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Un pan de ma vie

Titiasyl, lundi 22 avril 2013

Cela venait une nouvelle fois d’arriver. Jonas m’avait encore frappée. Déjà deux ans que nous étions ensemble et presque autant de temps qu’il est violent avec moi. Peut-être a-t-il raison ? C’est probablement de ma faute parce que je suis une bonne à rien. Pourtant, dans ma vie professionnelle, je suis plus que douée. Mais il semblerait que dans ma vie privée et surtout amoureuse, je sois d’une nullité absolue.

Lorsque nous nous sommes rencontrés tous les deux, il était très doux et protecteur envers moi. Cela n’a malheureusement duré que quelques mois. La première fois, je venais de rentrer d’une journée de travail éreintante et je n’avais pas envie de lui préparer le repas qu’il voulait. C’est à ce moment-là qu’il m’a giflée.

Sur le coup, il s’est excusé en me jurant qu’il était désolé, qu’il n’avait pas voulu faire ça. Que c’était à cause d’une journée stressante et fatigante. Il m’a embrassée, serrée dans ses bras et m’a proposé une soirée pizza devant la télévision pour se faire pardonner.

Et moi, comme une idiote, j’ai pardonné. Quelques jours plus tard, ça a recommencé. Il m’a frappée de nouveau mais plus fort. J’avais oublié de lui acheter du whisky. Je m’en suis tirée avec quelques bleus sur le corps. Il évitait soigneusement de laisser des marques sur mon visage.

J’étais amoureuse et c’était le premier homme qui s’intéressait à moi pour ce que j’étais et pas pour le grade de mon père. Alors, j’ai une nouvelle fois pardonné.

Les jours puis les mois ont passé dans la douleur. Si au début, les coups étaient espacés de quelques jours, ils sont rapidement devenus quotidiens. Tous les jours, pour un oui ou un non, j’avais droit à une correction comme il appelait ça.

L’an dernier, à la suite d’une énième correction, j’ai patiemment attendu qu’il parte travailler. J’ai fait rapidement un petit sac dans lequel j’ai mis quelques vêtements et mes biens les plus chers puis j’ai fui.

Il a mis seulement deux jours pour me retrouver dans cet hôtel miteux. Ce soir-là, j’ai regretté amèrement d’avoir pris la fuite. Quand j’ai ouvert la porte, pensant avoir affaire à un livreur, j’ai vu à son regard que je n’aurai jamais dû le quitter. Avec un sourire sadique, je me rappelle encore l’avoir vu entrer dans la pièce en douceur puis refermer la porte derrière lui.

A partir de cet instant, sa colère s’est déchainée. Je me souviendrai toute ma vie de ce soir-là.

Flash-back

- « Alors, tu croyais vraiment que tu allais m’échapper Sam ? » fit Jonas en ricanant. « As-tu oublié que tu es ma chose ? Que je fais ce que bon me semble de toi ? »

- « Pardon Jonas. Je recommencerai plus. S’il te plait, me fais pas de mal. » réussit à dire la jeune femme en pleurant sachant ce qui l’attendait.

- « Bien sûr que tu ne recommenceras jamais. Je vais t’en faire passer l’envie » dit-il en serrant un peu plus la gorge de Sam de sa main.

Jonas leva sa main libre et frappa durement le visage de la jeune femme qui en tomba sur le lit derrière elle. Les coups s’enchainèrent alors qu’elle faisait tout pour retenir ses cris sachant que cela le mettrait encore plus en colère.

Au bout d’un certain temps, alors que Sam était à bout de force et ne pouvait plus bouger, elle sentit que Jonas la mettait sur le dos. Les larmes coulèrent le long de ses joues alors qu’elle essayait doucement de le repousser.

- « S’il… te ….plait…Jonas… » pleura la jeune femme un peu plus. « J’ai …compris….je partirai ….plus… »

- « C’est parfait si tu as compris… » ricana l’homme en se penchant au-dessus du visage de la compagne. « Mais ça fait deux jours que je n’ai pas pu assouvir mes besoins alors je vais me rattraper.

- « Non… j’ai… pas …envie… »

- « Mais je ne te demande pas ton avis, Chérie… » fit Jonas, un sourire sadique sur les lèvres alors qu’il la déshabillait lentement.

Il la caressa un long moment alors qu’il ne prenait que son propre plaisir en compte. Rapidement, il baissa son pantalon et son caleçon puis prit possession du corps de la jeune femme sans tenir compte de ses protestations.

- « Tu es à moi. Je fais ce que je veux de toi ! » lui susurra Jonas à l’oreille. « Désormais, chaque fois que j’aurai envie de me vider, tu enlèveras tes fringues et tu te coucheras sans un seul mot. Sinon, tu auras droit à la même correction qu’aujourd’hui. »

Sam restait inerte sous le corps de l’homme qui partageait sa vie. Elle entendait ses hanches claquer contre les siennes alors qu’il ne se préoccupait pas de savoir s’il lui faisait mal ou non. Il se contentait de se faire plaisir à lui.
Le calvaire de la jeune femme dura toute la nuit alors que Jonas avait deux jours d’abstinence à rattraper. Ce n’est qu’au matin, qu’ils quittèrent la chambre pour retourner à leur appartement.
Fin du Flash-back.
Les larmes coulaient le long des joues de Sam au souvenir de ce moment. Une année s’était écoulée depuis cette nuit-là. Les corrections avaient été de plus en plus violentes et fréquentes. Les viols également. En semaine, il se contentait de me violer le soir à mon arrivée puis la nuit. Je redoutais plus que tout les week-ends car Jonas pouvait laisser libre court à sa violence durant deux jours complets. Au début, j’avais protesté puis j’avais fini par me soumettre. Résultat, je passais la totalité de mes week-ends nue à subir ses assauts et ses coups.
Un jour, alors que je me trouvais à mon bureau au Pentagone, je fus convoquée dans le bureau de mon supérieur. Celui-ci me dit que j’étais demandée sur un projet top secret et que cette affectation se trouvait dans l’état du Colorado. Il m’apprit que cette base était hautement sécurisée et que ce travail pouvait être une grande avancée pour ma carrière. Néanmoins, j’avais le droit de refuser et il serait heureux de me garder dans son service tant il appréciait mes compétences.
Je me souviens que je n’ai même pas pris le temps de réfléchir. J’ai dit oui tout de suite. J’ai argumenté en disant qu’une telle opportunité de carrière ne pouvait pas se refuser. Il a souri et m’a dit qu’il était entièrement d’accord.
Il m’a alors annoncé que cette affectation prenait effet à l’instant même et que j’étais attendue dans le Colorado quinze jours plus tard. Je l’ai salué et j’ai quitté son bureau pour rejoindre le mien.
Arrivée, j’ai fermé lentement ma porte et je me suis appuyée contre celle-ci. Intérieurement, j’exultais. Mon calvaire allait enfin se terminer. Doucement, j’ai pris mes affaires et je suis rentrée jusque chez Jonas. Cela faisait bien longtemps que ce n’était plus mon chez moi.
Malgré tout ce que je vivais dans cet appartement, le temps est passé relativement vite. J’ai fait tous les papiers dans le dos de Jonas. J’ai préparé mes affaires et lui fait croire que je voulais simplement m’en débarrasser. Comme c’était une chose qu’il avait toujours voulue, il n’a rien dit. Je suis sûre qu’il a dû penser que j’étais enfin totalement soumise.
J’ai fait partir mes affaires dans la maison qui avait été trouvée pour moi par l’armée. Après un dernier week-end de calvaire, je me suis levée tôt ce lundi-là. J’avais dit à Jonas que je devais être au bureau très tôt pour recevoir de hauts gradés.
Comme il me conduisait tous les matins au bureau, j’ai fait mine de pénétrer dans le bâtiment. Rapidement, je suis passée par les derrières et je me suis engouffrée dans la première station de métro. J’ai pris alors la direction de l’aéroport. J’avais payé mon billet en liquide. Jonas n’avait jamais su que je possédais deux autres comptes en banques bien remplis alors qu’il ne connaissait que celui où mon salaire était versé.
Lorsque j’ai mes les pieds dans l’avion, l’étau autour de mon cœur s’est desserré doucement. Je pouvais enfin souffler. J’avais demandé à ce que mon affectation reste confidentielle. Quelques heures plus tard, je suis arrivée dans le Colorado où une voiture m’attendait pour me conduire dans cette fameuse base.
J’ai mis plusieurs semaines à réagir que Jonas ne pourrait plus me faire du mal ou me faire subir toutes ses violences.
Aujourd’hui, cela fait six mois que j’ai quitté DC. Six mois que je ne fais plus partie de sa vie.

Le colonel vient de me dire que Jonas était affecté dans la base. Je me suis tout de suite décomposée. Il a bien vu que quelque chose n’allait pas. Quelque chose qui n’était pas écrit dans mon dossier.
Alors, il m’a trainée dans un bar et m’a forcée à parler. Devant son regard et son insistance, j’ai raconté ce qu’avait été ma vie avec lui. Je lui ai tout dit au risque de perdre ma place dans l’équipe. Je n’aurais jamais cru pouvoir raconter ce pan de ma vie à quelqu’un et encore moins à lui. Mais il sait se montrer persuasif quand il le veut. J’ai vu son visage se fermer au fur et à mesure de mon récit. Il n’a rien dit, il s’est contenté de m’écouter.
Puis, contre toute attente, il m’a serrée dans ses bras en me promettant que cela ne recommencerait jamais. Tranquillement, nous sommes rentrés à la base. Je ne me sentais pas tranquille pour dormir chez moi. Il a compris et n’a rien ajouté.
Depuis son arrivée dans la base, les garçons ne sont jamais bien loin. Enfin surtout Daniel et Teal’c. Le colonel prend soin de ne pas trop trainer dans les laboratoires en ce moment.
Aujourd’hui, je sais que j’ai des amis qui s’inquiètent pour moi et qui me protègent. Des amis sur qui je peux compter. Des amis qui se poseront des questions si je suis en retard ou si je ne leur réponds pas.
Aujourd’hui, il y a enfin trois personnes qui se soucient de moi et de ce qui peut m’arriver. J’ai enfin une famille.
FIN

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