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Sauvetage

Titiasyl, lundi 22 avril 2013

Les Oris étaient enfin vaincus. Apres tout ce temps à se battre contre eux, les peuples de l’alliance avaient réussi à les éliminer définitivement.
Sam était dans son laboratoire en train de travailler sur ses expériences lorsque le Général Landry entra et ferma la porte. D’un geste, il l’empêcha de se mettre au garde à vous.
- « Colonel, j’ai à vous parler. Puis-je vous appeler par votre prénom pour cette conversation ? » demanda-t-il tout en prenant place sur un tabouret.
Sam comprit rapidement que la conversation ne porterait pas sur le travail car Landry avait pris soin de les isoler.
- « Bien sûr, Monsieur. »
- « Merci Samantha. Moi, c’est Hank. »
- « Bien… Hank. De quoi voulez-vous me parler ? »
- « De Jack. »
- « Du général ? » dit Sam, étonnée.
- « Pas du Général O’Neill. De Jack. » corrigea Hank. « Je m’inquiète pour mon ami. En tant de général, il tient parfaitement son rôle mais l’homme lui-même est à bout. »
- « Oh mon dieu. Que se passe-t-il ? » s’inquiéta Sam.
- « Il ne supporte plus Washington et sature complètement. » expliqua Hank. « Je peux pas le laisser comme ça et je sais ce dont il a besoin. »
- « Comment pouvez-vous être sûr qu’il ne va pas bien ? Et comment savez-vous de quoi il a besoin ? »
- « Premièrement, nous sommes amis depuis de nombreuses années lui et moi. Et ensuite, si je sais ce dont il a besoin, c’est que j’ai réussi à lui tirer les vers du nez tout simplement. »
- « Ohhh. Si vous avez réussi à le faire parler, c’est qu’il est vraiment très mal. » répondit Sam, très inquiète. « De quoi a-t-il besoin dans ce cas ? Et pourquoi m’en parler à moi ? »
- « Tout simplement parce que c’est de vous dont il a besoin Samantha. »
- « De…de moi ? » répéta Sam, choquée puis paniquée « Je vous jure que nous sommes seulement amis Monsieur, rien d’autre. »
- « A d’autre, Samantha. A d’autre. Le peu de fois où je vous ai vus ensemble, je pouvais voir les étincelles dans vos yeux. J’ai lu tous vos rapports depuis le début du programme et vous n’êtes pas de simples amis. » argumenta Hank puis coupa Sam avant qu’elle ne parle. « Ahhh… je vous connais tous les deux et je sais que vous respectez la loi. Mais il a besoin de vous, Samantha et pas seulement en amie. »
- « Je… Nous pouvons seulement être amis, nous n’avons pas le droit à autre chose. » sanglota Sam.
- « Maintenant, vous le pouvez. Grâce à ceci. » dit-il en lui remettant un papier.
Sam parcourut ce papier et regarda Hank, étonnée et les larmes coulant le long de ses joues.
- « Co… comment ? »
- « Le président a aussi remarqué que Jack ne va pas bien et il ne veut pas le perdre à la tête du HWS. Nous en avons parlé tous les deux lorsque je l’ai appelé pour lui parler des Oris. Il vous offre cette dérogation à tous les deux pour services rendus à la nation et vous présente ses excuses pour ne pas l’avoir fait plus tôt. » expliqua Hank.
Sam ne savait pas quoi dire, elle n’en revenait pas. Ils avaient enfin le droit, après tant d’années de souffrances.
- « Maintenant, je vous donne un mois de congés à compter de cet instant. Jack ne le sait pas encore mais il a la même chose. Allez-le rejoindre, emmenez-le où vous voulez mais requinquez-le nous. Et rendez-le heureux. » dit Hank
- « Merci Monsieur, vous pouvez compter sur moi. » répondit Sam, avec un immense sourire aux lèvres.
Landry la salua tout en lui souriant et quitta le laboratoire. Sam se dépêcha d’éteindre son ordinateur et ses appareils puis appela l’aéroport pour obtenir un billet pour Washington en partance le plus tôt possible.
Une fois tout ceci fait, elle se rendit aux vestiaires pour se changer et fila chez elle faire son sac. Elle se rendit à l’aéroport et embarqua tout de suite.
Une fois arrivée à destination, à savoir devant chez Jack, elle souffla un bon coup et sonna à la porte. Elle eut le souffle coupé en voyant l’état de l’homme qui lui avait ouvert la porte.
- « Car… Carter ? » articula difficilement Jack. « Que faites-vous ici ? »
- « Non Jack, Sam. » répondit Sam en entrant dans l’appartement. « Je suis en mission. Allez prendre une douche pendant que je fais du rangement. Ensuite, faites votre sac, je vous sors de DC. »
- « En mission ? » demanda Jack, sans comprendre.
- « Yep.. Mandatée par le président et Hank. J’ai pour ordre de vous requinquer. Vous avez un mois de congés pour cela. » répondit Sam avec un sourire. « Maintenant, ouste, sous la douche. »
- « Pardon ? » fit Jack, la colère montant.
- « Oui, votre ami s’inquiète pour vous et a vu que vous n’alliez pas bien. Et je le constate aussi. Maintenant, laissez-moi prendre soin de vous et vous emmenez en vacances. »
- « On va où ? »
- « Dans votre chalet, vous avez besoin de nature. » répondit Sam.
Jack se décida à aller prendre sa douche et faire son sac pendant que Sam rangeait. L’appartement était une vraie poubelle et au vu de son état, Jack ne devait pas avoir pris de douche depuis plusieurs jours. Cela prouvait bien que Jack n’allait pas bien. Elle se promit de tout faire pour qu’il aille mieux.
Ils finirent par prendre le chemin pour l’aéroport. Sam pensait qu’il valait mieux prendre l’avion plutôt que la voiture. Ils seraient ainsi plus vite arrivés. Jack ne prononça pas un mot durant le vol et Sam préféra le laisser tranquille. Une fois arrivés à destination, Jack se dirigea immédiatement vers son lac et prit une grande bouffée d’air frais.
- « Merci Sam. Je me sens déjà mieux »
- « C’est ce que je constate. On décharge les sacs et on rentre à l’intérieur du chalet ? » demanda Sam, avec le sourire tout en essayant de se réchauffer.
- « Oui, allons-y. Ensuite, vous allez devoir m’expliquer certaines choses. » répondit Jack.
Sam ne répondit pas et se contenta de le suivre en baissant la tête. Elle savait qu’elle allait devoir lui expliquer sa présence mais surtout, elle allait devoir lui parler de la dérogation. Après toutes ces années, elle espérait qu’il ressentait toujours quelque chose pour elle.
Jack déposa les sacs dans le couloir des chambres puis se dirigea vers le salon.
- « Bien maintenant que nous sommes au chaud, vous allez m’expliquer comment vous vous êtes retrouvée devant chez moi à DC avec un mois de congés. Et soyez claire ! » exigea Jack.
- « Voila. Le général Landry est venue me voir dans mon laboratoire ce matin pour me parler de vous. » commença Sam.
- « De moi ? Hank est venu vous parler de moi ? » se mit en colère Jack.
- « Oui, il est venu me parler de vous. Et cessez de m’interrompre si vous voulez des explications. » s’énerva Sam.
Voyant que Jack prenait place dans le canapé, Sam s’assit sur la table basse en face de lui et continua ses explications.
- « Il est venu me voir car il s’inquiétait pour vous. Il avait vu que vous n’alliez pas bien du tout et m’a donné comme mission de vous sortir de DC, vous emmenez où je voulais et de vous requinquer. »
- « Et ensuite ? »
- « Il m’a dit que j’avais un mois de vacances pour cela et que vous aussi aviez un mois de congés, donné par le président. »
- « Le président ? » répéta Jack ahuri.
- « Oui, le président a vu que vous aviez marre de DC, que vous arriviez à saturation et lui et Landry en ont parlé tous les deux. Ils ont décidés que je m’occuperai de vous pour vous requinquez et vous re… » s’interrompit Sam.
- « Et pour ? » demanda Jack, voulant connaitre la suite.
- « Non, rien. »
- « Rahhhhhh, Sam !! Je sens bien qu’il y a quelque chose de plus et que vous refusez de me dire. Ne m’obliger pas à vous l’ordonner ! » fit Jack, faussement énervé.
- « Le général Landry m’a demandé de vous rendre heureux. » dit Sam, les joues en feu et baissant la tête.
- « Heu… je suis pas sûr de tout comprendre là… » fit Jack en se grattant la tête.
Sam souffla un bon coup et décida de se jeter à l’eau. S’il refusait tout ce qu’elle allait lui dire, elle saurait à quoi s’en tenir.
- « Jack, j’en ai marre d’être seule. J’en ai marre de ne pas pouvoir être avec l’homme que j’aime depuis de nombreuses années. J’ai envie d’être avec vous Jack. » lâcha Sam, anxieuse de connaitre sa réponse.
- « Oh Sam. Je suis flatté, vraiment, mais vous savez très bien que nous ne pouvons être que de simples amis. De par nos choix de carrières, mon amitié est la seule chose que je peux vous offrir Sam. » répondit Jack, gêné et triste de devoir la repousser.
- « Désirez-vous toujours que nous soyons de simples amis ? » demanda Sam en lui tendant la dérogation.
Elle laissa Jack parcourir le papier sans rien dire. Elle essayait de déchiffrer les expressions de son visage mais il est maitre dans l’art de ne rien laisser paraitre.
Lorsqu’elle vit Jack se lever sans dire un mot, elle ne sut comment réagir. Les larmes perlèrent sur son visage et elle comprit que toutes ces années de souffrances avaient gâché la moindre chance entre eux. Elle venait de comprendre qu’elle avait définitivement perdu l’homme de sa vie. Elle décida qu’elle repartirait des le lendemain pour le Colorado. Sam n’avait plus rien à faire dans ce chalet et voulait panser son cœur chez elle et loin de Jack.
Elle sentit deux mains se poser sur chacune de ses joues pour essayer les larmes qui coulaient et ferma les yeux pour pouvoir en profiter une dernière fois. Lorsqu’elle les rouvrit, elle vit Jack assit en face d’elle avec un tendre sourire sur les lèvres.
- « Sam, je veux être avec vous également. En fait, je n’attends que ca depuis que je vous ai vu dans cette salle de briefing, il y a dix ans. »
- « Oh Jack. Si vous saviez comme je vous aime » dit Sam en se jetant dans ses bras.
- « Je vous aime également Sam. » répondit Jack en la serrant le plus possible dans ses bras.
L’étreinte dura un petit moment, le temps pour eux de se remettre de leurs émotions. Lorsque Sam sortit de ses bras, il prit une petite boite dans sa poche et l’ouvrit.
- « Sam, ceci est une promesse pour le futur » dit Jack en passant une magnifique bague en argent sertie de topazes au doigt de la jeune femme « J’ai besoin de temps pour me faire à l’idée de reconstruire une famille avec toi. Je ne veux pas aller trop vite parce que je ne supporterai pas de te perdre. Mais je tiens à te faire cette promesse qu’un jour, toi et moi, nous nous marierons et finirons notre vie ensemble. »
- « Elle est magnifique Jack. Je te laisse tout le temps dont tu auras besoin Jack. Tant que nous sommes ensembles, même sans mariage et enfants, je serai heureuse de pouvoir vieillir à tes cotés. » répondit Sam en lui donnant un léger baiser sur les lèvres.
Lorsqu’elle voulut se redresser, Jack l’en empêcha et intensifia le baiser. Dix ans qu’il attendait ca alors il comptait bien en profiter tout de suite.
Le baiser prit fin lorsque le manque d’air se fit sentir. Ils restèrent front contre front et, sur leurs visages, on pouvait voir un large sourire de bonheur.
- « Nous avons un mois pour en profiter et ensuite, nous verrons comment faire pour nous voir lorsque nous repartirons à DC pour toi et à Colorado Spring pour moi. » déclara Sam.
- « Ca marche. Je propose que nous allions nous coucher. Après toutes ses émotions fortes et le voyage, je suis fatigué. »
Sam acquiesça et ils se rendirent aux chambres. En effet, ils avaient décidé de faire chambre à part pour commencer car ils voulaient prendre le temps de se découvrir.
Dès le lendemain, ils décidèrent de profiter à fond de ces vacances et de leur nouvelle relation. Les journées s’écoulaient au rythme de pique-niques près du lac, de promenade et de diners aux chandelles. Ils se découvraient l’un l’autre également et approfondissaient de plus en plus les câlins.
Deux jours avant la fin des vacances et après des ébats très coquins, ils décidèrent d’aborder le sujet de leur retour au travail.
- « Comment allons-nous faire pour nous voir ? Toi à DC et moi dans le Colorada, ca ne va pas être simple Jack. » sanglota Sam.
- « La guerre est finie, nos emplois du temps vont être plus souple. On va se débrouiller pour arriver à se voir au moins deux week-ends prolongés par mois, pas moins. Je pense que nous aurons l’appui du président et de Hank pour ça. » expliqua Jack, en resserrant ses bras autour de Sam. « Ensuite, ca n’est que provisoire. »
- « Provisoire ? » paniqua Sam
- « La situation Sam, pas nous voyons. » la rassura Jack. « Je compte bien prendre ma retrait d’ici un an ou deux. Ainsi, nous pourrons vivre tous les deux à Colorado Springs sans problème. Tu te sens la force d’y arriver ma puce ? » demanda Jack, inquiet de la réponse que pourrait lui donner sa compagne.
- « Bien sûr Jack. Apres toutes ses années d’attente, tu ne penses quand même pas que je vais te laisser filer non…. » répondit Sam tout en se mettant à califourchon sur son homme. « D’ailleurs, je vais avoir besoin d’une réserve de câlins pour m’aider à tenir jusqu’à la prochaine fois. »
Sam embrasse son homme avec passion et de nouveaux ébats commencèrent. Ils avaient encore deux jours pour en profiter pleinement et c’est bien ce qu’ils comptaient faire.
Deux ans plus tard
Dans une chambre, en plein milieu de la nuit, un homme tenait son fils dans ses bras. Il venait de terminer de lui donner son biberon. Le petit garçon était né quatre jours plus tôt et faisait déjà le bonheur de ses parents.
L’homme regardait son bébé endormi avec émotion. Il sentit la main de son épouse se poser sur son épaule et lui rendit son sourire tendrement.
- « Il ne faut jamais renoncer à ses rêves, Jon. Jamais. Ta mère et moi sommes l’exemple parfait. »

FIN

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