baniere

Accueil > Stargate SG-1 > Mes histoires > Fanfictions > Rencontrer le grand amour > Chapitre 21 : La lettre

Chapitre 21 : La lettre

Titiasyl, samedi 27 septembre 2014

Pendant les deux jours d’absence de Darragh, Eléanor avait posé de nombreuses questions à Samantha afin de mieux la connaitre.
Lorsqu’elle avait appris que la jeune fille aimait regarder les étoiles et la lune, la vieille dame s’était tout de suite rappelé Jack au même âge.
En effet, lorsque celui-ci avait une quinzaine d’années, il avait passé des soirées d’été entières à observer les étoiles, allongé dans l’herbe.
Certes, Jack avait horreur de se promener en ville mais il aimait passer du temps dans les jardins au milieu des fleurs tout comme l’adolescente.
Chose étonnante pour une jeune fille de sa condition, Samantha savait monter à cheval en amazone mais aussi à la manière des hommes.
Jack, lui, vouait une passion pour les chevaux et pouvait passer des heures à galoper dans la prairie ou la forêt.
De plus, Eléanor avait constaté que les deux jeunes gens avaient la même vision de la vie.
Du coup, la matriarche avait réalisé que la jeune fille était faite pour son fils cadet. Elle était aussi certaine que celle-ci serait heureuse avec lui car il était doux et aimant alors qu’il était plus que galant envers les femmes.
Convaincue par cela, Eléanor se décida à écrire une lettre à son fils afin de l’inciter à venir chez eux. La matriarche se dirigea donc dans la bibliothèque où se trouvait une table ainsi qu’un fauteuil.
Prenant une feuille ainsi que sa plume, la vieille dame se mit à écrire.

Mon chéri,
Je n’sais même pas si ce mot à encore un sens pour toi depuis ces trois longues années sans te voir.
Je t’ai envoyé une lettre il y a environ quatre mois qui m’est restée sans réponse. J’espère que celle-ci te trouvera en bonne santé et qu’il ne t’ait rien arrivé. Si tu savais à quel point tu me manques…
Ici, les choses ne changent pas. Ton père est égal à lui-même. Ton frère également. Et moi… Je ne fais que suivre le court des choses sans toi et ta sœur.
Il est tellement difficile de pouvoir avancer dans la vie lorsque son fils cadet s’est éloigné sans revenir depuis des années, en plus de ne plus avoir de nouvelles de sa fille mariée… Je sais, tu ne voulais pas de ce mariage pour elle mais, tu sais que nous n’avions pas le choix. Ton père l’avait décidé.
Il ne se passe pas une journée sans que mes pensées ne soient tournées vers toi à me demander ce que tu fais, si tu vas bien, si tes affaires se passent comme tu le désires ou… si je te manque.
Pardonne-moi si la feuille est gondolante par endroit, je ne peux empêcher mes larmes de couler le temps de técrire ces quelques lignes mon fils bien aimé.
Je pense sans cesse aux promenades que nous faisions seulement tous les deux dans les jardins de la maison, au temps que tu passais à me parler des étoiles que tu observais des nuits entières sur ta terrasse, des câlins que tu me faisais en me prenant dans tes bras, des fleurs que tu m’offrais sans que ce ne soit ma fête ou mon anniversaire, l’effort considérable que tu faisais pour m’accompagner en ville afin que je ne sois pas seule sachant que tu n’aimes pas cela… Tous ces petits moments que manquent terriblement.
Je sais que tu penses déjà à mon anniversaire dans un mois afin de trouver ce que tu vas m’offrir. Il n’y a d’ailleurs depuis trois ans que ton père et toi qui y pensez chaque année puisque Clara n’est plus là. Mais cette année, je ne veux aucun présent de ta part, mon chéri… J’attends autre chose de toi… Le meilleur de tous les cadeaux dont une mère peut rêver.
Certes, tu ne supportes pas ton frère mais… pourquoi ne viendrais-tu pas passer quelques jours à la maison pour l’occasion ? J’aimerai tellement pouvoir te voir, te serrer dans mes bras, t’embrasser et discuter de tout ainsi que de rien comme autrefois.
J’espère sincèrement que tu pourras te libérer de tes obligations professionnelles et que tu pourras venir me voir… D’autant qu’il y a des nouveautés à la maison dont j’aimerai te parler de vive voix.
J’espère avoir rapidement une réponse de ta part, ou mieux, te voir me faire la surprise de venir à la maison.
Je t’embrasse bien fort mon petit ange.
Maman.

Ravie, Eléanor sécha l’encre puis la glissa dans une enveloppe avant de la cacheter.
Elle sortit rapidement de la pièce avant de prendre son manteau afin de quitter la maison. La matriarche se dirigea vers le centre-ville puis entra dans le bureau de poste.
- « Bonjour Monsieur. » dit poliment Eléanor au guichetier.
- « Bonjour Madame. Que puis-je pour vous ? » fit l’homme en l’observant à travers la grille.
- « Je souhaiterai envoyer cette lettre à Castle Rock s’il vous plait. » répondit la vieille dame.
- « L’adresse est écrite sur l’enveloppe ? » demanda le guichetier en prenant déjà sa grille de tarif.
- « Bien sûr. » fit Eléanor, en gardant le sourire.
- « Parfait. Dans ce cas, cela vous fera trois dollars. » déclara l’homme en prenant le courrier et le tamponnant avant de le mettre dans un sac.
La matriarche lui tendit l’argent puis quitta les lieux après avoir remercié le guichetier.
Toujours le sourire aux lèvres, Eléanor regagna sa demeure afin de rejoindre Samantha alors que celle-ci devait travailler sur son trousseau en attendant son retour.
Les deux femmes profitèrent de l’absence de Darragh pour discuter tranquillement sans rien faire d’autre.
Lorsque celui-ci revint dans la maison juste avant le déjeuner au bout de deux jours, la première chose qu’il fit fut de se rendre dans le salon.
Il fut content d’y voir Samantha en train de broder alors qu’Eléanor se trouvait près d’elle sur le canapé.
Lorsqu’il s’approcha, il constata que la jeune fille se trouvait toujours sur le même mouchoir, la colère monta en lui.
- « Je pars deux jours et lorsque je reviens, c’est pour constater que vous êtes toujours sur le même bout de tissu ? » gronda Darragh furieux.
- « Laisse-la tranquille ! » râla Eléanor.
- « Mère, mêlez-vous de ce qui vous regarde ! » s’énerva encore plus le fils ainé alors qu’il toisait sa mère du regard.
- « Que se passe-t-il ici ? » fit Richard en entrant dans la pièce, lassé par leurs querelles.
- « Il se passe que votre fils est furieux après Samantha. » répondit méchamment Eléanor.
- « Elle n’a pas avancé du tout sur son trousseau. » rajouta Darragh en fusillant la jeune fille du regard.
Samantha était assise sur le canapé et regardaient Eléanor ainsi que Darragh alors qu’elle tremblait de terreur.
- « Et pourquoi n’as-tu pas avancé ton trousseau Samantha ? » demanda le patriarche, surpris d’apprendre ca.
Tellement terrifiée, la jeune fille ne put répondre alors que son regard se posait sur chacune des personnes présentes dans la pièce.
- « Tout simplement parce qu’elle m’a aidée avec ma laine. Elle a tenu celle-ci tout le temps que je faisais ma pelotte. » expliqua Eléanor, en ancrant son regard dans celui de son époux.
- « Darragh, laisse Samantha tranquille. » ordonna donc Richard « Elle ne pouvait pas faire son trousseau vu que ta mère a eu besoin d’elle pour l’aider. »
- « Mais …. » commença à râler le fils ainé, mécontent de cela.
- « Darragh ! » s’énerva le patriarche.
Le fils ainé ne dit plus un mot et quitta la pièce en colère alors qu’Eléanor sourit à Samantha tout en lui faisant un clin d’œil.
Richard quitta aussi la pièce en laissant les deux femmes alors qu’il avait vu la réaction de son épouse.
- « Merci Madame. » souffla Samantha en reprenant son trousseau.
- « Je t’ai dit que je te protègerai, ma douce. » sourit la matriarche en déposant un baiser dans les cheveux de la jeune fille.
Après un dernier sourire, les deux femmes reprirent leurs ouvrages, alors qu’elles étaient installés l’une près de l’autre.

Pour accéder aux commentaires : Connexion

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?