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Chapitre 22 : Angoisses

Titiasyl, lundi 8 avril 2013

Samantha veilla son père toute la nuit alors que celui-ci ne reprit pas connaissance. Au petit matin, la jeune fille se réveilla doucement alors que son corps était pétri de courbatures.

- « Rahhh, c’est ça de dormir assise sur un tabouret et la tête posée sur un lit. » grogna-t-elle doucement.

- « Tu n’es plus habituée à la pauvreté, hein ? » lui lança son père. « Le luxe doit te manquer !! »

- « Papa, cesse de dire des bêtises ! » lui répondit la jeune fille. « Je t’ai veillé toute la nuit. »

- « Eh bien, fallait pas. »

- « Tu m’agaces ! » lâcha Samantha.

- « Et change de tenue ! Cette robe me sort par les yeux ! » dit Jacob en tournant la tête vers le mur.

- « Pourquoi ? C’est une jolie robe ! »

- « Elle me renvoie sans cesse que ma fille est déshonorée et que je ne pourrais plus la marier ! »

- « Mais pa… »

- « Non, tais-toi ! » cracha Jacob. « Tu me fais honte ! »

Il ne laissa pas le temps à Samantha de répondre qu’il ferma les yeux pour se reposer. Cette dispute avec son enfant l’avait fortement épuisé.

La jeune fille ne sut que répondre à cette attaque. Son propre père avait honte d’elle alors qu’elle n’avait pas choisi de se retrouver dans ce harem et encore moins de devenir la favorite du sultan. Si seulement son père pouvait la laisser lui expliquer.

Les larmes roulèrent sur ses joues alors qu’elle reprit place sur le tabouret près du lit.

Lorsque Jack remarqua que le soleil était haut dans le ciel, il quitta sa chambre sans même prendre son petit-déjeuner. Son visage était fermé et Kassir avait bien vu la lueur de tristesse dans ses yeux. Malgré cela, le souverain se refusait à envoyer des gardes récupérer la jeune fille. Il ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi mais il souhaitait qu’elle revienne d’elle-même.

La journée du sultan passa lentement alors qu’il avait passé son temps en conseils et autres réunions en tout genre.

Du coté de Samantha, la journée s’était également déroulée très lentement mais simplement par le fait qu’elle ne pouvait que veiller son père alors qu’il dormait la plupart du temps. Les moments de conscience se finissait invariablement par une dispute entre le père et sa fille.

Jacob n’arrivait pas à regarder Samantha sans voir en elle, la favorite du souverain. Et cela lui était énormément difficile à accepter. A cause de ce tyran, la vie de son enfant était irrémédiablement gâchée alors que jamais elle ne pourrait trouver un époux de par sa condition.

Alors que le soleil se couchait, Jack se trouvait sur sa terrasse à observer le village avec tristesse. Samantha n’était, une nouvelle fois, pas revenue.

De son côté, la jeune fille s’était assise près de la fenêtre et observait le palais avec tristesse. Elle ne put s’empêcher de laisser couler une larme en pensant à Jack.

Jacob ouvrit les yeux et observa sa fille en silence. Pour la première fois depuis la veille, il la regarda avec attention. Il remarqua les larmes coulant sur ses joues alors qu’elle semblait regarder en direction du palais.

- « Samantha ? » appela Jacob difficilement.

- « Papa ! » fit rapidement la jeune fille en séchant ses larmes discrètement. « Tu vas bien ? Tu te sens mieux ? »

- « Ça pourrait être meilleur mais c’est déjà mieux qu’hier. » répondit le père.

- « Veux-tu manger quelque chose ? » s’inquiéta Samantha.

- « Oui, je veux bien manger un peu. » dit Jacob en se redressant doucement.

- « Je vais te préparer un repas rapidement. » dit la jeune fille en aidant son père à s’assoir dans son lit.

Prestement, Samantha se dirigea vers le coin cuisine et se mit à préparer un peu de poisson ainsi que quelques légumes. En silence, elle évolua dans la pièce comme si son séjour chez le sultan n’était jamais arrivé.

Jacob se contenta de regarder faire sa fille alors qu’il avait du mal à accepter les derniers évènements. Samantha lui servit son repas qu’il prit en silence.

Six jours passèrent ainsi alors que les disputes s’étaient atténuées entre le père et sa fille. Jacob était presque totalement remis de son malaise et il pouvait maintenant se lever et marcher sans problème.

Au palais, le personnel évitait le sultan ou faisait en sorte de ne jamais le contrarier. Depuis le départ de la favorite, les portes du harem étaient restées obstinément closes, Jack ne voulant pas une autre fille près de lui. Le souverain ne dormait presque plus et passait son temps à hurler ou punir. Même Kassir se contentait de le voir uniquement le soir pour lui annoncer que Samantha n’était pas revenue.

A l’aube du sixième jour, Samantha était une nouvelle fois assise près de la fenêtre à observer le palais, une lueur de tristesse dans le regard.

- « La vie au palais te manque Samantha ? » demanda Jacob en prenant place près d’elle.

- « Non ! » dit la jeune fille sans défaire son regard du palais.

- « Il te manque ? » s’hasarda à demander Jacob, inquiet de la réponse.

- « Oui, il me manque. » répondit doucement Samantha comme ayant peur de fâcher son père.

- « Chérie, je ne comprends pas. » fit-il en prenant place près de sa fille et lui prenant les mains. « Cet homme t’a déshonorée, te retient dans son palais et il te manque ? »

- « Papa… » souffla la jeune fille « Il ne m’a jamais touchée ! »

- « Pardon ? » s’étrangla Jacob par cette révélation.

- « Il ne m’a jamais touchée. Je lui ai tenu tête, puis giflé et même presque castré. » sourit Samantha en y repensant. « Et il ne m’a jamais punie, frappée ou même forcée. »
- « Et il a fait de toi sa favorite ? » s’étonna le père. « Vous ne jouez pas aux cartes toutes les nuits quand même ! »
- « En effet. On regarde les étoiles ou on joue aux échecs. » expliqua Samantha. « Et pendant les repas, on discute. »
- « Tu prends… tes repas … avec lui ? » fit Jacob ébahi.
- « Oui, le petit-déjeuner ainsi que le diner. » lui répondit-elle. « Et je mange à sa table, en même temps que lui et dans les mêmes plats. »
Jacob ne put qu’ouvrir la bouche devant de telles révélations. Il était sidéré à tel point qu’il en ferma les yeux.
- « Il m’a autorisée à venir te voir parce que tu me manquais terriblement. » continua Samantha. « Je devais être rentrée au coucher du soleil. »
- « Et il n’a pas envoyé de gardes pour te récupérer. » souligna Jacob. « Alors que la dernière qui a quitté le palais a été exécutée à peine une heure après sa fuite. »
Samantha choisit de se taire, préférant laisser son père, le temps de se remettre de ses déclarations. Celui-ci se leva et fit quelques pas dans la pièce.
- « Je suis désolé ma fille pour les paroles que je t’ai dites. Je ne pourrai jamais avoir honte de toi. Mes mots ont dépassé mes pensées. »
- « Ce n’est rien, papa. Je comprends que ce ne doit pas être facile pour toi. » répondit la jeune fille alors que son père s’était rapproché d’elle.
- « Je ne t’empêcherai pas d’y retourner si c’est ce que tu veux. » ajouta Jacob en prenant le visage de sa fille dans la coupe de ses mains. « Et quoi que tu choisisses ou qu’il se passe, je serai toujours fière de toi. »
- « Même si … » commença Samantha.
- « Oui, même s’il te touche. » sourit Jacob en essuyant les larmes de sa fille.
- « Merci papa » pleura-t-elle en se pelotonnant dans les bras de son père. « Je vais retourner là-bas. »
Jacob serra tendrement sa fille contre lui alors qu’il lui déposa un baiser dans les cheveux. La fin de la journée venait d’arriver alors qu’il escortait sa fille à proximité de la grande porte du palais.
- « Prends soin de toi papa. Je t’aime. » dit la jeune fille en laissant une larme couler.
- « Moi aussi ma puce. Fais attention à toi. » dit Jacob en embrassant une dernière fois sa fille.
Dans un dernier sourire, Samantha tourna le dos à son père puis regagna l’entrée du palais alors que Kassir l’attendait. Lorsque le conseiller la vit apparaitre devant lui, il crut voir un mirage. D’un signe de tête, il lui indiqua de le suivre puis la conduisit vers la chambre royale.
- « Ne dites pas un mot dans la chambre tant que je ne vous le dis pas. » ordonna Kassir en chemin. « Je veux que vous voyez ce que vous avez provoqué chez le souverain. »
Samantha acquiesça sous les paroles du conseiller et le suivit en silence. Arrivés, Kassir pénétra dans la chambre et fit signe à la jeune fille de rester là où elle se trouvait.
Doucement, le conseiller s’approcha du souverain alors que celui-ci ne se retourna même pas vers lui.
- « Ne dis rien Kassir. Je ne peux entendre une nouvelle fois qu’elle n’est pas revenue. » déclara Jack, triste « Laisse-moi Kassir. J’ai besoin de rester seul. »
Le conseiller s’inclina en silence et s’éloigna du souverain prêt à quitter la chambre.
- « Elle me manque tellement Kassir. » avoua le sultan, sans se retourner.
L’homme lança un regard à Samantha puis quitta la pièce en refermant la porte derrière lui. Doucement, la jeune fille souffla puis se décida à s’approcher de Jack.
- « Tu m’as manqué également Jack. » fit Samantha alors qu’elle était restée quelques pas derrière lui.
En un instant, le sultan se retourna pour se retrouver face à sa favorite. Il n’en revenait pas. Elle était enfin revenue et se trouvait devant lui.
- « Tu es revenue. » souffla Jack.
- « Mon père a été malade. Je n’ai pu me résoudre à le laisser seul. » avoua Samantha. « Je suis désolée. »
- « Tu es revenue et c’est l’essentiel. » décréta le souverain en attrapant la jeune fille par l’encolure de sa robe.
Il la colla contre lui et la serra dans ses bras le plus fort possible.
- « Tu m’as tellement manqué. » répéta Jack.
Emue, Samantha passa ses bras autour du sultan et lui rendit son étreinte. Elle calla son visage dans le creux de son cou alors qu’elle se trouvait heureuse d’être avec lui après ces quelques jours de séparation.
Souhaitant lui témoigner sa confiance, Jack fit un geste qu’aucun souverain n’avait fait avant lui à une femme du harem.
- « Tu es revenue alors que rien ne t’y obligeait. Je sais désormais que je peux te faire totalement confiance. » commença le souverain. « Et pour te le prouver, je t’autorise à te promener dans le palais et même à en sortir. Tu as seulement interdiction de sortir de l’enceinte. »
- « Merci beaucoup. » sourit la jeune fille, radieuse.
Fatigué par toutes ses nuits blanches, Jack l’entraina vers le lit où chacun prit place dans son coin. Ils s’endormirent rapidement, heureux et apaisés.

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