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Chapitre 7 : S’effacer

Titiasyl, lundi 21 juillet 2014

Après la correction qu’elle avait reçue, Samantha était restée dans le salon à faire semblant de border son trousseau.
La jeune fille n’avait pas dit un seul mot de tout le repas qui avait suivi. A la fin de celui-ci, elle avait été directement expédiée dans sa chambre.
Ravie et soulagée de se retrouver seule, Samantha avait rapidement quitté la pièce sans dire un seul mot. Elle avait mis sa tenue de nuit avec difficulté, puis s’était rapidement couchée.
Quelques minutes plus tard, Eléanor était entrée dans la chambre de la jeune fille afin de vérifier comment elle se portait.
- « Comment te sens-tu ? » s’inquiéta la vieille dame en prenant place sur le lit près d’elle.
- « Je vais bien madame » répondit Samantha en se tenant un côté et évitant de bouger.
- « Samantha…. » grogna la matriarche en faisant les gros yeux à l’adolescente.
- « Bon d’accord. » soupira la jeune fille avant d’ajouter « J’ai mal partout. »
- « Souhaiterais-tu un peu de glace pour atténuer la douleur ? » Proposa la matriarche un regard tendre posé sur la jeune fille.
- « La seule chose que je souhaite... C’est partir d’ici et ne plus avoir à épouser votre fils ! » Répondit-elle en se tournant dans le lit, afin de clôturer la conversation « Bonne nuit, madame. »
Sur ces paroles, Eléanor quitta la chambre peinée afin de rejoindre ses propres appartements.
Samantha avait eu une nuit très agitée. En effet, elle était terrifiée que Darragh revienne la voir et parvienne à abuser d’elle. La douleur des coups s’était également rappelée à elle à chaque mouvement fait.
La jeune fille se leva à l’aube le lendemain matin comme Eléanor lui avait ordonné de le faire.
Après avoir fait sa toilette, elle revêtit sa robe noire avant d’attacher ses cheveux en un chignon aussi austère que son vêtement.
Elle quitta ensuite la pièce et rejoignit la salle à manger pour le petit-déjeuner. La jeune fille s’installa à sa place tout en attendant tête baissée et muette que Darragh choisisse une nouvelle fois ce qu’elle devait manger.
Celui-ci lui prit la même chose que la veille alors qu’elle dut se forcer une nouvelle fois à vider son assiette sans vomir.
Lorsque le petit-déjeuner fut terminé, Richard se leva et quitta la pièce pour rejoindre son bureau après avoir salué son épouse.
- « Allez-vous mettre à votre trousseau dans le salon. » ordonna méchamment Darragh à Samantha « TOUT DE SUITE ! »
- « Oui monsieur. » répondit docilement la jeune fille en se levant de table.
Sans plus de paroles, elle se dirigea vers le salon où elle prit place sur le canapé.
Toujours en silence, elle se mit à son trousseau, alors qu’Eléanor la rejoignit quelques minutes plus tard.
La matriarche s’installa sur un fauteuil et se mit à broder un napperon. En même temps, elle observait Samantha alors qu’elle avait la tête baissée sur son ouvrage en pleurant le plus silencieusement possible.
- « Samantha, souhaites-tu que je te montre quelques points ? » demanda gentiment Eléanor en regardant la jeune fille.
- « Non madame. » répondit la jeune fille sans même lever la tête.
La matinée passa très lentement, alors que Samantha ne cessait de pleurer sous le regard chagriné de la matriarche.
Quelques temps avant le déjeuner, la jeune fille se planta l’aiguille dans le doigt, alors qu’elle laissa échapper un gémissement de douleur. Eléanor leva la tête et vit l’adolescente mettre son doigt dans la bouche.
- « Samantha, tu t’es blessée ? » s’inquiéta la matriarche.
- « Non madame. » se contenta de répondre la jeune fille avant de se remettre à son trousseau.
- « Me permets-tu de regarder ton doigt afin de le soigner ? » demanda une nouvelle fois Eléanor.
- « Non madame. » fit Samantha en brodant son mouchoir.
Darragh était venu plusieurs fois dans le salon afin de voir si sa fiancée brodait convenablement. A chaque visite, il avait constaté que le silence était de rigueur dans le salon, alors qu’il savait que sa mère était une grande bavarde.
- « Tout se passe bien Samantha ? » demanda l’homme pour la forme.
- « Oui monsieur. »
- « Votre trousseau avance ? » fit Darragh, peu content de son manque de paroles.
- « Oui monsieur. »
L’homme regarda sa mère, alors que celle-ci haussa les épaules comme pour montrer qu’elle n’y était pour rien.
L’heure du déjeuner sonna et Samantha se leva en même temps qu’Eléanor alors qu’elle la suivit sans un mot.
- « Vous avez passé une bonne matinée ? » fit Richard en s’adressant à son épouse.
- « Très bonne mon chéri. » sourit la matriarche en commençant à manger. « Nous avons passé la matinée à broder avec Samantha dans le salon. »
- « Donc ton trousseau a du bien avancer ? » fit donc Richard en s’adressant à l’adolescente sans même la regarder et continuant à manger.
- « Oui, monsieur. » répondit simplement la jeune fille.
Tellement déprimée, Samantha avait en effet décidé de s’effacer le plus possible et se contenta de répondre par oui ou non lorsqu’on lui adressait la parole.
- « C’est tout ce que vous savez dire ? » s’énerva Darragh alors qu’il avait eu droit aux mêmes réponses dans la matinée.
Terrifiée, la jeune fille s’éloigna vivement de l’homme, alors que celui-ci levait déjà la main pour la frapper.
- « Ça suffit. » ordonna méchamment Richard en retenant le bras de son fils « Le plus important est qu’elle fasse son trousseau. »
Le fils ainé ne put qu’obéir, alors que Samantha reprit sa place sous le regard du patriarche.
Une fois le repas terminé, la jeune fille sortit de table et retourna rapidement dans le salon, afin de se remettre à son trousseau.
L’après-midi passa encore plus lentement que la matinée alors qu’Eléanor avait cessé de vouloir essayer de discuter avec elle.
La matriarche observait la jeune fille, alors que celle-ci était des plus malheureuses.
De plus, Darragh ne cessait de venir afin de la houspiller du fait de son silence. Pour autant, Samantha n’était pas perturbée et se contentait de rester muette.
Eléanor avait finalement compris que la jeune fille essayait simplement de s’effacer le plus possible, trop malheureuse par ses fiançailles…

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