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Enfin des vacances

Titiasyl, lundi 22 avril 2013

Titre : Enfin des vacances.

Auteur : Titiasyl.

Beta : Angelgym34

Série : Stargate SG-1.

Genre/Pairing : Violence, Romance.

Personnages : Jack, Sam, Pete et Kerry

Saison : 8 (Jack est général, Sam est colonel, Janet et Jacob sont décédés, Sam est avec Pete. Jack est avec Kerry)

Après une énième mission périlleuse, SG1 était enfin en vacances. Une fois le débriefing terminé, Teal’c partit pour Chulak et Daniel pour l’Angleterre.

Sam, elle, était d’humeur mitigée. Certes, elle était ravie de partir en vacances mais l’idée de les passer avec Pete l’enchantait moins. Avant de quitter la base, elle prit la direction du bureau du général afin de lui souhaiter de bonnes vacances, le général s’étant lui aussi accordé le droit de partir en congés. Arrivée non loin de la vitre de séparation du bureau, elle eut la désagréable vision de voir Jack occupé avec un visiteur.

Elle eut le cœur brisé lorsqu’elle vit l’agent Johnson serrer Jack dans ses bras. Aussi elle se résigna à partir en congé sans lui dire au revoir et s’éloigna avant de se faire remarquer. Elle ne vit pas que Kerry était rapidement sortie du bureau après cette étreinte et que celle-ci écrasa une larme avant d’avancer dans les couloirs de la base.

Sam se dirigea vers les vestiaires afin de passer sa tenue civile. Bon sang qu’elle n’avait pas envie de partir en vacances avec Pete mais elle n’avait pas le choix. L’homme qu’elle désirait était inaccessible de par la loi de non fraternisation mais aussi parce qu’il avait une femme dans sa vie maintenant.

Alors qu’elle enfilait son jean bleu, elle eut la surprise de voir l’agent Johnson entrer dans les vestiaires.

- « Bonjour Colonel Carter. »

- « Bonjour Agent Johnson. » répondit la militaire. « Vous cherchez quelqu’un ? »

- « Oui, vous. » lui répondit l’agent de la CIA.

- « Moi ? Et pourquoi donc ? » demanda Sam tout en continuant de s’habiller.

- « En fait, je suis venue vous dire que je partais. » déclara Kerry. « Définitivement. Je repars à Washington. »

- « Oh. Et bien, au revoir dans ce cas. »

- « Je suis venue aussi vous dire que vous êtes vraiment des imbéciles tous les deux. » asséna Kerry tout en s’approchant de la jeune femme.

- « Je vous demande pardon ? » répondit Sam en sentant la colère monter en elle.

- « Ne le prenez pas mal. Mais j’ai vu les liens qui vous unissent à Jack et je sais les sentiments que vous éprouvez l’un pour l’autre. Je trouve simplement dommage que vous ne fassiez pas tout en sorte pour vivre cet amour. » lui dit Kerry en parlant bas.

- « Nous sommes simplement amis, rien de plus. Et je suis avec quelqu’un, ne l’oubliez pas. Tout comme il est avec vous. »

- « Nous ne sommes plus ensemble. Son cœur bat pour vous et il n’y avait pas de place pour moi. » avoua Kerry. « Quant à ce crétin que vous fréquentez, j’espère que vous finirez par vous rendre compte à temps que vous ne pouvez être heureuse qu’avec Jack. »

- « Pete n’est pas un crétin et je n’ai pas de compte à vous rendre ! » ragea Sam avant de quitter les vestiaires très en colère.

Sam prit l’ascenseur pour rejoindre la surface et se dirigea vers sa voiture. Elle était folle de rage. Traiter son petit-ami de crétin l’avait mise hors d’elle. Sur la route menant vers chez elle, elle se rappela une phrase que sa mère lui disait souvent

- « Seule la vérité peut nous mettre en colère. » pensa la militaire. « C’est un crétin, je le sais, mais il est ma seule chance de fonder une famille maman. Pardonne-moi. »

Une fois arrivée devant sa maison, elle gara sa voiture dans l’allée puis quitta le véhicule en verrouillant les portières. Sam souffla un bon coup, se recomposant le visage de la parfaite petite-amie et rentra chez elle.

- « Je suis rentrée. » dit-elle sachant que Pete voulait qu’elle fasse ça à chaque fois qu’elle arrivait.

- « Tu en as mis du temps pour rentrer. On va être en retard pour le départ. » la sermonna Pete. « Tu aurais pu faire un effort quand même. »

- « Pete, j’avais du travail que je devais impérativement terminer avant de partir en congé. Tu peux comprendre ça non ? » râla la jeune femme. « Et d’ailleurs, quel départ ? »

- « Nous partons en vacances loin de Colorado Springs. J’ai fait les valises. Maintenant hop, en voiture, on file. » répondit le policier.

- « Pardon ? Tu as tout planifié sans juger bon de m’en parler ? Tu as fait ma valise en plus ? »

- « Oui. C’est une surprise que je te fais. Je suis sûr que tu vas trouver le cadre paradisiaque. »

- « Bon d’accord, je passe pour cette fois alors. Je te suis. » abdiqua-t-elle.

Le couple sortit de la demeure et monta dans la voiture de l’homme. Sam n’était pas contente du tout de la tournure que les choses prenaient. Le trajet fut des plus silencieux étant donné que Pete n’aimait pas qu’on lui adresse la parole pendant qu’il conduisait. Au bout que 5h de route, ils arrivèrent à destination.

- « C’est notre hôtel. Il est classe n’est-ce pas ? » sourit Pete, fier de lui en rentrant dans la chambre.

- « Tu te moques de moi c’est ça ? Tu appelles ça un hôtel classe ? » s’énerva Sam « Moi, j’appelle ça un motel miteux. »

- « C’est que pour dormir de toute façon. Allez, allons diner et ensuite, nous viendrons nous coucher. Une bonne journée nous attend demain. » argumenta le policier.

- « Et quel est le programme ? » demanda Sam en levant les yeux au ciel.

- « Surprise. Tu vas voir, ça va être super. » lui répondit Pete.

- « Si tu le dis »

Ils quittèrent ainsi leur chambre et Pete la conduisit dans un petit restaurant très mignon et intimiste.

- « Alors, ça te plait ? » demanda le policier.

- « C’est ravissant. Merci. » sourit Sam.

Lorsque le serveur vint à leur table, il n’eut pas le temps de leur donner les menus que déjà Pete prenait la parole.

- « Ce sera 2 plats du jour, une demi carafe de rosé et 2 cafés. » commanda Pete.

- « Bien monsieur. » répondit le serveur en s’éloignant rapidement de la table, n’ayant pas raté le regard furieux de la jeune femme.

- « Tu commandes à ma place maintenant ? » ragea Sam.

- « C’est le plat le moins cher et ça suffit pour un repas. » lui répondit le policier en regardant la jolie brune de la table d’à côté.

- « Ben la prochaine fois, abstiens toi de commander à ma place. » ordonna Sam, préférant ne pas relever le matage de son compagnon.

Le repas se déroula dans le plus grand silence. Sam n’avait déjà pas eu envie de partir en vacances avec lui mais si en plus, il la conduisait dans un hôtel miteux et commandait à sa place, elle ne resterait pas très longtemps avec lui.

Pete paya l’addition et ils sortirent du restaurant pour rentrer à l’hôtel. Arrivés, Sam alla se changer dans la salle de bain et fut ravie de constater que la pièce n’était pas trop sale. Certes, ça ne brillait pas mais ce n’était pas immonde.

Une fois en pyjama, elle laissa la place au policier afin qu’il puisse se changer lui aussi. Elle en profita pour ouvrir le lit et ce qu’elle vit la rendit furieuse. En effet, les draps étaient plein de tâches et même troués par endroit.

- « Je refuse de dormir dans ce lit. Les draps sont dégueulasses et troués. » ragea Sam.

- « Mais non, il est très bien ce lit. Ça ne change pas du mien. » répondit le policier sans honte.

- « Et ben, dors la dedans si tu veux mais moi, je dormirai dans le fauteuil. » râla Sam. « Et je suis bien contente de ne pas avoir été chez toi dans ce cas. »

Sam écarquilla les yeux de stupeur lorsqu’elle vit Pete se coucher dans le lit et lui souhaiter une bonne nuit. Elle commençait à se rendre compte qu’il n’était pas du tout comme il le prétendait et surtout comme son frère lui avait dit.

Sam s’assit donc dans le fauteuil et attendit que la nuit passe en somnolant. Juste avant de s’endormir, elle pensa que si elle avait été avec Jack, rien ne se serait passé de cette façon. Néanmoins, elle décida de voir ce que donnerait la journée du lendemain. Peut-être que Pete avait réellement prévu une journée merveilleuse.

Le lendemain matin, Sam se réveilla en même temps que le soleil se leva. De toute façon, vu le confort du fauteuil, se réveiller n’avait pas été trop dur. Voyant que Pete dormait toujours, elle en profita pour aller faire sa toilette. Elle retira son pyjama, se brossa les dents puis ouvrit le rideau pour entrer dans la douche.

Elle se figea devant la scène. La douche était immonde. Les joints étaient noirs et moisis, le bac était plein de cheveux et de poils et le pommeau de douche avaient des taches de couleur suspecte. Elle frémit d’horreur et décida de faire la toilette au lavabo avec un gant.

Une fois habillée et coiffée, elle choisit de refermer le rideau de douche et de ne rien dire à Pete. Ainsi elle verrait bien sa réaction. Lorsqu’elle sortit de la salle de bain, elle constata que son compagnon était réveillé et attendait pour faire sa toilette.

- « Tu peux y aller, la place est libre. » fit Sam en rangeant sa trousse de toilette et son pyjama dans sa valise.

- « Ok, je me dépêche. Après, à nous la journée de rêve. »

Pour patienter, Sam prit place sur le fauteuil et attendit tranquillement. Qu’elle ne fut pas sa stupéfaction d’entendre l’eau de la douche couler et Pete chantonner.

- « Mon dieu, mais cet homme est vraiment un porc pour prendre sa douche dans cette saleté. » pensa-t-elle, dégoutée.

Pete sortit à peine quelque minutes plus tard de la pièce, prit ses papiers et intima à sa compagne de le suivre. Ils prirent place dans la voiture et Pete mit le contact.

- « Pas de petit-déjeuner ? » s’étonna Sam.

- « Non, c’est mauvais pour la santé. On mangera sur place. » lui répondit l’homme.

Au bout d’une quinzaine de minutes de route, Pete se gara sur le parking qui se trouvait en fait être un énorme pâturage. Des centaines d’autres véhicules étaient également garés. Sam ne dit rien mais se demandait en quoi la journée allait être paradisiaque.

- « Euh, Pete, on est où ? »

- « Ben à la foire annuelle d’Amarillo. Tu vas voir, ça va être génial. Il va y avoir des rodéos, des spectacles de taureaux, des ribbs grillés et des frites. Ça va être extra !! » répondit-il fier de lui. « Il va y en avoir pour la semaine pour faire le tour. »

- « Pardon ? Tu me traines dans le Texas pour voir du rodéo et manger des ribbs grillés ? » hurla Sam. « Non mais tu te fous de moi c’est ça ? »

- « Mais non, arrête de faire ta rabat-joie. Faut te décoincer ma belle. » fit Pete en s’éloignant vers les premiers spectacles.

Sam resta figée sur place en le regardant s’éloigner. Et dire qu’elle avait pensé faire sa vie avec ce type, elle avait vraiment perdu la tête. Une larme roula sur sa joue avant même qu’elle ne s’en rende compte.

- « Hum, excusez-moi Madame. » fit un homme sur sa gauche.

- « Que voulez-vous ? » fit Sam assez méchamment.

- « Je suis désolé mais j’ai entendu votre conversation avec votre compagnon. Et comme je redescend en centre-ville, j’ai pensé que vous voudriez peut-être que je vous y dépose. »

- « Vous me prenez pour une idiote qui va monter dans la voiture d’un inconnu, c’est ça ? »

- « Vous voyez, la vieille dame là-bas près du 4x4, c’est ma mère. Elle est fatiguée alors je la ramène chez elle. De plus, je suis marié et j’aime profondément ma femme alors vous n’avez rien à craindre de moi. Promis. » fit l’homme en tout sincérité.

- « Très bien. Je vous suis dans ce cas. » accepta Sam tout en restant méfiante.

Elle suivit l’homme pour rejoindre la vieille dame et ils montèrent tous les trois dans le véhicule. Le retour en centre-ville fut plus rapide et l’homme déposa Sam près du motel.

- « Je vous remercie Monsieur. C’est vraiment gentil à vous de m’avoir proposé de me ramener. Au revoir. »

- « Au revoir Mademoiselle et bonne chance. « firent l’homme et la vieille dame.

Sam leur fit un sourire et se dirigea vers le motel et fut ravie d’avoir la clé de la chambre dans son sac. Elle entra dans la pièce et s’assit sur le fauteuil. Elle sortit son téléphone portable de son sac à main et le fixa un bon moment avec de souffler un bon coup.

Elle composa le numéro de Jack et attendit patiemment qu’il décroche. Elle est certaine qu’il l’avait sur lui car, en étant général, il se devait d’être joignable à tout moment.

- « Y a intérêt que ce soit grave pour me déranger !! » répondit Jack sans faire attention au nom qui s’était affiché sur l’écran.

- « Mon général, c’est … » commença la jeune femme.

- « Carter ? Que se passe-t-il ? Vous n’êtes pas censée être en vacances avec le policier ? » s’inquiéta Jack tout de suite.

- « Si si, nous sommes en vacances dans le Texas. »

- « Dans le Texas, que diable êtes-vous allée faire la bas ? Il n’y a que des rodéos à cette période de l’année et vous avez horreur de ce genre de spectacle. »

- « Ben vous, vous le savez. Apparemment, ce n’est pas le cas de Pete. » répondit Sam, une larme coulant sur sa joue. « Mais je constate que tout se passe bien pour vous alors je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Désolée de vous avoir déranger. Au… »

- « Rahhhhh, Carter. Cessez de dire des âneries voyons. Vous savez très bien que vous ne me dérangez jamais. D’ailleurs, si vous m’appelez, ce n’est certainement pas que pour savoir si je vais bien. Alors, que vouliez-vous ? » râla Jack, ayant une petite idée ou du moins de l’espoir sur la raison de cet appel.

- « Ben euh, en fait, je … » bégaya la jeune femme. « Je me demandais si... vu que… enfin... »

- « Sam, vous voulez venir passer le restant de la semaine à mon chalet, c’est ça ? » demanda Jack, afin d’aller plus vite.

- « Ben euh… Je ne voudrai pas vous déranger… » répondit Sam, affreusement gênée.

- « Prenez le premier avion pour Minneapolis, je vous récupère à l’aéroport. » ordonna Jack. « Tenez-moi au courant de l’heure de votre arrivée. »

- « Merci beaucoup monsieur. Je n’aurai jamais pu rester ici dans ce motel et tout. » le remercia la jeune femme.

- « Je me doute bien Carter, sinon vous ne m’auriez pas appelé. Filez maintenant. A tout à l’heure. »

- « A tout à l’heure monsieur. » fit-elle en raccrochant.

Sam remit son téléphone dans son sac qu’elle mit sur son épaule, prit son sac de voyage et sortit de la chambre. En allant à la réception, elle constata que le réceptionniste était absent aussi elle se dépêcha de poser la clé sur le comptoir et ressortit en direction du bord de la route. À peine sur le trottoir, elle vit arriver un taxi et leva sa main pour l’appeler. Elle monta dans le véhicule et demanda au chauffeur de la conduire à l’aéroport. Il se remit en route sans tarder et se montra très courtois.

- « Pouvez-vous me dire combien de temps de route il va y avoir pour arriver à l’aéroport ? »

- « Il faut compter environ 45 minutes vu la circulation à cette heure-ci, madame. »

- « D’accord, merci. »

Le trajet fut agréable car le chauffeur était peu bavard et respectait le silence de la militaire. En effet, celui-ci ne parlait que lorsque Sam ouvrait la discussion. Arrivés, le chauffeur s’arrêta sur le premier emplacement disponible.

- « Il vous faudra remonter sur 50m environ jusqu’à la porte. C’est bondé alors je ne peux pas me garer plus près. »

- « Très bien. Je vous remercie. C’est combien pour la course ? »

- « Pour vous, ce sera seulement 10 dollars. »

- « Tenez. Au revoir Monsieur. »

- « Au revoir Madame. »

Sam prit ses sacs et quitta le taxi. Elle remonta rapidement en direction de l’entrée de l’aéroport puis se dirigea vers le guichet afin de prendre un billet.

- « Bonjour Madame. Je voudrai un billet pour le premier vol disponible en partance pour Minneapolis s’il vous plait. »

- « Le premier vol disponible décolle dans 30 minutes. Vous avez encore le temps de le prendre. Cela vous convient-il ? » demanda l’hôtesse.

- « C’est parfait, je prends. »

- « Dans ce cas, cela vous fera 380 dollars, s’il vous plait. »

- « Je paie par chèque. » fit Sam tout en le remplissant. « Voici ».

- « Très bien. L’embarquement se fait Porte 5. Je préviens mes collègues que vous arrivez. »

- « Merci. » répondit Sam en prenant son billet et en filant directement vers la porte.

Arrivée, elle passa d’abord la barrière de sécurité puis se dirigea rapidement vers la porte. Elle présenta son billet et ses papiers d’identité. Elle monta à bord, mit son sac de voyage dans le compartiment prévu à cet effet et prit place sur son siège.

Le vol devant durer cinq heures, Sam estima qu’elle arriverait à Minneapolis vers 16h15. Elle envoya donc rapidement un message à son supérieur.

« Je suis dans l’avion. Arrivée prévue à 16h15.A tout à l’heure »

La réponse ne se fit pas attendre et Sam fut ravie qu’il n’ait pas changé d’avis.

« Très bien, je serai là. Bon vol et à tout à l’heure. »

Sam n’eut pas le temps de répondre que le commandant de bord annonça que le décollage était imminent et demanda ainsi à ce que tous les appareils électroniques soient éteints le temps du décollage.

Étant donnée la nuit qu’elle avait passée, Sam s’endormit rapidement avant même de penser à répondre à Jack. Elle dormit durant la totalité du vol et ce fut une hôtesse qui vint la réveiller juste avant la procédure d’atterrissage.

Une fois l’avion accroché au couloir, les passagers quittèrent l’appareil tranquillement. Sam laissa le plus gros flot sortir puis se leva, attrapa son sac dans le compartiment et mit son sac à main sur l’épaule. Elle longea l’allée et quitta à son tour l’avion.

Elle passa les douanes puis les portiques de sécurité. Comme elle n’avait pas mis de bagages en soute, elle se dirigea directement vers la sortie de la zone de sécurité. Elle fut un peu déçue de ne pas voir son supérieur mais il avait tout à fait le droit de ne plus vouloir d’elle chez lui.

- « Bonjour Carter. » fit Jack derrière elle.

- « Ahhh… Vous m’avez fait peur monsieur. » sursauta Sam. « J’ai horreur de quand vous faites ça. »

- « Pardon, ce n’était pas mon intention. »

- « Je me doute bien. Bonjour Monsieur. »

- « Vous avez fait bon vol ? » fit Jack en lui prenant son sac des mains et en se dirigeant vers la sortie.

- « Oui merci. Mais en fait, j’ai dormi pendant tout le vol. »

- « Nuit agitée ? »

- « Plutôt inconfortable monsieur. »

- « Vous me raconterez ça au chalet si vous le voulez. » fit Jack en mettant le sac dans le coffre.

Il intima à Sam de monter dans le véhicule puis il prit place derrière le volant. Il mit le contact et prit la route vers son chalet. Le trajet fut silencieux car Sam s’était de nouveau assoupie, bercée par le mouvement du 4X4.

Arrivés au chalet, Jack gara le 4x4 devant la bâtisse et coupa le contact. Il regarda tendrement la jeune femme assoupie sur le fauteuil passager. Après toutes ces années, il avait encore du mal à réaliser qu’elle était ici avec lui.

À contrecœur, il dût se résoudre à la réveiller malgré le fait qu’il savait qu’elle était fatiguée et qu’elle manquait de sommeil. Il ne pouvait quand même pas la laisser dormir dans la voiture.

- « Carter, on est arrivé. Réveillez-vous. » fit Jack le plus doucement possible.

Voyant qu’elle n’avait pas l’air d’émerger, il la secoua légèrement par l’épaule comme il le faisait à l’époque au cours de leurs missions.

- « Mmm. On est arrivé ? » demanda Sam, à moitié réveillée.

- « Oui. Nous allons rentrer dans le chalet pour que je vous fasse faire le tour du propriétaire et ensuite, on ira marcher près du lac si vous le voulez. »

- « D’accord. » fit Sam en sortant de la voiture et en le suivant vers le chalet.
Jack posa le sac de voyage de la jeune dans un coin de l’entrée et la laissa pénétrer dans le chalet. Sam fut subjuguée par la beauté de la pièce. Le salon était rustique et empreint d’une luminosité éclatante. Jack lui fit faire la visite des lieux et lui donna la chambre d’amis en y déposant ses affaires. Ils retournèrent ensemble dans le salon afin de pouvoir discuter tranquillement.
- « Alors, on va rapidement mettre les choses au point. Plus de grades ni de monsieur. On est en vacances alors on utilise nos prénoms. Ok Sam ? » déclara Jack sur un ton très sérieux.
- « D’accord Jack. » sourit la jeune femme.
- « Parfait. Vous voulez boire quelque chose ? » demanda Jack.
- « Je veux bien un café s’il vous plait. »
Le militaire lui fit un sourire et se dirigea vers la cuisine afin de préparer du café. Alors qu’il s’éloignait de la jeune femme, il entendit une sorte de gargouillement.
- « Sam ? » fit Jack, surpris. « Vous avez faim ? »
- « Non, du tout. » grimaça Sam alors que son estomac gargouilla de nouveau.
- « Saaaaaam… Si vous avez faim, dites le moi, je ne vais quand même pas vous manger. » râla le militaire. « Par contre, je suis étonné. D’habitude, entre le petit-déjeuner et le repas du soir, vous n’avez que très rarement faim ainsi. Vous m’expliquez ? »
Sans attendre la réponse, Jack alla dans la cuisine afin de préparer le café et commença à sortir quelques petits gâteaux.
- « En fait, mon dernier repas remonte à hier soir et il était assez léger d’ailleurs. »dit-elle en baissant la tête de honte.
- « Comment ça léger ? Pas de petit-déjeuner ce matin ? » s’exclama Jack, en rangeant les gâteaux et sortant une assiette d’un placard.
-« Ben, en fait.. Hier soir, en arrivant au Texas, Pete m’a emmenée diner dans un petit restaurant et il a commandé le plat du jour. »
- « Et vous ? Vous avez pris quoi ? » demanda Jack, intéressé.
- « Ben il m’a commandé la même chose. Résultat, le plat du jour était un simple Steak-Frites. Suivi d’un café et terminé. »
- « Il a commandé pour vous ? » s’indigna Jack alors qu’il préparait finalement un sandwich au poulet et aux crudités pour son amie.
- « Oui. Et ce matin, en quittant l’hôtel, il n’y a pas eu de petit-déjeuner car selon lui, c’est mauvais pour la santé. » continua la jeune femme, en colère. « Du coup, je n’ai rien pu manger et je n’ai même pas eu droit à un café. »
- « Mais c’est vraiment un connard ce mec. » s’offusqua Jack. « Pardon, je ne voulais pas insulter votre petit-ami. »
- « Ex petit-ami. » sourit Sam. « Alors vous pouvez dire que c’est un connard si vous le voulez. Et je rajouterai doublé d’un gros porc. »
- « Comment ça ? » alors qu’il apportait sur la table basse un plateau avec les tasses de café et le sandwich. « Tenez votre café et mangez ça, ça vous fera du bien. »
- « Merci. » fit-elle en lui souriant et en prenant le sandwich afin de mordre dedans. « La chambre était vraiment horrible. Les draps du lit étaient plein de taches plus que suspectes et troués par endroit. Quant à la salle de bain, la douche était vraiment dans le dernier des états. »
- « Vous avez dormi où dans ce cas ? Et votre toilette ? »
- « Ben, lui dans le lit. Moi dans le fauteuil. » répondit-elle tout en continuant de manger. « Pour la douche, je me suis contenté de la faire au lavabo. Lui par contre, ça ne l’a pas dérangé de prendre une douche. »
- « Beurk…. » fit Jack dégouté.
- « Et sa journée de rêve était en fait une journée à un festival de rodéo et manger des frites. Alors je suis partie. Un homme m’a gentiment raccompagnée en ville puis je vous ai appelé. »
- « Et Pete, il va s’inquiéter de ne pas vous trouver. »
- « Ben je suis partie depuis 7h et il ne m’a pas appelé sur mon portable, donc je pense qu’il ne s’est même pas rendu donc de mon absence. De plus, je lui ai laissé un mot dans la chambre lui disant que tout était terminé entre nous. » répondit-elle alors qu’elle venait de terminer le sandwich. « Puis j’ai pris l’avion et me voilà. »
- « Vous avez bien fait de m’appeler. Je suis ravi que vous soyez ici. » ajouta Jack, sincèrement.
- « Moi aussi, je suis contente d’être ici. » lui sourit-elle. « Me permettez-vous d’aller prendre une douche ? »
- « Bien sûr voyons. Venez, je vais vous donner une serviette. » fit Jack en se levant pour la conduire à la salle de bain.
Arrivés dans la pièce, il lui montra l’emplacement des serviettes et lui fit une place pour laisser sa trousse de toilette.
- « Prenez votre temps surtout. » voulut la rassurer Jack. « Ensuite, nous irons nous balader près du lac si ça vous dit. »
- « Ce sera parfait. Merci Jack. » répondit la jeune femme en lui faisant un magnifique sourire.
- « Je vais vous montrer ce que c’est des vacances merveilleuses. » rajouta le militaire en sortant de la pièce et refermant la porte derrière lui.
Sam sourit et commença à se déshabiller. Une fois nue, elle ouvrit sa trousse de toilette et constata que Pete ne lui avait pas mis son gel douche. Elle pesta contre lui et dût se résigner à appeler Jack.
- « Jack ? » dit Sam au travers de la porte.
- « Un problème Sam ? »
- « Non non. Pete ne m’a pas mis de gel douche dans ma trousse de toilette. Puis-je vous en emprunter un ? » demanda Sam, immensément gênée de lui demander une telle chose.
- « Bien sûr. Regarder dans le meuble à droite du lavabo. Vous devriez y trouver un gel douche à la vanille. C’est celui de Cassie la dernière fois qu’elle est venue. »
- « Merci Jack. » répondit Sam.
Elle se dirigea vers le dit placard, prit le gel douche et pénétra enfin dans la cabine de douche. La jeune femme ouvrit l’eau pour la régler à la bonne température puis se mit enfin sous le jet. Cela lui faisait un bien fou. Une fois bien mouillée, Sam coupa l’eau et se savonna vigoureusement. Elle se rinça ensuite puis sortie de la cabine pour se sécher. La militaire s’habilla de vêtement propre puis rangea la pièce.
Elle quitta la salle de bain et rejoignit Jack qui l’attendait dans le salon.
- « La douche vous a fait du bien ? » sourit Jack.
- « Oh que oui. Ça m’a fait un bien fou. » avoua Sam, le sourire aux lèvres. « Merci. »
- « Sortons. Nous allons aller nous promener un peu histoire de nous dégourdir les jambes et ce soir, je vous emmène diner en ville. » fit Jack en se dirigeant vers l’extérieur du chalet.
- « En ville ? Pourquoi ? » demanda Sam, stupéfaite par ses dires.
- « Parce que ça me fait plaisir. » lui répondit le militaire en la regardant tendrement. « Et promis, je vous laisserai commander ce que vous voudrez. »
La jeune femme éclata de rire et lui donna un coup sur l’épaule.
- « Et tapez moins fort, ça fait mal. » grimaça Jack en se tenant l’épaule.
- « Oh pardon, je suis désolée. Pardon… »s’excusa Sam. « Je savais que j’aurai pas dû venir. J’le savais. »
Sam se retourna et se mit en direction du chalet pour récupérer ses affaires tout en marmonnant de plates excuses. Voyant cela, Jack se dépêcha de la rattraper.
- « Je plaisantais Sam. Je plaisantais. » la rassura Jack en la prenant dans ses bras. « Maintenant que vous êtes enfin ici, je n’ai pas envie de vous voir partir. »
Jack la serra encore un plus dans ses bras de façon à coller un peu plus son torse contre le dos de la jeune femme.
- « Restez s’il vous plait. » murmura Jack à l’oreille de Sam.
- « Heu, on continue le tour du lac ? » fit la jeune femme en se dégageant, gênée.
- « Bien sûr. Allons y. » lui répondit Jack en lui prenant la main.
Il sentit rapidement que Sam essayait de retirer sa main aussi la sera-t-il un peu plus et entrecroisa leurs doigts. La militaire fut stupéfaite par ce geste et regarda leurs mains liées tout en continuant de marcher. Jack remarqua rapidement la direction de son regard et se décida à enfoncer le clou.
- « Quoi ? C’est trop peut-être ? » fit Jack, un immense sourire sur les lèvres.
- « Hum. Pete ne m’a jamais tenue ainsi. »
- « Peut-être mais moi, je ne suis pas un connard doublé d’un gros porc. » répondit le militaire en tout sincérité.
La jeune femme se mit à glousser.
- « Ah non Sam. Je veux bien vous laisser choisir votre menu, même choisir le mien si vous voulez. Mais on ne glousse pas. » déclara Jack, faussement sérieux et agitant son doigt.
Ceci eut pour effet de faire éclater de rire la militaire. Elle mit un petit moment avant d’arriver à se calmer.
- « Je n’aurai jamais autant ri en cinq minutes avec vous qu’avec Pete en un an. » déclara-t-elle.
La jeune femme se figea et devint aussi blanche qu’un linge. Elle venait de réaliser qu’elle venait de passer une année avec ce gros porc et que peut-être, au vu de ses regards envers les autres femmes, il ait pu aller voir ailleurs.
- « Oh mon dieu. Il faut que j’aille en ville. J’ai besoin d’une prise de sang. » paniqua Sam.
- « On se calme Sam. Les laboratoires sont fermés à cette heure-ci. Et pourquoi vous auriez besoin d’une prise de sang d’abord ? »
- « Ben il a pas arrêté de regarder d’autres femmes, alors si jamais.. Oh mon dieu… » pleura la jeune femme.
- « Stop. Du calme, cool. Promis, je vous emmène dans un laboratoire d’analyse dès demain matin. » la calma Jack. « Pour le moment, vous vous détendez. On va passer une bonne soirée dans un petit restaurant, et ensuite, on avisera. Ok ? »
- « Ok. » fit Sam en séchant ses larmes.
- « Et s’il vous a refilé la moindre saloperie, je le raye de l’univers. » voulut la faire rire Jack. « De toute façon, même si vous n’avez rien, dès que je le croise, je le raye de l’univers quand même. Ça fera juste un gros porc en moins sur cette planète. »
Cette phrase eut le mérite de faire rire la jeune femme. Dieu qu’il aimait la voir rire et sourire.
- « Merci. » lui dit Sam, une fois calmée et le prenant dans ses bras.
- « Je savais bien que je vous plaisais. » répondit Jack en resserrant ses bras autour d’elle et profitant de l’instant.
- « Mais vous me plairez toujours Jack. » lui répondit-elle en s’éloignant légèrement de lui afin de pouvoir le regarder dans les yeux.
Jack fut stupéfait et ne sut que répondre à cette déclaration. Elle venait de le souffler avant même qu’il ait pu le voir venir.
- « Moi, je vais me promener. Vous venez ? » fit Sam en sortant des bras du militaire, un sourire éclatant sur le visage.
Jack secoua la tête face à la réplique de la jeune femme et se mit à la suivre tranquillement.
- « Vous ne perdez rien pour attendre Sam. »
- « Je sais. »
La promenade se continua jusqu’en début de soirée. Puis tranquillement, après s’être préparés, ils quittèrent le chalet à bord du 4x4 et se dirigèrent vers le centre-ville. Jack l’emmena dans un petit restaurant tout simple et choisit une table en terrasse. Le repas fut très agréable pour chacun d’eux. Ils parlèrent de tout et de rien puis décidèrent de terminer la soirée en allant marcher dans la jolie rue piétonne à proximité.
Il y avait beaucoup de monde dans cette rue. En effet, de nombreux bars accueillaient leurs clients en terrasse et il y avait même quelques petits spectacles de rue. Ils s’arrêtèrent pas loin d’un groupe d’homme afin de regarder un jongleur exécuter son numéro. Jack fut furieux de constater qu’un des hommes du groupe détaillait Sam du regard et la trouvait à son gout.
Afin de calmer les ardeurs de ce type, le militaire passa son bras autour des épaules de la jeune femme comme marquant sa propriété. Jack fixait l’homme du regard, le défiant de s’approcher de la militaire. Le gars choisit de détourner ses yeux et jeta son dévolu sur une autre jeune femme.
- « C’est juste pour éviter que ce type me drague, votre bras ? » demanda Sam, l’air de rien.
- « Non, juste pour éviter que je ne lui casse la gueule s’il vous approche de trop près. Je n’ai aucune envie de vous partager. J’ai déjà failli vous perdre une fois à cause de l’autre connard, alors, je n’vais pas laisser ça se reproduire. » avoua Jack, soudain très sérieux.
- « Jack, je … » fit Sam alors que quelques larmes coulaient le long de ses joues.
- « Oh... Pardon, je ne pensais pas que ce type vous intéressait. » articula difficilement le militaire en s’éloignant. « Je ne vous embêterai pas. »
- « Non, Jack attendez. Ce n’est pas du tout ça. » contra la jeune femme. « Mais vous savez bien que nous n’en avons pas le droit. »
- « Je vous propose de continuer cette conversation au chalet. » dit Jack puis ajouta en parlant doucement « Il y a trop d’oreilles ici. »
Sam se contenta d’acquiescer puis ils se dirigèrent tranquillement vers la voiture. Ça laissait le temps à chacun de repenser à leur début de conversation.
Sur le chemin, Jack vit un élément qui l’intéressa fortement.
- « Un instant Sam. J’en ai pour cinq minutes. » lui dit Jack en se dirigeant vers la devanture d’un magasin.
Quelle ne fut pas la surprise de la militaire en le voyant sortir son portefeuille devant un distributeur de préservatifs. Elle vit Jack récupérer la boite et la mettre dans sa poche.
Quant au militaire, fier de son idée, il se retourna pour rejoindre Sam. Il fut stupéfait de faire face à une Sam livide.
- « Sam, tout va bien ? » demanda Jack inquiet.
- « Vous … » répondit Sam en fermant les yeux. « En fait, c’est tout ce que vous voulez de moi alors ? »
- « Pardon ? » réagit Jack, se demandant de quoi Sam pouvait bien parler.
Il vit la jeune femme les larmes aux yeux et désemparée. Puis soudain la lumière se fit dans son esprit.
- « Non non pas du tout Sam. » voulut la rassurer Jack. « C’est juste au cas où. Promis ».
- « Vous êtes vraiment un mec tiens. On n’a pas fini notre conversation que vous pensez déjà à me mettre dans votre lit. » fit Sam en s’approchant du 4x4
- « Sam.. Je… »
- « Ramenez-moi. Demain je retourne à Colorado Springs. »
Jack déverrouilla la voiture et chacun prit sa place. Il mit le contact et les ramena au chalet. Le silence faisait rage dans la voiture. Jack essayait de trouver une idée sur la façon dont il pourrait s’expliquer avec la jeune femme. Ils arrivèrent bien vite devant le chalet et Jack coupa le contact. Il n’eut pas le temps de descendre du véhicule que Sam se trouvait déjà devant la porte du chalet à l’attendre.
Il sortit de la voiture, la verrouilla et alla ouvrir la porte d’entrée. Sam s’engouffra immédiatement à l’intérieur et voulut se diriger vers sa chambre lorsque Jack lui attrapa le bras pour l’en empêcher.
- « Sam, s’il vous plait, nous devons parler. » fit Jack, attristé.
- « Non, pas la peine. » tonna Sam.
- « S’il vous plait. Laissez-moi au moins vous expliquer. »
- « Très bien. » répondit la jeune femme en s’installant dans le canapé. « Je vous laisse dix minutes. »
- « Merci » souffla Jack en prenant place sur le canapé. « En fait, je sais pas trop comment commencer. »
- « Les préservatifs, pourquoi ? »
- « Ben en fait, vu que vous voulez faire des analyses de sang, c’est que vous avez peur qu’il vous ait refilé une saloperie. Alors je me suis dit que si, hum, on venait à faire l’amour tous les deux, vous voudriez utiliser des préservatifs. Alors voilà, j’en ai pris au cas où. Alors certes, je vous veux dans mon lit, mais certainement pas pour une seule nuit. »
- « Deux alors ? » rougit la jeune femme.
- « Non pas deux seulement non plus. » sourit Jack. « Toutes les nuits jusqu’à la fin de nos jours. »
- « J’aimerai beaucoup ça mais on en revient toujours au même point. Nous n’avons pas le droit » dit Sam, doucement.
- « En fait, si nous en avons le droit maintenant. » fit Jack, en prenant les mains de Sam dans les siennes.
- « Comment est-ce possible ? »
- « Hum, en fait, j’ai fait ce que Kerry m’a conseillé. » avoua Jack.
- « C’est-à-dire ? » demanda Sam, les sourcils froncés et le visage livide par le fait d’entendre le prénom de cette femme.
- « J’ai demandé ma mise à la retraite et le président a accepté. » répondit Jack en ajoutant rapidement « Mais je ne quitte pas le SGC. »
- « Je ne comprends pas. Qu’allez-vous faire ? » demanda Sam, confuse.
- « Je garde le commandement de la base mais désormais, je serai civil. » sourit Jack. « Ce qui veut dire que la loi ne s’applique plus à nous et que nous avons le droit de vivre une relation tous les deux. »
Sam sourit et entrelaça ses doigts à ceux de Jack. Leurs visages se rapprochèrent et leurs lèvres se soudèrent en un tendre baiser. Ils finirent par se séparer par manque d’air mais laissèrent leur front l’un contre l’autre.
- « Je vous aime Jack. »
- « Oh mais moi aussi, je t’aime Sam. »
Ils reprirent les baisers lorsque tout d’un coup, la jeune femme s’éloigna du militaire et se leva. Jack resta pantois, ne comprenant pas ce qu’il pouvait bien se passer dans la tête de sa compagne. Sam se dirigea vers la veste de son homme pour récupérer la boite de préservatifs.
- « Viens, on a de la marchandise à tester » fit Sam en tendant sa main vers Jack, un sourire aux lèvres.
- « Sam, tu es sûre ? Je ne les ai pas achetés pour que tu te sentes obligée. » hésita le militaire.
- « Je sais tout ça. Allez viens. » répondit Sam en le guidant vers la chambre.
La nuit fut magique pour le nouveau couple. Le lendemain, ils se rendirent en ville afin de permettre à Sam de faire les analyses de sang qu’elle voulait. Selon le laborantin, ils n’auraient les résultats que trois jours plus tard. Malgré son angoisse, Sam faisait en sorte de rester gaie et Jack faisait tout pour éviter de penser à ces fameux résultats.
Trois jours plus tard, la jeune femme alla récupérer les résultats alors que Jack, sous sa demande, l’attendait à l’extérieur du laboratoire. Lorsqu’elle sortit du bâtiment, c’est tout sourire qu’elle se jeta dans les bras de son homme.
- « Tout va bien alors ? » demanda Jack.
- « Tout est parfait. Je n’ai absolument rien. » répondit Sam, un sourire éclatant sur les lèvres.
- « Super, j’en suis très content. » dit Jack en la serrant dans ses bras. « J’avais prévu de faire un arrêt à la pharmacie pour racheter des préservatifs, mais on va même pouvoir jeter ceux qu’ils restent au chalet. Allez, rentrons, on a des résultats à fêter. »
Jack sourit, fier de lui et incita Sam à rejoindre la voiture. Maintenant ils savaient qu’ils seraient heureux toute leur vie.

FIN

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