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Chapitre 8 : Prisonnière

Titiasyl, lundi 8 avril 2013

Samantha se réveilla au beau milieu de la nuit sans comprendre ce qu’il se passait.

- « Debout, le canard ! Tu as assez dormi. » déclara Ethel en l’attrapant pour la mettre hors de sa couche.

- « Qu’est-ce qui vous prend ? Ça va pas ou quoi ? » râla Samantha.

- « Il nous prend que tu fais ce que tu veux, te balades toute la journée et que tu ne reçois aucune punition. » répondit la plus vieille avec un sourire sadique. « Alors nous avons décidé de nous occuper nous-même de te corriger. »

- « Mais vous avez perdu la tête. » grogna Samantha en essayant d’aller se recoucher.

- « La ferme ! » la gifla fortement Ethel.

La gifle reçue fit tomber Samantha par terre avant même d’avoir eu le temps de parer le coup. Elle regarda la doyenne avec incompréhension et s’aperçût enfin que les autres filles étaient derrière celle-ci.

- « Pour commencer, tu vas remettre en ordre nos couches. » ordonna Ethel. « Et qu’elles brillent ! »

Les filles la laissèrent seule pour aller s’allonger sur les coussins de l’espace détente. Une était cependant restée près de l’entrée afin de la surveiller. Les larmes aux yeux, Samantha ne put que s’exécuter et commencer par la couche la plus proche de la sienne.

Elles étaient dans ce harem depuis huit jours et elle avait été la seule à ranger la couche tous les matins. Par conséquent, la jeune fille en aurait pour un long moment à tout remettre en ordre.

Apres avoir terminé la première couche, elle passa à la suivante. Elle passait d’alcôve en alcôve au fur et à mesure que son travail avançait. Au bout de deux longues heures, elle termina enfin son rangement. En se redressant, elle constata que son lit n’avait pas été fait aussi, elle s’avança pour ranger également son coin. A peine eut-elle fini qu’une des filles s’avança et le défit.

- « Ta couche n’a pas besoin d’être faite. » grogna Léa. « Avance maintenant. »

Samantha n’eut d’autre choix que de se laisser conduire vers l’espace détente où elle dut rester debout dans un coin de l’espace.

- « Si tu fais le moindre mouvement, je me chargerai de te faire passer l’envie de te rassoir. » l’avertit Ethel.

Pendant ce temps-là, les filles firent leurs toilettes grâce aux petites bassines d’eau et aux linges qui étaient mis à leurs dispositions. Léa fut la première à terminer, aussi se tourna-t-elle vers Samantha en lui jetant son linge au visage. Elle attrapa ensuite la bassine et lui versa l’eau sur la tête.

- « Voilà, ça te rafraichira les idées, petite sotte ! » rit Léa.

Les huit autres filles firent la même chose alors que Samantha finit par s’écrouler sur les genoux, les larmes roulant le long de ses joues.

- « Tu es dans la position idéale, canard. » décréta la doyenne des filles en lui donnant un coup de pied dans les cotes « Nettoie toute cette eau et range les bassines ainsi que les linges à leurs places. »

La jeune fille étouffa un gémissement de douleur puis lentement, se redressa pour faire ce qui lui avait été demandé. Alors que les autres prenaient leur petit-déjeuner, Samantha nettoya toute l’eau qui avait été déversée sur le sol puis ramassa tous les linges à terre. Elle récupéra également les bassines et alla tout ranger dans l’espace qui leur était réservé.

Une fois terminé, elle commença à se diriger vers la fontaine mais une fille se plaça derrière dans l’intention de la suivre et l’empêcher d’être seule. Ne voulant pas qu’elles découvrent ses petits secrets, Samantha dut se résigner à rester dans l’espace détente. Les filles ne lui ayant bien sûr rien laissé, elle resta l’estomac vide toute la matinée.

A chaque fois que Samantha esquissait un pas, elle avait automatiquement une des neuf qui se levait pour la suivre. Dans le courant de la matinée, Samantha comprit réellement qu’elle ne pourrait pas aller se promener et se détendre comme les jours précédents.

Lorsque l’heure du déjeuner arriva, une grande conversation s’engagea entre les jeunes filles brunes.

- « Vous avez remarqué les filles ? » demanda Ethel à ses amies.

- « Quoi donc ? » répondit Lessa.

- « Personne n’est encore intervenu pour aider le canard. » sourit Ethel.

- « Ce qui signifie que nous allons pouvoir nous venger encore plus. » fit Ména, l’air sadique.

En effet, Jack ne se trouvait pas au palais, ayant dû s’absenter pour aller faire affaire dans le royaume voisin. Kassir avait bien les rapports des superviseurs sur ce qu’il se passait dans le harem et principalement pour Samantha, mais celui-ci n’avait pas le droit d’agir sans ordre du sultan. Par conséquent, il avait les mains liées et dut se résoudre à attendre patiemment le retour du souverain, la mort dans l’âme.

Juste après que toutes les filles aient mangé, sauf Samantha, elles se dirigèrent toutes vers la jeune fille pour se mettre en cercle autour d’elle.

- « Mais qu’est-ce que je vous ai fait bon sang ? » demanda Samantha en contenant ses pleurs.
- « Tu es libre de faire ce que tu désires. Et quand on s’en prend à toi, on est sévèrement punies. Alors nous avons décidé de nous venger et de te faire subir la même chose. »
- « Vous n’avez pas le droit de faire ça ! » fit Samantha, apeurée.
- « On va se gêner tiens ! » fit Ethel en lui assénant le premier coup de poing.
Les coups se mirent à pleuvoir sur la jeune fille sans qu’elle ne puisse rien faire pour se défendre. Elle laissait échapper des gémissements de douleurs par moment mais se refusait à crier, ne voulant pas leur donner satisfaction.
Au bout d’un moment qui lui parut interminable, elle se sentit soulevée par le col de sa robe puis jetée en direction de l’espace nuit.
- « Range nos couches ! » ordonna Pola.
- « Mais je l’ai déjà fait ce matin. » répondit Samantha en pleurs.
- « Eh bien, recommence ! » la frappa Annie.
La jeune fille ne put que se résoudre à obéir, ne voulant pas subir une nouvelle fois les coups de ses compagnes. En pleurs, et ayant mal au travers de tout son corps, elle commença à ranger une nouvelle fois les couches, une par une.
Une fois terminé, elle avança doucement afin de ramasser ce que les filles avaient jeté hors de sa couche. Elle commença doucement à la refaire lorsqu’elle fut propulsée en arrière, heurtant violemment le mur derrière elle.
- « On t’a dit que tu n’avais pas besoin de refaire ta couche ! » fit Chloé en jetant de nouveau tout par terre puis ajoutant « Hey, les filles. Venez voir ce que je viens de trouver.
Lorsqu’elles arrivèrent près de celle-ci, elles virent qu’elle tenait dans sa main une sorte de cordelette très fine.
- « Mais c’est que tu as fait une sacré découverte Chloé ! » fit Ethel, enchantée « J’ai été fouettée deux fois alors à toi d’en connaitre la douleur. »
La doyenne attrapa la cordelette des mains de son amie et se mit à frapper Samantha avec. La cordelette lui lacérait les bras et elle ne put s’empêcher d’hurler.
- « Ahhhhhh.. Arrêtez !!! » pleura la jeune fille.
- « J’arrêterai lorsque j’en aurai envie ! » rit Ethel en continuant de lui fouetter les bras.
Au bout d’un trop long moment au gout de Samantha, la plus vieille des filles cessa de la fouetter pour la saisir par un bras. Elle la releva pour la jeter contre le mur.
- « Hmmmff. » gémit Samantha de douleur lorsqu’elle se tordit le poignet en heurtant le mur.
- « Nettoie ce sang par terre et sur le mur. » ordonna une nouvelle fois Ethel. « Qu’il ne reste aucune trace. »
Les filles l’abandonnèrent à son sort pour aller diner alors qu’elle n’eut d’autre choix que de nettoyer les traces au sol. Alors qu’elle accomplissait sa tache douloureusement, Samantha entendit les portes du harem s’ouvrir et des paroles être prononcées. Aussi, elle décida de profiter de ce moment où les filles ne l’observaient pas pour partir en direction des jardins.
Le sultan venait de faire son entrée dans le harem afin de choisir son attraction pour la nuit. Il aperçût Samantha partir en courant et fronça les sourcils quant à sa façon de se déplacer traduisant une certaine douleur. Néanmoins, voulant quitter cet endroit au plus vite, il choisit rapidement Léa et partit en sa compagnie vers sa chambre.
Une fois la porte refermée, les filles restantes ne purent que constater l’absence de leur souffre-douleur.
- « Bah, elle aura eu ce qu’elle méritait au moins. « fit Ethel en riant. « Allons-nous coucher que la journée a été épuisante. »
De son coté, Samantha avait péniblement couru en direction des jardins et s’était laissée tomber près d’un olivier.
- « Maman, aide-moi, s’il te plait. J’ai tellement mal… » pleura-t-elle, allongée sous l’arbre.
Epuisée nerveusement et moralement, elle s’endormit rapidement, les larmes coulant toujours le long de ses joues.

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