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Chapitre 17 : Ennuis

Titiasyl, mercredi 25 septembre 2013

Depuis trois mois que Samantha était revenue aux cuisines, sa vie était un enfer. Le cuisinier était revenu vers elle afin d’obtenir son corps alors qu’elle avait l’impression en plus de n’être qu’une vache laitière.
Toutes les nuits depuis son renvoi, elle se mettait en boule dans son lit et pleurait toutes les larmes de son corps. Elle voulait tellement que sa mère puisse être la pour la prendre dans ses bras et la réconforter. Mais Samantha savait que cela était impossible.
Elle pensait aussi à son bébé. Une petite fille qu’elle avait mise au monde et qu’elle n’avait même pas eu le temps d’apercevoir. Par conséquent, elle ignorait si Eléanore lui ressemblait ou non.
Rien qu’en pensant à tout cela, les larmes se firent encore plus abondantes alors qu’elle essayait de retenir ses sanglots. A ce moment-là, elle redevenait la jeune fille de seize qu’elle était.
Tous les jours, au lever du soleil, elle allait prendre son poste dans les cuisines et devait supporter le regard du cuisinier sur elle. Chaque soir, elle faisait la queue pour obtenir de quoi manger afin que son lait reste nourrissant mais l’homme en profitait pour revenir à la charge.
Et c’est ainsi que tous les soirs, elle devait se battre pour empêcher ce pervers de profiter de son corps. Et à chaque fois, elle prenait des coups alors qu’elle en donnait tout autant.
Les premiers jours, le maitre des cuisines l’avait laissée tranquille alors qu’elle ne semblait plus vraiment l’intéresser. C’est la venue du souverain qui avait ravivé tout l’intérêt du cuisinier pour la jeune fille.
En effet, c’est à partir de ce moment-là que l’homme s’était rendu compte que Samantha n’intéressait plus le seigneur. De plus, il avait espionné leur conversation et il savait donc que la jeune fille devait donner son lait pour nourrir l’héritière. Par conséquent, le cuisinier avait vu là, un moyen d’obtenir ce qu’il voulait.
Plus les jours passaient et plus l’homme se faisait insistant. Il avait trouvé le moyen de coincer la jeune fille à tout instant de la journée et essayer à chaque fois de la toucher.
Un soir alors que Samantha faisait une nouvelle fois la queue pour obtenir son repas, le cuisinier l’avait observée et s’était réjoui de la voir arriver enfin devant lui.
- « Alors, tu te décides à te laisser faire ? » demanda l’homme en souriant.
- « Jamais de la vie, vous ne poserez vos mains sur moi. » gronda la jeune fille.
- « Je pourrai t’affamer tu sais… et ton lait ne serait ainsi plus assez nourrissant pour l’héritière. » fit le cuisinier, l’air de rien. « Elle finirait par perdre du poids et peut-être par nous quitter… »
Samantha resta bouche-bée à l’entente de ses paroles et des larmes perlèrent à ses yeux. Sa fille avait besoin de son lait pour être bien nourrie, et elle avait besoin de manger pour avoir un bon lait.
Elle savait que si elle ne se laissait pas faire, elle ne pourrait plus remplir les biberons correctement. Elle était perdue et ne savait pas quoi faire.
Soudain, un garde apparut alors qu’il était l’heure pour elle de tirer son lait.
- « Donne-lui son repas qu’on en finisse. Le seigneur attend le biberon. » grogna le garde, pas content de devoir attendre.
Par obligation, le cuisinier donna un bol de soupe complet, un morceau de pain et du fromage à la jeune fille alors que c’était ce que devait manger tous les esclaves.
Samantha prit rapidement son repas et suivit le garde jusqu’à sa chambre. Elle posa le bol délicatement sur le sol puis le pain ainsi que le fromage. Apres cela, elle récupéra le biberon et commença à masser un de ses seins pour tirer le lait.
Vingt minutes plus tard, il tendit le biberon plein au garde alors qu’il resta quelques secondes en face d’elle.
- « Ne vous laissez pas faire. » fit doucement l’homme.
- « Pardon ? » s’étonna la jeune fille.
- « Ne vous laissez pas faire. » répéta le garde avant d’ajouter « Cet homme est un vrai pouilleux. Et même si c’est pour votre fille que vous le feriez, vous valez bien mieux que cela. »
- « Comme le seigneur a dit, ce n’est pas ma fille. » répliqua Samantha le cœur brisé d’avoir entendu cette phrase « Je ne suis qu’une vache laitière. »
Lorsque la nourrice avait parlé au seigneur des problèmes de biberon du bébé, la jeune fille se trouvait à proximité du bureau à récurer un couloir comme on le lui avait ordonné.
Par conséquent, elle avait entendu toutes les paroles du seigneur et son cœur s’était brisé un peu plus. Sachant qu’il allait certainement se rendre aux cuisines, elle s’était dépêchée d’y reprendre son poste de façon à ce qu’il ne l’aperçoive pas aux abords du bureau.
- « Ne croyez pas cela. » contra l’homme avant de finalement partir en direction de la nursery.
- « Si, je le crois étant donné que c’est exactement ce que le seigneur a dit. » souffla la jeune fille avant de regagner sa chambre.
Malheureuse au plus haut point, elle se força tout de même à manger avant de s’allonger sur sa couche. Ce fut en pleurs qu’elle finit par s’endormir tard dans la nuit.
Quelques jours plus tard, alors que le cuisinier avait une nouvelle fois tenté de la toucher, elle avait fini par le frapper si fort qu’il en était presque tombé inconscient sur le sol. Apeurée, elle avait fini par s’échapper des cuisines.
Connaissant l’homme, elle savait qu’elle aurait droit à une correction monumentale lorsqu’il se réveillerait.
Ne sachant pas quoi faire, la jeune fille se promenait discrètement dans les couloirs en essayant de ne pas trop se faire voir.
Soudain, au détour d’un couloir, il lui sembla entendre des pleurs d’enfant. Pensant que c’était encore son subconscient qui lui jouait des tours, Samantha secoua la tête et continua sa promenade.
Pourtant, elle finit par réaliser que les pleurs étaient de plus en plus forts à mesure qu’elle s’approchait de l’angle du couloir. Elle accéléra ses pas et se figea arrivée au bout du chemin.
Là, posé sur une banquette, Samantha vit un couffin alors qu’un bébé pleurait à l’intérieur. Elle regarda aux alentours et constata qu’il n’y avait absolument personne pour surveiller l’enfant.
Avec appréhension, elle décida de s’approcher alors que les larmes roulèrent sur ses joues lorsqu’elle vit le bébé. Une petite fille était allongée dans le panier d’osier et pleurait sans vouloir s’arrêter.
- « Eléanore. » souffla Samantha, heureuse de voir enfin son enfant.
La jeune fille regarda de part et d’autre du couloir alors qu’elle constata une nouvelle fois que la nourrice n’était pas présente et que le bébé était par conséquent seule dans ce couloir.

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