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Chapitre 10 : Première nuit

Titiasyl, lundi 8 avril 2013

Au lever du soleil, Samantha se réveilla au pied de l’olivier, dans les jardins du harem. Elle trouva un plateau contenant son petit-déjeuner posé à côté d’elle. Malheureusement, elle ne put avaler une seule bouchée, tant son estomac était noué.

Elle ne pouvait qu’être nerveuse en cette journée. En effet, le soir, elle savait que ce serait elle qui allait être choisie pour partager la couche du souverain. Enfin, partager était un bien grand mot. Ce serait plutôt pour lui servir d’attraction.

- « Alors ça jamais ! Plutôt mourir que de le laisser me toucher ! » grogna Samantha pour elle-même.

La jeune fille resta un très long moment dans le bassin. Au bout d’un certain temps, fatiguée de nager, elle s’assit sur les marches immergées et posa ses coudes sur celle derrière elle.

Au même moment, au harem, les jeunes filles s’affairaient autour de Lessa. Celle-ci avait été ramenée dans la nuit par deux gardes alors qu’elle se trouvait à moitié consciente.

Les filles furent consternées de constater dans quel état elle se trouvait.

- « Tout cela est de ta faute Ethel ! » s’énerva Ména. « Si tu n’avais pas décidé de t’en prendre à la blonde, Lessa ne serait pas dans cet état. »

- « Si, ça n’aurait rien changé du tout. » contra la doyenne.

- « Ne dis pas de bêtises. Tu sais très bien qu’elle serait revenue en ayant mal à son intimité et peut-être quelques bleus mais rien de plus. » râla Annie.

- « Résultat, regarde son état ! » hurla Pola.

En effet, le sultan n’avait vraiment pas fait dans la douceur. Lessa portait des traces de liens autour de ses poignets ainsi que des marques violacées sur le cou. Son corps entier était recouvert de bleus et plaies en tout genre. Son dos portait des traces de lacérations semblables à celles qu’Ethel arborait. Conséquent également de la violence du souverain, elle perdait également du sang de son intimité, signe d’une probable déchirure vaginale.

Du côté de la piscine, Samantha se prélassait toujours dans l’eau en espérant arriver à se détendre. Mais plus le temps passait et plus le stress montait en elle.

- « Rahhh, ça m’énerve ! » grogna-t-elle en se levant et sortant de l’eau.

Elle se sécha puis enfila la robe propre mise à sa disposition. Elle dénoua ses cheveux puis étendit sa serviette sur la chaise longue. Voulant penser à autre chose, elle quitta le bassin pour se diriger vers la bibliothèque en espérant que la lecture arriverait à l’apaiser.

Une fois dans la grande pièce, elle se dirigea vers les étagères afin d’y choisir un ouvrage. Elle parcourut les rayonnages un long moment mais sans arriver à choisir. Au bout d’un temps assez long, elle se décida à prendre un livre et alla s’installer dans le fauteuil.

Elle avait bien vu qu’un plateau repas était posé sur la petite table mais elle n’avait vraiment pas faim. Samantha se décida à ouvrir son livre et en lut péniblement dix pages. Elle le feuilleta puis alla le reposer afin d’en choisir un autre. Celui-ci subit le même sort que le premier avant qu’elle ne se décide à aller le remettre sur son étagère.

Enervée, elle décida de regagner le bassin afin d’y passer à nouveau un long moment. La jeune fille ne désespérait pas d’arriver à se détendre. Arrivée à la piscine, elle ôta sa robe avant de nouer ses cheveux puis descendit dans l’eau.

Du côté des autres filles, l’effervescence était de mise. Depuis son retour de la chambre royale, Lessa n’avait que peu repris connaissance. Lorsqu’elle ouvrait les yeux, ce n’était que pour pleurer et gémir de douleur. Les filles avaient nettoyé ses plaies et se relayaient à tour de rôle auprès d’elle. De toute façon, elles n’avaient pas grand-chose d’autre à faire étant donné que le sultan les avait une nouvelle fois privées de repas.

Samantha, après avoir passé l’après-midi dans le bassin, quitta les lieux en direction des jardins. Elle n’arrivait pas à se détendre que ce soit dans l’eau et avec un livre, alors peut être que la nature l’y aiderait.

Arrivée, elle s’installa près d’un palmier nain et observa les parterres aux alentours. Tout n’était vraiment que splendeur dans ces jardins mais cela n’arrivait même pas à la calmer.

- « Maman… Je ne veux pas de cette vie… Je refuse d’être à la disposition d’un homme même si celui-ci est sultan… » pleura-t-elle en serrant le médaillon de sa mère.

Malheureuse, elle s’allongea sous l’arbre et se laissa à pleurer toutes les larmes de son corps. Résignée, elle ne put qu’observer la descente du soleil qui laissait présager l’arrivée de la nuit.

Le cœur lourd, elle se leva et regagna tristement le cœur du harem, terrifiée par ce qu’elle risquait de subir. Lorsqu’elle arriva près de la partie centrale, elle constata que les filles s’éloignèrent d’elle et n’osaient même pas la regarder. Au fond d’elle, cela la fit sourire car cela signifiait peut-être qu’elles avaient compris et ne l’embêteraient plus à l’avenir.
Les portes des lieux s’ouvrirent avant que Samantha ait eu le temps de s’éloigner. Comme les soirs précédents, ce fut le sultan qui vint choisir son attraction. Celui-ci s’approcha d’elle en souriant bizarrement.
- « A ton tour, ma jolie. Suis-moi. » dit-il en se tournant pour quitter les lieux.
Apeurée, elle ne put qu’obéir alors que les filles souriaient de la voir choisie. Arrivés dans la chambre, à peine fut-elle entrée, que la porte de la chambre se referma probablement aidée par un des gardes.
Le sultan ne se trouvait qu’à quelques pas d’elle et la regardait avec attention.
- « Ote ta robe et couche toi ! » ordonna le souverain.
- « Non ! » répondit-elle en le regardant dans les yeux, l’air impassible.
- « Ote ta robe et couche-toi ! » répéta-t-il en faisant un pas vers elle, menaçant.
- « Si tu me touches, je te castre. Et crois-moi, tu vas chanter aigu très longtemps. » lui dit-elle, une lueur de défi dans les yeux.
Le sultan sentit la colère monter en lui. C’était la première fois qu’une femme osait lui tenir tête et il détestait cela. Quoiqu’en l’instant présent, se mêlait à sa colère un autre sentiment qu’il ne connaissait pas.
Bouillonnant de colère, il préféra sortir sur la terrasse avant de s’en prendre à elle. Il n’arrivait pas à la corriger ou à donner la besogne à un autre.
- « Retourne au harem sur le champs. » lui ordonna-t-il en se contenant.
Etonnée, elle ouvrit la porte et partit sans un mot avant qu’il ne change d’avis. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui venait de se passer. Lorsqu’elle pénétra dans le harem moins de dix minutes après son départ, huit regards se posèrent sur elle.
- « Tu es déjà de retour ? » s’étonna Pola.
- « Ça ne se voit pas peut-être. » répliqua Samantha.
- « Il ne t’a pas demandé d’ôter ta robe ? » demanda Ethel.
- « Ben si. » fit la jeune fille en haussant les épaules.
- « Que fais-tu là alors ? » fit la doyenne.
- « Ben j’ai dit non ! » répondit Samantha en allant vers sa couche.
Une fois allongée, elle fut plus qu’étonnée d’être revenue aussi vite sans qu’il ne l’ait touchée. Malgré le fait qu’elle lui ait tenu tête, il ne l’avait pas faite corriger non plus. Vraiment, Samantha ne comprenait pas comment cela pouvait être possible.
Elle ferma rapidement les yeux, fatiguée de sa journée stressante. Sa nuit venait de passer, elle pouvait maintenant être sereine.

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