baniere

Accueil > Stargate SG-1 > Mes histoires > OS > OS Divers > Derniers instants

Derniers instants

Titiasyl, lundi 22 avril 2013

Cela faisait quelques temps déjà que Jacob Carter était décédé. Les relations avec les Tok’Ra s’étaient considérablement refroidies depuis ce funeste jour.

Tout le monde à la base était inquiet pour le Colonel Carter. En effet, celle-ci était triste et perdait du poids à vue d’œil. Ils savaient tous qu’une des causes était la perte de son père mais qu’elle cachait d’autres soucis.

Ses amis avaient essayé à plusieurs reprises de la questionner mais elle restait obstinément muette.

Tout le monde savait que Sam n’avait plus de parents mais tous ignoraient que son frère la considérait comme morte depuis qu’elle avait quitté Pete et le décès de leur père.

Samantha Carter avait quitté la base de Cheyenne Mountain tôt ce jour-la. Elle avait passé la journée dans son laboratoire plus pour être tranquille que pour avancer sur ses expériences.

Le Général Jack O’Neill se dirigeait tranquillement vers l’antre de son second dans l’espoir qu’elle y soit toujours. Il l’avait peu vue depuis quelques temps et s’inquiétait pour elle. Il savait qu’elle avait quitté Pete et la voyait s’enfoncer dans une dépression.

- « Carter ? » dit Jack pour s’annoncer. « Vous êtes la ? »

Jack trouva curieux que l’ordinateur de Sam soit éteint de même que les lumières du laboratoire alors que la porte n’avait pas été fermée à clé comme habituellement. Il décida de jeter un œil sur le bureau afin de vérifier si elle n’avait pas laissé un mot.

Sur le bureau, il trouva un petit cahier ouvert avec un texte écrit dans la journée par la jeune femme. La curiosité fut la plus forte, aussi se décida t’il à lire.

«  A mes très chers amis,

Ça fait 15 jours que papa est parti. Autant de jours depuis que j’ai rompu mes fiançailles. Mon frère me reproche la mort de papa, d’avoir fait souffrir son meilleur ami en le quittant. Depuis 15 jours, je suis orpheline de parents et de frère. Je n’ai plus de droit d’entrer en contact avec mon neveu et ma nièce adorés.

J’ai bientôt quarante ans et je suis seule. Pas d’enfants que je pourrai élever avec amour. Pas de mari à aimer. Personne pour me prendre dans ses bras, me rassurer ou m’aimer.

Le seul homme qui fait battre mon cœur aime une autre femme. Il y a quatre ans, je l’ai repoussé la mort dans l’âme pour protéger sa carrière. Nous sommes toujours de proches amis mais je sais maintenant que c’est la seule chose que je peux maintenant espérer avoir de lui. Il n’y a plus de place dans son cœur pour moi.

J’ai essayé de toutes mes forces de continuer à vivre comme papa me l’a demandé mais c’est trop dur. J’ai décidé d’en finir avec ma triste vie. Peut-être que là-haut, elle sera meilleure et que je pourrai revoir mes parents.

Daniel, Teal’c, prenez-soin de vous. Vous resterez toujours mes grands frères adorés.

Jack, je vous aimerai toujours.

Adieu mes amis et pardonnez-moi.

Samantha Carter »

Jack fut abasourdi par ce qu’il venait de lire. C’était une lettre d’adieu, Sam venait de leur laisser une lettre d’adieu. Il prit le téléphone près de lui et composa le numéro du bureau de Daniel.

- « Daniel Jack… »

- « Daniel, c’est Jack. Teal’c est avec vous ? » demanda Jack en lui coupant la parole.

- « Heu oui. Pourquoi ? Que se passe t’il ? »

- « Prenez ce qu’il faut pour des soins de premiers secours et on se rejoint au parking. Pas le temps de se changer et grouillez-vous. Sam a fait ou va faire une connerie. » débita Jack à toute vitesse.

- « Ok, dans ce cas, on se rejoint chez elle directement. J’ai mon portable, on se tient au courant si elle n’est pas là-bas. Filez, on prend ce qu’il faut avec Teal’c et on arrive. » Rectifia Daniel

- « Ok, à tout à l’heure. »

Jack raccrocha à tout vitesse et fila en direction des vestiaires prendre ses papiers et ses clefs de voiture puis ensuite se dirigea vers le parking.

Une fois au volant de son 4x4 et sorti de la base, il roula sans tenir compte des limitations et du code de la route. Il fallait à tout prix qu’il arrive à temps, un mauvais pressentiment lui disant qu’elle avait fait une grosse bêtise.

Une fois arrivée devant chez Sam, il sortit en courant de la voiture et se précipita vers la maison. Il sonna mais personne ne lui répondit. Aussi, il se décida à ouvrir la porte et entra chez la jeune femme.

- « Carter ? » appela Jack même s’il savait qu’elle ne lui répondrait probablement pas. « Vous êtes là ? »

Il prit la décision de fouiller la maison pour être sûr qu’elle était vraiment absente. La dernière pièce à vérifier fut la salle de bain. Il espérait l’y trouver en bonne santé.

Il ouvrit doucement la porte et se figea sur le seuil. Elle était là.

- « Oh pour l’amour du ciel, Sam ! Qu’est ce que vous avez fait !! » S’exclama Jack.

Il attrapa une serviette qu’il étala sur le carrelage et en prépara une autre. Il sortit Sam de la baignoire et l’allongea sur la serviette. Il prit celle préparée et la recouvrit avec. Il prit une petite serviette près du lavabo et lui fit un garrot au poignet en espérant que le sang arrête de couler.

Elle respirait faiblement mais elle était vivante.

- « Sam, on se réveille, allez ! » ordonna Jack en lui tapotant les joues.

- « Mmmmmhhh »

- « Allez, c’est un ordre Carter. Vous n’avez pas le droit de me laisser, je vous interdis de partir et de me laisser tout seul !! » hurla Jack.

- « Parlez… pas… si …fort…mal…tête… »

- « Je m’en contrefous !! Ouvrez vos yeux ou ça va barder pour vos fesses !!! »

- « Veux…pas……veux….mourir… »

- « Pas question !! Non mais !! Et quelle femme je vais dévorer du regard moi hein ? Avec quelle femme je vais faire des enfants moi ? » débita Jack sans même se rendre compte de ses paroles.

- « Kerry… » répondit Sam en émergeant doucement.

- « Rahh… Vous êtes désespérante….Avec votre QI, vous n’êtes même pas foutu de voir que je suis fou de vous. Les femmes, franchement !!! » répondit Jack en espérant la faire réagir un peu plus.

- « de moi ? » répéta Sam en larmes, après que Jack ait réussi à l’assoir contre la baignoire et en lui faisant toujours pression sur son poignet…

- « Oui, Carter, je suis fou de vous. Alors maintenant, on arrête les conneries. Plus question de se voiler la face. Je t’aime depuis notre rencontre, je veux t’épouser, de faire tous les bébés que tu voudras Sam. »

- « C’est vraiment vrai ? Mais on peut pas.. La loi… »

- « N’existe plus pour nous. J’ai demandé le droit au président de t’avoir dans ma vie Sam. Il a accepté après tous les services que l’on a rendus à la planète. »

Sam se mit à pleurer toutes les larmes de son corps et se jeta dans les bras de Jack.

- « Pardon, pardon pardon… Je voulais plus souffrir… pardon… »

- « Oublie tout ça. On va aller à l’infirmerie faire recoudre ton poignet. et ensuite, je m’occupe de toi.. Rhabille-toi maintenant… »

Teal’c et Daniel venaient juste d’arriver. Entendant Jack hurler, ils s’étaient dirigés vers la salle de bain en courant.

- « Jack ? Sam ? »

- « Ça va Daniel. Je suis arrivé à temps. On va la laisser se rhabiller et ensuite, on file à l’infirmerie faire recoudre son poignet. »

- « Pas de bêtises p’tite sœur, sinon, ça va mal aller pour toi ok ? » dit Daniel.

- « Promis »
Une fois Sam rhabillée, elle ouvrit la porte de la salle de bain et tomba sur les trois hommes qui avaient écouté derrière la porte.
- « Allez, on file maintenant. » ordonna Jack. « Sam s’est ouvert le poignet en coupant des légumes pour le barbecue de ce soir. Ok les gars ? »
- « Ok pour moi Jack » dit Daniel. »
- « Parfaitement compris O’Neill » répondit Teal’c. « Néanmoins, je suggère de vraiment faire le barbecue ce soir pour changer les idées de tout le monde. »
- « Ça marche. » répondit Jack en faisant monter Sam dans la voiture.
Ils prirent tous la route vers l’infirmerie de la base. Daniel les avait prévenus de leur arrivée en urgence pour Sam.
- « Franchement, Colonel Carter, vous auriez pu faire plus attention. Vous avez de la chance que vos amis soient arrivés plus tôt pour vous aider. »
Sam ne répondit pas et baissa la tête pour masquer ses larmes naissantes. Elle avait honte de son geste et savait que ses amis lui demanderaient une explication.
Une fois que le médecin eut fini de recoudre le poignet de Sam, ils prirent tous la direction de la maison de Jack.
Une fois arrivés à destination, Jack les conduisit dans son salon. Daniel et Teal’c prirent place dans les fauteuils tandis que Sam s’installait dans le canapé. Jack s’assit prés d’elle.
- « Sam, maintenant, nous aimerions comprendre ce qu’il t’ait passé par la tête. Comment as-tu pu en arriver la ? » demanda Jack.
- « Tu ? Depuis quand vous vous tutoyez tous les deux ? » demanda Daniel, mécontent.
- « C’est pas le moment Daniel. On parlera de ça après ! » répondit Jack en colère.
- « Désolé. » s’excusa Daniel, penaud. « Alors, Sam, pourquoi avoir fait ça ? »
- « Je sais pas trop. Mon père est mort, je n’ai plus de parents. En fait, je n’ai même plus de famille. Je … » commença t’elle à raconter, en sanglotant.
- « Comment ça plus de famille ? Et Marc ? » demanda Teal’c, surpris tout comme les garçons.
- « Marc me reproche la mort de papa…Il dit que c’est de ma faute. Que je suis une femme avec un iceberg à la place du cœur pour avoir oser faire souffrir son meilleur ami.. Que je serai toujours seule, que jamais un homme voudra faire sa vie avec moi. Que je suis incapable d’avoir des enfants… et tout plein d’autres choses que je n’ai pas envie de répéter… » débita Sam sans s’arrêter.
- « Mais enfin Sam, ce sont des bêtises tout ça. » répliqua Daniel.
- « Non, c’est vrai. Regardez-moi. J’ai presque quarante ans, je n’ai pas d’homme dans ma vie, pas d’enfants. Ma vie professionnelle est super mais ma vie privée est un échec complet. J’ai juste voulu disparaitre pour ne plus entendre toutes ces vérités. » pleura Sam.
- « Rahhh, les femmes franchement. On se demande ce qu’elles ont dans la tête parfois… Pas vrai les gars ? » s’exclama Jack en se tapant la main sur le front.
- « En effet O’Neill » acquiesça Teal’c.
- « Tout à fait Jack. » répondit Daniel.
- « Enfin Sam, nous sommes là. Marc ne veut pas te voir, tant pis pour lui. Il le regrettera un jour. Mais nous, nous sommes la. Nous sommes une famille depuis longtemps tous les quatre, et ça ne va pas changer de sitôt. Regarde, tu gagnes au change. Tu te retrouves avec 2 grands frères, c’est pas extra ça ? » argumenta Jack pour essayer de la réconforter.
- « …. »
- « Et si tu veux de moi dans ta vie, je te câlinerai tant que tu veux, t’aimerai, t’épouserai et te ferai tous les bébés que tu veux… » déclara Jack… « La ferme Daniel ! Et profites en, parce que les grands déclarations, ce n’est pas mon genre…. »
- « C’est vrai tout ça ? Deux grands frères et un mari ? » demanda Sam, peu sûre de ces paroles.
- « Famille SG1 quoiqu’il arrive. » répondirent en chœur les trois hommes.
Les trois hommes se levèrent et prirent Sam dans leurs bras pour un gros câlin. Ils savaient qu’elle avait besoin d’affection et de preuves.
Ils décidèrent de faire un barbecue et de passer la soirée tous les quatre. Daniel prit Sam avec lui pour aller faire des courses. Teal’c resta avec Jack pour préparer la maison et les boissons.
Leur soirée se passa agréablement. Ils discutèrent de tout et de rien, se remémorèrent leurs meilleures missions. Ils passèrent leur soirée à rigoler.
Sam prit conscience à quel point elle s’était trompée en voulant quitter ce monde. La famille n’est pas forcément celle d’où l’on vient mais elle est surtout celle que l’on se crée.
« Cher journal,
De longs mois ont passés depuis la mort de papa et mon erreur. Un peu plus d’une année pour être exacte. Marc ne m’adresse toujours pas la parole mais je fais avec. Beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Daniel et Teal’c sont aux petits soins avec moi. Jack est pareil. Enfin, pour être exacte, la base complète est aux petits soins avec moi. Au début, je peux dire que ça m’a franchement agacée. Mais maintenant, j’en rigole. Comme m’a dit le Colonel Reynolds l’autre jour, « Courage Colonel Carter, plus que deux mois. » Je pense que tu as compris. Jack et moi attendons un bébé. Nous attendons sa naissance avec impatience. En fait, pour être plus exacte, tous nos collègues attendent cette naissance avec impatience. Le chef du mess cuisine tous les plats qui me font envie. Les collègues font attention à ce que je ne me fasse pas mal ou que je porte de lourdes charges. Les garçons surveillent que je ne travaille pas trop, que je me couche tôt… Et Jack me dorlote et m’aime comme je n’ai jamais été aimée.
Je suis tellement heureuse. Et je sais que maintenant, j’ai une famille, ma famille.
A bientôt.
Sam »
Sam referma son journal et posa sa main sur son ventre rebondi. Elle plaça son journal dans le tiroir de sa table de nuit, se coucha et éteignit la lumière.
- « Ça va Sam ? » demanda Jack d’une voix endormie.
- « Tout va bien, ne t’inquiète pas. »
Elle se blottit contre son homme et s’endormit le sourire aux lèvres.

Fin

Pour accéder aux commentaires : Connexion

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?