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CHAPITRE 2 - Le Roi George

Démétra, dimanche 10 juin 2018
CHAPITRE 2 - Le Roi George

Le lendemain matin de bonne heure, à sa grande surprise, Jack trouva Sam vêtue et prête à lever le camp. Elle partageait son repas matinal avec Daniel, discutant encore et toujours de leurs découvertes en astronomie ou quelconque science obscure. Il grogna un salut et plongea également la tête dans ses tartines de miel et son lait de chèvre. Teal’c profita d’un repas frugal et ne semblait pas le moins du monde fatigué après ses rondes auprès de la princesse.

L’armée se mit en marche et elle atteignit le château du Roi George en fin de journée. Il avait réuni tous les hommes de son royaume en âge de se battre et il attendait patiemment des nouvelles de son ami Jacob - il guettait surtout ses soldats.

"Très chère enfant !" s’exclama George en reconnaissant Sam.

Il la serra dans ses bras et la princesse sembla ravie de le revoir.

"Oncle George, Il y a bien longtemps que je n’avais pas eu le plaisir d’admirer votre crâne luisant !" dit Sam, en riant.

Jack pensa que le souverain serait offensé de ses propos mais il rit avec elle, de bon cœur.

"J’ai été désolée d’apprendre pour l’attaque" dit-elle à George, alors qu’ils partageaient un repas.

"Et moi, j’ai été désolé d’apprendre pour la maladie de ton père."

Jack, Daniel et Teal’c avaient été conviés à la table du Roi. Ils partageaient toujours ses repas car ils avaient été les premiers à venir le soutenir quand il avait été attaqué. George était un roi beaucoup moins protocolaire et strict que d’autres, ce qui était apprécié par ses sujets et ses alliés.

"Que se passe-t-il avec votre père, Sam ?" demanda Daniel.

’Sam ?’ se dit Jack. ’Depuis quand il l’appelle par son prénom ? Et surtout en quel honneur ?! C’est une princesse !’

"Il est gravement malade, c’est un mal qui le ronge de l’intérieur. Nous ignorons combien de temps il pourra survivre."

"Qu’avez-vous tenté pour le soigner ?" demanda ensuite l’érudit.

"Tout ce qui est possible et imaginable. Notre dernier recours reste un sorcier, dont une voyageuse nous a parlé un jour. La femme s’appelait Jolinar et elle tentait de fuir un seigneur qui l’avait retirée à sa famille puis vendue comme esclave. Elle disait appartenir au peuple des Tok’ras, dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant. J’ai fait quelques recherches et ce sont des gens qui veulent rester très discret et se cachent depuis toujours. Ils étaient nomades mais ils se seraient installés très loin à l’ouest. D’après elle, Selmak est un sorcier très puissant qui serait capable de sauver mon père."

"Encore faut-il trouver ces gens !" lança Jack.

"Mon frère est parti depuis plusieurs lunes. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé mais surtout, que ce Selmak acceptera de venir."

"Ton père n’aurait pas dû envoyer son héritier dans cette quête ! Qu’adviendra-t-il du royaume si un malheur arrivait à ton frère et que ton père venait à mourir ?" demanda George.

"Les coureurs de dot et autres chasseurs de royaume vont rappliquer, ventre à terre pour obtenir votre main, Sam" ajouta Daniel.

"Mon père a fait changer les lois. Je suis maintenant apte à diriger le royaume en l’absence de mon père et de mon frère, avec ou sans mari."

Toutes les cuillères, sauf celle de Teal’c, arrêtèrent leur course entre l’assiette et la bouche de leur propriétaire.

"Une femme, sur le trône de Carter’s land ?" demanda Jack. "Vous devriez sérieusement songer à trouver un mari."

"Et pourquoi ? Vous pensez qu’un homme étranger sera plus en mesure de gérer le royaume de mon père que moi, alors qu’il m’a tout appris sur la manière d’administrer son héritage ?!"

"Non, je dis juste qu’un mari dissuadera les malhonnêtes de vouloir vous épouser pour mettre la main sur votre royaume. Vous seriez ainsi protégée."

"Sauf qu’aucun homme ne veut ni ne voudra jamais de moi !" s’exclama Sam, puis elle se leva et s’excusa avant de quitter la table.

Elle se précipita vers la chambre qui avait été mise à sa disposition et se jeta sur le grand lit à baldaquin. Un feu avait été allumé pour réchauffer la pièce pour la nuit. Sam, qui avait déclaré n’avoir besoin ni d’habilleuse ni de domestique, remercia intérieurement la personne qui avait pensé à elle.

Des coups se firent entendre et Sam invita son visiteur à entrer. Daniel passa la tête dans l’ouverture et demanda l’autorisation d’entrer.

"Je sais qu’il n’est pas d’usage pour moi de vous rejoindre sans chaperon mais..."

"Venez, ça ne fait rien, perdue pour perdue !" soupira Sam.

"Sam, le Chevalier Jack ne voulait sans doute pas vous manquer de respect. J’ai l’impression qu’il a changé de regard sur vous depuis votre rencontre. Il est inquiet de ce qui pourrait vous arriver si des princes mal intentionnés venaient à entendre parler de votre situation inédite."

"Je sais bien, c’est ce que je me dis souvent mais je ne peux pas repousser tous les prétendants - si j’en avais - de peur qu’ils en veuille uniquement à ma fortune et à mon royaume !"

"J’admets volontiers qu’il ne serait pas aisé de faire le tri. Mais si vous aviez de bons amis pour vous conseiller, ça serait sans doute plus simple."

Sam le connaissait à peine mais elle aimait déjà beaucoup cet homme - comme un frère. Teal’c inquiet de la santé de Sam se présenta peu après. Une fois rassuré, il déclara :

"Dans la culture Goa’uld, les femmes sont considérées les égales des hommes. Je ne comprends pas les réactions autour de vous, Princesse."

"Nos cultures sont bien différentes, mon ami, mais je vous remercie pour votre sollicitude."

Comme la journée du lendemain s’annonçait chargée, tout le monde se retira de bonne heure.

Le chevalier Jack n’avait presque pas fermé l’oeil de la nuit, repensant sans cesse à ses propos un peu rudes envers la princesse. Elle s’était révélée efficace avec les hommes, ne se plaignant jamais de la fatigue ou de la faim. Elle était en réalité une compagne d’arme fort agréable à côtoyer. Il était agréablement surpris qu’une femme puisse se montrer digne de la tâche qu’ils devaient accomplir.

De bonne heure, il trouva ses compagnons fin prêts dans la salle d’armes. La princesse répondit du bout des lèvres à son salut, évitant son regard. Daniel lui fit un petit signe de tête.

Dans d’autres circonstances, Jack aurait pris le temps de s’enquérir de la santé de la princesse mais il avait d’autres choses pour occuper son esprit : retrouver et tuer le seigneur Apophis.

Leur ordre de marche s’était installé de lui-même : le chevalier Jack chevauchait aux côtés de Teal’c, tandis que la princesse Sam et Daniel se tenaient juste derrière.

Jack essayait de faire avancer son armée le plus vite possible, afin de rattraper leur retard sur l’armée Goa’uld.

Le soir venu, un campement de fortune fut établi sur les terres du Roi George, à la frontière du Royaume d’Hanka. Le petit groupe dîna de la maigre chasse de Teal’c.

La princesse demanda aux hommes ce qu’ils avaient contre le seigneur Apophis.

"Qu’a-t-il fait pour mériter votre courroux ? En dehors de l’attaque sur Hammond’s Land, bien entendu."

Le chevalier toussota puis décida de se jeter à l’eau.

"Il a capturé un ami à moi, pour en faire son esclave. C’est un jeune garçon que j’ai recueilli suite à la mort de…" il marqua un temps d’arrêt puis ajouta "de ses parents. Skaara est orphelin."

Sa mine était sombre et la princesse devina qu’il cachait autre chose, de plus douloureux. Daniel raconta sa propre histoire.

"Il a enlevé ma femme pour qu’elle fasse partie de sa cour personnelle. Ma femme, Sha’re, est la soeur de Skaara."

Teal’c était avare en mots habituellement mais il prononça la plus longue phrase que la princesse l’ait entendu formuler depuis qu’elle le connaissait.

"J’étais son bras droit et j’ai été témoin, depuis des décennies, des ravages causés par cet homme. Il a abattu nombre d’innocents quand il a attaqué les terres du royaume d’Abydos. J’ai essayé de sauver des femmes et des enfants mais j’ai été surpris par un lieutenant. J’aurais aimé rester aux côtés de mon seigneur pour aider d’autres personnes à s’enfuir mais j’ai dû quitter son service, car mort, je ne serais d’aucune utilité."

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