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Une seule vie

Démétra, lundi 19 mars 2018
Une Seule Vie

Disclaimer : rien ne m’appartient.

Un matin comme les autres au SGC.

Le Brigadier Général Jonathan « Jack » O’Neill s’était réveillé d’une humeur de chien, après une nuit presque sans sommeil.

Le peu de repos qu’il avait pu prendre avait été entrecoupé de cauchemars, et il s’éveillait sans cesse en se demandant s’il était dans une prison irakienne, sur Netu ou aux mains d’un quelconque Goa’uld avant de réaliser qu’il était en sécurité dans ses quartiers à Cheyenne Mountain.

Nul besoin d’être psy pour savoir qu’il souffrait d’un stress post-traumatique, non pas à cause d’une de ses dernières missions - car il y avait bien longtemps qu’il n’était pas parti off world - mais à causes de ses trop nombreuses années de service.

C’était un de ces matins où il avait envie de tout plaquer, tout abandonner derrière lui et partir, loin, très loin ! A Bora-Bora, Tahiti ou les Seychelles… peu importait tant qu’il pourrait sentir le sable sous ses pieds nus et la caresse du vent sur sa peau…

Marcher dans le sable

Se sentir coupable

Dans les herbes hautes

C’est sûr tout est de ma faute

Il s’imaginait seul, en vacances ou à la retraite, profitant de ce qui lui restait encore à vivre, puis le sentiment de culpabilité revenait à la charge… abandonner ses amis qui étaient sa famille, il s’en voulait de vouloir profiter de la vie alors que son fils n’était pas là pour partager cela avec lui, et puis il pensait à Elle…

Savoir dire tant pis

Avoir juste envie

Rester dans son lit

Tout ça m’est interdit

Ce matin, comme souvent, il avait surtout envie de rester au fond de son lit. Ne rien faire, ne plus porter le poids du monde sur ses épaules, déléguer et dormir - enfin, essayer de dormir car il savait très bien que le sommeil profond ne reviendrait jamais… Il n’avait pas fait une nuit complète depuis… tellement longtemps qu’il avait oublié quel effet cela faisait !

Mais puisqu’il était le commandant de cette base top secrète enterrée dans le Colorado, il avait le devoir et l’énorme responsabilité de prendre sur lui, de se lever, se doucher pour tenter d’émerger et d’enfiler son uniforme.

Car personne ne pouvait le faire à sa place. Personne, sauf…

Il faut que quelqu’un m’aide

Je n’ai qu’une seule vie

A trouver le remède

Je n’ai qu’une seule vie

Chaque jour cette pensée m’obsède

Je n’ai qu’une seule vie

Et Elle était là, à l’attendre au mess pour le rituel sacré du petit-déjeuner, à deux ou à quatre selon les sorties de la base.

« Bonjour, mon Général » le saluait-elle, invariablement avec ce sourire chaud et rassurant qui n’appartenait qu’à Elle et qui n’était destiné qu’à lui.

Ce sourire qui lui ferait tout quitter si elle lui demandait - ce qu’elle ne ferait jamais car cela serait bien trop égoïste de sa part, selon elle…

« Carter » disait-il seulement, en la fixant dans les yeux, jusqu’à la faire rougir et baisser la tête, rompant ainsi le contact.

Malgré ses nuits blanches, elle seule avait le pouvoir d’adoucir ses matins difficiles, même s’il le cachait bien.

Et chaque fois qu’il la voyait, il se disait « on n’a qu’une seule vie, pourquoi ne pas la finir avec elle, dans ses bras ? »

Elle seule avait le pouvoir de le guérir, d’en faire un homme meilleur et apaisé. Et pourtant…

Faire comme tout le monde

Entrer dans la ronde

Surtout pas de vagues

Ils suivaient l’un et l’autre les règles de l’armée des États-Unis, pas de fraternisation. Alors, ils avaient pris le parti de rentrer dans le moule, de profiter des quelques instants qui étaient autorisés - ou non - et de tracer leur route silencieusement. Seuls leurs échanges de regards étaient éloquents, plus que de longs discours.

D’ici personne ne s’ évade

Il était coincé ici car même s’il décidait de prendre sa retraite, Jack savait qu’un jour ou l’autre on aurait besoin de lui, ici ou ailleurs, que le destin du monde reposait entre ses mains. Il était prisonnier de sa propre existence !

Il faut que quelqu’un m’aide

Je n’ai qu’une seule vie

A trouver le remède

Je n’ai qu’une seule vie

Chaque jour cette pensée m’obsède

Je n’ai qu’une seule vie

« Nuit difficile, mon Général ? »

Il grogna en guise de réponse.

« Je demande ça uniquement parce que vous saupoudrez votre omelette avec du sucre… » dit-elle, nonchalamment, comme si ses grognements ne l’atteignaient pas.

« Vous plaisantez Carter ? Après toutes ces années, vous n’aviez toujours pas remarqué que c’est comme ça que je préfère mon omelette ? »

Le sarcasme…

Elle lui sourit encore, avec sa bienveillance caractéristique.

« Des nouvelles des garçons ? »

« Non. »

Il piqua dans son omelette sucrée. C’était horrible mais pas question de perdre la face ou de gâcher de la nourriture.

« Les cauchemars ? »

Il soupira. Elle ne le connaissait que trop bien.

« Comme toujours. »

« C’était où cette fois ? »

Elle but une gorgée de son thé et le fixa, intensément.

« Ici, ailleurs, partout… »

Samantha Carter hocha la tête. Elle comprenait, d’une certaine manière car ils partageaient quelques traumatismes.

Inquiet, soucieux, honnête jour et nuit

Voilà ce qu’est devenue ma vie

Il ne pouvait réellement en parler qu’avec Sam. Il lui cachait bien des choses, mais il lui faisait confiance pour garder ses secrets, quand il se décidait à lui en confier.

Il ne pourrait jamais être vraiment honnête avec elle car cela impliquait de se mettre à nu et il n’était pas prêt pour cela.

Cependant, il pouvait partager avec elle toutes ses inquiétudes ou ses cauchemars, car il savait que même si elle ne s’en plaignait pas, elle en faisait aussi. D’autant qu’elle avait conservé la mémoire de Jolinar et les Tok’ra avaient vu des horreurs à travers la galaxie.

Il faut que quelqu’un m’aide

Je n’ai qu’une seule vie

A trouver le remède

Je n’ai qu’une seule vie

Chaque jour cette pensée m’obsède

Je n’ai qu’une seule vie

Perdu dans ses pensées, il n’avait pas noté l’arrivée de Siler.

Il était en grande conversation avec Sam.

"On n’a qu’une seule vie, après tout" disait gaiement la jeune femme, sortant Jack de sa torpeur.

Il la dévisagea, étonné d’entendre sortir de sa bouche ces mots qu’il se répétait sans cesse en pensées.

"Un problème, mon Général ?"

"Aucun, Carter. De quoi parlez-vous ?"

"Siler a vu une annonce pour une moto à vendre. Il voulait mon avis car le prix de vente est assez élevé."

"Le major Carter me disait qu’elle viendrait la voir avec moi mais que malgré le prix, ça reste un bel engin."

"Effectivement, je pense que ça vaut le coup de se faire plaisir."

"Je suis d’accord Carter, à ce sujet, si on sortait boire un verre en ville ce soir ? On n’a qu’une seule vie !"

FIN
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