma. Sam avait convaincu Mike d’accepter. C’était une femme ouverte d’esprit habituellement mais surtout une mère. Elle défendait ses petits, pareille à une louve. Elle essayait d’être une mère droite, les laissant commettre leurs erreurs et en tirer les leçons. Sam espérait devenir un jour ce type de mère. Elle avait beaucoup appris au contact de Mike.

Sam avait apporté son télescope sur le perron et le confia à Brian en son absence. Michaela avait souri en comprenant qu’elle lui offrait. Juste avant de se dire adieu, Sam prit Michaela à part.

- "Michaela, je voudrais vous demander un dernier service."

- "Oui, bien entendu."

- "Pourriez-vous m’écrire des lettres de temps en temps et les déposer dans mon coffre à Denver ? Je vous ai noté le numéro sur ce papier, vous y avez accès."

Michaela prit le papier et le garda précieusement.

- "A quelle fréquence voulez-vous que j’écrive ?"

- "Comme vous le désirez... Une fois par semestre ou par an, ou un journal ou les évènements marquants... Je vous fais confiance."

Sam embrassa la joue de son amie et la serra contre elle. Tout le monde se dit au revoir. Matthew raccompagna Emma en ville, tandis que Brian et Coleen montaient se coucher.

Sully serra la main de Jack et lui dit : "Bon retour chez vous, prenez soin d’elle..."

- "Merci Sully, je n’oublierais jamais ce que vous avez fait pour nous !"

- "Pareil ici !"

Michaela et Sam eurent plus de mal à se dire au revoir et cela se passa dans les larmes.

Les paroles échangées ne furent compréhensibles que pour les deux femmes. Leurs époux les observaient et en avaient presque les larmes aux yeux, mais ils étaient trop fiers pour les laisser couler.

Sam descendit les quelques marches du perron pour rejoindre Jack, qui l’attendait en bas. Elle fit un dernier signe à ses amis. Michaela avait posé sa tête sur le torse de Sully, qui l’entourait de ses bras. Ils leur rendirent leur salut et rentrèrent chez eux.

Sam passa un moment dans sa salle d’eau et retrouva Jack dans leur chambre. Ils passèrent leur dernière nuit en 1871, ensemble.

Thor se présenta comme convenu. Jack et Sam avaient enfilé des vêtements locaux. Le treillis de Sam était en piteux état à son arrivée chez Michaela et celui de Jack avait été brulé.

- "Salutations les O’Neill" dit l’hologramme de Thor en les voyant, fin prêts dans le salon. Ils avaient chacun leur sac à dos, posé au sol.

- "Bonjour Thor" dit Jack, imité par Sam.

- "Êtes-vous prêts mes amis ?"

Jack et Sam se prirent la main, se regardèrent puis fixèrent l’alien.

- "Oui" dirent-il de concert.

Thor disparu de la pièce et le couple fut téléporté par le rayon Asgard à bord du "Samantha Carter".

- "Bienvenue à vous deux" dit Thor en s’approchant du couple. Ils sourirent et le saluèrent à leur tour.

- "Nous allons manœuvrer, ça devrait prendre quelques heures. Je vous propose de vous installer dans une des salles qui donnent sur l’extérieur, pour admirer la vue."

- "Merci" dit Sam. Elle suivit son ami à la peau grise et contempla la planète bleue.

- "Thor, expliquez-moi un peu ce que vous allez faire exactement comme manœuvre ?" demanda Sam, curieuse. Elle savait que les voyages temporels étaient rendus possibles grâce à la porte des étoiles mais elle ignorait comment allaient faire les Asgard.

- "Nous savons voyager dans le temps depuis longtemps, mais vos constitutions humaines ne supportaient pas le déplacement. J’ai dû trouver une solution pour que vous surviviez au voyage retour. Pour le départ du colonel O’Neill, j’ai recréé les conditions de votre disparition, major Carter."

Thor lui expliqua en détail et Sam semblait fascinée par ses explications, encore plus compliquées pour Jack que les précédentes. Il bâilla en s’installant dans un fauteuil, pour admirer la vue.

Thor expliqua ensuite à Sam comment il allait les ramener à leur époque.

- "Pour éviter toute confusion, j’ai pris comme point de repère le moment où j’ai renvoyé le colonel O’Neill dans le passé. Il n’y aura comme ça aucun paradoxe avec deux O’Neill en même temps" expliqua ensuite Thor.

Thor quitta ses amis terriens pour se rendre en salle de contrôle. Sam s’installa dans un fauteuil, près de Jack.

- "Vous semblez sur la même longueur d’onde avec mon pote Thor" dit Jack en riant.

- "Il a l’art et la manière pour expliquer des choses très compliquées pour que je puisse comprendre."

- "Oui, pour que TU puisses comprendre parce que moi je suis largué."

- "Jack, il faut que tu comprennes quelque chose, ça fait des dizaines d’années qu’on envisage la possibilité du voyage dans le temps. Einstein en personne a donné une formule pour ça, mais jusqu’à notre voyage en 1969, j’étais moi-même convaincue que c’était impossible. La porte des étoiles nous ouvre des possibilités jamais envisagées par l’homme. Si les Asgard peuvent voyager dans le temps avec leur vaisseau aujourd’hui, c’est toute l’humanité qui pourrait en bénéficier demain. Sauf que les Humains sont beaucoup moins disciplinés que les Asgard... ça pourrait créer des conflits mais c’est une avancée scientifique étonnante !" dit Sam, pleine de passion.

Jack adorait la voir comme ça : passionnée et enthousiaste. Sam tendit son bras pour attraper la main de son mari.

- "Jack, pourquoi n’a-t-on jamais entendu parler de James avant ?"

- "Nous étions en froid, je n’éprouvais pas le besoin de parler de lui. J’étais dans les Black Opps avec lui, puis je suis parti. J’ai rencontré Sara, nous nous sommes mariés mais James ne l’a jamais aimée et me l’a fait sentir. Il y a eu du mieux à la naissance de Charlie. James l’adorait et quand il est mort, ça tendu nos relations à nouveau. Bref, ça a été dur de te perdre et de le voir arriver prendre ta place à mes côtés."

- "Pas simple tout ça en effet, mais tu ne penses pas qu’il faudrait faire la paix ? A moins qu’il n’en ait pas envie" proposa Sam.

- "Lui si, il me court après depuis qu’il est au SGC mais j’avoue que j’étais plus préoccupé par ton sort que par ses états d’âme..."

- "Oh Jack... C’est ton frère, ça serait chouette que vous passiez du temps ensemble, pour vous redécouvrir en quelque sorte..."

- "Mouais, ça dépendra de son attitude avec toi !"

Sam se tourna pour regarder Jack.

- "Qu’est-ce que tu veux dire ? Tu penses qu’il ne va pas m’aimer ?"

- "J’avoue que je n’en sais rien..." soupira Jack. "Je pensais bien le connaitre et il a fait scandale le jour de mon mariage. Il avait un peu trop bu et ses paroles ont probablement dépassé ses pensées, mais ce n’était pas la première fois qu’il s’en prenait verbalement à Sara..."

- "Jack, avec tout le respect que je te dois, ainsi qu’à ta famille, tu sais que je ne me laisse pas faire. Alors ne te tracasse pas pour moi, je gère les fortes têtes !" dit Sam en souriant.

Jack savait très bien qu’elle faisait référence au jour de leur rencontre.

- "Je le sais bien et c’est ce qui m’a tout de suite plu chez toi... Et puis tu as raison, je vais laisser James se faire remettre en place par un major qui est plus petite que lui d’une bonne tête et demie !"

Thor réveilla les humains car il était prêt à les renvoyer au SGC.

Jack s’étira, se rendant compte que Sam et lui s’étaient endormis dans leurs fauteuils, main

dans la main.

Le couple se leva et se dirigea vers la salle de contrôle. Thor leur dit au revoir et il ouvrit sa porte des étoiles.

SJSJSJ

Le général Hammond était en briefing avec SG-1 et Jacob Carter. L’équipe était retournée avec le Tok’ra au temple de Diane pour prendre les armes et ses effets personnels.

Daniel espérait trouver un lien avec Anubis ou tout autre Goa’uld qui chercherait à leur échapper. La tok’ra s’intéressait aussi à ces découvertes sur cette déesse, disparue depuis des siècles.

- "Mon général, des nouvelles de Jack ?" demanda James.

- "Non, je n’ai eu aucune nouvelle de Thor depuis leur départ. J’ignore même si le colonel O’Neill a retrouvé le major Carter..." soupira le général.

- "Jack n’est parti qu’hier, il faut peut-être du temps à Thor pour nous contacter" dit Jacob.

- "Activation non programmée de la porte des étoiles" dit Harriman, dont la voix résonna dans toute la base.

SG-1 suivit Hammond vers l’étage inférieur et le général demanda à son sergent s’il avait reçu un code.

- "Non monsieur, mais je n’arrive pas à fermer l’iris !" dit Harriman, un peu paniqué.

Hammond attrapa le micro et demanda des renforts en salle d’embarquement.

Deux voyageurs passèrent le vortex, qui se coupa peu après. La base était en état d’alerte, la sirène résonnait mais le général demanda à ses hommes de baisser leurs armes car il avait reconnu les arrivants.

- "Quel accueil !" dit Jack, avec un sourire.

Le général arriva et les deux militaires saluèrent leur supérieur.

- "Repos" dit Hammond, souriant à ses hommes. "Ravis de vous revoir en pleine forme."

- "Jolie coiffure Sam !" dit Daniel, qui était descendu les rejoindre, avec Teal’c, James et Jacob. Ce dernier serra sa fille dans ses bras.

- "Sam, tu m’as manqué ma chérie !"

- "Toi aussi papa !"

- "Passage à l’infirmerie puis débriefing, sauf si vous êtes trop fatigués..." dit Hammond.

- "Non, je ne suis pas fatigué mais l’infirmerie... c’est obligé ?"

- "Oui colonel, c’est un ordre, pas un conseil" sourit Hammond, ravi de retrouver son second de meilleure humeur.

Teal’c avait pris le sac de Sam pour lui porter. Il l’avait salué à sa manière, content de la revoir en pleine forme. James s’était chargé de celui de Jack, tout en observant Sam du coin de l’oeil.

- "Attention à ce que tu vas dire..." prévint Jack.

- "Je n’allais rien dire..." répondit James, sur la défensive.

Jack s’approcha de son frère, le fixa dans les yeux et dit : "Je ne m’en mêlerais pas cette fois, je te laisserais te débrouiller avec elle... Mais méfies-toi... Elle a du caractère !"

Jack attrapa doucement Sam par le bras pour lui présenter son frère.

- "Major Samantha Carter, voici le colonel James O’Neill."

Sam salua le colonel, qui fit de même. James allait parler mais fut coupé dans son élan quand Sam passa sa main gauche dans ses cheveux. Son alliance avait accroché la lumière.

Jack retira discrètement la sienne et poussa Sam devant lui, en direction de l’infirmerie.

Juste avant de pénétrer dans la pièce, Jack attrapa la main gauche de Sam pour récupérer son anneau. Sam avait ouvert de grands yeux, consciente de son oubli.

Janet n’en croyait pas ses yeux quand elle vit Sam arriver à l’infirmerie.

- "Tu ressembles à... à... Je ne trouve pas les mots..." bafouilla son amie. Sam la serra dans ses bras et déposa un baiser sur sa joue.

- "Merci pour les cadeaux Janet, ils m’ont bien servi."

Le médecin ausculta Sam, qui avait passé plus de temps loin de la base, puis Jack. Elle remplit leurs dossiers mais demanda la permission d’assister au briefing. Le général lui accorda cette faveur. Hammond prit place en bout de table, Jacob à sa gauche et Jack à sa droite.

Daniel était assis entre Jacob et Teal’c, Sam était installée entre Jack et Janet. James était assis à l’autre bout de la table, face à Hammond.

- "Avant de commencer, je voudrais vous souhaiter à tous deux un bon retour chez vous. Je propose que nous écoutions le récit du major Carter, puisqu’elle s’est absentée plus longtemps" dit Hammond.

- "Merci, mon général" dit Sam en se levant. Elle portait une chemise blanche à manches longues, rentrée dans une large jupe en cuir tanné, avec des poches de part et d’autre. Ses longs cheveux blonds lui tombaient en cascade dans le dos, retenus par une petite barrette. Pour tous, sauf Jack, elle semblait vraiment sortie d’un western.

- "Comme vous le savez tous, je suis tombée dans la rivière en coupant le filin de sécurité me reliant à l’hélicoptère. J’ai nagé jusqu’à la rive et j’ai réussi à me mettre à l’abri. J’étais blessée à la cuisse et je me suis soignée comme j’ai pu. A un moment donné, Thor a voulu me téléporter et je devais dormir quand c’est arrivé puisque je n’ai aucun souvenir d’une lumière vive. Je me suis réveillée deux jours plus tard. J’avais été sauvée par un Cheyenne. Il m’a trouvé dans la forêt et m’a soigné avec des plantes. Mon état étant stable, il m’a conduit chez le docteur Quinn et je me suis évanouie une fois chez elle. Elle m’a accueillie dans sa famille et offert un toit."

Sam continua ses explications et elle raconta sa vie à l’époque : le train, l’attaque des voleurs chez Michaela, la visite du Président Grant et la fusillade. Tous buvaient ses paroles, personne ne parlait.

- "Mais Sam, tu n’es pas restée absente aussi longtemps" s’écria Daniel.

Jack prit alors la parole : "Daniel, tout est relatif en ce qui concerne le temps..." Sam lui sourit.

- "Combien de temps ai-je été absent ?" demanda-t-il à Daniel.

- "Jack, tu es parti hier !"

- "C’est bien ce que le colonel veut dire... pour vous ça fait à peine 24h, alors que pour lui, il s’est écoulé un mois et demi..." dit Sam.

- "Je comprends mieux le bronzage" dit James, avec un sourire.

- "S’occuper des chevaux, des vaches, couper du bois, tout ça... tu sais ce que c’est !"

Tout le monde éclata de rire mais il les regarda et dit, le plus sérieusement du monde : "Non mais c’est vrai ! Vous ne savez pas ce que c’est ! Sauf peut-être Daniel..."

Daniel le regarda et lui demanda ce qu’il voulait dire.

- "Ce n’est pas toi qui m’avais parlé de moudre sa propre farine, quand tu es rentré d’Abydos ? Et bien, pour ton information, j’ai essayé ! C’est pénible comme tâche."

Daniel sourit à l’évocation de ce souvenir.

- "Et tu as rencontré le Président Grant aussi, Jack ?" demanda James.

- "Non, je n’ai pas eu cette chance..."

- "Bon, si c’est tout, nous allons entendre le colonel O’Neill..."

- "Juste une question mon général : existe-t-il un recours à la loi de non-fraternisation ?"

- "Vous parlez de l’amendement Carter ?"

Sam sourit à Jack, le général venait de répondre à sa question. Jacob ouvrit de grands yeux voyant la mine réjouie de sa fille.

- "Attends Sam, l’amendement Carter... porte notre nom ?" demanda Jacob.

- "Oui, le président me devait une faveur... Mais j’ignore ce que dit cet amendement, je ne l’ai pas lu..."

- "Nous parlerons de cela plus tard. Je voudrais entendre le rapport du colonel O’Neill."

- "Il n’y a pas grand-chose à dire, Thor m’a téléporté sur Terre, me faisant voyager dans le temps. Je me suis mis en route, passé une nuit à la belle étoile, puis je suis tombé sur la propriété où logeait Sam... euh le major Carter !"

Jacob avait souri à ses mots, il avait compris depuis un moment ce qui se passait entre les deux officiers.

- "Et ?" demanda Hammond.

- "Et rien. Nous avons attendu que Thor vienne nous chercher et nous sommes rentrés !" répondit Jack.

- "Donc, ce que vous avez fait pendant un mois et demi n’a aucun rapport avec l’amendement Carter ?" demanda Hammond, essayant de pousser Jack à avouer la vérité.

SJSJSJ

- "Sam ?" interrogea Jack.

Sam avait toujours la main tendue devant lui. Il soupira et déposa son alliance dans sa paume.

Sam glissa son alliance à son annulaire gauche et Jack l’imita.

- "Mon général, si le président Grant a tenu sa parole, alors le colonel Jack O’Neill et moi demandons la permission de nous marier, vous n’avez pas le droit de refuser. En fait, nous l’avons déjà fait en 1871, nous sommes donc déjà unis."

Jacob s’était déjà levé pour embrasser sa fille. Il était très heureux pour elle, même s’il n’avait pas assisté à la cérémonie.

- "Vous avez raison major, je n’ai pas le droit de refuser et je pense qu’un renouvellement de vœux sera suffisant" dit Hammond, se levant de son siège pour serrer son major dans ses bras. Tout le monde se leva pour les féliciter. Seul James était pensif. Daniel avait observé les deux frères.

James s’approcha de Sam et demanda : "Puis-je serrer ma nouvelle belle-sœur dans mes bras aussi ?"

Sam s’écarta de Teal’c et James l’enroula de ses bras. Il était grand et la dépassait de plus d’une tête, comme l’avait dit Jack. Il la libéra après quelques secondes, tenant son bras gauche d’une main.

- "Jack, je te félicite, elle est ravissante. J’espère juste que celle-ci me résistera, pas comme la précédente !" Sam dégagea violemment son bras, pour se reculer.

- "Mais tu ne peux pas t’empêcher de dire des conneries !" gronda Jack, se rapprochant vivement de son frère.

- "Jack, sois sérieux un instant. Tu choisis des femmes qui sont nettement trop jolies pour qu’elles restent la femme d’un seul homme !"

Jack frappa son frère au visage. Sam se jeta sur lui, pour l’empêcher de recommencer.

- "Tu as couché avec Sara ?" demanda Jack.

James se frotta le menton, défia son frère du regard mais ne répondit pas.

- "James ! Réponds-moi ! C’était pour ça ta scène à mon mariage ?"

Le général Hammond quitta la pièce, imité par Jacob. Les deux hommes s’enfermèrent dans le bureau du chef de la base. Daniel poussa doucement Janet dans le dos pour l’emmener avec Teal’c, hors de la pièce. Les voyant faire, Sam voulut partir et laisser les frères s’expliquer. Jack la rattrapa par le bras.

- "Jack, ça ne me regarde pas, je vous laisse discuter..."

- "Non, ça te concerne aussi puisque tu es ma femme" dit Jack, en relâchant son épouse.

Sam croisa les bras contre sa poitrine et observa les deux hommes.

- "James, j’attends toujours ta réponse ! Tu voulais parler, vas-y lâches-toi !"

- "Quand tu m’as invité chez toi, pour me présenter Sara, je l’ai reconnue... C’était une nana que j’avais connu en boite... on avait... enfin tu vois..."

Jack ouvrit de grands yeux, comprenant où voulait en venir son frère.

- "Je l’ai croisé de nombreuses fois dans cette boite, fréquentée par beaucoup de militaires, et je ne suis pas le seul à avoir eu ma chance... Sauf que je l’ai connue la veille du jour où tu me l’as présentée... Tu as dit que tu la fréquentais depuis un moment et que vous alliez vous marier ! Voilà pourquoi je t’ai dit que ce n’était pas une femme pour toi !"

- "La franchise n’aurait pas été plus claire ?" cracha Jack, hors de lui.

- "Et comment tu voulais que je t’en parle... Ce n’était pas aussi simple !"

Jack quitta la pièce avant de dire quelque chose qu’il pourrait regretter.

- "Et merde !" dit James entre ses dents. Sam aurait voulu dire quelque chose pour le réconforter mais aucune parole ne vint.

Sam lui jeta un coup d’œil, puis quitta la pièce pour suivre son mari. Il marchait vite, à cause de la colère et Sam avait du mal à le suivre avec sa jupe.

Sam retrouva finalement son époux au mess, assis à une table, seul.

Comme il tournait le dos à la porte, il ne la vit pas entrer mais il vit les regards admiratifs se porter derrière lui. Il devina que Sam venait d’arriver. Il entendit les talons des bottines claquer contre le carrelage et une main caressa son épaule. Il posa sa main dessus et lui sourit.

- "C’est vrai que tu es trop jolie pour moi..."

- "Jack... laisse tomber, c’est du passé !" dit Sam, en s’asseyant à côté de Jack.

- "Facile à dire..."

- "Jack, chacun de nos choix conditionne notre vie, tu l’as vu toi-même avec l’amendement... mais change de perspective un instant : tu n’épouses pas Sara, tu n’as pas Charlie et tu ne le perds pas, tu ne rentres pas dans le programme porte des étoiles, tu ne vas pas sur Abydos... Dois-je continuer ?"

- "Je n’aurais pas vécu la souffrance de perdre mon enfant..."

- "Cette souffrance non, mais peut-être que ta vie aurait été toute autre et parsemée de douleur... qui sait ?" dit-elle en lui souriant doucement, avant de reprendre : "Je serais sûrement toujours à travailler sur cette fichue porte en métal inconnu, ou prof d’astrophysique à Washington... Je vivrais en banlieue dans une maison qui ressemble à toutes celles de la rue, je boirais du vin avec mes voisines en jouant au poker le samedi, si ça se trouve j’aurais un chien et je vivrais avec... un plombier ou un dentiste !"

Jack sourit en l’écoutant parler comme ça.

- "Ouais ta vie serait d’un ennui..." dit-il.

- "Parles-moi de la tienne : agent secret, tu sillonnerais le pays voire le monde pour défendre la veuve et l’orphelin, en réparant plein de trucs et inventant des gadgets pour te sortir des situations dangereuses... Ta vie sentimentale serait un désert parce que tu aurais trop peur de faire confiance à une femme... Fais-moi rêver !" dit Sam, en riant.

- "Tu as raison, agent secret ça me va bien, j’ai toujours dit que j’avais un petit côté James Bond..."

- "Tout ce que je cherche à te dire c’est que certes, James aurait dû te parler de Sara avant, mais c’est fait et on ne va pas changer le passé... Concentres-toi sur nous, sur aujourd’hui..."

- "Tu as raison, mais j’ignore si j’aurais la force de lui pardonner..."

- "Comment le sauras-tu si tu n’essayes pas ?"

- "Sam a raison, Jack. Elle est aussi intelligente que tu le disais..."

- "Ne cherchez pas à vous faire pardonner en vous servant de moi, colonel !" dit Sam en se levant, pour laisser les deux hommes s’expliquer, en tête à tête.

- "Où vas-tu mon ange ?" demanda Jack en la suivant du regard.

- "Je vais voir mon père !" dit Sam en lui souriant.

James s’installa en face de son frère, prêt à subir sa colère.

- "Jack, je sais que j’aurais dû te dire la vérité il y a des années mais mets-toi à ma place une seconde... Et puis, le temps a passé... J’ai appris par les parents que tu avais divorcé et je voulais te recontacter mais tu n’es jamais chez toi... Je comprends mieux depuis que je suis arrivé pourquoi d’ailleurs."

- "C’est bon, n’en parlons plus... Je suis fatigué de tout ça. J’ai retrouvé Sam et elle a raison, je dois aller de l’avant. Et puis, j’ai trop de boulot à me battre contre les Goa’uld, je n’ai pas la force de me battre en plus avec toi..."

Sam de son côté avait retrouvé Jacob dans le bureau du général.

- "Mon général, je pense qu’on doit parler de ma situation..." commença Sam, une fois installée dans le fauteuil voisin de celui de son père.

- "Quelle situation ?"

- "Le colonel O’Neill m’a dit que vous m’aviez déclaré portée disparue en mission. Comment ça se passe pour reprendre le service actif ?"

- "Il n’y a rien de spécial à faire, je vais demander une visite médicale complète puis si tout va bien, je vous autorise à reprendre votre poste."

- "Au sein de SG-1, monsieur ?"

- "Oui bien entendu, pourquoi cette question ?"

- "Premièrement parce qu’il y a déjà deux O’Neill dans cette équipe et deuxièmement parce que Jack et moi sommes mariés et je pensais que vous ne voudriez pas nous laisser dans la même équipe."

- "Vous avez toujours fait de l’excellent travail tous les quatre, je pense que rien ne changera. Par ailleurs, je n’ai pas envie de subir la mauvaise humeur de Jack si vous deviez partir en mission sans lui. Ma salle de réunion ne supporterait un autre cataclysme..."

- "Pardon mon général ?" demanda Sam surprise.

Le général Hammond lui raconta la crise qui avait pris Jack pendant son absence.

- "Tout comme il a refusé que l’on vide ta maison..." dit Jacob en souriant.

- "Oui, ça, il m’en a parlé..."

- "Je vous conseille de changer de tenue et de rentrer vous reposer un peu. Vous avez un poste à reprendre dès lundi" déclara Hammond.

Pour accéder aux commentaires : Connexion

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?